Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La revanche d'Alexandra — Chapitre 1 · Transformation : Naissance d'une Bimbo
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La revanche d'Alexandra
Chapitre 1 · Transformation : Naissance d'une Bimbo
Le premier souvenir cohérent que j'ai eu fut celui d'une lumière blanche aveuglante au-dessus de moi. J'ai cligné des yeux plusieurs fois, essayant de comprendre où je me trouvais. Ma tête me faisait atrocement mal, comme si quelqu'un avait utilisé mon crâne comme tambour pendant des heures. J'ai voulu porter ma main à mon front, mais je n'ai pas pu. Mes poignets étaient attachés.
La panique m'a submergé instantanément. J'ai tiré sur mes liens, sentant le cuir mordre dans ma peau. Mes chevilles aussi étaient entravées. J'étais allongé sur ce qui ressemblait à un lit médical, dans une pièce entièrement blanche. Les murs, le plafond, même le sol brillaient d'une propreté aseptisée qui me donnait la nausée.
— Qu'est-ce que... bordel ! ai-je crié, ma voix rauque et pâteuse.
Personne n'a répondu. J'ai tourné la tête frénétiquement, cherchant une porte, une fenêtre, n'importe quoi. Il y avait une caméra dans chaque coin de la pièce, leurs objectifs noirs pointés vers moi comme des yeux accusateurs. Quelqu'un me regardait. Quelqu'un m'avait mis ici.
J'ai essayé de me rappeler. La dernière chose dont je me souvenais était ce bar, le Lotus Noir, dans le quartier chic. J'avais célébré la signature d'un nouveau contrat juteux. Champagne à volonté. Cette femme rousse qui m'avait souri... et puis plus rien. Le trou noir complet.
— Hé ! Y a quelqu'un ? Libérez-moi immédiatement ! ai-je hurlé, tirant de nouveau sur mes liens.
Rien. Juste le bourdonnement sourd de la climatisation et le battement affolé de mon cœur dans mes oreilles.
Puis j'ai entendu un déclic. Une porte que je n'avais pas remarquée, parfaitement intégrée dans le mur blanc, s'est ouverte. Une femme est entrée. Grande, élégante, vêtue d'un tailleur noir impeccable. Ses cheveux bruns étaient tirés en arrière en un chignon strict. Elle portait des lunettes aux montures fines qui ne cachaient pas ses yeux gris acier.
Mon sang s'est glacé. Je la connaissais.
— Bonjour Alexandre, a-t-elle dit d'une voix douce, presque chaleureuse. « Tu te souviens de moi ? »
Alexandra. Alexandra Beaumont. Mon ancienne associée. Celle que j'avais évincée de notre société il y a trois ans. Celle dont j'avais volé les parts en manipulant le conseil d'administration. Celle que j'avais humiliée publiquement lors de cette conférence de presse désastreuse.
— Alexandra ? Qu'est-ce que tu... qu'est-ce que tu m'as fait ? Détache-moi immédiatement ! ai-je crié, ma voix montant dans les aigus.
Elle s'est approchée lentement, ses talons claquant sur le sol immaculé. Un sourire s'est dessiné sur ses lèvres. Un sourire qui ne montait pas jusqu'à ses yeux.
— Bienvenue dans ta nouvelle vie, Alexandre.
Les heures qui ont suivi cette première rencontre ont été les plus longues de mon existence. Alexandra est sortie sans un mot de plus, me laissant seul avec mes pensées qui tournaient en boucle. J'ai hurlé jusqu'à m'en casser la voix. J'ai tiré sur mes liens jusqu'à ce que mes poignets saignent. Rien n'y a fait.
Finalement, épuisé, j'ai cessé de lutter. C'est à ce moment-là que j'ai vraiment commencé à observer ma prison. La pièce faisait environ quatre mètres sur cinq. Entièrement blanche, comme je l'avais d'abord remarqué. Une seule porte, invisible quand elle était fermée. Pas de fenêtre. Quatre caméras, une dans chaque coin, qui me surveillaient constamment. Le lit médical sur lequel j'étais attaché était le seul meuble.
Non, attends. Il y avait autre chose. Dans le coin opposé à la porte, une autre ouverture. Une salle de bain, peut-être ? Je plissai les yeux, essayant de voir malgré l'éclairage aveuglant.
Un déclic mécanique m'a fait sursauter. Mes liens se sont desserrés automatiquement. Je me suis redressé d'un bond, massant mes poignets endoloris. La liberté ! Je pouvais...
— N'essaie même pas, a dit une voix féminine à travers un interphone invisible. « La porte est verrouillée. Les murs font trente centimètres d'épaisseur. Cette pièce est insonorisée et située dans un sous-sol. Personne ne t'entendra. »
Ce n'était pas la voix d'Alexandra. Plus jeune, plus neutre. Professionnelle.
— Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ? ai-je demandé, tournant sur moi-même pour essayer de localiser la source de la voix.
— Tu découvriras tout en temps voulu. Pour l'instant, tu as besoin de te laver et de manger. La salle de bain est à ta disposition. Des vêtements propres t'attendent. Le déjeuner sera servi dans trente minutes.
— Allez vous faire foutre ! Je ne bougerai pas d'ici tant que vous ne m'aurez pas expliqué...
— Tu découvriras tout en temps voulu. Pour l'instant, tu as besoin de te laver et de manger. La salle de bain est à ta disposition. Des vêtements propres t'attendent. Le déjeuner sera servi dans trente minutes.
— Allez vous faire foutre ! Je ne bougerai pas d'ici tant que vous ne m'aurez pas expliqué...
Un bip strident a retenti, si fort que j'ai porté mes mains à mes oreilles en grimaçant. Ça a duré dix secondes interminables avant de s'arrêter.
— Chaque désobéissance sera punie, a repris la voix, toujours aussi calme. « Plus vite tu comprendras cela, mieux ce sera pour toi. Maintenant, va te laver. »
J'ai serré les poings, la rage bouillonnant en moi. Mais qu'est-ce que je pouvais faire ? J'étais piégé. Autant jouer le jeu pour l'instant, gagner du temps, trouver une faille.
Je me suis dirigé vers la salle de bain. C'était une pièce luxueuse, tout en marbre blanc et chrome. Une grande douche à l'italienne, un lavabo design, des toilettes. Mais pas de miroir. Aucune surface réfléchissante. Étrange.
Sur une étagère, des produits de toilette étaient soigneusement rangés. Shampoing, gel douche, crème hydratante... tous des produits féminins. Des marques haut de gamme que je reconnaissais, celles que ma dernière conquête utilisait. L'odeur florale me retournait l'estomac.
J'ai pris ma douche rapidement, essayant d'ignorer le parfum entêtant des produits. L'eau chaude a fait du bien à mon corps endolori. Pendant que je me lavais, j'ai examiné mon corps. J'étais nu, évidemment. Mais il y avait quelque chose d'étrange. À ma cheville gauche, un bracelet métallique. Fin, discret, mais impossible à retirer. J'ai tiré dessus, essayé de le faire glisser. Rien.
Quand je suis sorti de la douche, j'ai trouvé les vêtements dont la voix avait parlé. Posés sur une chaise que je n'avais pas remarquée avant. Un jogging blanc, un t-shirt blanc. Basique, neutre. Je les ai enfilés rapidement, soulagé de ne plus être nu.
De retour dans la pièce principale, j'ai découvert qu'une petite table et une chaise étaient apparues pendant que j'étais dans la salle de bain. Comment ? Il devait y avoir un système de panneaux mobiles dans les murs. Sur la table, un plateau avec de la nourriture. Salade composée, poulet grillé, légumes vapeur, un verre d'eau. Sain, équilibré, sans saveur.
Mon estomac a gargouillé. Je ne me souvenais pas de quand j'avais mangé pour la dernière fois. J'ai hésité. Et si c'était drogué ? Mais à quoi bon ? Ils m'avaient déjà eu une fois. S'ils voulaient me droguer à nouveau, ils pouvaient le faire quand je dormais.
J'ai mangé. C'était fade, mais nourrissant. Pendant que je mangeais, j'ai réfléchi. Alexandra. Pourquoi maintenant ? Ça faisait trois ans. Qu'est-ce qu'elle voulait ? De l'argent ? Je pouvais lui en donner. Ma liberté valait bien quelques millions.
Une fois le repas terminé, la table et la chaise ont disparu dans le mur, confirmant ma théorie. Je me suis retrouvé seul dans la pièce vide. J'ai essayé de parler à la caméra.
— Écoutez, je ne sais pas ce que vous voulez, mais on peut s'arranger. De l'argent ? J'en ai. Beaucoup. Vous pouvez fixer votre prix.
Silence.
— Alexandra ! Je sais que tu me regardes ! Dis-moi ce que tu veux !
Toujours rien.
J'ai attendu. Des heures, peut-être. Difficile à dire sans horloge, sans fenêtre pour voir le jour passer. L'éclairage restait constant, cette lumière blanche implacable qui ne changeait jamais. Petit à petit, l'épuisement m'a gagné. Mes paupières sont devenues lourdes. J'ai essayé de résister, mais mon corps a fini par céder.
Je me suis allongé sur le sol, ne voulant pas retourner sur ce lit médical qui me rappelait mon réveil cauchemardesque. Le sol était froid, dur, inconfortable. Mais j'ai fini par sombrer dans un sommeil agité.
Un bruit m'a réveillé. Le déclic de la porte qui s'ouvrait. Je me suis redressé brusquement, désorienté. Combien de temps avais-je dormi ? Impossible à dire.
Alexandra est entrée, suivie de deux hommes imposants en costume noir. Des gardes du corps, sans aucun doute. Ils se sont postés de chaque côté de la porte, bras croisés, visages impassibles.
— Debout, a ordonné Alexandra.
Sa voix était froide maintenant, autoritaire. Plus rien de la fausse chaleur de notre première rencontre. J'ai obéi, me relevant lentement. Mon dos me faisait mal après ma nuit sur le sol dur.
— Tu te demandes pourquoi tu es ici, a-t-elle dit, s'approchant de moi.
Elle portait aujourd'hui une robe fourreau noire qui épousait parfaitement ses formes. Ses talons la rendaient encore plus imposante. Elle a fait le tour de moi, m'examinant comme on examinerait un insecte.
— Il y a trois ans, tu m'as volé ma société. La société que j'avais créée de mes propres mains. Tu as manipulé le conseil d'administration, falsifié des documents, menti à tous nos associés.
— C'était des affaires, Alexandra. Rien de personnel, ai-je dit, essayant de garder une voix ferme.
— C'était des affaires, Alexandra. Rien de personnel, ai-je dit, essayant de garder une voix ferme.
Elle a ri. Un rire sec, sans joie.
— Rien de personnel ? Tu m'as humiliée devant toute l'industrie. Tu as détruit ma réputation. Tu m'as ruinée financièrement. J'ai perdu ma maison, mes économies, mes amis. J'ai même pensé à me suicider, Alexandre. Est-ce assez personnel pour toi ?
Sa voix tremblait légèrement sur les derniers mots. Une fêlure dans sa façade de glace. Mais elle s'est vite ressaisie.
— Mais je n'ai pas abandonné. J'ai reconstruit. Lentement, patiemment. J'ai fait de nouveaux investissements, de nouvelles alliances. Et pendant tout ce temps, j'ai pensé à toi. À ce que je te ferais quand j'en aurais l'opportunité.
Elle s'est arrêtée devant moi, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre.
— Et maintenant, j'ai cette opportunité.
Mon cœur battait à tout rompre. J'ai essayé de reculer, mais je me suis cogné contre le mur.
— Qu'est-ce que tu veux ? De l'argent ? Je peux te rembourser ! Le double de ce que tu as perdu ! Le triple !
— L'argent ?
— L'argent ?
Elle a secoué la tête. « Non, Alexandre. L'argent ne suffit pas. Ce que je veux, c'est ta destruction complète. »
Elle a fait un signe à l'un des gardes qui lui a tendu une tablette. Elle me l'a tendue. Sur l'écran, un document juridique. Un contrat. J'ai commencé à le lire, mais les termes techniques me perdaient. Programme de réhabilitation... transformation comportementale... consentement éclairé...
— Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
— Ton avenir, a répondu Alexandra. « Voici le marché : tu signes ce contrat et tu acceptes de participer à mon programme pendant douze mois. À la fin, si tu as été coopératif, tu seras libre de partir. »
— Et si je refuse ?
— Ton avenir, a répondu Alexandra. « Voici le marché : tu signes ce contrat et tu acceptes de participer à mon programme pendant douze mois. À la fin, si tu as été coopératif, tu seras libre de partir. »
— Et si je refuse ?
Elle a souri. Un sourire de prédateur.
— Si tu refuses, j'envoie à la police et aux autorités fiscales les preuves que j'ai accumulées contre toi. Fraude fiscale, détournement de fonds, corruption, manipulation de marché. Tu passeras les vingt prochaines années en prison. Et crois-moi, j'ai des preuves solides.
— Tu bluffes.
— Vraiment ?
— Tu bluffes.
— Vraiment ?
Elle a appuyé sur l'écran de la tablette. Des documents sont apparus. Des relevés bancaires avec mon nom. Des transferts suspects vers des paradis fiscaux. Des e-mails compromettants. Mon sang s'est glacé. Je ne reconnaissais pas la moitié de ces documents. Ils étaient faux, forcément. Mais ils avaient l'air tellement authentiques.
— Tu as fabriqué tout ça, ai-je murmuré.
— Prouve-le. En attendant, un juge trouvera ces documents très convaincants. Surtout avec les témoins que j'ai réussi à... persuader de corroborer mon histoire.
— Prouve-le. En attendant, un juge trouvera ces documents très convaincants. Surtout avec les témoins que j'ai réussi à... persuader de corroborer mon histoire.
J'étais piégé. Complètement piégé. Prison ou... quoi ? Ce mystérieux programme de réhabilitation ?
— Qu'est-ce que tu vas me faire ?
— Tu verras bien. Mais je peux t'assurer que ce sera... transformateur.
— Tu verras bien. Mais je peux t'assurer que ce sera... transformateur.
Elle a fait un autre signe et le garde a apporté une seringue. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine.
— Qu'est-ce que c'est ?
— La première étape. Ne t'inquiète pas, ce ne sont que des hormones. Rien de dangereux. Enfin, pas mortellement dangereux.
— La première étape. Ne t'inquiète pas, ce ne sont que des hormones. Rien de dangereux. Enfin, pas mortellement dangereux.
Des hormones ? Quelles hormones ?
— Non ! Non, reste loin de moi !
J'ai essayé de m'échapper, mais les deux gardes m'ont saisi. Ils étaient bien plus forts que moi. Ils m'ont plaqué contre le mur, maintenant mes bras fermement. J'ai senti la piqûre de l'aiguille dans mon bras. Un liquide froid s'est répandu dans mes veines.
— Voilà, a dit Alexandra avec satisfaction. « Ce n'était pas si terrible, n'est-ce pas ? »
Elle a caressé ma joue presque tendrement. J'ai détourné la tête avec dégoût.
— Va te faire foutre !
La gifle est venue si vite que je n'ai pas eu le temps de la voir arriver. Ma tête a claqué sur le côté. Ma joue me brûlait.
— Surveille ton langage, a-t-elle dit froidement. « Tu vas apprendre les bonnes manières. Que tu le veuilles ou non. »
Elle s'est dirigée vers la porte, puis s'est retournée.
— Ah, j'oubliais. À partir de maintenant, tu ne t'appelles plus Alexandre. Ton nouveau prénom est Lexi. Lexi. Habitue-toi à ce nom, parce que c'est le seul auquel tu répondras désormais.
— Tu es folle !
— Peut-être. Mais je suis une folle qui contrôle ta vie maintenant. Réfléchis bien, Alexandre. Pardon, Lexi. Tu as quarante-huit heures pour signer ce contrat. Passé ce délai, j'envoie tout aux autorités.
— Tu es folle !
— Peut-être. Mais je suis une folle qui contrôle ta vie maintenant. Réfléchis bien, Alexandre. Pardon, Lexi. Tu as quarante-huit heures pour signer ce contrat. Passé ce délai, j'envoie tout aux autorités.
Elle est sortie, les gardes sur ses talons. La porte s'est refermée avec un claquement définitif.
Je me suis effondré contre le mur, glissant jusqu'au sol. Mes mains tremblaient. Qu'est-ce qu'elle m'avait injecté ? Des hormones ? Pourquoi ?
Et puis, lentement, la réalisation m'a frappé. Des hormones. Un nouveau prénom féminin. La transformation qu'elle avait mentionnée.
Non. Oh non. Elle ne pouvait pas vouloir dire...
Mon estomac s'est retourné. J'ai vomi sur le sol blanc immaculé, mon corps entier secoué de spasmes. C'était impossible. Elle ne pouvait pas. Elle n'oserait pas.
Mais en regardant les caméras qui m'observaient froidement, j'ai compris qu'elle oserait absolument.
Les quarante-huit heures qui ont suivi ont été un enfer. Un enfer blanc, aseptisé, interminable. Personne n'est venu. Personne n'a parlé. La voix à l'interphone restait silencieuse. On m'apportait mes repas par un système automatisé que je n'arrivais pas à comprendre. Les plateaux apparaissaient simplement sur la table quand elle sortait du mur.
J'ai passé ce temps à chercher désespérément une issue. J'ai examiné chaque centimètre de la pièce. Les murs étaient parfaitement lisses, sans la moindre fissure. J'ai essayé de démonter le lit, les toilettes, n'importe quoi qui pourrait me servir d'arme ou d'outil. Tout était solidement fixé, impossible à bouger.
J'ai hurlé vers les caméras. J'ai supplié. J'ai menacé. Aucune réponse.
La nuit, si on pouvait appeler ça la nuit puisque l'éclairage ne changeait jamais, j'étais hanté par mes pensées. Qu'est-ce qu'Alexandra avait prévu exactement ? Une transformation, avait-elle dit. Mais jusqu'où ? Et ces hormones qu'elle m'avait injectées, qu'est-ce qu'elles allaient me faire ?
J'ai commencé à remarquer des changements subtils. Une sensibilité accrue de ma poitrine. Une fatigue inhabituelle. Des sautes d'humeur soudaines. Était-ce psychologique ? Ou est-ce que les hormones agissaient déjà ?
Le deuxième jour, la panique a vraiment commencé à s'installer. Qu'est-ce qui se passerait si je ne signais pas ? Prison. Vingt ans, avait-elle dit. Vingt ans dans une cellule, probablement pire que celle-ci. Avec un casier pour fraude et corruption. Ma vie serait finie.
Mais si je signais ? Qu'est-ce qu'elle me ferait ? Douze mois, avait-elle dit. Un an. Une année de ma vie sacrifiée. Mais une année après laquelle je serais libre. Libre de reconstruire, de me venger peut-être.
Sauf que... qu'est-ce qui me garantissait qu'elle tiendrait parole ? Qu'elle ne me tuerait pas simplement après ? Qu'elle ne me rendrait pas fou ? Qu'elle ne me transformerait pas en quelque chose d'irréversible ?
J'ai relu le contrat des dizaines de fois. C'était un document épais, rempli de jargon juridique que je ne comprenais pas entièrement. Mais l'essentiel était clair : je consentais à participer à un programme de réhabilitation comportementale d'une durée de douze mois. Je renonçais à tout droit de me plaindre ou de poursuivre en justice pour les méthodes employées. Je reconnaissais que toute résistance de ma part pourrait entraîner une prolongation du programme.
En échange, à l'issue des douze mois, si j'avais été coopératif, toutes les charges contre moi seraient abandonnées et je serais libre de partir.
C'était vague. Intentionnellement vague. Qu'est-ce qu'on entendait par coopératif ? Quelles étaient exactement les méthodes employées ? Le contrat ne le précisait pas.
Le soir du deuxième jour, épuisé, affamé, au bord de la crise de nerfs, j'ai finalement craqué. Qu'est-ce que j'avais à perdre ? Si je ne signais pas, c'était la prison garantie. Si je signais, au moins j'avais une chance. Aussi mince soit-elle.
— D'accord ! ai-je crié vers les caméras. « D'accord, je signe ! Je signe votre putain de contrat ! »
Quelques minutes plus tard, la porte s'est ouverte. Pas Alexandra cette fois, mais une femme que je ne connaissais pas. La quarantaine, cheveux gris courts, blouse blanche de médecin. Elle portait des lunettes et tenait une mallette.
— Bonjour Alexandre, a-t-elle dit d'une voix professionnelle et froide. « Je suis le Dr Morgane. Je serai responsable de ton suivi médical pendant le programme. »
— Où est Alexandra ?
— Mme Beaumont viendra te voir après la signature. D'abord, j'ai besoin de procéder à un examen médical complet.
— Un examen ?
— C'est nécessaire. Nous devons nous assurer que tu es en bonne santé pour le programme. Déshabille-toi.
— Où est Alexandra ?
— Mme Beaumont viendra te voir après la signature. D'abord, j'ai besoin de procéder à un examen médical complet.
— Un examen ?
— C'est nécessaire. Nous devons nous assurer que tu es en bonne santé pour le programme. Déshabille-toi.
J'ai hésité. Elle a soupiré.
— Alexandre, nous n'avons pas toute la journée. Si tu as décidé de participer, autant commencer à coopérer maintenant. Déshabille-toi ou je fais venir les gardes pour t'y forcer.
À contrecœur, j'ai enlevé mes vêtements. Me retrouver nu devant cette femme froide était humiliant, mais j'essayais de garder un semblant de dignité.
Elle m'a examiné méthodiquement. Prise de tension, auscultation, palpation de mes ganglions. Puis elle a sorti une seringue.
— Qu'est-ce que c'est ?
— Une prise de sang. Analyses de routine.
— Une prise de sang. Analyses de routine.
Elle m'a piqué sans douceur, remplissant plusieurs tubes de mon sang. Ensuite, elle a sorti un mètre ruban et a commencé à prendre mes mensurations. Tour de poitrine, tour de taille, tour de hanches, longueur des jambes, largeur des épaules.
— Pourquoi vous faites ça ?
— Pour les vêtements. Tu auras besoin d'une garde-robe appropriée.
— Pour les vêtements. Tu auras besoin d'une garde-robe appropriée.
Une garde-robe appropriée. Mon estomac s'est serré. Elle voulait dire des vêtements de femme.
Une fois l'examen terminé, elle a sorti le contrat et un stylo.
— Lis une dernière fois et signe en bas de chaque page.
J'ai pris le document d'une main tremblante. C'était maintenant ou jamais. Ma dernière chance de refuser. Mais refuser pour quoi ? La prison ? La ruine ?
J'ai signé. Page après page, j'ai apposé ma signature. Chaque fois, j'avais l'impression de signer mon arrêt de mort. Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ?
— Bien, a dit le Dr Morgane en récupérant le contrat. « Le programme commence officiellement maintenant. »
Elle a sorti une autre seringue de sa mallette.
— Non, pas encore ! ai-je protesté.
— Si. Les injections hormonales doivent être régulières pour être efficaces. Tu en recevras une tous les jours pendant les trois premiers mois.
— Mais qu'est-ce que ça va me faire ?
— Féminiser ton corps. Redistribution des graisses, développement mammaire, adoucissement de la peau, réduction de la masse musculaire. Les effets prendront plusieurs semaines à devenir visibles, mais ils seront permanents.
— Si. Les injections hormonales doivent être régulières pour être efficaces. Tu en recevras une tous les jours pendant les trois premiers mois.
— Mais qu'est-ce que ça va me faire ?
— Féminiser ton corps. Redistribution des graisses, développement mammaire, adoucissement de la peau, réduction de la masse musculaire. Les effets prendront plusieurs semaines à devenir visibles, mais ils seront permanents.
Permanents. Le mot a résonné dans ma tête comme un glas.
— Mais je pensais... après les douze mois... je pourrais revenir à la normale ?
Elle m'a regardé avec quelque chose qui ressemblait presque à de la pitié.
— Certaines choses peuvent être inversées. D'autres non. Tu aurais dû lire le contrat plus attentivement.
Elle m'a injecté le produit avant que je puisse protester davantage. Cette fois, la sensation était différente. Comme si quelque chose de froid se répandait dans tout mon corps, atteignant chaque cellule, modifiant quelque chose de fondamental en moi.
— Les premiers jours, tu vas ressentir des effets secondaires. Nausées, fatigue, sautes d'humeur, sensibilité des mamelons. C'est normal. Ton corps s'adapte.
Elle a rangé ses affaires et s'est dirigée vers la porte.
— Attends ! Quand est-ce que je vais voir Alexandra ?
— Bientôt. Rhabille-toi et attends.
— Bientôt. Rhabille-toi et attends.
Elle est partie. Je me suis rhabillé lentement, mes mains tremblant tellement que j'avais du mal à enfiler mon t-shirt. Qu'est-ce que j'avais fait ? Qu'est-ce que je venais d'accepter ?
J'ai attendu ce qui m'a semblé une éternité. Puis la porte s'est ouverte à nouveau et Alexandra est entrée. Elle était seule cette fois. Elle portait un pantalon noir et un chemisier blanc. Elle avait l'air... satisfaite.
— Alors, tu as signé, a-t-elle dit.
— Je n'avais pas le choix.
— Oh, mais tu avais le choix. Tu as simplement fait le choix le plus pragmatique. Je suis impressionnée. J'aurais parié que tu tiendrais plus longtemps.
— Je n'avais pas le choix.
— Oh, mais tu avais le choix. Tu as simplement fait le choix le plus pragmatique. Je suis impressionnée. J'aurais parié que tu tiendrais plus longtemps.
Elle s'est approchée de moi, a pris mon menton dans sa main, m'obligeant à la regarder dans les yeux.
— Écoute-moi bien, Lexi. Oui, Lexi. C'est ton nom maintenant. Tu vas devoir t'y habituer. Les douze prochains mois vont être les plus difficiles de ta vie. Je vais te détruire. Je vais détruire tout ce que tu étais. Et quand j'aurai fini, il ne restera plus rien d'Alexandre. Plus rien de l'homme arrogant et cruel que tu étais.
— Tu ne peux pas faire ça, ai-je murmuré, même si je savais que c'était faux.
— Oh, mais je peux. Et je vais le faire. Mais voici ce que tu dois comprendre : plus tu résistes, plus ce sera douloureux. Si tu coopères, si tu acceptes ton nouveau rôle, ça peut être... supportable. Peut-être même agréable. Mais si tu me combats à chaque étape, je te briserai. Et crois-moi, je sais comment briser les gens.
— Tu ne peux pas faire ça, ai-je murmuré, même si je savais que c'était faux.
— Oh, mais je peux. Et je vais le faire. Mais voici ce que tu dois comprendre : plus tu résistes, plus ce sera douloureux. Si tu coopères, si tu acceptes ton nouveau rôle, ça peut être... supportable. Peut-être même agréable. Mais si tu me combats à chaque étape, je te briserai. Et crois-moi, je sais comment briser les gens.
Elle a lâché mon menton et a reculé.
— Maintenant, déshabille-toi.
— Quoi ?
— Tu m'as entendue. Déshabille-toi.
— Mais je viens juste... le Dr Morgane...
— Lexi, est-ce que je vais devoir me répéter à chaque fois ? Déshabille-toi. Maintenant.
— Quoi ?
— Tu m'as entendue. Déshabille-toi.
— Mais je viens juste... le Dr Morgane...
— Lexi, est-ce que je vais devoir me répéter à chaque fois ? Déshabille-toi. Maintenant.
Sa voix était froide comme l'acier. J'ai obéi, enlevant mes vêtements avec des gestes saccadés, essayant de couvrir ma nudité avec mes mains.
— Mains le long du corps, a-t-elle ordonné.
J'ai baissé les mains, me sentant complètement exposé, vulnérable. Elle a fait le tour de moi, m'examinant.
— Pas mal. Enfin, pour l'instant. Tu as de la chance, tu as une morphologie qui se prête bien à la transformation. Pas trop musclé, ossature fine. Dans quelques mois, tu seras méconnaissable.
Elle s'est arrêtée devant moi, a tendu la main et a pincé mon mamelon. J'ai tressailli, surpris par la douleur aiguë.
— Déjà sensibles. Bien. Les hormones font leur travail. Bientôt, tu vas commencer à développer de vrais seins. Rien d'énorme au début, mais nous aiderons le processus avec des implants le moment venu.
Elle a continué son inspection, touchant mes hanches, mes fesses, mon entrejambe. J'ai fermé les yeux, essayant de me dissocier de ce qui se passait.
— Regarde-moi ! a-t-elle aboyé.
J'ai rouvert les yeux. Les siens brillaient d'une satisfaction cruelle.
— Tu vas apprendre à obéir immédiatement à mes ordres. Chaque hésitation sera punie. Chaque protestation aura des conséquences. Tu vas devenir docile, soumise, obéissante. Tu vas devenir la parfaite petite chose que je veux que tu sois.
Elle a fait un pas en arrière et a applaudi deux fois. Immédiatement, un panneau du mur s'est ouvert et un portant rempli de vêtements en est sorti. Mais ce n'était pas les vêtements neutres que je portais avant. C'étaient des vêtements féminins. Des sous-vêtements de toutes les couleurs, des robes, des jupes, des hauts moulants.
— Voici ta nouvelle garde-robe. Fini les vêtements d'homme. À partir de maintenant, tu porteras exclusivement des vêtements de femme. On va commencer doucement. Prends cette culotte rose et ce soutien-gorge assorti.
J'ai regardé les vêtements qu'elle désignait. Une culotte en satin rose pâle et un soutien-gorge de la même couleur. Mon cœur battait si fort que je l'entendais dans mes oreilles.
— Je... je ne peux pas.
— Tu peux et tu vas le faire. Maintenant, Lexi. Ou est-ce que je dois appeler les gardes pour t'habiller de force ? Ce serait beaucoup plus humiliant, crois-moi.
— Tu peux et tu vas le faire. Maintenant, Lexi. Ou est-ce que je dois appeler les gardes pour t'habiller de force ? Ce serait beaucoup plus humiliant, crois-moi.
Mes mains tremblaient tellement que j'ai failli faire tomber la culotte. Je l'ai enfilée maladroitement. Le satin était doux contre ma peau, presque agréable. Cette pensée m'a rendu malade. Comment pouvais-je trouver ça agréable ?
Le soutien-gorge était plus compliqué. Je ne savais pas comment l'attacher. Alexandra a soupiré avec impatience.
— Tourne-toi.
Elle a attaché le soutien-gorge dans mon dos avec des gestes brusques. Les bonnets étaient vides, bien sûr, mais ils étaient légèrement rembourrés, créant l'illusion d'une petite poitrine.
— Voilà. Ce n'est pas si terrible, n'est-ce pas ?
C'était terrible. C'était un cauchemar. Mais je n'ai rien dit. Qu'aurais-je pu dire ?
— Maintenant, tu vas enfiler ce jogging rose et ce t-shirt blanc.
J'ai obéi mécaniquement. Le jogging était moulant, féminin, avec une coupe qui accentuait les hanches. Le t-shirt était ajusté, soulignant le faux galbe du soutien-gorge.
— Bien. Tu vois ? Ce n'était pas si difficile. Tu apprends déjà.
Elle s'est dirigée vers la porte.
— Le programme commence vraiment demain. Profite de cette dernière soirée de relative tranquillité. Parce que demain, ta transformation va s'accélérer.
— Alexandra, attends...
— Alexandra, attends...
Elle s'est retournée, une expression dangereuse sur le visage.
— Maîtresse. Tu m'appelleras Maîtresse à partir de maintenant.
— Maîtresse... s'il te plaît... est-ce que c'est vraiment nécessaire ? On peut trouver un autre arrangement...
— Maîtresse... s'il te plaît... est-ce que c'est vraiment nécessaire ? On peut trouver un autre arrangement...
Elle a ri. Un rire sans joie qui m'a glacé le sang.
— Il n'y a pas d'autre arrangement, Lexi. Tu as signé. Tu es à moi maintenant. Corps et âme. Plus vite tu l'accepteras, mieux ce sera pour toi.
Elle est partie, me laissant seul dans ma cage blanche, vêtu de sous-vêtements féminins, tremblant de peur et d'humiliation.
Je me suis effondré sur le lit, recroquevillé en position fœtale. Qu'est-ce que j'avais fait ? Comment en étais-je arrivé là ?
Mais je connaissais la réponse. C'était ma faute. Tout était ma faute. J'avais détruit Alexandra trois ans plus tôt, et maintenant elle me rendait la pareille. Œil pour œil, dent pour dent. Sauf que ce qu'elle me faisait était bien pire que ce que je lui avais fait.
J'ai pleuré. Pour la première fois depuis mon enfance, j'ai pleuré. De grandes larmes silencieuses qui coulaient sur mes joues, trempant l'oreiller blanc. Et le pire, c'est que je savais que ce n'était que le début.
Le cauchemar ne faisait que commencer.
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