Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lucille ou la toute-puissance d'une vierge — Chapitre 2 · Jason 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lucille ou la toute-puissance d'une vierge
Chapitre 2 · Jason 2
— Oooh, toi t'as enfin ken !
— Mais non enfin !
— Mais non enfin !
Lucille et Lina étaient assises dans l'amphithéâtre, attendant que le premier cours du matin commence.
— Alors c'est quoi cette tête de meuf qui s'est fait visiter le minou ?
— La tête d'une meuf toujours vierge.
— T'as sucé alors ?
— Mais non arrête ! J'ai rien fait, promis.
— Ok, ok… Et à qui tu parles en souriant béatement depuis ce matin ?
— La tête d'une meuf toujours vierge.
— T'as sucé alors ?
— Mais non arrête ! J'ai rien fait, promis.
— Ok, ok… Et à qui tu parles en souriant béatement depuis ce matin ?
Lucille poussa un soupir.
— Bon ok, il s'appelle Jason.
— Tu parles d'un prénom de merde.
— Ta gueule, moi je l'aime bien. Bref, ça fait deux semaines qu'on parle et hier on s'est embrassés.
— Juste embrassés ?
— Oui. Enfin on est restés quinze minutes à s'embrasser donc il a un peu mis la main dans mon pantalon…
— Il t'a doigtée ?!
— Mais non, il m'a caressé les fesses. Il sait se tenir quand même, même si j'ai bien senti qu'il bandait. Mais j'ai fait comme si de rien n'était.
— Et ton petit Louis ?
— J'y ai pas pensé… Écoute, j'suis juste bien avec Jason là, c'est mon premier copain j'ai envie d'en profiter et de pas me prendre la tête. On verra où ça va et s'il me largue je pourrai toujours réessayer de choper Louis.
— T'as raison meuf, faut t'amuser et avancer. Conseil de pro : invite-le chez toi le Jason et taille-lui une bonne pipe, après ça il sera à tes pieds.
— T'es con… Y a pas que le cul dans un couple.
— Non mais ça joue beaucoup. Regarde moi avec Hakim, je le suce tous les matins et il me mange dans la main.
— J'en suis pas là…
— Tu parles d'un prénom de merde.
— Ta gueule, moi je l'aime bien. Bref, ça fait deux semaines qu'on parle et hier on s'est embrassés.
— Juste embrassés ?
— Oui. Enfin on est restés quinze minutes à s'embrasser donc il a un peu mis la main dans mon pantalon…
— Il t'a doigtée ?!
— Mais non, il m'a caressé les fesses. Il sait se tenir quand même, même si j'ai bien senti qu'il bandait. Mais j'ai fait comme si de rien n'était.
— Et ton petit Louis ?
— J'y ai pas pensé… Écoute, j'suis juste bien avec Jason là, c'est mon premier copain j'ai envie d'en profiter et de pas me prendre la tête. On verra où ça va et s'il me largue je pourrai toujours réessayer de choper Louis.
— T'as raison meuf, faut t'amuser et avancer. Conseil de pro : invite-le chez toi le Jason et taille-lui une bonne pipe, après ça il sera à tes pieds.
— T'es con… Y a pas que le cul dans un couple.
— Non mais ça joue beaucoup. Regarde moi avec Hakim, je le suce tous les matins et il me mange dans la main.
— J'en suis pas là…
Elle n'en était pas là et pourtant les fantasmes de Lucille prenaient corps. Le visage de Jason remplaçait celui de l'inconnu tandis que le sextoy forçait les lèvres de la jeune femme. Honteuse, elle n'osait formuler consciemment ses pensées mais pourtant les mots de Lina faisaient naître en elle un désir irrépressible.
Les deux jeunes gens se revirent trois fois dans la semaine, autour d'une bière ou d'un café. A une reprise, tard dans la soirée et légèrement ivre, Lucille s'assit sur les genoux de Jason pour l'embrasser langoureusement. Elle ne put s'empêcher de frotter lascivement son entrejambe contre celui dur du jeune homme et, tard dans la nuit, de se réveiller honteuse. De son comportement mais surtout d'en avoir jouit dans son sommeil.
Surtout, Lucille était amoureuse, bien qu'elle ne puisse se l'avouer. Son cœur palpitait à chaque vibration de son téléphone portable, des papillons voletaient dans sa poitrine quand elle voyait le prénom de Jason sur l'écran, ses joues s'embrasaient quand elle lisait les messages mignons qu'il lui envoyait.
Samedi, les jeunes gens se promenèrent dans Marseille, passèrent acheter un vinyle à la boutique où ils s'étaient connus, flânèrent dans le joli parc qui jouxte la Préfecture. L'après-midi s'étira sans fin malgré le mistral, Lucille était simplement heureuse de tenir la main de Jason, de se blottir contre lui, de rire avec lui. Le ciel rougeoyait et les tourtereaux semblaient de ne jamais devoir se quitter, aussi Lucile prit-elle son courage à deux mains et demanda :
— Tu veux venir à mon appartement ? On pourrait manger et regarder un film ?
Jason la regarda comme si elle venait de le demander en mariage.
— J'en serais ravi ! exulta-t-il.
— Super ! On prend un kebab sur la route ?
— Super ! On prend un kebab sur la route ?
Le jeune homme émit un petit rire.
— C'est pas très romantique, remarqua-t-il.
— Oui mais les sushis c'est cher…
— C'est vrai… Kebab donc ?
— Oui mais les sushis c'est cher…
— C'est vrai… Kebab donc ?
Ils rirent ensemble et se mirent en chemin. Plus son immeuble approchait et plus l'angoisse de Lucille montait, un froid mordant dans son poitrine, une difficulté à respirer. Elle souhaitait inviter Jason chez elle autant qu'elle redoutait sa réaction. Serait-il gentil ? Jugerait-il la propreté et la décoration ? Tomberait-il le masque pour se changer en prédateur ? Au fond d'elle, elle sentait qu'elle commettait une grave erreur mais elle ne pouvait plus se dédire, du moins le croyait-elle. Pendant une éternelle seconde, elle souhaita que la clef se casse dans la serrure mais un déclic mit fin à ses espoirs et les deux jeunes gens entrèrent dans le petit appartement qu'elle occupait.
— Bienvenue chez moi, dit-elle maladroitement.
— Ça sent bon, commenta Jason. Tu mets de l'encens ?
— Oui…
— Faudra que tu me donnes la réf, je veux le même chez moi.
— Ça sent bon, commenta Jason. Tu mets de l'encens ?
— Oui…
— Faudra que tu me donnes la réf, je veux le même chez moi.
Les tourtereaux s'installèrent sur le canapé, mangèrent leur kebab et burent une bière en parlant. Le genou de Jason touchait la cuisse de Lucille, elle sentait sa tiédeur à travers ses collants et cette chaleur se rependait dans le corps de la jeune femme, remontant jusqu'à sa poitrine et son bas-ventre qui s'en trouva embrasé de désir. Tachant au mieux de masquer son trouble, elle n'en sentait pas moins ses tétons durcir contre l'étoffe du soutien-gorge, sa fente s'humidifier contre celle de la culotte la plus sexy qu'elle possédait. Elle n'était pas prête et pourtant elle le voulait.
Elle voulait sentir les mains de Jason sur sa peau nue, sa langue douce sur son clitoris, son sexe dur en elle. Mais elle avait peur alors elle ne fit aucun geste et se contenta de parler tout en mangeant son kebab, de fantasmer sans oser se l'avouer.
Et soudain tout bascula. Jason se rapprocha d'un seul coup, embrassa passionnément Lucille. Leurs langues se cherchèrent, se cajolèrent, le désir explosa. Avant même de comprendre comment ni de réaliser combien de temps s'était écoulé, Lucille se retrouva en soutien-gorge, la bouche de Jason posée sur le galbe de ses seins. Le jeune homme passa une main derrière, entreprit de dégrafer le sous-vêtement mais elle l'arrêta.
— Pourquoi ? demanda-t-il.
— Parce que ma poitrine est horrible, se justifia-t-elle en rougissant légèrement.
— Non, elle est magnifique.
— Comment tu peux savoir ?
— Parce que c'est la tienne.
— Parce que ma poitrine est horrible, se justifia-t-elle en rougissant légèrement.
— Non, elle est magnifique.
— Comment tu peux savoir ?
— Parce que c'est la tienne.
Alors elle laissa le jeune homme libérer sa lourde poitrine. Aussitôt, il posa la main dessus, empauma un de ses seins, le caressa, cajola le téton. Ce contact électrisa Lucille, lui fit remonter des frissons le long de l'échine.
Jason était très doux, il prit le temps de mettre la jeune femme en confiance, avant de basculer sur elle. Ses lèvres quittèrent la bouche de Lucille, se refermèrent sur son téton, le courant électrique se fit plus fort, son bas-ventre s'enflamma et sa culotte s'humidifia nettement. Elle ouvrit les jambes pour que son amant y prenne place et sentit contre son sexe trempé la dureté de celui de Jason.
Lucille ne réfléchissait plus, elle en était incapable. Prise dans un tourbillon de sensations, elle se laissait guider vers le plaisir par les mains et la langue expertes de Jason. Les doigts du jeune homme passèrent sous sa jupe, elle souleva le bassin pour qu'il lui retire son épais collant, frissonna quand il déposa un baiser sur sa culotte trempée et se redressa brusquement quand elle le sentit écarter le tissu.
— Non, stop ! cria-t-elle.
— Quoi ? répondit-il avec candeur.
— Je…
— Quoi ? répondit-il avec candeur.
— Je…
Lucille se rassit, croisa les jambes devant elle.
— Je suis pas prête. T'es mon premier copain, ça va trop vite là.
— Oh… D'accord.
— Merci… Tu peux toucher les seins autant que tu veux mais descend pas en bas, c'est tout ce que je te demande.
— Oui, pas de souci mon cœur, t'inquiètes. On prendra le temps qu'il te faut.
— Merci, répondit Lucille en l'attirant à nouveau contre elle.
— Oh… D'accord.
— Merci… Tu peux toucher les seins autant que tu veux mais descend pas en bas, c'est tout ce que je te demande.
— Oui, pas de souci mon cœur, t'inquiètes. On prendra le temps qu'il te faut.
— Merci, répondit Lucille en l'attirant à nouveau contre elle.
Ils reprirent leur position, Jason sur elle, sa bouche et ses mains parcourant les joues, les lèvres et les seins de Lucille, son sexe dur frottant contre celui trempé de la petite gothique. Le temps s'étirait à l'infini tant la jeune femme se sentait bien. Excitée, pleine de désir, emplie de plaisir, la peau chaude du torse nu de Jason contre la sienne… Et soudain il se retira.
— Excuse-moi, se justifia-t-il. Je suis au bord.
— Oh… C'est pas grave mon cœur…
— Oh… C'est pas grave mon cœur…
Elle se mordit la lèvre, le sang tambourinait dans ses tempes, pulsait dans son bas-ventre en feu. Elle avait envie, plus qu'elle ne pouvait se l'avouer, mais elle avait trop peur pour passer le cap de la pénétration ou de la fellation. Le souffle lourd, elle dit :
— Tu veux que… que je m'en charge ?
— Comment ça ?
— Allez, sors-la. Je te suce pas ce soir mais je veux bien mettre la main.
— Vraiment ?
— Comment ça ?
— Allez, sors-la. Je te suce pas ce soir mais je veux bien mettre la main.
— Vraiment ?
Lucille acquiesça et Jason n'attendit pas un instant pour baisser pantalon et boxer sur ses genoux. Son pénis jaillit, dressé par une puissante érection, le gland violacé et humide de liquide pré-séminal. Lucille, qui ne connaissait de l'anatomie masculine que les vidéos pornographiques qui accompagnaient parfois ses plaisirs solitaires, le trouva petit mais il était en réalité à peine plus long que la moyenne et sans doute légèrement plus large. Surtout, elle le trouva à la fois beau et intimidant.
C'était le sexe d'un homme, le premier qu'elle voyait en vrai, le premier dont elle sentait l'odeur musquée, le premier qu'elle toucherait. La jeune femme prit une profonde inspiration et referma ses doigts sur la hampe. Le contact était chaud, doux mais ferme. Sa main monta, redescendit, elle avait vu assez de vidéos pour savoir quoi faire. Jason poussa aussitôt un soupir qui se mua en gémissement quand la petite gothique réitéra le mouvement. Alors elle recommença, encore et encore.
Le regard de Lucille passait du beau visage de Jason, renversé en arrière, les yeux clos et un air de béatitude sur la figure, à son sexe dressé qu'elle entourait de ses doigts et branlait de plus en plus vite.
— Ooh tu fais ça si bien, gémit le jeune homme.
Le compliment toucha Lucille, elle ne savait pas comment s'y prendre, ne pouvait même pas imaginer faire de la bonne manière. Elle augmenta la cadence, enroula le poignet pour ajouter du mouvement à ses va-et-vient manuels.
Sous ses doigts, elle sentait la peau douce de Jason. Elle avait envie de mettre cette queue dans sa bouche, de l'accueillir en elle, mais elle parvint à réfréner ses pulsions et augmenta au contraire l'amplitude de son geste. Elle voulait le voir jouir et compris qu'elle le pouvait. Une grosse goutte blanche, translucide, perla au bout du gland, coula sur la dextre de Lucille qui sentit qu'elle touchait au but. Dans sa poigne, le sexe de Jason se contracta, encore et encore, et soudain expulsa sa semence qui, en cataracte nacrée, cascada sur les doigts de la jeune femme et les poils de Jason.
En cet instant décisif, en contemplant sa main souillée du sperme d'un homme, Lucille se sentit incroyablement puissante. Elle avait le pouvoir de faire jouir, de décider du plaisir et de l'orgasme. C'était elle, et personne d'autre, qui décidait. Pour démontrer et comprendre son autorité nouvelle, elle approcha les doigts de ses lèvres, huma l'odeur doucereuse et finalement goûta du bout de la langue.
La texture visqueuse lui déplut mais elle se délecta de la saveur salée. C'est ainsi que, nettoyant sa main à la manière des chats, elle se sentit pour la première fois pleinement et véritablement femme.
Le sentiment de puissance ne dura pas. Cela prit quelques heures mais indice après indice, l'évidence finit par pénétrer l'esprit de Lucille. Cela commença avec des SMS non-lus, puis des appels qui tombaient dans le vide. Jason avait disparu d'Instagram, de WhatsApp et de tous les réseaux sociaux. Lentement, Lucille comprit : il l'avait ghostée, bloquée sur toutes les plateformes possibles.
Trois jours durant, la jeune femme garda le lit. Au deuxième matin, les larmes se tarirent, faute d'eau pour les alimenter, mais les sanglots restèrent. Le troisième soir, il fallut que Lina menace de défoncer la porte en hurlant pour que Lucille se décide enfin à sortir de sa torpeur. Elle n'avait rien avalé depuis le dimanche mais son estomac refusait de se manifester. La brune Lina dut presque la gronder pour qu'elle daigne enfin s'alimenter, du bout des lèvres.
Elle n'avait pas été amoureuse assez longtemps pour que son affliction se poursuive au long cours. Bientôt, la tristesse le céda à la colère et la colère à la résignation. Un mois s'écoula avant que Lucille ne soit à nouveau elle-même, ou presque car elle avait changé. De cette brève expérience, elle ressortait plus assurée, maîtresse d'elle-même et sûre de ses désirs que jamais. L'impression de puissance revint d'autant plus vite qu'elle était à présent sensible à l'effet qu'elle provoquait et d'autant plus fort qu'elle s'amusait maintenant à en jouer.
Elle avait compris : les hommes ne s'intéressaient qu'à son cul et à ses nichons. Elle saurait en jouer pour obtenir ce qu'elle voulait et à la fin, elle serait seule maîtresse de leurs orgasmes.
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