Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Cercle de l'Ombre — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Cercle de l'Ombre
Chapitre 2
J'étais une salope. Une putain. Je n'arrivais pas à croire ce que j'avais fait cette nuit-là au Cercle de l'Ombre, devant tous ces hommes. Chaque fois que j'y repensais, la honte m'envahissait et je ne pouvais plus penser à autre chose.
J'avais été nue pendant des heures. J'avais laissé des hommes me regarder, me toucher. J'avais porté ce collier comme un animal domestiqué. J'avais subi cette humiliation publique devant une salle pleine d'inconnus.
Je voulais me cacher. Je voulais mourir.
Mais il y avait trois vérités que je ne pouvais ignorer.
La première, c'était que j'avais réussi ma première épreuve. J'étais maintenant officiellement une candidate pour devenir membre du Cercle. Et cela signifiait que toutes les portes commenceraient à s'ouvrir pour moi. Stages prestigieux. Recommandations. Contacts. Un avenir assuré.
La seconde chose, c'est que lorsque je repensais à ce qui s'était passé, oui, je me sentais humiliée, vulgaire et stupide... mais en même temps, je ressentais de l'excitation. Je constatais que mon vagin devenait humide de façon inattendue aux moments les plus étranges, et mon esprit se tournait vers la façon dont Monsieur Valmont m'avait caressé le sexe en me refusant l'orgasme, vers les regards des hommes sur mon corps nu.
Au début, j'essayai d'ignorer cette excitation, mais c'était comme essayer de ne pas imaginer un éléphant. Plus j'essayais, plus cela devenait impossible. Alors, je tentai de me discipliner. Je me déshabillais dans ma chambre, ou dans l'intimité des toilettes publiques de l'université, et giflais douloureusement mon sexe traître.
« Salope ! » murmurais-je en frappant ma chatte gonflée. « Putain ! »
Mais peu importait la force des gifles, la douleur était enivrante. La brûlure sur mes lèvres sensibles, la façon dont mon clitoris pulsait après chaque impact, la chaleur qui se répandait dans mon bas-ventre. Après mon premier orgasme provoqué par cette violence, je compris que me punir ne servirait à rien. Cela ne faisait qu'intensifier mon excitation.
Dès lors, je cédai et me masturbai jusqu'à l'orgasme chaque fois que les souvenirs de mon humiliation me revenaient en mémoire.
Cela arrivait partout. En cours, pendant que le professeur parlait de droit constitutionnel, je pensais à la façon dont j'avais été exposée nue devant tous ces hommes. Dans les toilettes de la bibliothèque, je glissais ma main sous ma jupe et me caressais en pensant aux regards sur mon corps. Dans ma voiture, sur le parking, je jouissais en me souvenant de la voix de Monsieur Valmont me disant que j'étais une bonne petite chose obéissante.
Et la troisième raison était que je voulais y retourner. Désespérément. Compulsivement. Je voulais retourner au Cercle de l'Ombre et subir une autre épreuve.
Je n'étais évidemment pas obligée de le faire. Céleste m'avait dit que les candidates pouvaient progresser à leur propre rythme. Certaines prenaient des mois entre chaque épreuve. D'autres abandonnaient complètement.
Mais je ne voulais pas attendre des mois. Je ne voulais pas abandonner.
Je voulais retourner au Cercle. Maintenant. Immédiatement.
Pendant quinze jours, je résistai. Je n'allais pas au Cercle. Je n'écrivis pas à Céleste. Je n'en parlai à personne.
Mais l'addiction grandissait en moi comme une tumeur, se nourrissant de mon esprit, déformant mes pensées.
Je commençai à me présenter mentalement comme "Barbie" plutôt qu'"Aurore". Quand quelqu'un m'appelait Aurore, il me fallait un moment pour réaliser qu'on s'adressait à moi.
Un jour, en sortant de la bibliothèque, une camarade de classe m'interpella.
-- Hé, Aurore, tu viens à la soirée ce soir ?
Je me retournai, confuse, avant de réaliser qu'elle parlait de moi.
-- Oh, désolée, je... j'étais dans mes pensées.
-- Ça va ? demanda-t-elle. Tu as l'air bizarre ces derniers temps.
-- Je vais bien, mentis-je.
Mais je n'allais pas bien. Je glissais. Je perdais le contrôle.
Et la pire partie, c'était que j'adorais ça.
J'adorais cette dissolution de mon identité. J'adorais devenir Barbie, cette petite chose soumise et obéissante qui existait uniquement pour le plaisir des hommes puissants.
Le quatorzième jour après mon initiation, je craquai complètement.
J'étais dans les toilettes de l'université, en train de me gifler le sexe en murmurant "salope, putain, chienne", quand soudain je réalisai ce que j'étais en train de faire.
J'étais dans une cabine des toilettes publiques, ma jupe relevée, ma culotte baissée, en train de me frapper la chatte tout en me traitant de noms dégradants.
Si quelqu'un entrait maintenant...
Mais cette pensée ne me fit pas arrêter. Au contraire, elle m'excita encore plus.
Je jouissais violemment, me mordant le poing pour étouffer mes gémissements, mon corps convulsant dans l'espace exigu.
Quand je repris mes esprits, je sus ce que je devais faire.
Je remis ma culotte, ajustai ma jupe, me lavai les mains et sortis des toilettes.
Puis je sortis mon téléphone et envoyai un message à Céleste.
« Je suis prête pour la prochaine épreuve. »
La réponse arriva moins d'une minute plus tard.
« Mercredi soir. 21h. Cercle de l'Ombre. Porte le collier que Monsieur Valmont t'a donné. Rien d'autre en dessous de tes vêtements. »
Mon coeur bondit dans ma poitrine. Mercredi. C'était dans deux jours.
Deux jours à attendre. Deux jours à fantasmer. Deux jours à me masturber compulsivement.
Je ne dormis presque pas pendant ces quarante-huit heures. Chaque fois que je fermais les yeux, j'imaginais ce qui m'attendait. Serais-je nue à nouveau ? Y aurait-il plus d'hommes cette fois ? Que me demanderait-on de faire ?
Le mercredi arriva enfin. Je passai la journée dans un état de nervosité fébrile, incapable de me concentrer en cours, sursautant chaque fois que quelqu'un m'adressait la parole.
À dix-neuf heures, je rentrai chez moi et pris une longue douche. Je me lavai soigneusement, me rasai complètement le sexe comme je l'avais fait avant ma première épreuve. Je me maquillai avec soin, appliquant du rouge à lèvres rose pâle, du mascara, un peu de fard à paupières.
Puis je mis le collier. Le cuir noir et doux autour de mon cou, avec le petit anneau en argent à l'avant.
Rien d'autre en dessous de mes vêtements, avait dit Céleste.
Je choisis une robe simple, noire, avec des boutons sur le devant. Facile à retirer. Puis je mis des chaussures à talons hauts, pris mon sac, et partis pour le Cercle.
Le trajet me sembla à la fois trop court et interminable. Mon coeur battait si fort que je craignais qu'il n'explose. Entre mes cuisses, je sentais déjà la familière humidité se répandre, ma chatte pulsant d'anticipation.
Quand j'arrivai devant la porte anonyme du Cercle, je dus m'arrêter un moment pour reprendre mon souffle.
Je pouvais encore faire demi-tour. Je pouvais encore partir. Personne ne m'obligeait à faire ça.
Mais je savais que je ne partirais pas. Je savais que j'allais franchir cette porte, que j'allais me soumettre à ce qu'on attendait de moi, que j'allais me laisser humilier et dégrader.
Parce que j'en avais besoin. Parce que j'adorais ça.
Je frappai à la porte.
Céleste m'ouvrit. Elle portait une robe rouge moulante qui accentuait ses courbes parfaites, ses cheveux blonds cascadant sur ses épaules nues.
-- Barbie, dit-elle avec un sourire. Quelle ponctualité. Entre.
Je franchis le seuil et elle ferma la porte derrière moi.
-- Tu portes le collier, dit-elle en le touchant du bout des doigts. Bien. Et en dessous ?
-- Rien, murmurai-je.
-- Montre-moi.
Je rougis mais obéis, déboutonnant lentement ma robe pour révéler mon corps nu en dessous. Mes seins se dressaient, mes tétons déjà durs d'excitation. Mon sexe rasé brillait légèrement de cyprine.
Céleste sourit.
-- Tu es déjà mouillée. C'est bien. Les membres apprécient l'enthousiasme.
Elle me conduisit à travers le couloir familier, puis dans le salon principal.
Il y avait beaucoup plus d'hommes ce soir. Au moins cinquante, tous en costume sombre, tous me regardant entrer avec des yeux affamés.
Monsieur Valmont était assis dans son fauteuil habituel, un verre de cognac à la main. Il me sourit quand nos regards se croisèrent.
-- Barbie, dit-il. Nous sommes ravis que tu sois revenue.
-- Merci, murmurai-je, ma voix déjà prenant cette inflexion soumise.
-- Approche.
Je m'avançai vers lui, consciente que tous les regards étaient fixés sur moi. La scène était éclairée, prête pour... quelque chose.
Quand j'atteignis son fauteuil, il dit simplement :
-- Maintenant, dis-moi, Barbie. Pourquoi es-tu revenue ?
Je déglutis, sentant les larmes monter à mes yeux. Mais je savais qu'il fallait être honnête.
-- Parce que j'en ai besoin, murmurai-je.
-- Parle plus fort. Que tous puissent t'entendre.
-- Parce que j'en ai besoin ! dis-je plus fort. J'ai besoin... j'ai besoin de ça.
-- De quoi as-tu besoin ? demanda-t-il doucement.
Les larmes coulaient maintenant sur mes joues, ruinant mon maquillage.
-- J'ai besoin qu'on m'humilie. J'ai besoin qu'on me regarde. J'ai besoin... d'être une salope.
Des murmures approbateurs parcoururent la salle.
-- Et tu t'es masturbée en pensant à ta première épreuve ?
-- Oui, sanglotai-je. Tous les jours. Plusieurs fois par jour.
-- Où ?
-- Partout. Dans ma chambre. Dans les toilettes de l'université. Dans ma voiture. Je... je ne peux pas m'en empêcher.
-- Pauvre petite chose, dit-il avec une fausse compassion. Tu es vraiment accro, n'est-ce pas ?
-- Oui.
Il tendit la main et caressa mes cheveux, comme on caresse un chien.
-- Eh bien, nous allons prendre soin de toi ce soir, Barbie. Nous allons te donner exactement ce dont tu as besoin.
Il fit un signe de la main et Céleste s'approcha.
-- Déshabille-la complètement.
Céleste sourit et commença à déboutonner ma robe. Je restai immobile pendant qu'elle me dénudait lentement devant toute l'assemblée.
Quand ma robe tomba au sol, je fus complètement nue à l'exception de mes talons et de mon collier.
-- Debout. Monte sur scène.
Je montai sur la petite scène au centre de la pièce. Le projecteur s'alluma, m'aveuglant momentanément. Quand mes yeux s'ajustèrent, je vis tous ces hommes qui me regardaient, leurs yeux parcourant mon corps nu, s'attardant sur mes seins, mon sexe rasé et luisant.
Valmont monta sur scène à côté de moi.
-- Messieurs, dit-il à l'assemblée, voici Barbie. C'est sa deuxième épreuve ce soir. Et pour cette épreuve, nous avons quelque chose de spécial.
Il fit un autre signe et Céleste monta sur scène également.
Mais Céleste n'était plus habillée. Elle était nue elle aussi, à l'exception de ses talons et d'un collier identique au mien.
Mon coeur s'arrêta. Qu'est-ce que...?
-- Pour votre deuxième épreuve, Barbie, expliqua Valmont, vous allez donner un spectacle avec Céleste. Vous allez vous tenir enlacées, face à face, seins contre seins, pendant que nos membres vous admirent. Vous resterez ainsi pendant une demi-heure. Les membres pourront s'approcher, vous toucher, vous photographier. Mais vous ne bougerez pas, vous ne vous séparerez pas, et vous ne jouirez pas sans permission. Compris ?
-- Oui, murmurai-je.
-- Bien. Commencez.
Céleste s'approcha de moi avec un sourire étrange. Elle était magnifique, son corps parfait brillant sous les projecteurs, ses seins ronds et fermes, son sexe complètement épilé comme le mien.
Elle plaça ses mains sur mes hanches et m'attira contre elle.
Nos seins se touchèrent, chair douce contre chair douce. Mes tétons durs pressant contre les siens. Nos ventres se collèrent. Nos cuisses s'entrelacèrent.
-- Plus près.
Céleste me serra plus fort contre elle. Je sentais chaque courbe de son corps contre le mien, la chaleur de sa peau, le parfum de son excitation mêlé au mien.
-- Parfait. Maintenant, restez exactement comme ça.
Valmont descendit de la scène et s'assit dans son fauteuil.
-- Messieurs, vous pouvez approcher.
Immédiatement, des hommes commencèrent à monter sur scène. Ils nous tournaient autour, nous observant sous tous les angles.
-- Regarde-moi ces corps. Deux jeunes salopes parfaites, collées l'une à l'autre.
-- Leurs seins s'écrasent ensemble. C'est magnifique.
-- Je me demande si elles sont mouillées.
Une main se posa sur mes fesses, les palpant. Puis une autre sur mon dos. Une troisième dans mes cheveux.
Les hommes nous touchaient partout. Sur nos hanches, nos cuisses, nos seins écrasés ensemble. Caressant nos dos, nos fesses, nos cheveux.
Des flashes de caméra illuminèrent mon visage. Je gardai les yeux fermés, me concentrant sur la sensation du corps de Céleste contre le mien.
-- Écartez-leur les fesses, je veux voir leurs trous du cul.
Des mains empoignèrent mes fesses et les écartèrent violemment. Je sentis l'air frais sur mon anus exposé. D'autres mains firent la même chose à Céleste.
-- Magnifique. Deux petits trous roses et serrés.
-- Je parie qu'elles sont vierges de ce côté-là.
-- Pas pour longtemps, si elles continuent au Cercle.
Les commentaires continuaient, de plus en plus crus, de plus en plus dégradants.
-- Ces tétons sont parfaits. Je voudrais les mordre.
-- Regarde comment elles tremblent. Elles adorent ça.
-- Des petites chiennes en chaleur.
Une main glissa entre nos corps pressés et trouva mon sexe. Deux doigts s'enfoncèrent brusquement dans mon vagin.
Je gémis malgré moi.
-- Elle est trempée. Complètement détrempée.
-- L'autre aussi, dit une autre voix, et je réalisai que quelqu'un doigtait Céleste également.
Les doigts bougèrent en moi, frottant mes parois sensibles. Je serrai Céleste plus fort, essayant de ne pas gémir, essayant de ne pas jouir.
Mais c'était tellement difficile. Mon corps vibrait de plaisir, chaque nerf enflammé. Les mains sur mon corps, les voix qui me dégradaient, la chaleur du corps de Céleste contre le mien, les doigts dans mon vagin.
-- Ne jouis pas, me chuchota Céleste à l'oreille. Pas sans permission. Tu seras punie.
Je mordis ma lèvre si fort que je goûtai le sang, me concentrant pour ne pas basculer dans l'orgasme.
Les hommes continuaient leur inspection cruelle. Ils montaient et descendaient de la scène, un flux constant de mains et de voix, tous voulant toucher, regarder, commenter.
À un moment, un homme sortit son téléphone et prit des photos de nos visages pressés l'un contre l'autre. Le flash illumina mes yeux fermés.
-- Souriez, les filles.
Je n'arrivais pas à sourire. Je gardai les yeux fermés, me concentrant sur ne pas jouir, sur rester immobile, sur obéir.
Mais Céleste sourit. Je sentis les muscles de son visage bouger contre ma joue. Céleste souriait pour la caméra.
Comment pouvait-elle être si calme ? Comment pouvait-elle sourire alors que nous étions nues, exposées, touchées par des dizaines d'hommes ?
-- Regarde leurs cuisses, elles brillent de cyprine.
-- Elles coulent comme des robinets.
-- Je parie qu'on pourrait les faire jouir rien qu'en soufflant sur leurs chattes.
-- Essayons.
Je sentis soudain un souffle chaud entre mes cuisses. Quelqu'un s'était agenouillé et soufflait sur mon sexe exposé.
Je tremblai violemment, mes jambes menaçant de céder.
-- Oh putain, elle a failli tomber. Elle est vraiment au bord.
-- L'autre aussi. Regarde comment elle tremble.
C'était vrai. Céleste tremblait maintenant aussi, son corps vibrant contre le mien.
Nous étions toutes les deux au bord de l'orgasme, luttant désespérément pour ne pas jouir, pour obéir aux ordres.
Finalement, après ce qui me sembla une éternité mais qui devait être une demi-heure, Valmont monta sur scène.
-- Messieurs, nous allons conclure ce spectacle dans quelques minutes. Si vous voulez une dernière caresse, c'est le moment.
Une file d'hommes se forma. Chacun monta, toucha nos corps une dernière fois, prit une photo, puis redescendit.
Je sentais des dizaines de mains sur mon corps. Sur mes seins. Sur mes fesses. Entre mes cuisses. Caressant ma chatte trempée. Pinçant mes tétons.
J'étais un objet. Une poupée. Un animal.
Et une partie de moi adorait ça.
Finalement, le dernier homme redescendit. Valmont s'approcha de nous.
-- Vous pouvez vous séparer maintenant.
Céleste relâcha lentement son étreinte. Je fis de même. Nous nous séparâmes, et je sentis immédiatement le froid de l'air sur mon corps, là où la chaleur de Céleste m'avait réchauffée.
Je baissai les yeux et vis que nos deux sexes étaient brillants de cyprine. Nous avions toutes les deux tellement mouillé que notre excitation avait coulé le long de nos cuisses, créant des traînées luisantes sur notre peau.
-- Excellente performance, mesdemoiselles. Les membres ont adoré.
Il se tourna vers l'assemblée.
-- Messieurs, applaudissez nos deux magnifiques créatures.
Des applaudissements éclatèrent dans toute la salle. Forts. Enthousiastes. Approbateurs.
Je restai là, nue et tremblante, mon corps vibrant de désir inassouvi, pendant qu'ils m'applaudissaient comme après une performance théâtrale.
-- Vous pouvez descendre maintenant.
Céleste descendit de la scène avec grâce. Je la suivis sur des jambes chancelantes, faillis trébucher dans mes talons.
Valmont nous conduisit hors du salon, à travers le couloir, jusqu'à une petite pièce que je n'avais pas vue lors de ma première visite. Un vestiaire privé avec des casiers, un canapé, un lavabo.
Une fois la porte fermée, il se tourna vers nous avec un sourire satisfait.
-- Vraiment excellent. Vous avez toutes les deux fait preuve d'un contrôle remarquable.
Il s'approcha de moi et caressa ma joue.
-- Tu as bien obéi, Barbie. Tu n'as pas joui sans permission. Je suis très fier de toi.
-- Merci, murmurai-je.
Sa main descendit le long de mon corps, frôlant mes seins, mon ventre, puis se posa entre mes cuisses. Deux doigts glissèrent facilement dans mon vagin trempé.
Je gémis, me cambrant contre sa main.
-- Tu veux jouir maintenant ?
-- S'il vous plaît. S'il vous plaît.
-- Supplie-moi.
-- S'il vous plaît, faites-moi jouir ! S'il vous plaît, j'en ai tellement besoin ! Je n'en peux plus ! S'il vous plaît !
Il sourit et commença à me doigter lentement, son pouce remontant pour frotter mon clitoris gonflé.
Des vagues de plaisir me submergèrent immédiatement. Après une demi-heure de stimulation constante, de touchers, de caresses, j'étais au bord de l'orgasme depuis tellement longtemps.
-- Jouis pour moi, Barbie. Jouis comme la petite salope que tu es.
Et je jouissais, me convulsant violemment, mes jambes cédant sous moi. Il me retint avec son bras libre pendant que je tremblais et gémissais, l'orgasme me déchirant comme un ouragan.
C'était si intense que je voyais des étoiles. Mon corps entier pulsait, chaque nerf enflammé. Je criai, ne pouvant me retenir, des sons animaux et primitifs s'échappant de ma gorge.
Quand finalement l'orgasme s'apaisa, je m'effondrais contre lui, sanglotant, tremblante, complètement épuisée.
Il me porta jusqu'au canapé et m'y déposa doucement.
-- Voilà, ma jolie. Tu as été une très bonne fille.
Je levai les yeux vers lui à travers mes larmes. Je vis Céleste derrière lui, debout près du lavabo, nous observant avec une expression étrange que je ne pouvais déchiffrer.
-- Tu peux te reposer ici quelques minutes. Puis Céleste te ramènera chez toi. Ta deuxième épreuve est terminée.
Il quitta la pièce, nous laissant seules.
Pendant un long moment, aucune de nous ne parla. Je restai allongée sur le canapé, nue et tremblante, essayant de reprendre mon souffle. Céleste se tenait près du lavabo, toujours nue elle aussi, nous regardant dans le miroir.
Finalement, elle s'approcha et s'assit sur le canapé à côté de moi.
-- Première fois qu'on te fait jouir comme ça ?
Je hochai la tête, incapable de parler.
-- C'est toujours intense la première fois. Tu t'y habitueras.
Elle tendit la main et essuya les larmes sur mes joues.
-- Tu as été parfaite ce soir, Barbie. Vraiment. Les membres t'ont adorée.
-- Toi aussi, murmurai-je finalement. Tu... tu avais l'air si calme. Comment tu fais ?
Céleste sourit.
-- De la pratique. J'en suis à ma dixième épreuve. On apprend à contrôler son corps, à séparer l'excitation physique de la réaction émotionnelle.
-- Dix épreuves, répétai-je. Combien... combien en faut-il au total ?
-- Douze. Douze épreuves pour devenir membre à part entière du Cercle.
Douze. Il m'en restait dix.
Dix épreuves comme celle-ci. Ou peut-être pires.
Je devrais me demander si je pouvais continuer. Si je pouvais supporter dix humiliations de plus.
Mais je connaissais déjà la réponse.
-- Quand est-ce que je peux faire la troisième ?
Céleste éclata de rire, un rire authentique et chaleureux.
-- Tu es vraiment accro, n'est-ce pas ?
Je hochai la tête, rougissant.
-- Oui. Je... je ne peux pas m'en empêcher. J'y pense tout le temps. Je me masturbe en pensant à ça. Je...
-- Je sais. C'est pareil pour moi. C'est pareil pour toutes celles qui restent.
Elle se leva et alla au lavabo, mouilla une serviette et revint pour me nettoyer doucement.
-- Certaines candidates abandonnent après la première ou deuxième épreuve. Elles réalisent que ce n'est pas pour elles. Mais celles qui continuent... nous sommes différentes. Nous avons besoin de ça. De l'humiliation. De la soumission. De servir.
Ses mains douces essuyaient mon visage, mon cou, mes seins, mes cuisses.
-- Et il n'y a aucune honte à ça, Barbie. C'est qui nous sommes. Des femmes qui trouvent du pouvoir dans la soumission, du plaisir dans l'humiliation.
-- Tu... tu jouis aussi pendant les épreuves ?
-- Chaque fois. Même quand j'essaie de me retenir. Mon corps répond malgré moi. Et plus c'est humiliant, plus c'est intense.
Elle me tendit mes vêtements.
-- Habille-toi. Je vais te ramener chez toi.
Pendant que je me rhabillais maladroitement, Céleste s'habilla également, enfilant sa robe rouge moulante avec une grâce naturelle.
Avant de partir, elle s'approcha de moi et ajusta mon collier.
-- Garde-le. Porte-le chez toi. Porte-le au lit. Et quand tu te masturberas en pensant à ce soir, et je sais que tu le feras, touche le collier. Rappelle-toi à qui tu appartiens maintenant.
-- Au Cercle, murmurai-je.
-- Au Cercle. Et bientôt, quand tu auras terminé tes douze épreuves, tu seras l'une d'entre nous. Une Élue. Et toutes les portes s'ouvriront pour toi.
Mais en cet instant, tout ce que je pouvais penser, c'était la sensation des mains sur mon corps. Les voix qui me dégradaient. L'orgasme dévastateur que Monsieur Valmont m'avait arraché.
Et je savais que j'attendrais avec impatience la troisième épreuve.
Parce que j'étais Barbie maintenant.
Et Barbie était une salope. Une putain. Une chienne.
Et j'adorais ça.
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