Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le jardinier de mon jardin secret… — Chapitre 1 · Cultivons Xstory
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Le jardinier de mon jardin secret…
Chapitre 1 · Cultivons Xstory
À la mémoire de Juan…
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Exilé sur une terre qui n'était pas la tienne, tu as pourtant su l'aimer et l'ensemencer de tout ton savoir faire et de toute ta passion pour le vivant…
Siempre estarás en mi corazón Juan…
Siempre estarás en mi corazón Juan…
•~♥️~•
Bienvenus en cet espace où, le temps d'un récit, je vous invite à voyager au cœur de lointains souvenirs teintés d'une grande part d'imaginaire. Des souvenirs quelque peu dénaturés donc, qui vont s'entrelacer aussi harmonieusement que possible avec mon imaginaire érotique, dans un scénario singulier entre réalité et fiction…
~•*🌻*•~
Hiver 2002.
Mon conjoint et moi venions d'aménager dans une petite maison de campagne, un endroit paradisiaque où nous aspirions plus que tout à être heureux tous les deux. Enfin… Tous les trois devrais-je plutôt dire car, quelques mois auparavant, il avait semé en moi la graine de son amour. Un amour que j'ai accueilli en mon sein dans une joie mêlée de crainte car, à vingt et un ans à l'époque et sans situation professionnelle pérenne, il n'a pas été facile pour moi de me projeter sereinement dans cette vie de future jeune maman.
Mon conjoint et moi venions d'aménager dans une petite maison de campagne, un endroit paradisiaque où nous aspirions plus que tout à être heureux tous les deux. Enfin… Tous les trois devrais-je plutôt dire car, quelques mois auparavant, il avait semé en moi la graine de son amour. Un amour que j'ai accueilli en mon sein dans une joie mêlée de crainte car, à vingt et un ans à l'époque et sans situation professionnelle pérenne, il n'a pas été facile pour moi de me projeter sereinement dans cette vie de future jeune maman.
Point de neige en ce premier Noël dans ce nouveau chez nous, mais en revanche de nombreuses soirées amoureusement partagées au coin du feu, avec celui qui est devenu quelques temps plus tard mon premier mari. Le crépitement des flammes rythmait alors nos ébats endiablés, liés pour ma part à une libido exacerbée par les hormones de la grossesse. Mon dieu qu'il était bon en ce temps là de s'abandonner ainsi aux plaisirs sans limites du sexe, dans l'insouciance immature de ce début de millénaire…
Un autre homme que le miens voyait au fil des semaines mon ventre s'arrondir, il s'agissait de Juan.
Juan était notre voisin, notre unique voisin même. Né en Espagne puis réfugié en France avec ses parents durant la guerre civile, alors qu'il n'avait que cinq ans, il y est finalement resté pour y fonder un foyer et y vivre jusqu'à sa mort. Nos maisons mitoyennes s'entrelaçaient harmonieusement, comme deux êtres faisant l'amour, avec grâce et raffinements. Il était retraité de la maçonnerie quand nous avons aménagé et, malheureusement pour lui, redevenu célibataire par la force des choses quand sa femme l'a quitté pour un homme plus riche et plus français que lui.
Nous sommes devenus amis assez rapidement, car Juan était d'un naturel très sociable et toujours prêt à rendre service. Il nous a d'ailleurs dépanné à de nombreuses reprises pour des petits soucis de plomberie ou autres. Mais c'est au printemps que j'ai découvert sa véritable passion. Car tous les ans, au moment où dame nature s'éveillait prudemment d'un hiver tenace, Juan l'accueillait avec amour et s'évertuait à faire de la terre de son jardin la plus fertile de tout le secteur.
Juan vouait un amour inconditionnel à son jardin. Quand je sortais prendre un bain de soleil sur ma terrasse et que je le voyais s'affairer à la tâche, avec dans les yeux et dans le cœur cette passion et cette douceur à si bien faire, il m'est souvent arrivé d'imaginer que mon corps tout entier devienne aussi une parcelle cultiver, à entretenir, à choyer, à aimer d'un amour tout aussi inconditionnel que celui que Juan vouait à sa terre.
En ce temps là, mon compagnon travaillait beaucoup et délaissait de fait, de plus en plus et un peu trop à mon goût, l'entretien de notre amour. Il avait planté en moi la graine de notre engagement l'un envers l'autre certes, mais il peinait à en prendre soin quotidiennement, laissant cette graine pousser en moi comme des herbes folles alors que ce jardin secret réclamait une toute autre attention et des soins réguliers.
Au fil des semaines qui nous rapprochaient de l'été et de l'éclosion inéluctable de la dite graine, je me sentais de plus en plus seule chez moi, abandonnée à ma seule condition de future maman et dans la crainte de devoir cesser d'être femme… Alors, le simple fait d'observer Juan qui, de très bonne heure déjà et tous les matins s'occupait de sa terre nourricière, enflammait en moi des désirs intérieurs et un grand besoin d'amour.
Je me suis souvent touchée, caressée derrière les fins rideaux de la baie vitrée du salon, certaine que je pouvais voir les mains expertes de Juan travailler sans être vue de lui… Le voir ainsi aimer sa terre, avec l'assiduité et la passion d'un parfait amant, nourrissait de plus en plus en moi des désirs contre natures, de plus en plus fous mais aussi de plus en plus irrépressibles…
Alors, un jour que nous discutions chacun de notre côté de la clôture, j'ai senti pour la première fois son regard se poser différemment sur moi. Il était toujours aussi doux et bienveillant mais cette fois-ci également envieux de goûter aux fruits défendus qu'il pouvait deviner sous le fin tissus d'un petit top blanc qui ne couvrait que mes seins. J'ai alors senti, quelques centimètres plus bas, dans mon ventre rond de huit mois d'une lente maturation, une chaleur nouvelle irradier mes sens. Et j'ai alors pleinement ressenti ce besoin de plus en plus intense qu'il s'occupe enfin de ces fruits bien mûrs qui ne demandaient dorénavant qu'à être dégustés.
J'en éprouvais même de petites contractions à chaque fois que je sentais ses yeux se poser sur mes seins, comme s'ils désiraient les lécher, en savourer les bouts durcis par l'excitation si particulière de l'interdit, du péché de chair qui m'invitait de plus en plus ardemment à succomber à mes désirs coupables. Car c'est bien une pécheresse que je devenais peu à peu, à mesure que le feu de mes désirs consumaient en moi les derniers vestiges d'une pudeur et de principes moraux sensés refréner mes ardeurs à m'offrir à cet homme. Mais je ressentais trop, au plus profond de moi, ce désir d'être cultivée, pour le simple plaisir de me sentir belle et encore désirable malgré un corps déformé par l'enfantement à venir.
Un jour donc ça s'est passé. C'était dans son petit cabanon de jardin, à l'abri de tout regard indiscret de promeneurs passant sur le petit chemin longeant nos maisons. J'y suis entrée, alors qu'il m'avait invitée à aller y chercher un canif pour couper des salades qu'il voulait m'offrir. Il faut dire qu'à ce moment là je n'en pouvais plus d'attendre, ou plutôt de l'attendre en fantasmant que ses mains usées par le travail se posent enfin sur ma fine peau douce comme de la soie…
Depuis des jours je détournais même l'usage des concombres qu'il m'offrait pour en faire, avant de les consommer, des objets de plaisir mais qui, loin de calmer ma libido de jeune femme en manque de sexe, ne faisaient que la renforcer…
Alors, ce jour là, ce fut à moi de lui offrir le plaisir de goûter à ce verger si intime et si prometteur dont j'étais certaine qu'il se languissait depuis longtemps. Assise sur une petite table, où j'imaginais qu'il plantait ses semis durant l'hiver avant de les mettre en serre, j'ai remonté mon petit top blanc pour libérer mes seins déjà fin prêts pour allaiter l'enfant que j'allais mettre au monde quelques heures seulement après cette escapade extra conjugale…
Juan n'a rien dit quand il est entré pour vérifier pourquoi je ne sortais jamais du cabanon, peut être parce qu'en bon jardinier qui se respecte, il savait pertinemment qu'un tel jardin, en manque de soin, qu'il soit secret ou potager, nécessitait des actes et non des paroles…
Alors, en bon jardinier qu'il était, il a mis à nu l'intégralité de la parcelle qui s'offrait à lui pour la travailler, et il s'en est merveilleusement occupé durant de très longues minutes. Même dans mes fantasmes les plus fous, je ne m'étais jamais autorisée à rêver de la chose telle qu'elle s'est déroulée ce jour là.
De ses premières caresses je garde le souvenir ému de mains dures, rêches, mais paradoxalement très douces dans leur façon si sincère et appliquée de palper et de sonder tous les trésors cachés de mon jardin secret…
De sa bouche gourmande et de sa langue agile, je garde le souvenir aigu de sa passion pour les choses bien faites, et celui des premières vibrations qui ont arraché à ma bouche les premiers gémissements de plaisir d'une pécheresse assumée.
Enfin, de son sexe, tel un outil magnifique et universel de par sa puissance à ensemencer mes désirs, je garde le souvenir ardent de me sentir possédée et besognée telle une terre fertile. Et je garde enfin, encore aujourd'hui et au plus profond de mon ventre, le souvenir indélébile de son amour pour la vie…
De sa bouche gourmande et de sa langue agile, je garde le souvenir aigu de sa passion pour les choses bien faites, et celui des premières vibrations qui ont arraché à ma bouche les premiers gémissements de plaisir d'une pécheresse assumée.
Enfin, de son sexe, tel un outil magnifique et universel de par sa puissance à ensemencer mes désirs, je garde le souvenir ardent de me sentir possédée et besognée telle une terre fertile. Et je garde enfin, encore aujourd'hui et au plus profond de mon ventre, le souvenir indélébile de son amour pour la vie…
Une vie qu'il a d'ailleurs participé à faire éclore ce jour là, j'en suis certaine, car mon enfant est né seulement quelques heures après mes premières contractions ressenties suite au plaisir qu'il m'a offert de si bien me butiner puis de si bien me cultiver.
Et depuis ce jour là, un jardinier secret s'est occupé en secret de mon jardin secret…
Mais comme un secret ne vaut que s'il est bien gardé, vous m'excuserez donc de ne pas vous en révéler davantage sur la teneur de nos escapades suivantes, dans le petit cabanon durant les siestes de bébé…
Mais comme un secret ne vaut que s'il est bien gardé, vous m'excuserez donc de ne pas vous en révéler davantage sur la teneur de nos escapades suivantes, dans le petit cabanon durant les siestes de bébé…
~•*🌻*•~
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Commentaires ()
Merci @Arthur358
Je crois en tout cas que ce petit texte coquin aurait beaucoup fait rire Juan ☺️
Très bien écrit encore une fois, entre douceur et volupté, entre exhibition et intimité!
Merci beaucoup pour ce beau moment.
Ça me rappelle la chanson de Jean Jacques Goldman "changer la vie."
Pour le but de Xstory tu as tout compris, et compris également le but de l'écriture en général. Pour moi, lire un roman permet de m'évader, de m'ouvrir au monde et aux autres, c'est une ouverture qui permet de réfléchir et de comprendre plein de choses.
Tu arrives effectivement merveilleusement bien à transmettre au lecteur tes émotions et tes sentiments. Tu es très douée ;)
Je partage votre avis concernant l’importance de la lecture à des fins d’évasion et d’ouverture au monde. Ici c’est particulier car Xstory est un site érotique, mais si j’avais raconté la réalité de ma relation avec Juan l’histoire aurait eu du sens. Il n’y aurait pas eu de sexe mais elle aurait été très belle ☺️
Cette "histoire sensuelle et sans suite" comme le chantait Gainsbourg est comme un hymne à la vie, à l'amour, à la tendresse et la chair.
C'est très touchant. J'ai vu en lisant la lumière du jardin, du printemps, le soleil et les fleurs...
Si vous avez vu tout ça et ressenti de tels sentiments alors j’estime être parvenue à transmettre ce qui pour moi me semblait important dans ce texte : Le pouvoir de la vie
Juan était l’un de ces êtres qui savent rendre beau tout ce qu’ils touchent. Grace à lui, depuis notre baie vitrée du salon, nous avions l’impression de pouvoir contempler la moitié de l’année un tableau d’un grand maître impressionniste, un tableau évolutif par ses couleurs au fil de ce que la nature lui offrait en retour de son labeur.
Cultiver Xstory c’est un peu ça. Cultiver Xstory c’est pour moi cultiver notre imaginaire, nos fantasmes et nos désirs pour en faire des histoires. C’est enfanter d’une certaine façon, assurer un cycle de renouvellement indispensable à toute vie…
D’où mon choix de faire ici de nombreux parallèles entre les deux dimensions de jardins, secret et potager… ☺️
Il nourrit effectivement les petites bêtes du sol depuis un peu plus de dix ans 😞
Oui 😌. Juan a fini dans le compost 😅.
Mais essayez donc de voir les choses d’un peu plus loin que du bout de votre b… 🤭