Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Soumission Lesbienne de Claire — Chapitre 1 · Une bombe parisienne découvre sa vraie nature soumise
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Soumission Lesbienne de Claire
Chapitre 1 · Une bombe parisienne découvre sa vraie nature soumise
Claire avait toujours su qu'elle était belle. Pas d'une beauté discrète ou modeste, non. Une beauté qui arrêtait les conversations dans les cafés parisiens, qui faisait se retourner les têtes dans le métro, qui provoquait des accidents de vélo sur les quais de Seine. À vingt-neuf ans, elle avait perfectionné l'art de paraître : cheveux châtains aux reflets caramel cascadant jusqu'au milieu du dos, yeux noisette aux longs cils naturels, silhouette élancée sculptée par des années de yoga et de privations calculées. Elle mesurait un mètre soixante-douze et possédait cette grâce nonchalante des femmes qui ont toujours été regardées.
Ce soir de novembre, elle avait choisi une robe en velours bordeaux qui épousait chaque courbe de son corps. Le tissu s'arrêtait à mi-cuisse, révélant des jambes interminables gainées de bas opaques noirs. Des bottines à talons hauts complétaient l'ensemble. Dans le miroir de son appartement du Marais, elle s'était observée longuement avant de sortir, satisfaite de l'image renvoyée.
Le bar où elle avait rendez-vous avec ses amies se situait rue Oberkampf, un établissement à la mode fréquenté par des créatifs et des cadres supérieurs en quête d'authenticité préfabriquée. L'endroit était bondé, saturé de conversations bruyantes et de rires artificiels. Claire naviguait entre les corps avec l'assurance de celle qui sait qu'on lui fera toujours de la place.
Ses amies étaient installées près du comptoir, trois femmes qu'elle connaissait depuis l'université et qu'elle voyait désormais avec cette régularité espacée des amitiés urbaines. Elles parlaient de leurs vies professionnelles, de leurs relations amoureuses décevantes, de leurs projets de week-end. Claire écoutait d'une oreille distraite, sirotant un Negroni dont l'amertume lui plaisait, jetant régulièrement des regards circulaires dans la salle.
Elle remarqua d'abord les hommes qui la regardaient. C'était habituel, attendu, presque rassurant. Un type en chemise blanche la dévorait des yeux depuis le fond de la salle. Un autre, au bar, tentait maladroitement d'accrocher son regard. Claire leur accordait de brefs sourires, juste assez pour les maintenir dans l'espoir, jamais assez pour les encourager vraiment. Elle aimait ce pouvoir, cette capacité à faire naître le désir d'un simple battement de cils.
Vers vingt-trois heures, ses amies commencèrent à partir. L'une avait un compagnon qui l'attendait, l'autre un réveil matinal, la troisième une excuse vague. Claire choisit de rester, commandant un second Negroni, s'installant confortablement sur un tabouret haut près du comptoir. Elle n'avait pas envie de rentrer dans son appartement vide, pas encore.
Le type en chemise blanche s'approcha finalement. Grand, brun, la mâchoire carrée, le sourire commercial. Il sentait un parfum boisé trop présent et portait une montre ostentatoire. Claire le laissa engager la conversation, répondant avec juste assez de politesse pour ne pas paraître grossière, mais sans chaleur véritable. Il était avocat d'affaires. Évidemment. Il parlait de son travail, de son appartement dans le seizième arrondissement, de ses vacances aux Maldives. Claire hochait la tête, souriait par intermittence, pensait à autre chose.
Elle le laissa lui offrir un verre. Pourquoi pas ? Cela ne l'engageait à rien. Quand il posa sa main sur son genou sous le comptoir, elle ne la retira pas immédiatement. Elle le laissa croire quelques minutes, savourant le pouvoir de cette hésitation, avant de croiser les jambes et de déplacer ainsi naturellement la main importune.
— Je reviens, finit-elle par dire en se levant avec grâce.
Les toilettes se trouvaient au sous-sol, au bout d'un escalier étroit aux murs recouverts de tags artistiques. Claire descendit lentement, son téléphone à la main, vérifiant machinalement ses notifications. Instagram, quelques likes sur sa dernière photo. Un message de son ex qu'elle ignora.
Elle poussa la porte des toilettes pour femmes.
La scène qui s'offrit à elle la figea sur place.
Deux femmes s'embrassaient contre le lavabo. L'une était adossée au meuble, jambes légèrement écartées, jupe remontée sur ses cuisses. L'autre se tenait entre ses jambes, une main dans ses cheveux, l'autre disparaissant sous le tissu de la jupe. Leurs bouches étaient soudées, leurs respirations audibles malgré la musique assourdissante qui filtrait à travers les murs.
La femme à la jupe tourna brièvement la tête vers Claire. Leurs regards se croisèrent une fraction de seconde. Puis elle ferma les yeux et se laissa aller contre le lavabo, un gémissement étouffé s'échappant de ses lèvres tandis que la main de l'autre continuait son exploration.
Claire resta immobile, le souffle coupé. Elle aurait dû sortir, refermer la porte, s'excuser. Au lieu de cela, elle observa, fascinée malgré elle. La femme debout n'avait pas tourné la tête. Elle continuait son œuvre avec une concentration totale, sa main bougeant sous la jupe dans un rythme régulier. Elle portait un jean sombre et un t-shirt blanc simple, des boots militaires aux pieds. Ses cheveux noirs étaient coupés court, presque en brosse sur les côtés, plus longs sur le dessus. De là où elle se tenait, Claire distinguait la musculature de ses bras nus, la largeur de ses épaules.
La femme à la jupe gémit plus fort et la main dans ses cheveux se resserra, tirant légèrement sa tête en arrière pour exposer son cou. La femme aux cheveux courts se pencha et planta ses dents dans cette chair offerte.
Claire sentit une chaleur inattendue envahir son bas-ventre.
Finalement, elle recula d'un pas, s'apprêtant à sortir. Mais son talon claqua bruyamment sur le carrelage.
La femme aux cheveux courts tourna enfin la tête.
Leurs regards se croisèrent.
Les yeux étaient d'un vert intense, presque lumineux dans la lumière crue des néons. Le visage était anguleux, masculin dans ses traits, mais indéniablement féminin dans sa sensualité. Les lèvres étaient pleines, légèrement entrouvertes. Une mâchoire carrée. Un nez droit. L'ensemble formait un portrait de force brute et de sex-appeal troublant.
— Tu veux participer ou juste regarder ? lança-t-elle d'une voix grave, légèrement rauque.
Claire ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Son cœur battait anormalement vite.
La femme aux cheveux courts sourit, un sourire qui n'avait rien de chaleureux. Prédateur plutôt. Puis elle retira sa main de sous la jupe, la porta à sa bouche et lécha lentement ses doigts luisants, sans quitter Claire des yeux.
— Pensais pas, dit-elle finalement. T'as pas l'air du genre.
Ce fut cette phrase qui déclencha quelque chose en Claire. Cette condescendance, cette certitude de savoir qui elle était. La colère monta, inattendue et libératrice.
— Tu ne me connais pas, répliqua-t-elle d'une voix qu'elle voulait ferme, mais qui tremblait légèrement.
— Non, c'est vrai. Mais je connais ton genre.
— Non, c'est vrai. Mais je connais ton genre.
Elle tapota la joue de sa partenaire qui ouvrit les yeux avec réticence, encore perdue dans son plaisir inachevé.
— Vas-y, ma belle. Ramasse ta culotte et va te rafraîchir.
La femme à la jupe obtempéra docilement, se baissant pour récupérer un morceau de dentelle noire tombé par terre. Elle lança un regard mi-gêné mi-amusé vers Claire avant de se glisser dans une cabine.
La femme aux cheveux courts s'avança vers Claire qui recula instinctivement jusqu'à ce que son dos heurte la porte. En trois enjambées, l'autre fut devant elle, si proche que Claire pouvait sentir son odeur.
— Ton genre, répéta-t-elle plus doucement, vient dans des endroits comme ça pour se sentir audacieuse. Porte des robes courtes. Aguiche les mecs. Mais au fond...
Elle se pencha légèrement, son souffle chaud contre l'oreille de Claire.
— Au fond, t'as jamais vraiment laissé quelqu'un te baiser comme tu en as besoin.
Claire frissonna malgré elle. Son corps réagissait indépendamment de sa volonté, ses tétons durcissant sous le tissu de sa robe, sa respiration s'accélérant.
— Va te faire foutre, parvint-elle à articuler.
La femme rit, un rire franc et profond.
— Oh, j'aimerais bien. Mais t'es pas prête pour moi, princesse.
Elle recula et se dirigea vers les lavabos pour se laver les mains tranquillement, comme si de rien n'était. Dans le miroir, elle observait Claire qui n'avait toujours pas bougé.
— Au fait, je m'appelle Sam.
Puis elle sortit, laissant Claire seule, tremblante, furieuse et étrangement excitée.
Quand Claire remonta finalement dans la salle principale, elle chercha Sam des yeux sans même s'en rendre compte. Elle ne la trouva pas. L'avocat d'affaires l'attendait toujours au bar, son sourire confiant intact. Claire le regarda comme si elle le voyait pour la première fois. Tout chez lui lui parut soudain insipide, son parfum trop fort, son assurance factice, ses mains manucurées qui n'avaient probablement jamais rien fait de plus audacieux que signer des contrats.
— Ça va ? Tu es partie longtemps, dit-il en posant à nouveau sa main sur son genou.
Claire se leva brusquement.
— Je dois y aller.
— Quoi ? Mais... on commençait à peine à...
— Bonne soirée.
— Quoi ? Mais... on commençait à peine à...
— Bonne soirée.
Elle attrapa son manteau et sortit dans la nuit froide de novembre. Sur le trottoir d'Oberkampf, elle respira profondément, tentant de calmer les battements désordonnés de son cœur. Qu'est-ce qui venait de se passer ? Pourquoi se sentait-elle si troublée par cette rencontre, par cette femme inconnue qui l'avait regardée avec ce mélange de mépris et de désir ?
Toute la nuit, dans son lit, Claire ne parvint pas à dormir. À chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle revoyait la scène dans les toilettes. Les mains de Sam sous cette jupe. Son regard vert perçant. Sa voix grave qui avait murmuré des vérités que Claire ne voulait pas entendre.
T'as jamais vraiment laissé quelqu'un te baiser comme tu en as besoin.
Claire se retourna dans ses draps, frustrée. C'était ridicule. Elle avait eu des amants. Plusieurs. Des hommes attentionnés, performants même. Elle n'avait jamais manqué de partenaires. Alors pourquoi cette phrase résonnait-elle en elle comme une accusation dont elle ne pouvait se défaire ?
Sa main glissa le long de son ventre, atteignit l'élastique de sa culotte. Elle était mouillée. Honteusement, intensément mouillée. Elle se toucha en pensant à Sam, imaginant ces mains puissantes sur son corps, cette voix grave lui donnant des ordres. L'orgasme vint vite, brutal, insatisfaisant. Elle resta allongée dans l'obscurité, fixant le plafond, se demandant ce qui n'allait pas chez elle.
Les jours suivants furent étranges. Claire retournait à son travail dans une galerie d'art du huitième arrondissement, accueillait les clients avec son sourire professionnel, organisait des vernissages, répondait aux emails. En surface, tout était normal. Mais quelque chose avait changé. Elle se surprenait à observer différemment les femmes qu'elle croisait dans la rue, dans le métro, au travail. Elle remarquait des détails qui lui avaient toujours échappé – la courbe d'une nuque, la finesse d'un poignet, l'arrondi d'une hanche sous un pantalon.
Le jeudi soir, une semaine après la rencontre, Claire se retrouva devant le même bar d'Oberkampf. Elle s'était juré de ne pas y retourner. Pourtant, ses pas l'avaient guidée là, comme aimantés. Elle hésita longtemps sur le trottoir, se sentant ridicule. Que cherchait-elle exactement ? À revoir Sam ? À prouver quoi ? Et à qui ?
Finalement, elle poussa la porte.
Le bar était moins bondé qu'une semaine auparavant. Claire commanda un gin-tonic et s'installa dans un coin, observant la salle. Sam n'était nulle part. Évidemment. Pourquoi aurait-elle été là ? Claire se sentit stupide et vida son verre plus vite que prévu.
Elle en commanda un second, puis un troisième. L'alcool l'aidait à dissiper cette tension qui ne l'avait pas quittée depuis une semaine. Vers minuit, légèrement éméchée, elle décida de rentrer. Elle se leva, chancela légèrement, et se dirigea vers la sortie.
Dans la rue, l'air froid la saisit. Elle chercha son téléphone pour commander un Uber, fouillant maladroitement dans son sac. C'est alors qu'elle entendit une voix familière derrière elle.
— Tiens, tiens. La princesse qui revient sur les lieux du crime.
Claire se retourna brusquement, manquant de perdre l'équilibre. Sam se tenait là, adossée au mur du bar, une cigarette à la main. Elle portait un blouson de cuir noir sur un t-shirt gris, un jean déchiré et les mêmes boots militaires. Ses cheveux courts étaient coiffés en arrière. Elle tira une longue bouffée de sa cigarette, les yeux plissés.
— Je ne... je ne suis pas venue pour toi, bredouilla Claire.
— Bien sûr que non.
— Bien sûr que non.
Sam écrasa sa cigarette sous son talon et s'approcha. Claire recula instinctivement, mais son dos heurta le mur de l'immeuble voisin. Sam se planta devant elle, si proche que leurs corps se touchaient presque.
— T'as pensé à moi ? demanda-t-elle sans préambule.
Claire ouvrit la bouche pour mentir, mais les mots ne vinrent pas. Son silence était une réponse en soi.
Sam sourit, ce même sourire prédateur que la semaine précédente.
— Moi aussi j'ai pensé à toi. À cette petite garce coincée dans sa jolie robe qui me regardait avec ses yeux de biche effrayée.
— Je ne suis pas...
— Si. Tu l'es. Une garce et une coincée. Mais c'est pas grave...
— Je ne suis pas...
— Si. Tu l'es. Une garce et une coincée. Mais c'est pas grave...
Sa main se posa sur la hanche de Claire, remontant lentement le long de sa taille.
— J'aime bien les défis.
Le contact déclencha une décharge électrique dans tout le corps de Claire. Elle haleta, ses jambes se dérobant légèrement. Sam la retint, son autre main venant se placer dans le bas de son dos, la maintenant fermement contre le mur.
— Tu trembles, constata-t-elle avec amusement.
— C'est le froid.
— Menteuse.
— C'est le froid.
— Menteuse.
La main sur la taille continua son ascension, frôlant le dessous de son sein. Claire ferma les yeux, submergée par des sensations contradictoires. Elle devrait repousser Sam, s'en aller, reprendre le contrôle. Au lieu de cela, elle se cambra légèrement, offrant son corps à cette exploration.
— Regarde-moi, ordonna Sam.
Claire ouvrit les yeux. Le regard vert était intense, brûlant.
— Si je te touchais là, maintenant...
Sa main descendit vers l'ourlet de la robe, effleurant l'intérieur de la cuisse.
— Tu serais déjà trempée, pas vrai ?
Claire ne répondit pas, incapable de formuler le moindre mot. Son souffle était court, saccadé. Son cœur battait si fort qu'elle était certaine que Sam pouvait l'entendre.
— Réponds-moi.
— Oui, souffla finalement Claire.
— Oui quoi ?
— Oui... je suis... je suis mouillée.
— Oui, souffla finalement Claire.
— Oui quoi ?
— Oui... je suis... je suis mouillée.
L'aveu la traversa comme une décharge de honte et d'excitation mêlées. Elle n'avait jamais dit quelque chose d'aussi cru à voix haute. Jamais admis son désir avec une telle franchise.
Sam émit un grondement satisfait. Sa main remonta plus haut, atteignant l'entrejambe de Claire par-dessus le collant. Elle pressa légèrement et Claire gémit, un son plaintif qui lui échappa malgré elle.
— T'as envie que je te baise ici ? Dans la rue ? Comme une petite salope ?
Les mots étaient obscènes, dégradants. Claire aurait dû être outrée. Au lieu de cela, elle hocha la tête, perdue dans un brouillard de désir.
Mais Sam retira soudainement sa main.
— Non. Pas ce soir. T'es trop facile. Où est le fun ?
Elle recula, laissant Claire pantelante contre le mur, frustrée et humiliée.
— Va-t'en, princesse. Rentre chez toi et touche-toi en pensant à moi. Dans une semaine, si t'as vraiment envie, tu reviendras. Et là, peut-être que je te laisserai avoir ce que tu veux.
Elle tourna les talons et disparut dans la nuit, ne laissant que l'odeur de cuir et de tabac dans son sillage.
Claire resta là plusieurs minutes, tremblante, le corps en feu. Quand elle parvint finalement à se ressaisir et à commander un Uber, elle réalisa qu'elle pleurait. Des larmes de frustration coulaient sur ses joues. Dans le taxi, elle garda les cuisses serrées, luttant contre l'envie irrépressible de glisser sa main sous sa jupe et de se soulager là, maintenant, devant le chauffeur.
À la maison, elle se déshabilla en hâte, se jeta sur son lit et se masturba furieusement. Mais même trois orgasmes successifs ne parviennent pas à dissiper cette faim dévorante que Sam avait allumée en elle.
La semaine qui suivit fut un supplice exquis. Claire oscillait entre la résolution de ne plus jamais revoir Sam et l'obsession grandissante de cette femme qui occupait désormais chaque recoin de son esprit. Au travail, elle était distraite, oubliant les noms des clients, se trompant dans les dates des vernissages. Sa collègue Mathilde finit par lui demander si tout allait bien.
— Juste fatiguée, mentit Claire avec un sourire forcé.
La vérité était bien plus complexe. Claire découvrait une partie d'elle-même qu'elle avait soigneusement enfouie, peut-être depuis toujours. Elle qui avait toujours contrôlé sa sexualité, qui choisissait ses partenaires avec soin, qui dictait le rythme et les règles, se retrouvait soudain dépossédée de tout pouvoir. Et le plus troublant était qu'elle adorait cette sensation.
Le soir, seule dans son appartement, elle se surprenait à imaginer des scénarios de plus en plus audacieux. Sam lui donnant des ordres. Sam la prenant sans douceur. Sam la regardant avec ce mélange de désir et de mépris qui la faisait fondre. Elle se touchait en pensant à elle, honteuse et excitée à la fois, atteignant des orgasmes plus intenses que tout ce qu'elle avait connu auparavant.
Le mercredi, elle fit quelque chose qu'elle n'aurait jamais imaginé faire : elle entra dans un sex-shop de Pigalle. Le lieu était étonnamment propre et moderne, loin de l'image sordide qu'elle s'en était faite. Une vendeuse souriante la guida à travers les rayons. Claire ressortit avec un vibromasseur discret et, après une longue hésitation, une paire de menottes en fourrure rose qu'elle avait trouvées presque ridicules, mais qui l'avaient fascinée.
Chez elle, elle les essaya, passant les bracelets autour de ses poignets, testant la résistance de la chaîne qui les reliait. L'idée d'être attachée, impuissante, à la merci de quelqu'un, à la merci de Sam, la fit frissonner. Elle se masturba ainsi entravée, imaginant Sam au-dessus d'elle, et l'orgasme fut d'une violence inouïe.
Le jeudi soir arriva enfin. Claire passa des heures à choisir sa tenue. Devait-elle s'habiller de manière provocante ? Ou au contraire sobre ? Finalement, elle opta pour un compromis : un jean slim noir qui moulait ses fesses et ses cuisses, un chemisier blanc semi-transparent sous lequel on devinait son soutien-gorge en dentelle noire, des bottines à talons. Elle se maquilla avec soin, traçant un trait d'eye-liner parfait, appliquant un rouge à lèvres rouge sombre.
À vingt-deux heures, elle se trouvait devant le bar d'Oberkampf. Son cœur battait si fort qu'elle en avait la nausée. Et si Sam n'était pas là ? Et si elle avait oublié ? Pire, et si elle était là avec une autre femme ?
Claire inspira profondément et poussa la porte.
Le bar était moyennement rempli. Elle parcourut la salle du regard, méthodiquement. Sam n'était pas là. La déception la frappa avec une force inattendue. Elle commanda quand même un verre, se forçant à ne pas partir immédiatement. Peut-être que Sam viendrait plus tard.
Elle attendit une heure. Puis deux. À minuit, elle dut se rendre à l'évidence : Sam ne viendrait pas. Claire vida son troisième gin-tonic, la tête légèrement brumeuse, oscillant entre colère et tristesse. Comment avait-elle pu être aussi stupide ? Sam s'était moquée d'elle, avait joué avec elle comme un chat avec une souris. Et elle était tombée dans le panneau.
Furieuse contre elle-même, Claire sortit du bar. L'air nocturne était frais, presque froid. Elle chercha son téléphone dans son sac, décidée à rentrer et à oublier toute cette histoire pathétique.
— T'es en retard.
Claire sursauta. Sam était là, sortant de l'ombre d'une porte cochère voisine. Elle portait un perfecto de cuir noir, un jean sombre et des boots. Ses mains étaient enfoncées dans ses poches. Son regard était indéchiffrable.
— Je... quoi ? C'est toi qui...
— Je t'ai dit dans une semaine. C'était jeudi dernier. Aujourd'hui, on est jeudi. T'es en retard de vingt minutes.
— Je t'ai dit dans une semaine. C'était jeudi dernier. Aujourd'hui, on est jeudi. T'es en retard de vingt minutes.
Claire ouvrit la bouche, abasourdie par le culot.
— T'étais où pendant tout ce temps ? J'étais...
— Tu m'attendais ? Comme une bonne petite chienne ?
— Tu m'attendais ? Comme une bonne petite chienne ?
Le terme fit rougir Claire, mais elle refusa de baisser les yeux.
— Va te faire foutre.
Sam sourit.
— Toujours aussi charmante. Mais je vois que t'es revenue. Ça veut dire que t'as vraiment envie.
Elle s'approcha, coinçant Claire contre le mur extérieur du bar. Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre.
— Dis-le. Dis-moi ce que tu veux.
Claire déglutit difficilement. Son orgueil lui commandait de partir, de tourner les talons et de ne jamais revenir. Mais son corps hurlait autre chose. Son corps voulait être touché, possédé, pris.
— Je veux... commença-t-elle d'une voix tremblante.
— Plus fort. J'entends pas.
— Je veux que tu me touches.
— Où ?
— Plus fort. J'entends pas.
— Je veux que tu me touches.
— Où ?
La question était directe, crue. Claire sentit ses joues s'enflammer.
— Partout.
— Sois plus précise, princesse.
— Ma... ma chatte. Je veux que tu touches ma chatte.
— Sois plus précise, princesse.
— Ma... ma chatte. Je veux que tu touches ma chatte.
Les mots lui avaient coûté. Elle n'utilisait jamais ce langage, si cru, si direct. Mais Sam semblait exiger cette franchise brutale.
— Bien. Très bien.
La main de Sam se glissa sous le chemisier, remontant sur le ventre de Claire. Sa peau était chaude, ses doigts légèrement calleux. Claire ferma les yeux, abandonnant toute résistance.
— Mais pas ici. Pas maintenant. On va chez moi.
Elle attrapa la main de Claire et l'entraîna dans la rue. Un taxi attendait au coin. Sam ouvrit la porte arrière et poussa Claire à l'intérieur avant de s'installer à côté d'elle.
— Rue Saint-Maur, indiqua-t-elle au chauffeur.
Durant le trajet, Sam garda la main de Claire dans la sienne, la serrant fermement. De l'autre main, elle caressait distraitement l'intérieur du poignet de Claire avec son pouce, un geste presque tendre qui contrastait avec sa dureté habituelle. Claire regardait par la fenêtre, hypnotisée par les lumières de Paris qui défilaient, consciente de la chaleur du corps de Sam contre le sien.
Quand Sam glissa sa main sur la cuisse de Claire, remontant lentement vers l'entrejambe, Claire écarta instinctivement les jambes. Sam sourit dans l'obscurité du taxi.
— Impatiente, murmura-t-elle.
Ses doigts trouvèrent la couture du jean, pressant le tissu contre le sexe de Claire. Même à travers l'épaisseur du denim, la stimulation était intense. Claire mordit sa lèvre pour retenir un gémissement, jetant un regard nerveux vers le chauffeur qui semblait n'avoir rien remarqué.
Sam continua son manège, frottant avec une lenteur calculée, augmentant progressivement la pression. Claire sentait la chaleur monter, son bas-ventre se contracter. Elle allait jouir. Là, dans ce taxi, devant un inconnu.
— Pas encore, chuchota Sam à son oreille, retirant soudainement sa main. Attends.
Claire laissa échapper un gémissement de frustration. Sam rit doucement.
— Patience, princesse. La soirée ne fait que commencer.
L'appartement de Sam se trouvait au quatrième étage d'un immeuble ancien sans ascenseur. L'escalier était étroit et sombre. Sam montait les marches deux par deux, tirant Claire par la main. Au troisième étage, elle s'arrêta brusquement, plaquant Claire contre le mur et l'embrassant brutalement.
Ce fut leur premier vrai baiser. Les lèvres de Sam étaient douces malgré leur fermeté, sa langue exigeante. Elle goûtait le whisky et quelque chose de plus épicé, peut-être de la cannelle. Claire s'accrocha à ses épaules, s'abandonnant totalement à ce baiser qui lui coupait le souffle. Quand Sam se détacha, Claire haleta, les lèvres gonflées.
— Monte, ordonna Sam.
L'appartement était petit, mais étonnamment lumineux malgré l'heure tardive grâce aux grandes fenêtres donnant sur la rue. Le décor était minimaliste, presque masculin. Un canapé de cuir noir, une table basse en bois brut, des étagères métalliques chargées de livres. Aux murs, des photographies en noir et blanc de femmes dans des poses suggestives.
Claire n'eut pas le temps d'observer davantage. Sam l'attrapa par la taille et l'attira vers la chambre. La pièce était dominée par un grand lit aux draps gris sombre. Une lampe de chevet diffusait une lumière tamisée.
Sam fit asseoir Claire au bord du lit et se plaça devant elle, la dominant de toute sa hauteur.
— Déshabille-toi.
L'ordre était simple, direct. Claire resta figée un instant, les mains tremblantes. Elle avait imaginé ce moment des dizaines de fois au cours de la semaine écoulée, se touchant dans son lit en fantasmant sur ce qui pourrait se passer. Mais maintenant que c'était réel, maintenant qu'elle se trouvait réellement dans la chambre de Sam, assise sur ce lit dont les draps sentaient une odeur boisée et masculine, la réalité la frappait avec une intensité qui la paralysait.
Sam arqua un sourcil, croisant les bras sur sa poitrine.
— J'ai dit : déshabille-toi. Ou alors t'es venue jusqu'ici juste pour me regarder ?
La moquerie dans sa voix piqua l'orgueil de Claire. Elle se leva lentement, ses doigts trouvant les boutons de son chemisier. Un à un, elle les défit, consciente du regard vert qui suivait chacun de ses mouvements. Quand le dernier bouton céda, elle laissa le tissu glisser de ses épaules, révélant son soutien-gorge en dentelle noire qui contrastait magnifiquement avec sa peau pâle.
Sam ne dit rien, se contentant d'observer. Son silence était plus intimidant que n'importe quel commentaire. Claire dégrafa son jean, le faisant descendre le long de ses jambes avec une lenteur calculée. Elle portait une culotte assortie au soutien-gorge, de la dentelle noire qui couvrait à peine l'essentiel. Elle resta debout en sous-vêtements, les bras ballants le long du corps, vulnérable.
— Le reste aussi.
Claire hésita. Porter des sous-vêtements sexy lui donnait encore l'illusion d'un certain contrôle, d'une séduction qu'elle orchestrait. Mais être complètement nue, exposée, c'était franchir une frontière qu'elle n'avait jamais vraiment traversée avec aucun de ses anciens amants. Même dans l'intimité, elle avait toujours gardé une certaine retenue, une certaine distance.
Sam s'approcha soudainement, si vite que Claire sursauta. Elle passa derrière elle et d'un geste expert, dégrafa le soutien-gorge. Le sous-vêtement tomba au sol, libérant les seins de Claire qui se dressaient, les tétons déjà durcis. Puis les mains de Sam attrapèrent l'élastique de la culotte et la firent glisser sans ménagement.
Claire se retrouva nue, exposée, Sam toujours habillée derrière elle.
— Beaucoup mieux, murmura Sam contre sa nuque, son souffle chaud provoquant des frissons le long de l'épine dorsale de Claire. T'as un corps magnifique. Dommage qu'il soit resté si longtemps entre les mains d'incompétents.
Ses mains remontèrent le long des flancs de Claire, effleurant ses côtes, s'arrêtant juste sous ses seins sans les toucher. Claire retenait son souffle, tous ses sens en alerte. Chaque terminaison nerveuse de son corps semblait en feu, chaque effleurement décuplé. Elle se cambra légèrement, cherchant instinctivement plus de contact, mais Sam maintint cette distance frustrante.
— Qu'est-ce que tu veux ? demanda Sam d'une voix basse, presque un ronronnement.
— Que tu... que tu me touches.
— Je te touche déjà.
— Que tu... que tu me touches.
— Je te touche déjà.
Les mains continuaient leur exploration, traçant des cercles sur son ventre, descendant vers ses hanches, remontant vers sa taille, évitant soigneusement les zones où Claire voulait désespérément être touchée.
— Sois précise. Où tu veux que je te touche ?
Claire ferma les yeux, luttant contre l'embarras qui montait. Pourquoi était-ce si difficile de dire à voix haute ce que son corps réclamait ?
— Mes... mes seins.
— Demande-le correctement.
— S'il te plaît... touche mes seins.
— Demande-le correctement.
— S'il te plaît... touche mes seins.
Les mains de Sam se refermèrent enfin sur ses seins, les pétrissant fermement, les pouces frottant les tétons durcis. Claire gémit, sa tête basculant en arrière contre l'épaule de Sam. La sensation était électrique, presque douloureuse tant elle était intense après toute cette attente. Sam pinça les tétons entre ses doigts, tirant légèrement, et Claire poussa un petit cri aigu.
— Sensible, constata Sam avec satisfaction. J'aime ça.
Elle continua son jeu, alternant caresses douces et pincements plus fermes, jusqu'à ce que Claire tremble de tout son corps, des sons plaintifs s'échappant de ses lèvres sans qu'elle puisse les contrôler. Entre ses cuisses, elle sentait l'humidité couler, son désir devenant presque douloureux.
Puis Sam s'écarta brusquement.
— Sur le lit. À quatre pattes.
Claire se retourna, croisant le regard vert intense. Sam avait enlevé son perfecto et se tenait là dans son simple t-shirt noir qui moulait son torse plat et musclé. Les bras nus révélaient des biceps bien dessinés, une force contenue qui faisait battre le cœur de Claire encore plus vite.
Elle grimpa sur le lit et se mit à quatre pattes comme demandé, consciente de l'image qu'elle offrait, ses fesses relevées, son sexe certainement visible et luisant d'excitation. L'humiliation de cette position la fit rougir, mais en même temps, la chaleur dans son bas-ventre s'intensifia. Elle entendit Sam bouger derrière elle, puis le craquement du cuir quand elle retira sa ceinture.
Le premier coup la prit par surprise. La ceinture claqua contre ses fesses, pas assez fort pour vraiment faire mal, mais suffisamment pour la faire sursauter et pousser un cri étouffé. Le second coup vint avant qu'elle n'ait eu le temps de se préparer, au même endroit, créant une brûlure superficielle sur sa peau.
— C'est pour m'avoir fait attendre ce soir, expliqua Sam d'une voix neutre.
Trois autres coups suivirent, méthodiques, espacés. Claire serrait les poings dans les draps, mordant sa lèvre pour ne pas crier. Mais ce n'était pas vraiment de douleur, c'était autre chose, un mélange étrange de sensation physique et d'abandon psychologique qui la faisait dériver dans un état second.
Quand Sam s'arrêta, elle passa sa main sur les fesses rougies, caressant doucement la peau échauffée.
— Jolie couleur. Ça te va bien, le rose.
Ses doigts descendirent, effleurant l'intérieur des cuisses. Claire écarta instinctivement les jambes, offrant un meilleur accès. Elle entendit Sam rire doucement.
— Regarde-toi. Déjà complètement ouverte pour moi. T'as vraiment aucune fierté ?
— Non, souffla Claire, surprise par sa propre honnêteté. Plus maintenant.
— Bien. C'est très bien.
— Non, souffla Claire, surprise par sa propre honnêteté. Plus maintenant.
— Bien. C'est très bien.
Les doigts atteignirent enfin son sexe, le frôlant à peine. Claire était tellement mouillée que le moindre contact produisait un son humide obscène. Sam traça lentement un doigt le long de sa fente, du clitoris jusqu'à l'entrée de son vagin, sans pénétrer, juste effleurant.
— Putain, t'es trempée. J'ai jamais vu une fille aussi mouillée. C'est pathétique.
Les mots dégradants auraient dû offenser Claire, la faire se rebeller. Au lieu de cela, ils ne firent qu'intensifier son excitation. Elle ondula des hanches, cherchant plus de pression, plus de friction.
— S'il te plaît...
— S'il te plaît quoi ?
— S'il te plaît... baise-moi.
— Comment ? J'ai pas entendu.
— BAISE-MOI ! cria presque Claire, toute retenue abandonnée.
— S'il te plaît quoi ?
— S'il te plaît... baise-moi.
— Comment ? J'ai pas entendu.
— BAISE-MOI ! cria presque Claire, toute retenue abandonnée.
Sam enfonça brusquement deux doigts profondément en elle, sans préambule. Claire hurla, le dos se cambrant violemment. Les doigts étaient épais, remplissant son sexe, étirant ses parois. Sam ne lui laissa pas le temps de s'habituer, commençant immédiatement un va-et-vient brutal, ses doigts entrant et sortant dans un rythme impitoyable.
— C'est ça que tu voulais, hein ? Te faire défoncer comme une petite pute ?
— Oui ! Oui !
— Oui ! Oui !
La main libre de Sam attrapa les cheveux de Claire, tirant sa tête en arrière, forçant son dos à se cambrer davantage. La position était inconfortable, presque douloureuse, mais l'angle permettait aux doigts de Sam de pénétrer encore plus profondément, touchant des zones que Claire ne savait même pas pouvoir être stimulées.
Le plaisir montait en vagues déferlantes. Claire n'avait jamais rien ressenti de tel. Tous ses orgasmes précédents lui semblaient soudain fades, de pâles imitations de ce qui se construisait maintenant dans son corps. Elle entendait les bruits obscènes de son propre sexe, le claquement de la main de Sam contre ses fesses à chaque coup de boutoir, ses propres gémissements et supplications incohérentes.
— Tu vas jouir pour moi ? demanda Sam, sa voix aussi dure que ses doigts.
— Oui... oui... je vais...
— Alors, fais-le. Jouis comme la petite salope que t'es.
— Oui... oui... je vais...
— Alors, fais-le. Jouis comme la petite salope que t'es.
Les mots déclenchèrent quelque chose en Claire. L'orgasme la percuta avec la violence d'un train lancé à pleine vitesse. Son corps entier se convulsa, ses jambes tremblèrent si fort qu'elle faillit s'effondrer. Elle hurla, un cri animal et primitif qu'elle ne se connaissait pas capable d'émettre. Les vagues de plaisir se succédaient, interminables, chaque contraction de son sexe autour des doigts de Sam prolongeant l'extase.
Quand ce fut enfin terminé, elle s'écroula sur le lit, pantelante, le corps couvert de sueur. Sam retira doucement ses doigts et Claire gémit faiblement à cette perte. Elle se retourna avec difficulté et vit Sam porter ses doigts luisants à sa bouche, les léchant lentement, les yeux fixés sur Claire.
— T'as un goût incroyable, commenta-t-elle simplement.
Claire ne pouvait que rester allongée là, tremblante, incapable de former une pensée cohérente. Son corps entier vibrait encore des répliques de son orgasme. Elle n'avait jamais joui aussi fort, jamais abandonné autant de contrôle. Et la nuit ne faisait que commencer.
Sam se déshabilla enfin, retirant son t-shirt pour révéler un torse musclé, presque masculin dans sa définition, mais indubitablement féminin dans sa sensualité. Ses seins étaient petits, fermes, les mamelons dressés. Elle défit son jean et le laissa tomber, ne portant qu'un boxer noir. Quand elle retira celui-ci également, Claire put voir son sexe entièrement épilé, les lèvres déjà luisantes d'excitation.
— Maintenant, c'est ton tour de me faire jouir, annonça Sam en grimpant sur le lit.
Elle se positionna au-dessus de la tête de Claire, s'agenouillant de chaque côté de son visage, son sexe à quelques centimètres de la bouche de Claire.
— T'as déjà mangé une chatte ?
Claire secoua la tête, soudain nerveuse. C'était une chose de recevoir du plaisir, c'en était une autre de le donner, surtout à une femme, surtout quand elle n'avait aucune expérience.
— Parfait. J'adore être la première. Allez, ouvre ta bouche.
Claire obéit, tirant la langue. Sam descendit lentement, laissant son sexe entrer en contact avec la langue tendue. La première chose que Claire remarqua fut le goût – salé, légèrement musqué, étonnamment agréable. La texture était douce, humide, chaude. Elle commença à lécher maladroitement, incertaine de ce qu'elle devait faire.
— Plus fort. Utilise toute ta langue. Et suce mon clito.
Claire essaya de suivre les instructions, explorant ce territoire inconnu avec une curiosité grandissante. Elle trouvait le clitoris de Sam, petit et dur, et le suça délicatement. Sam gémit au-dessus d'elle, ses hanches bougeant légèrement.
— Comme ça... oui... plus fort.
Encouragée, Claire intensifia ses efforts. Elle glissa ses mains sur les fesses de Sam, la tirant plus près, s'enfonçant littéralement le visage dans son sexe. L'odeur était enivrante, le goût addictif. Elle suçait et léchait avec de plus en plus d'assurance, écoutant les réactions de Sam pour guider ses mouvements.
Sam commença à chevaucher son visage, se frottant contre sa bouche avec des mouvements de plus en plus rapides et désordonnés. Ses gémissements devenaient plus aigus, plus pressants. Claire sentait le jus couler sur son menton, dans son cou, mais elle n'en avait cure. Tout ce qui comptait était de faire jouir cette femme qui l'avait fait découvrir un plaisir qu'elle n'aurait jamais cru possible.
— Mets tes doigts en moi... maintenant...
Claire obéit, glissant deux doigts dans le sexe de Sam tout en continuant à sucer son clitoris. L'intérieur était brûlant, serré, les parois pulsant autour de ses doigts. Elle les bougea en imitant le rythme que Sam avait utilisé sur elle plus tôt, brutal et profond.
— PUTAIN... OUI... COMME ÇA...
Sam se mit à trembler, ses cuisses se resserrant autour de la tête de Claire. Puis elle jouit, son sexe se contractant violemment autour des doigts de Claire, un flot de liquide inondant le visage de celle-ci. Elle continua à onduler, prolongeant son orgasme, jusqu'à finalement s'effondrer à côté de Claire, haletante.
Elles restèrent allongées côte à côte quelques minutes, reprenant leur souffle. Claire avait le visage couvert du jus de Sam, les cheveux en désordre, le corps encore vibrant. Elle se sentait sale, utilisée, et étrangement magnifique.
Sam se tourna vers elle, passant un doigt sur sa joue humide.
— Pas mal pour une première fois. Mais t'as encore beaucoup à apprendre.
Elle se leva et disparut dans ce qui devait être la salle de bain. Claire entendit l'eau couler. Quand Sam revint, elle tenait une serviette humide qu'elle passa doucement sur le visage de Claire, la nettoyant avec une tendresse inattendue.
— Viens. On va prendre une douche.
La salle de bain était petite, mais fonctionnelle. Sam ouvrit le robinet et ajusta la température avant de faire entrer Claire dans la cabine. L'eau chaude coula sur leurs corps, lavant la sueur et les fluides. Sam shampouine les cheveux de Claire avec des gestes étonnamment doux, massant son cuir chevelu. Puis elle savonna son corps, ses mains glissant sur chaque courbe, chaque recoin, avec une attention méticuleuse.
Sous la douche, dans l'intimité de cette petite cabine embuée, quelque chose changea. La dureté de Sam s'adoucit. Elle embrassa Claire, lentement cette fois, sans la brutalité de tout à l'heure. C'était un baiser presque tendre, exploratoire. Claire s'abandonne, ses bras s'enroulant autour du cou de Sam.
Quand elles sortirent de la douche, Sam enveloppa Claire dans une grande serviette moelleuse et la sécha comme on sèche un enfant. Puis elle l'emmena dans le lit et l'allongea. Claire pensait que la soirée était terminée, mais Sam avait d'autres plans.
— Je veux te voir te toucher, annonça-t-elle en s'installant à côté d'elle, appuyée sur un coude.
— Quoi ?
— Tu m'as entendue. Touche-toi. Fais-toi jouir devant moi.
— Quoi ?
— Tu m'as entendue. Touche-toi. Fais-toi jouir devant moi.
Claire rougit violemment. Se masturber devant quelqu'un était une intimité qu'elle n'avait jamais partagée avec personne. C'était son jardin secret, ses moments privés.
— Je... je peux pas...
— Tu peux. Et tu vas le faire. Parce que tu veux me plaire, pas vrai ?
— Tu peux. Et tu vas le faire. Parce que tu veux me plaire, pas vrai ?
Claire hocha lentement la tête. Oui, elle voulait plaire à Sam. Elle voulait être tout ce que Sam voulait qu'elle soit.
Avec des gestes hésitants, elle glissa sa main entre ses cuisses. Elle était encore mouillée, sensible. Ses doigts trouvèrent son clitoris et commencèrent à dessiner des cercles lents. Elle ferma les yeux, incapable de soutenir le regard de Sam.
— Non. Regarde-moi. Je veux voir tes yeux quand tu jouis.
Claire ouvrit les yeux, croisant le regard vert intense. C'était encore plus intimidant que de se toucher elle-même. Exposer son plaisir, sa vulnérabilité la plus profonde. Mais en même temps, quelque chose dans ce regard la poussait à continuer, à aller plus loin.
Ses doigts accélérèrent, son autre main venant pincer un téton. Elle haletait, le plaisir montant rapidement. Sous le regard fixe de Sam, son excitation atteignait des sommets qu'elle n'aurait jamais crus possibles. Il y avait quelque chose d'extraordinairement érotique à s'offrir ainsi, à être regardée dans ce moment si intime.
— Mets tes doigts en toi, ordonna Sam. Je veux te voir te baiser toi-même.
Claire glissa deux doigts dans son sexe, gémissant au contact. Elle commença à les bouger en rythme, le talon de sa main frottant son clitoris à chaque mouvement. Son regard ne quittait pas celui de Sam, comme hypnotisée.
— C'est beau, murmura Sam. T'es magnifique comme ça. Complètement ouverte, complètement offerte.
Les mots déclenchèrent quelque chose en Claire. Elle sentit l'orgasme approcher, différent de celui d'avant, plus profond, plus intime. Ses doigts s'activaient frénétiquement, son corps se tendant comme un arc.
— Jouis pour moi, Claire. Montre-moi comme t'es belle quand tu perds le contrôle.
L'orgasme la submergea, moins violent que le premier, mais tout aussi intense. Elle cria, son corps se cambrant, ses doigts toujours enfoncés en elle, prolongeant le plaisir. Et à travers tout cela, elle gardait les yeux fixés sur Sam, se donnant entièrement à ce regard qui la possédait plus sûrement que n'importe quelle caresse.
Quand les spasmes se calmèrent, elle retira ses doigts, le bras tremblant de fatigue. Sam attrapa sa main et porta les doigts luisants à sa propre bouche, les léchant lentement.
— Délicieux, commenta-t-elle avec un sourire. Maintenant, dors. T'en auras besoin.
Elle tira les draps sur leurs corps et éteignit la lampe de chevet. Dans l'obscurité, Claire sentit le bras de Sam s'enrouler autour de sa taille, la tirant contre son corps. C'était le premier geste vraiment tendre de la soirée, et paradoxalement, il toucha Claire plus profondément que tout ce qui avait précédé.
Épuisée, comblée, transformée, elle sombra dans un sommeil sans rêves.
Claire se réveilla avec les premiers rayons du soleil qui filtraient à travers les rideaux fins. Quelques secondes de confusion, puis la mémoire lui revint d'un coup, où elle était, ce qui s'était passé, avec qui. Elle tourna la tête et vit Sam endormie à côté d'elle, le visage détendu, presque vulnérable dans le sommeil. Ses cheveux courts étaient ébouriffés, une main reposant sur le ventre de Claire sous les draps.
La réalité de ce qu'elle avait fait la frappa avec une force inattendue. Elle avait couché avec une femme. Elle avait supplié, s'était soumise, avait fait des choses qu'elle n'aurait jamais imaginé faire. Et le plus troublant était qu'elle ne ressentait aucun regret. Juste une satisfaction profonde, presque animale, et une faim déjà renaissante.
Elle observa Sam dormir, détaillant son visage dans la lumière douce du matin. Les traits étaient durs, mais harmonieux, pommettes hautes, mâchoire carrée, nez droit. Les lèvres pleines étaient légèrement entrouvertes. Claire avait envie de les embrasser, de réveiller Sam de la manière la plus agréable possible.
Doucement, pour ne pas la réveiller, elle se glissa sous les draps, descendant le long du corps de Sam. Elle écarta délicatement ses cuisses et se positionna entre elles. Le sexe de Sam était juste devant elle, les lèvres roses et douces. Claire hésita un instant, puis se pencha et donna un premier coup de langue exploratoire.
Sam gémit dans son sommeil, ses hanches bougeant légèrement. Encouragée, Claire continua, léchant avec plus d'assurance, appliquant ce qu'elle avait appris la veille. Elle sentit Sam se réveiller progressivement, ses cuisses se resserrant légèrement autour de sa tête.
— Putain... quelle manière de se réveiller...
La voix de Sam était rauque de sommeil. Ses mains vinrent se poser sur la tête de Claire, guidant ses mouvements. Claire léchait et suçait avec application, déterminée à faire jouir Sam rapidement. Elle glissa deux doigts en elle, trouvant un angle qui fit gémir Sam plus fort.
— Comme ça... continue comme ça... putain oui...
L'orgasme matinal de Sam fut rapide et intense. Elle jouit en poussant un long gémissement, ses cuisses tremblant autour de la tête de Claire. Quand les spasmes se calmèrent, elle tira Claire vers le haut, l'embrassant profondément, goûtant elle-même sur les lèvres de Claire.
— T'apprends vite, commenta-t-elle avec un sourire satisfait. J'aime ça.
Elles restèrent au lit encore une heure, alternant moments de tendresse et de passion brutale. Sam semblait insatiable, et Claire découvrait qu'elle l'était tout autant. Chaque fois que Sam la touchait, l'embrassait, la pénétrait, c'était comme si un barrage cédait en elle, libérant des années de désirs réprimés qu'elle n'avait même pas su exister.
Finalement, Sam se leva et enfila un boxer et un t-shirt.
— J'ai faim. Tu veux quoi ? J'ai des céréales ou... des céréales.
Claire rit, surprise par cette normalité soudaine après l'intensité de la nuit.
— Des céréales, ça ira.
— Bien. Habille-toi et viens.
— Bien. Habille-toi et viens.
Claire chercha ses vêtements de la veille, éparpillés dans la chambre et le salon. Quand elle fut habillée, elle rejoignit Sam dans la minuscule cuisine. Celle-ci avait préparé deux bols de céréales et du café. Elles mangèrent en silence, un silence étrangement confortable.
— T'as prévu quoi aujourd'hui ? demanda finalement Sam.
Claire réalisa qu'elle était vendredi. Elle devait travailler. Un coup d'œil à l'horloge lui apprit qu'il était déjà neuf heures. Elle était censée ouvrir la galerie à dix heures.
— Merde ! Je dois aller bosser !
— Appelle et dis que t'es malade.
— Je peux pas faire ça...
— Appelle et dis que t'es malade.
— Je peux pas faire ça...
Sam se leva et vint se placer derrière la chaise de Claire, se penchant pour murmurer à son oreille :
— Si tu y vas, tu vas passer toute la journée à penser à moi. À ce qu'on a fait. À ce que je pourrais te faire encore. Tu vas être distraite, mouillée, frustrée.
Ses mains glissèrent sous le chemisier de Claire, caressant ses seins par-dessus le soutien-gorge.
— Ou alors tu restes ici avec moi, et je te baise jusqu'à ce que tu puisses plus marcher. Ton choix.
Claire gémit, son corps réagissant instantanément au contact et aux mots crus. Sam avait raison. Elle ne pourrait pas se concentrer sur quoi que ce soit d'autre aujourd'hui. Autant accepter la réalité.
— Je... je vais appeler.
— Bonne décision.
— Bonne décision.
Claire appela la galerie, prétextant une gastro soudaine. Mathilde, sa collègue, accepta de la couvrir sans poser de questions. Quand elle raccrocha, Sam l'attrapa et la souleva comme si elle ne pesait rien, la portant vers la chambre.
— Maintenant que t'as toute la journée...
Elle jeta Claire sur le lit et grimpa au-dessus d'elle.
—... Je vais vraiment m'amuser.
Ce qui suivit fut une exploration systématique de chaque zone érogène du corps de Claire. Sam semblait déterminée à cartographier entièrement son anatomie, à découvrir chaque endroit qui la faisait gémir, chaque caresse qui la faisait se cambrer. Elle utilisa ses mains, sa bouche, sa langue, et à un moment, sortit d'un tiroir un vibromasseur élégant.
— Tu vas jouir avec ça pendant que je te baise, annonça-t-elle.
Elle positionna le vibromasseur sur le clitoris de Claire, l'allumant sur une intensité moyenne, puis glissa trois doigts dans son sexe déjà trempé. La double stimulation fut presque trop intense. Claire se tordit sur le lit, submergée de sensations, incapable de former une pensée cohérente.
Sam maintenait un rythme brutal, ses doigts pilonnant le sexe de Claire sans répit, tandis que le vibromasseur bourdonnait contre son clitoris. L'orgasme arriva vite, explosif, mais Sam ne s'arrêta pas. Elle continua, poussant Claire à travers un deuxième orgasme, puis un troisième, jusqu'à ce que celle-ci supplie pour une pause.
— Tu peux encore prendre un, la taquina Sam.
— Non... non, je peux pas... c'est trop...
— Si tu peux. Allez, encore un pour moi.
— Non... non, je peux pas... c'est trop...
— Si tu peux. Allez, encore un pour moi.
Elle intensifia le vibromasseur et courba ses doigts à l'intérieur de Claire pour frotter un point particulièrement sensible. Claire hurla, le quatrième orgasme la traversant avec une violence qui frôlait la douleur. Quand Sam retira enfin le vibromasseur et ses doigts, Claire était en pleurs, tremblante, complètement vidée.
Sam la prit dans ses bras, l'embrassant tendrement, murmurant des mots apaisants.
— T'as été parfaite. Tellement parfaite.
Elle la berça jusqu'à ce que les tremblements se calment. Puis elle se leva et revint avec un verre d'eau que Claire but avec reconnaissance.
— Pause déjeuner, annonça Sam. Et cette fois, on va commander quelque chose de vrai.
Elles commandèrent des sushis et mangèrent assises en tailleur sur le lit, regardant une série sur l'ordinateur portable de Sam. C'était étrangement domestique, presque comme un couple établi. Claire se surprit à apprécier cette normalité autant que l'intensité sexuelle de la nuit précédente.
Après le déjeuner, Sam suggéra qu'elles sortent prendre l'air. Elles se promenèrent dans le quartier, main dans la main, et Claire découvrit une sensation étrange, marcher publiquement avec une femme, être identifiée comme son amante. Les regards qu'elles recevaient étaient variés : curiosité, approbation, désapprobation. Claire s'en fichait. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait exactement à sa place.
Ils s'arrêtèrent dans un café et prirent un chocolat chaud. Sam parlait de sa vie, elle travaillait comme photographe freelance, spécialisée dans les portraits de femmes. C'était ses photos que Claire avait vues aux murs de l'appartement. Elle parlait de son travail avec passion, ses yeux s'illuminant.
Claire partagea aussi, parlant de la galerie, de son amour pour l'art contemporain, de ses rêves d'ouvrir un jour son propre espace. C'était la première vraie conversation qu'elles avaient, au-delà du sexe et de la domination. Claire découvrait Sam comme une personne complexe, intelligente, drôle même.
Quand elles rentrèrent à l'appartement en fin d'après-midi, l'atmosphère avait changé. Il y avait maintenant une complicité, une connexion qui dépassait le purement physique.
— Viens, dit Sam en l'entraînant vers la chambre. Je veux essayer quelque chose.
Elle sortit du placard une paire de menottes métalliques, beaucoup plus sérieuses que les menottes en fourrure que Claire avait achetées.
— T'as confiance en moi ?
Claire regarda les menottes, son cœur accélérant. Elle devrait avoir peur. Mais étrangement, elle n'avait pas peur. Pas avec Sam.
— Oui.
— Alors, donne-moi tes mains.
— Alors, donne-moi tes mains.
Claire tendit les mains et Sam attacha ses poignets aux barreaux du lit, au-dessus de sa tête. Elle était maintenant complètement vulnérable, incapable de se protéger ou de se toucher. Sam se déshabilla lentement, laissant Claire l'admirer. Puis elle se déshabilla également Claire, avec une lenteur torturante, embrassant chaque parcelle de peau révélée.
— Je vais te faire l'amour maintenant, annonça Sam, et sa voix avait perdu toute dureté. Vraiment te faire l'amour.
Ce fut différent de tout ce qui avait précédé. Sam l'embrassa longuement, profondément, avec une tendresse infinie. Ses mains exploraient le corps de Claire avec douceur, caressant plutôt que possédant. Quand elle glissa finalement ses doigts dans le sexe de Claire, les mouvements étaient lents, mesurés, presque révérencieux.
Elle regardait Claire dans les yeux, maintenant ce contact visuel intense tandis qu'elle la pénétrait avec une régularité hypnotique. Ce n'était plus une baise brutale, mais quelque chose de bien plus profond, une connexion qui dépassait le simple physique.
— T'es tellement belle, murmura Sam. Tellement parfaite.
L'orgasme monta lentement, différent des précédents. Quand il arriva, ce fut comme une vague douce qui submergeait tout son être, un plaisir qui touchait non seulement son corps, mais aussi son cœur. Elle jouit en regardant Sam, des larmes coulant sur ses joues sans qu'elle sache vraiment pourquoi.
Sam la détacha et la prit dans ses bras, la serrant fort contre elle. Elles restèrent enlacées longtemps, le silence ponctué seulement par leurs respirations synchronisées.
— Reste cette nuit aussi, murmura finalement Sam.
Ce n'était plus un ordre. C'était une demande, presque vulnérable.
— D'accord.
Elles passèrent la soirée à cuisiner ensemble, enfin, Sam cuisinait pendant que Claire l'observait, assise sur le plan de travail, commentant et goûtant. Sam prépara des pâtes carbonara, simples, mais délicieuses. Elles mangèrent en parlant de tout et de rien, riant facilement, se découvrant au-delà du sexe.
Cette nuit-là, après avoir à nouveau fait l'amour avec une intensité qui laissa Claire pantelante et comblée, elles s'endormirent, enlacées. Et pour la première fois depuis longtemps, Claire se sentit non seulement désirée, mais aussi comprise, acceptée dans son entièreté.
Le week-end passa dans un brouillard de sexe, de conversations profondes et de moments de tendresse inattendue. Quand Claire rentra finalement chez elle dimanche soir, elle se sentait transformée, comme si une nouvelle personne habitait son corps. Elle passa devant le miroir de son entrée et se regarda vraiment pour la première fois depuis longtemps.
Physiquement, rien n'avait changé. Toujours la même femme belle, les mêmes courbes parfaites, les mêmes cheveux brillants. Mais quelque chose dans son regard était différent. Une profondeur nouvelle, une connaissance d'elle-même qu'elle n'avait jamais eue.
Le lundi matin, retourner au travail fut étrange. La galerie lui sembla irréelle, comme si elle appartenait à une autre vie. Mathilde la questionna sur sa gastro avec sollicitude, et Claire mentit avec aisance, inventant des détails crédibles. Mais tout au long de la journée, son esprit revenait sans cesse à Sam, aux choses qu'elles avaient faites, aux sensations qu'elle avait découvertes.
Son téléphone vibra en milieu d'après-midi. Un message de Sam : « Tu me manques déjà. Ce soir ? »
Claire sourit, son cœur s'accélérant. Elle répondit immédiatement : « Oui. »
Ainsi commença un rituel. Presque chaque soir, Claire se rendait chez Sam. Parfois elles faisaient l'amour pendant des heures, explorant de nouvelles facettes de leur sexualité. Sam introduisit progressivement de nouveaux éléments, des jouets plus sophistiqués, des scénarios de domination plus élaborés, des jeux de rôle qui poussaient Claire hors de sa zone de confort.
Mais il y avait aussi des soirées plus calmes, où elles regardaient simplement des films, cuisinaient ensemble, discutaient de leurs journées respectives. Claire découvrait qu'elle aimait ces moments autant que le sexe intense. Peut-être même davantage, car ils signifiaient que leur relation était plus qu'une simple attirance physique.
Un soir, environ un mois après leur première rencontre, Sam aborda un sujet qu'elle avait évité jusque-là.
— T'as déjà pensé à être vraiment soumise ? Pas juste pendant le sexe, mais comme... un mode de vie ?
Elles étaient allongées dans le lit, Claire blottie contre le torse de Sam.
— Je... je sais pas trop ce que ça veut dire, admit Claire.
— Ça veut dire me laisser le contrôle. Sur beaucoup de choses. Ce que tu portes, quand tu te touches, quand tu jouis. M'appartenir, d'une certaine façon.
— Ça veut dire me laisser le contrôle. Sur beaucoup de choses. Ce que tu portes, quand tu te touches, quand tu jouis. M'appartenir, d'une certaine façon.
Claire sentit son pouls s'accélérer. L'idée aurait dû l'effrayer, déclencher tous ses réflexes d'indépendance et de liberté. Au lieu de cela, elle se sentait... intriguée. Excitée même.
— Tu veux que je sois... quoi ? Ta soumise ?
— Oui. Officiellement. Avec des règles, des limites qu'on établirait ensemble. Mais aussi avec un engagement plus profond.
— Et toi tu serais... ma dominante ?
— Exactement.
— Oui. Officiellement. Avec des règles, des limites qu'on établirait ensemble. Mais aussi avec un engagement plus profond.
— Et toi tu serais... ma dominante ?
— Exactement.
Claire réfléchit longuement. C'était un grand pas, bien au-delà de simplement coucher ensemble. Cela signifierait accepter officiellement ce qu'elle était, une femme qui trouvait du plaisir dans la soumission, qui s'épanouissait sous la domination de Sam.
— Je veux essayer, dit-elle finalement.
Sam se redressa, la regardant intensément.
— T'es sûre ? C'est pas un jeu, Claire. Si tu acceptes, il y aura des règles que tu devras suivre, même quand t'en auras pas envie. Il y aura des punitions si tu désobéis. Et il y aura des choses que je te demanderai qui te mettront mal à l'aise.
— Je suis sûre.
— Je suis sûre.
Sam sourit, un sourire satisfait qui fit fondre Claire.
— Alors demain soir, on va formaliser ça. Je vais établir des règles, et tu vas les accepter. D'accord ?
— D'accord.
— D'accord.
Cette nuit-là, Claire dormit peu, à la fois excitée et nerveuse de ce qu'elle venait d'accepter. Elle était en train de franchir un seuil dont elle ne pourrait peut-être pas revenir. Mais étrangement, cette perspective ne l'effrayait pas. Elle se sentait enfin sur le chemin de devenir qui elle était vraiment censée être.
Le lendemain soir, quand elle arriva chez Sam, l'atmosphère était différente. Plus formelle, presque cérémonielle. Sam l'attendait, habillée de noir de la tête aux pieds, assise dans un fauteuil du salon.
— Déshabille-toi complètement et viens t'agenouiller devant moi, ordonna-t-elle dès que Claire entra.
Claire obéit, retirant ses vêtements méthodiquement, les pliant soigneusement avant de s'agenouiller sur le sol froid devant Sam. La position était inconfortable, humiliante même, et pourtant elle sentait déjà l'excitation monter.
Sam sortit une feuille de papier de sa poche et commença à lire.
— Règle numéro un : Tu ne te touches plus sans ma permission. Jamais. Même seule chez toi. C'est compris ?
— Oui.
— Oui quoi ?
— Oui... Maîtresse ?
— Oui.
— Oui quoi ?
— Oui... Maîtresse ?
Le mot était sorti naturellement, sans qu'elle ait eu besoin d'y penser.
Sam sourit.
— Parfait. Règle numéro deux : Tu porteras tous les jours le sous-vêtement que je choisirai pour toi. Je vais te donner une sélection, et chaque matin, tu m'enverras une photo pour que je voie que tu obéis.
Claire hocha la tête, fascinée par où cela menait.
— Règle numéro trois : Trois soirs par semaine minimum, tu viendras ici. Si tu ne peux pas pour une raison légitime, tu devras me prévenir et obtenir ma permission.
— Oui, Maîtresse.
— Règle numéro quatre : En ma présence, tu es nue sauf si je t'ordonne de porter quelque chose de spécifique. Et tu t'adresses toujours à moi avec respect.
— Oui, Maîtresse.
— Règle numéro quatre : En ma présence, tu es nue sauf si je t'ordonne de porter quelque chose de spécifique. Et tu t'adresses toujours à moi avec respect.
La liste continua. Certaines règles étaient simples, d'autres plus complexes et invasives. Mais Claire accepta chacune d'elles, sentant qu'elle se débarrassait progressivement d'un fardeau qu'elle portait depuis toujours, le fardeau de devoir toujours être en contrôle, toujours forte, toujours indépendante.
Quand Sam eut fini de lire, elle posa le papier.
— Tu acceptes toutes ces règles ?
— Oui, Maîtresse.
— Alors maintenant, tu m'appartiens. Ton corps, ton plaisir, tout m'appartient. Et en échange, je vais prendre soin de toi comme personne ne l'a jamais fait. Je vais te donner ce dont tu as besoin, même quand tu ne sais pas encore que tu en as besoin. Tu comprends ?
— Oui, Maîtresse.
— Oui, Maîtresse.
— Alors maintenant, tu m'appartiens. Ton corps, ton plaisir, tout m'appartient. Et en échange, je vais prendre soin de toi comme personne ne l'a jamais fait. Je vais te donner ce dont tu as besoin, même quand tu ne sais pas encore que tu en as besoin. Tu comprends ?
— Oui, Maîtresse.
Sam se leva et caressa les cheveux de Claire avec une tendresse inattendue.
— Bien. Maintenant, on va sceller cet accord de la manière appropriée.
Ce qui suivit fut l'une des nuits les plus intenses que Claire ait jamais vécues. Sam la posséda dans tous les sens du terme, la poussant à ses limites et au-delà, testant sa soumission, sa capacité à abandonner le contrôle. Elle utilisa des jouets que Claire n'avait jamais vus, explora des pratiques qui faisaient rougir Claire rien qu'à y penser.
Mais à travers tout cela, il y avait aussi une attention constante au bien-être de Claire, une vérification régulière qu'elle allait bien, que ce n'était pas trop. Et cette dualité – la dureté combinée à la sollicitude rendit l'expérience encore plus profonde.
Quand ce fut terminé, alors que Claire gisait épuisée dans le lit, couverte de marques et de sueur, Sam la prit dans ses bras et murmura :
— Tu es à moi maintenant. Complètement à moi.
Et Claire, pour la première fois de sa vie, se sentit véritablement libre.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
J'adore faire cette demande à mes partenaires
Je suis moi-même soumis depuis de longues années pour mon plus grand plaisir
Pleines de passion, elle nous transporte dans un rythme incroyable qui nous laisse avec une belle ouverture !
Félicitations, hâte de lire la suite
J'espère qu'il y aura une suite à ce chapitre
Magnifique.
Comme j'aimerais que cette histoire continue ..
Bravo et merci pour ce moment
Bravo et merci.