Une rencontre de sensualité
Chapitre 1
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✦ Plumedouce Une rencontre de sensualité XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une rencontre de sensualité — Chapitre 1

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Plumedouce
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Une rencontre de sensualité

Chapitre 1

Je ne crois plus en l'amour. Ouais, c'est ringard, je sais que c'est du vu et du réentendu. Plus bateau il n'y a que ces navires qui chavirent. Mais dans cette profonde désillusion qui m'accompagne depuis des mois à présent, une certitude s'est progressivement bâtie, conquérant mon âme meurtrie par ce cœur que certaines se sont attelé, bon gré mal gré, à briser. Enfin, ce serait un peu simpliste de tout leur mettre sur le dos, j'ai contribué activement à ces échecs. Ouais, je ne suis pas infaillible, comme toutes ces femmes ne l'étaient pas non plus. Nous ne sommes que trop humains. Imparfaitement humain. J'ai cessé de rêver d'une relation amoureuse parfaitement imparfaite. Mais ce désir en moi de vivre, de découvrir l'autre, lui, s'en est paradoxalement retrouvé exacerbé.
Et c'est là qu'elle est arrivée. Elle est apparue dans ma vie pile à ce moment où j'ai pris conscience de mon envie de toucher et explorer de nouveaux corps, plutôt que de nouveaux cœurs. Cela peut s'apparenter à une nouvelle histoire d'amour, mais ici, on ne parle pas d'un amour romantique comme j'y aspirais tendrement et amèrement depuis ma tendre enfance, non, plus de ça chez moi. Ici, c'est de l'amour charnel, celui du désir, de cette invisible tension qui agite les esprits et les corps. Rien que d'y penser, je sens mon cœur s'accélérer et mes habits se rétrécir autour de mon corps.
Je ne devrais pas me laisser emporter par mes brûlants songes, surtout en public. Assis sur mon banc, j'attends en regardant ce beau lac d'Annecy bercer l'horizon vertical des montagnes hautes savoyardes, mon regard se perdant dans les reflets du soleil déclinant en cette délicieuse soirée estivale. Adossé à ce banc, au milieu de ces gravures romantiques sûrement faites par des couples depuis longtemps séparés à présent, enfin j'en mets aisément ma main droite à couper. Mais trêve d'aigreur. Aujourd'hui est jour de rencontre. Oui, je vais enfin la rencontrer, cette femme qui m'enflamme depuis tant de jours à présent. C'est elle que j'attends dans cette belle ville, bien sagement assis sur ce banc, mes écouteurs me diffusant une de ces chansons qui me fait frissonner, Take me first de Bad Omens. Pour du métal, c'est d'une rare sensualité. Elle m'a demandé de composer une playlist qui éveillerait nos sens les plus charnels. Je ne me suis pas fait prier.
Cette femme, Clara, a le dont d'enflammer les mots qu'elle écrit ou qu'elle prononce de sa voix claire et enivrante.
Je reçois alors un message Instagram d'elle.
— Je te vois.
Mon cœur manque un battement et machinalement, je relève la tête, comme si je venais de boire la tasse et que mes poumons réclamaient de l'oxygène.
Je la vois, alors, elle, l'être de tous mes désirs, celle qui réchauffe mes rêves et avec qui nous échangeons des messages et des photos peu catholiques. Sa longue chevelure brune est brassée par le vent, des verres noirs couvrent son regard. Elle a revêtu une jolie robe fleurie qui lui arrive en dessus des genoux, laissant voir ses mollets embellis par plusieurs tatouages colorés. Ses bras bronzés tiennent un sac cabas, le fameux dont elle m'avait déjà parlé.
Quand elle me voit, son visage fin s'illumine d'un grand sourire tracé par ses lèvres gourmettes. Elle se rapproche de sa démarche assurée. Je ne peux m'empêcher d'afficher à mon tour un grand sourire, elle qui m'avait dit n'avoir que peu confiance en elle à cause de ses formes. Elle craignait qu'elle ne me plaise pas, mais je dois bien admettre qu'en voyant cette aura l'entourer, j'ai plutôt l'impression que le mercure vient d'augmenter de vingt degrés, comme si les vingt-cinq de cette fin de journée ne suffisaient déjà pas à me donner suffisamment chaud.
Alors qu'elle se rapproche, je quitte le banc, non sans oublier mon sac à dos, pour la rejoindre. Mon cœur s'emballe au fur et à mesure que nous nous rapprochons. Enfin, nous nous retrouvons et non sans une pointe de gêne, nous nous saluons. Cela fait des semaines que nous discutons tous les jours, que nous nous cherchons, nous amusons de faire monter la pression dans des moments inopportuns, comme lorsque nous sommes entourés, ou pire, au travail. Nous avons vu à travers des pixels des tétons, des zones érogènes fièrement exhibées, pourtant, notre embrassade se fait des bouts des lèvres, tous deux intimidés.
— Tu as fait bonne route ? me demande-t-elle.
— Oui, et toi ?
— Très bien aussi. Tu ne m'as pas envoyé d'audios de toi en train de rager au volant ? sourit-elle, en retirant ses lunettes de soleil, dévoilant son regard d'un bleu polaire aussi brûlant que de la glace, dont la sensualité est accentuée par le discret maquillage qu'elle arbore.
Devant ces yeux perçant jusqu'aux tréfonds de mon âme, je manque de perdre mes mots, mais au lieu de cela, je m'entends lui répondre :
— Et non, j'ai préféré économiser ma salive pour toi.
Cela étant dit, c'est à son tour d'être décontenancée.
— Oh... articule-t-elle... Il fait un peu chaud ici non ? rigole-t-elle, en secouant le haut de sa robe me laissant entrevoir ses deux magnifiques seins que je n'ai pu caresser qu'à travers l'écran de mon smartphone.
— A qui le dis-tu.
Soudain, nous ne disons plus rien, nous contentant de scruter nos regards. Je décèle dans le sien du désir, une tension ravage les tréfonds de son être, je sens naître entre nous une attraction à laquelle nos corps résistent tant bien que mal. Je sens mes vêtements m'oppresser, comme si la chaleur continuait de m'accabler, je sens mon t-shirt s'humidifier au même titre que mon souffle se raccourcir.
— Et si nous allions manger ? se risque Clara d'une voix tremblante.
— Tu veux aller manger quoi ?
Elle fait un pas vers moi et rapproche sa bouche de mon oreille.
— Toi, me souffle-t-elle.
Ce simple mot, tendrement, doucement prononcé, comme une légère brise, provoque en moi un déferlement venteux, ne tardant pas à faire gonfler mon sexe déjà sous tension depuis que je l'ai entrevue.
— J'ai aussi terriblement faim, réponds-je.
Elle me lance un de ses sourires qui n'a eu de cesse de me faire chavirer sur les photos qu'elle m'a envoyées. Nous nous mettons en marche, nous peinons à ne pas réduire la distance entre nous, ainsi, comme des aimants, nos bras s'effleurent, se heurtent, à chacun des contacts, je sens nos peaux s'électriser. Nous nous rapprochons indéniablement de l'hôtel, du lieu où nous avons convenu d'enfin laisser s'exprimer toute cette tension que nous n'avons eu de cesse d'alimenter jusqu'à cette fatidique soirée.
Je sens son regard me regarder de la tête aux pieds, non sans s'attarder sur la bosse qui déforme mon short. Elle me lance alors un sourire espiègle.
— J'ai de la chance que ce que je ressens se voit moins que toi.
— Ah oui ? Et ça donne quoi alors ce que tu ressens ?
— Mmmh bah disons que je regrette de ne pas avoir mis une culotte de bain, rigole-t-elle, de son rire cristallin, m'emportant avec elle.
C'est ce que j'apprécie dans notre relation ; nous sommes en permanence dans la séduction, dans l'entretien d'une tension sexuelle, mais malgré cela, nous restons authentiques, ponctuant nos chauds échanges de partages humainement passionnants et profonds. L'hypersensible victime de sa sensibilité se nourrit de cette profondeur. Elle aussi l'étant, je sais que cela n'a de cesse de la conforter dans son excitation.
Nous arrivons enfin à l'hôtel.
— Bonsoir, j'ai réservé une chambre au nom de Amazone.
Alors que l'hôtesse se plonge dans son écran d'ordinateur, Clara m'entoure les hanches, me soufflant en rigolant :
— Mais t'es sérieux-là ?
— Attends.
— Alors oui, une chambre au nom de Amazone. Une nuit en chambre lit king size.
— Mais t'es con Thomas.
Après avoir quitté le guichet avec la précieuse carte en mains, nous nous lançons dans l'ascension.
— Je n'y crois pas que tu aies fait un truc pareil, rigole-t-elle.
— Je t'avais dit que j'étais plein de surprises.
— Mais un truc pareil, sérieux !
Elle est visiblement émue par mon geste.
— Quand je disais qu'à mes yeux tu avais tout d'une guerrière et d'une Amazone et que je trouvais dommage que le monde ne le voit pas, tu vois que je ne mentais pas, lui souris-je.
— Quel séducteur...
Elle se penche à côté de moi et dépose un doux baiser sur ma joue. Tournant ma tête, nos visages ne se retrouvent qu'à quelques millimètres, je peux sentir son souffle accéléré sur mes lèvres. Dans ses yeux brille une féroce étincelle. Les senteurs sucrées de son parfum viennent me prendre au piège dans ses charmes. J'ai envie d'elle. J'ai tant envie, que je pourrais ici, dans cet étroit ascenseur, lui arracher sa culotte et plonger ma tête dans son entrejambe pour enfin la déguster, avant de la pénétrer de mon sexe gonflé. J'en salive d'avance. Durant cette seconde durant laquelle nos lèvres ne demandent qu'à s'unir et qu'un afflux de pensées cannibales nous assaille, l'ascenseur est pris d'un soubresaut et les portes s'ouvrent enfin sur notre étage.
— On y va... murmuré-je.
— Et si on restait là ?
Ses mots prononcés de son haleine envoûtante s'infiltrent dans mes narines, se répandent dans mon organisme comme autant d'arômes venant suractiver mon système nerveux. Je pourrais la prendre là et maintenant, sans demander mon reste. Son cou me semble soudainement si appétissant, j'ai envie de le saisir, de la retourner, la plaquer contre la paroi de l'ascenseur, mais...
— Après passé deux heures de route, j'ai bien besoin d'une bonne douche moi, lui lancé-je.
Son visage dont les fins traits étaient tirés par le désir change directement alors que je quitte l'ascenseur me dirigeant vers notre luxurieuse suite.
— Hein ? Mais quoi ?! s'exclame-t-elle, troublée, en m'emboîtant le pas.
— Je tiens à avoir le meilleur goût possible.
— Mais...
— Tes délicates papilles méritent le meilleur, réponds-je en m'arrêtant soudainement.
Sur sa lancée, elle me rentre dedans. Voici le premier contact complet de nos corps. Sans m'en rendre compte, mes mains sont venues saisir ses hanches, bloquant son corps contre le mien, ses seins se pressant contre mon torse.
Sans crier gare, nos visages se sont à nouveau rapprochés.
— Oh... décidément, quel gentleman... murmure-t-elle.
Alors que le temps se suspend à nouveau à nos lèvres s'effleurant, un bruit de porte nous ramène à la réalité. Un couple de personnes âgées se sentant de trop nous passe à côté, s'excusant et nous souhaitant une bonne soirée.
Après un long silence ayant suivi le son de l'ascenseur, Clara et moi sommes pris d'un fou rire. Elle posant sa tête sur mon épaule et moi je ne manque pas d'un peu plus l'enserrer.
— On ferait mieux d'y aller dans cette chambre, articulé-je entre deux quintes de rires.
— Je pense aussi.
A peine remis de notre fou rire, nos corps doivent à regret se séparer pour ces quelques mètres nous séparant de l'antre de tous les plaisirs.
La porte enfin ouverte, je laisse Madame rentrer en première, en profitant pour admirer ses fesses rebondies s'agitant les revers de sa sublime robe.
— Tu vas à la douche alors ? me demande-t-elle en prenant connaissance du lit de nos futurs ébats.
— Oh oui, dis-je, en posant mon sac à dos à côté de la porte de la salle de bain.
— Thomas, me lance-t-elle.
— Mmmh ?
— Ne tarde pas trop.
— Oh ne t'inquiète pas, j'ai envie de profiter de chaque seconde avec toi.
Je rentre dans la pièce et en fermant la porte, je la vois, sur le lit, me dévorer du regard.
Sans plus attendre, je me débarrasse de mon carcan de tissu, permettant à mon pénis d'enfin se dresser librement, lui qui jusqu'alors était injustement compressé par mes habits. Je me jette sous l'eau brûlante, espérant faire désenfler cette érection qui en devient douloureuse, mais rien n'y fait, Clara m'a bien trop excitée du simple fait de sa présence. Après un savonnage dans les règles de l'art, ne manquant pas de faire briller mes parties génitales, annihilant toute senteur tue-l'amour, je m'enroule dans un linge de bain gracieusement fourni par l'hôtel et quitte enfin la salle de bain, libérant un air brûlant dans la pièce.
Je découvre alors Clara qui a troqué sa robe pour cette sublime lingerie qu'elle n'avait pas manqué de me montrer lors de nos échanges endiablés. Son haut bleuté ne cache pas grand-chose de ses seins dont les tétons sont comprimés par le tissu transparent. Quant au bas, je constate pour mon plus grand plaisir qu'elle a revêtu ce tanga bordeaux qu'elle m'a tant exhibé.
— Woaw, murmuré-je, simplement vêtu de ce linge de bain, enroulant ma taille et empressant mon érection ayant redoublé de force à la vue de cette sublime Amazone, allongée sur ce lit encore bien trop propre.
— Alors, tu me montres ce que tu m'as amené ? me lance-t-elle, adressant des regards suggestifs à mon sac à dos.
Je le ramasse et me rapproche à mon tour du lit.
Elle est tellement séduisante. Je peux voir sa peau claire et lourde saisir ces deux masses de chairs qui absorbent mon regard comme un trou noir absorbe la lumière. Je ne vois qu'eux. Eux, et mon désir de les dévorer de ma bouche engourdie par toute cette salive qui ne demande qu'à se répandre sur sa peau.
Je pose mon sac sur le matelas et en sors délicatement un premier jouet : un dildo en verre transparent qui attire ses yeux bleus qui lorgnent sur la grandeur de l'objet, 17,5 centimètres qui ne perdent jamais de leur vigueur.
— Déjà ceci.
— Pas mal, ment-elle.
— Et ensuite...
Je sors alors une mini-lune jaune, qu'elle questionne du regard.
— Un stimulateur clitoridien pour vous procurer des orgasmes que vous ne voudriez oublier... pour rien au monde.
— Oh dis donc...
Elle se met alors à quatre pattes sur le lit, s'avançant telle une prédatrice dans la direction de sa proie.
« Mais je crois bien lorgner sur autre chose...
Elle vient alors déposer un bisou sur mon ventre, à quelques centimètres de la protubérance déformant la serviette dans laquelle je suis enroulé. Elle se redresse, venant approcher à nouveau son visage du mien, nos lèvres se rapprochant dangereusement. Je sens sa main venir d'abord enserrer mon sexe à travers le linge, me libérant une décharge à travers tout le corps, avant de se diriger vers sa lisière, dans l'optique de me débarrasser de cette ultime barrière.
— Pas maintenant.
— Ah bon ?
Je me saisis à nouveau du dildo et prends soin de caresser son corps avec son embout froid, lui procurant nombre de frissons se dessinant sur cette peau bronzée dont je souhaite tant me délecter. Arrivé à son visage, je le frôle avec ce jouet. Sa langue vient le chercher et elle l'embouche, en ne me lâchant pas du regard. Je le lui retire, laissant ses lèvres humides ballantes, cherchant à nouveau à s'emparer de quelque chose.
— J'ai très envie de t'embrasser...
— Qu'est-ce que tu attends alors, murmure-t-elle, rapprochant ses lèvres des miennes.
Enfin, après tant d'attente, de tension, nos saveurs se mélangent. Je sens enfin cette douceur sucrée se poser sur ma lippe. Nos souffles semblent s'unir dans ce baiser. Ses mains viennent caresser mon torse pendant que les miennes viennent à la fois entourer ses hanches et son cou, l'empêchant de s'éloigner de moi. Mais, elle ne semble pas en avoir envie, tant la force de ses lèvres est écrasante. Autour de nous, tout semble disparaître. Sans m'en rendre compte, Clara me débarrasse de ma serviette, laissant mon sexe se coller au tissu de son haut. Nos lèvres ne parviennent plus à se quitter et nos langues se rencontrent, s'entremêlant dans des souffles rauques.
Ses mains viennent se saisir de ma chaire emplie de sang et d'excitation, lui apportant quelques caresses appuyées.
Je la débarrasse à mon tour de son haut, me révélant dans leur plus simple apparence ses deux seins que je m'empresse de pétrir. Ils sont si doux, si chauds, je sens les battements de son cœur irradier cette magnifique poitrine.
— Laisse-moi m'occuper de toi, j'ai tant envie de te goûter, lui dis-je.
Ses lèvres se séparent des miennes, sans que ses mains ne lâchent ma verge, m'attirant avec elle sur le lit. Je me saisis de la lune et alors que je commence à déguster son cou aux senteurs me rappelant les meilleurs moments de ma vie, j'approche le jouet de l'un de ses tétons en lui arrachant un soupir teinté de gémissement.
Ce n'est que quand la lune aspire l'embout de peau qu'elle lâche un premier râle de plaisir en même temps que mes lèvres tâtent avec gourmandise ces frissons marquant la peau de sa poitrine.
Ses mains viennent caresser mes cheveux, au fil que ma langue trace le contour de ses seins que mon excitation malmène pour son plus grand plaisir.
Elle me pousse à poursuivre la descente, son corps me faisant comprendre que bien que ma langue soit la bienvenue sur ces seins et que mes dents mordillant ces tétons soient très appréciées, il est temps de la soulager du fardeau de son envie qui lui a suffisamment pesé jusqu'ici.
Ma bouche passe en revue son ventre, qu'elle n'a eu de cesse me caractériser comme « trop gros,», mais jamais comme « délicieusement rebondi ». Je vis de mon regard curieux, les vestiges de ces fameux kilos qu'elle m'annonçait fièrement avoir perdu lors de nos discussions virtuelles, raison pour laquelle je l'avais qualifiée de guerrière face aux épreuves de la vie et donc, d'Amazone. Je perçois ces marques, comme les cicatrices de batailles passées glorieusement remportées par Clara et ne manque pas de les embrasser, une à une, en signe de reconnaissance pour leur trépas et l'évolution offerte à ma sensuelle partenaire.
Arrivant à la frontière de son tanga, je sens une enivrante odeur m'agripper la nuque semblant irrésistiblement attirer ma bouche en direction du fruit salé gorgé d'eau que ma langue imagine avidement lécher depuis tant de temps. La chaleur qui s'échappe du fin tissu, ne me laisse peu de doutes quant à l'origine de cette pesante tension électrisant nos corps et nos rapports depuis de dizaines de messages à présent.
— Tu veux que je t'en débarrasse ? lui demandé-je.
Pour seule réponse, je vois Clara se cambrer afin de retirer son tanga humidifié par son excitation, m'offrant sa totale nudité et me révélant le fruit défendu protégé par une brune toison, respectant son adage qu'elle m'avait confié avec fierté « Chez moi, tout est doux sauf le minou. ».
Alors que je lui propose de me montrer comment elle utilise cette lune sur ce clitoris dissimulé dans ces poils, elle me souffle :
— Plus tard, là je veux ta bouche Thomas... si tu le veux.
Et comment que je le veux, je n'attendais que ça. Sans plus attendre, je plonge ma tête entre ses cuisses, léchant son aine trempée de cyprine. Un goût légèrement âpre et salé vient stimuler mon palais et je deviens soudainement accro à cette nouvelle saveur, qui, jusque-là m'était inconnue. Je ne peux plus m'en passer. Ma langue remonte sans tarder jusqu'aux abords de la source de cette substance à présent essentielle à ma survie. Je sens le corps de Clara se crisper alors que mes lèvres se resserrent sur son fruit goûteux. Ma langue se rapproche de son clitoris, non pas sans s'attarder sur chaque parcelle de son con, j'entends ses gémissements s'intensifier et s'éclaircir. Ses mains viennent agripper mes cheveux, collant mon visage à son entrecuisse, pour mon plus grand bonheur. Je n'ai nullement envie de cesser de lui sucer le clitoris, de sentir son corps se courber, s'agiter, son plaisir ne sachant plus comment s'exprimer et s'exorciser hors de son enveloppe charnelle.
Je laisse mes coups de langue voguer à travers sa mouille inondant le bas de mon visage au rythme de ses gémissements se transformant en cris alors qu'elle est secouée par des spasmes.
— Vas-y, oui, oui, oui, oui, hurle-t-elle alors que soudainement, ses deux mains agrippent mon visage pendant que son corps tout entier se raidit et son souffle se coupe quelques secondes durant.
Sortant de l'abri trouvé entre ses cuisses à présent brûlantes, je vois sa poitrine se soulever lentement, alors qu'elle reprend ses esprits.
— Ça va ?
— Putain ouais, soupira-t-elle.
Je peux enfin contempler son corps nu dans son ensemble, sa peau perlant de sueur sur son torse, et de mouille sur ses jambes. Elle est magnifique. Je sens ma mâchoire engourdie par cette ferveur avec laquelle je lui ai dévoré chaque parcelle de sa magnifique vulve enflée par son excitation.
Je viens me coucher à ses côtés, souhaitant partager avec elle ce temps d'apaisement, mais à peine allongé à son niveau, celle-ci me bondit dessus, me mettant sur le dos pour me surplomber.
— C'est à mon tour mon beau, je vais te faire cracher comme jamais tu n'as craché jusqu'à maintenant.
Elle adresse à ma bouche avare sa magnifique poitrine, me laissant, l'espace d'un instant, l'opportunité de pouvoir à nouveau sentir leur douceur à travers lèvres. Mais, prise dans un élan, elle commence alors par m'embrasser dans le creux du cou, me faisant tressaillir.
— Je t'ai déjà dit que les clavicules des hommes me turn-on ?
— Oh que oui...
— Les tiennes me font carrément mouiller.
Elle me mordille une clavicule pendant qu'une de ses mains atteint mes bourses qu'elle vient sensuellement palper m'arrachant un gémissement.
— Je sais que tu es plus timide que moi pour t'exprimer, mais lâche-toi, montre-moi comme je te fais du bien, si tu en as l'envie.
Elle vient jouer avec mes tétons avec sa langue alors que sa main quitte mes bourses pour remonter ma verge douloureusement dure.
— Enfin je vais pouvoir la découvrir, depuis le temps que j'en rêve...
Sa tête continue de descendre, couvrant mon torse de baisers et de son souffle chaud. Elle prend le temps de lécher mon bassin, ignorant mon pénis désabusé par ce manque d'intérêt.
Alors, je vois sa tête se figer devant mon sexe, se dressant devant son regard qu'elle balance de mon gland à mon visage, me dévorant d'envie.
Sans lâcher mes yeux des siens, elle passe subrepticement sa langue entre ses lèvres, ne manquant pas de mordre sa lippe brillante. Elle dépose alors un doux baiser sur mon gland en guettant la moindre de mes réactions. Approchant ses lèvres entre-ouvertes, elle laisse son organe charnu s'échapper et remonter lentement ma verge, avant de retourner dans son antre. Elle vient alors s'emparer de mon gland avec sa bouche affamée, le suçotant avant de progressivement engloutir le reste de ma verge, l'emprisonnant à la merci de cette langue excitée venant l'enrouler de sa chaleur réconfortante. Clara laisse alors sa tête donner un rythme, répandant un brasier dans tout mon appendice qui se propage d'abord dans mon bas-ventre, puis dans mes jambes, les engourdissant au fur et à mesure que cette formidable partenaire aspire ma bite dans sa bouche experte.
Sentant la situation m'échapper au fur et à mesure que mes soupirs eux-mêmes peinent à s'articuler tant le plaisir monte en moi, irradiant à présent l'entièreté de mon corps, je murmure :
— Je... je... je viens... Clara...
Au lieu de se retirer, et à ma plus grande surprise, elle accentue ses succions, oppressant ma verge dans sa bouche désormais aussi trempée que sa vulve. Soudainement, mon corps me lâche et une effusion de plaisir jaillit de mon sexe toujours massé par cette langue appliquée et vient se mélanger avec la salive de ma partenaire qui loin de s'arrêter, semble s'en délecter, avalant jusqu'à la dernière goûte de mon essence.
Je sens mon corps flotter dans ces draps à présent froissés.
Elle remonte à mes côtés, se lovant contre mon enveloppe de chair et d'os à présent allégée de plusieurs dizaines de kilos.
— Woaw, articulé-je, essoufflé.
— Me suis-je montrée à la hauteur de l'orgasme que ta langue m'a donné ?
— C'était rien à côté de ce que tu viens de me faire.
— Menteur, vient-elle m'embrasser, nos goûts salés se mélangeant dans nos salives.
— Une petite douche pour se remettre de nos émotions ?
Elle rigole.
— Je vais finir par t'appeler Monk avec ton obsession pour ta propreté.
— Ha. Ha. Ha. Moque-toi vas-y. Mais tu riras moins quand tu auras droit à un massage savonneux par mes mains expertes.
— Je rêve ou tu as dit massage ?
— Tu ne rêves pas.
Clara bondit du lit et fonce droit vers la salle de bain.
— Allez, debout Monk, mon dos attend un bon massage avant que tu ne viennes me péter les reins.
— Je vais t'appeler Shakespeare avec toute ta poésie, rigolé-je en me levant difficilement, tant mon corps est encore engourdi par cette divine pipe que je viens de recevoir.
Ayant déjà une idée derrière la tête, je prends le dildo en verre avec moi et la rejoins. Elle n'a pas perdu de temps et se prélasse sous une eau si bouillante qu'une brume chaude se répand dans toute la salle de bain. Je peux enfin contempler son corps. Ses fesses rebondies dont le galbe est superbement tracé. Elle me tourne le dos et ne me voit donc pas poser le jouet dans un coin de la douche avant que je la rejoigne. Je m'approche d'elle et viens me coller à son corps chaud et trempé, lui arrachant un frisson.
— Enfin tu es là, je commençais à me sentir seule.
— Je t'ai tant manqué ?
— Oui...
L'eau brûlante embaume nos enveloppes charnelles, nous coupant du reste du monde. En dehors de cette brume apaisante, il n'y a plus rien d'autre que notre désir, cette tension toujours aussi présente. Elle vient coller ses fesses à ma verge en train de reprendre de la vigueur dans le sillon de ses galbes. Mes mains enserrent son ventre et glissent en direction de ses seins. Elle laisse un soupir s'échapper et laisse sa tête tomber en arrière sur cette clavicule qu'elle avait apprécié mordre. Elle m'offre une vue dégagée sur son cou et je ne peux résister à l'envie d'en prendre possession avec l'une de mes mains qui va caresser cette peau et s'en saisir lentement, refermant mon emprise avec douceur, la bloquant contre moi.
— J'ai toujours autant envie de toi Clara.
— Alors prends-moi, contrôle-moi...
— J'ai pris le dildo, as-tu envie que je te pénètre avec ?
— Tu penses à tout toi, vas-y, mais après, je veux ta queue.
— Tu l'auras pour toi, toute la nuit mon amazone.
Elle lâche un profond soupir et alors que je relâche mon emprise, elle se retourne et me jette ce regard que jamais je ne pourrai oublier. Un regard de braise faisant bouillir l'atmosphère et dresser ma verge.
— Tu es déjà tout dur dit donc...
Je me saisis du dildo et lui lance :
— Retourne-toi.
Sans mot dire, elle se mordille les lèvres et s'exécute, m'offrant sa croupe bien tendue. Je me rapproche et viens caresser ses fesses de mon sexe pendant que je glisse le dildo entre ses cuisses et que ma main libre prend à nouveau possession d'un de ses seins, puis de son cou, l'immobilisant. Je caresse à nouveau sa vulve sur laquelle sa mouille abondante et l'eau chaude ruissellent, la faisant ronronner.
— Vas-y.
Je commence alors à la pénétrer. Je laisse les 17,5 centimètres du jouet prendre possession de son intérieur que j'imagine très lubrifié. Je lui offre un rythme lent, afin qu'elle puisse en sentir chaque millimètre.
Notre bulle chaude bouillonnante de sensualité continue de se refermer sur nous alors que sa main vient se saisir de ma bite qu'elle commence à branler au rythme de mes va-et-vient. Elle accélère progressivement alors que le dildo la pénètre avec de plus en plus de force, la faisant couiner. Prise par la force de ses ressentis, elle lâche mon sexe et agrippe mon avant-bras qui la tient cambrée.
— Tu aimes ça ? lui soufflé-je à l'oreille alors que les clapotis de l'eau se transforment en vrombissements tant notre carcan sexuel nous enserre dans sa délicieuse emprise.
— Je veux ta queue Thomas... retournons dans le lit... soupire-t-elle.
Nous coupons l'eau et quittons cette salle de bain chargée en sensualité et en condensation pour rejoindre, nus, et à peine secs, la fraîcheur de la chambre. Elle s'assoit sur le lit et me dévore de ses yeux bleus.
Nous nous étreignons dans un nouveau baiser fougueux, rapprochant nos corps. Je la sens vouloir prendre le contrôle. Je la laisse me guider et me retrouve couché sur le dos alors qu'elle se saisit d'un préservatif qu'elle s'empresse de dérouler sur ma verge dressée. Elle prend ensuite le temps de frotter sa vulve sur toute sa longueur, nos soupirs se mélangeant. Elle l'agrippe et la dirige vers l'entrée de ce vagin que j'ai tant fantasmé pénétrer. Elle s'empale lentement, gémissant et commence à me chevaucher avec une grande sensualité. Elle se dresse face à moi et de ses mains, elle me caresse d'abord le torse, se dirigeant vers mon bas-ventre avant de remonter ses mains sur elle.
Elle se caresse d'abord les cheveux, les laisse glisser le long de sa nuque et de son cou, pour rejoindre ses seins dont elle malmène les tétons, avant de laisser une de ses mains se saisir du sex-toy en forme de lune qu'elle dirige vers son clitoris en pleine érection.
Ses mouvements de reins sur ma verge sont d'une lenteur et d'une intensité renversante, alors que le stimulateur prend possession de son clitoris, je la vois lancer sa tête en arrière, en fermant les yeux, se laissant emporter par un puissant gémissement. Je sens sa mouille se répandre et couler sur mon bas-ventre.
Dehors, le soleil continue de se coucher embrasant les cieux de sa présence orangée, dans la chambre, l'atmosphère devient rouge, éclairant le corps de Clara se caressant le clitoris en s'agitant sur ma queue, elle pousse de petits gémissements. Je vois ses seins se balancer au rythme de ses mouvements de hanches. Mes mains qui tenaient ses hanches les lâchent pour remonter son torse couvert de sueur, tant l'atmosphère est chaude. Je lui attrape un sein, puis l'autre, avant de les pétrir et de faire rouler ses tétons entre mes doigts. Je les adore, ils sont si doux, si charnus, si fermes, l'excitation que je ressens en les touchant avec les yeux et avec les mains ne fait que de me rapprocher de l'éjaculation.
Je vois Clara aussi s'approcher d'un nouvel orgasme, ses mouvements sont toujours aussi lents et lourds, me permettant de sentir chaque parcelle de son vagin enserrer mon pénis. Soudain, je la sens partir pour un point de non-retour, elle cesse ses mouvements et relâche le jouet. Elle pousse un profond râle de plaisir, se tétanise et se détend.
Après plusieurs secondes de flottement, durant lequel je vois son visage se couvrir d'un sourire de satisfaction, elle rouvre les yeux et vient les poser dans les miens. Son regard pétille et irradie tout mon être. Elle me passe au crible sans regarder autre chose que mes yeux verts.
— T'as joui ? me lance-t-elle.
— Non et toi ?
Elle rigole.
— T'as une petite idée non ?
— Je suis pas sûr.
Toujours empalée sur mon sexe se dressant dans ce fourreau muqueux et humide, elle s'allonge sur moi et vient m'embrasser, faisant de subtils mouvements avec son bassin pour continuer de me stimuler.
— Alors vu que tu es encore tout dur et que tu doutes que j'aie joui, on peut continuer pour que tu me fasses jouir. Tu en penses quoi ? ose-t-elle, de sa voix la plus suave.
— Oui, mais à une condition mon amazone.
— Laquelle ?
— Que tu te mettre à quatre pattes.
— Tu sais comment me parler toi...
— Et je sais comment bien te prendre en levrette aussi.
— Ah oui ? sourit-elle en se mordillant les lèvres tout en descendant de son fidèle étalon.
— Nous en avons déjà parlé et tu sais qu'on aime les mêmes choses, tu es d'accord qu'on le fasse selon nos échanges ?
— Oh oui Thomas, prends-moi comme j'aime et ne lésine sur rien mon beau.
Elle me relève et nous nous embrassons tendrement, puis, elle me tourne le dos, m'offrant à nouveau sa belle croupe. Je ne peux résister à l'envie d'aller lui mordre une fesse.
— Coquin va... glousse-t-elle.
Je me redresse et vais derrière elle, me saisissant de ma verge qui n'a pas perdu de sa force pour la présenter à nouveau à l'entrée de son vagin. D'un coup sec je la pénètre lui arrachant un gémissement de plaisir. Enfin, je commence mes va-et-vient, des coups de reins secs et puissants faisant vaciller son corps. Je lui décroche une fessée sonore la faisant crier de plaisir. Mes coups de boutoirs la font de plus en plus vocaliser, m'encourageant à continuer.
— T'aimes ça ?
— Oui... j'adore, vas-y plus fort... attrape-moi les cheveux et fais-moi hurler.
N'attendant que ce consentement, pendant que d'une main je pétris une de ses fesses, je saisis sa longue chevelure brune de l'autre, la forçant à relever la tête. A présent, je la chevauche bestialement, appuyant nombre de mes coups de reins par des fessées faisant rougir le galbe de ses fesses.
— Putain c'est trop bon...
— Oui Thomas, continue... plus fort...
J'accélère la cadence, la faisant crier de plus en plus fort. La situation commence à nous échapper tant la pénétration est intense, je sens sa cyprine continuer de couler le long de ses cuisses et sur mon bas-ventre alors que soudainement, ses bras semblent ne plus pouvoir la tenir, la faisant tomber en avant. Seule sa croupe reste élevée, mais je me penche au-dessus d'elle, entoure son torse avec mes bras tendus et accentue mes va-et-vient. Elle enfonce sa tête dans le matelas pour étouffer ses hurlements alors que je continue de la marteler. La sueur commence à perler sur mon front et à couler sur ses fesses que je prends plaisir à malmener de mes fessées.
— Je vais jouir, t'arrête pas...
— T'aimes ma bite ?
— Oh oui je l'adore, surtout quand elle est en moi...
— Et moi j'adore te labourer à grands coups de queue.
— Je viens Thomas, je viens...
Alors que je continue de la frapper de mes coups de reins, je sens un courant électrique se répandre dans mon corps, jusqu'à saisir mes testicules trempés de sa cyprine et ma bite bien fourrée en elle. Elle pousse alors un ultime hurlement la tête enfouie dans un oreiller et son corps tout entier se crispe alors qu'un flot salé inonde mon sexe, mon bas de ventre et ses jambes, répandant autour de moi cette odeur à laquelle je suis à présent accroc. Son vagin se contracte et asphyxie ma queue qui, n'y résistant plus, envoie de puissants jets dans son fond, stoppés par la barrière en latex.
Sans plus attendre, je me retire et m'effondre sur le lit trempé de sueur, d'eau et de cyprine. A présent, dans la chambre, le silence règne, au milieu de cette atmosphère débordant d'hormones, de la senteur salée et âpre de ce partage intime et intense entre Clara et moi.
A bout de souffle, elle parvient à se lever et me lance.
— Je vais vite faire un pipi.
— Tu as raison, ce serait con de te chopper une infection après une pareille soirée.
— Tu as tout compris.
Avant de se rendre dans la salle de bain, elle fait un crochet par mes lèvres, sur lesquelles elle dépose un délicat baiser avant de s'éclipser.
Je me replace sur le lit, nu, le sexe ramolli par la fatigue et me débarrasse négligemment de la capote remplie, non sans y avoir fait un nœud au préalable. La chambre est à présent plongée dans la pénombre, seule la lumière des réverbères la colore un peu. Elle me rejoint au pas de course et vient se lover contre moi, posant sa tête avec ses cheveux encore humides sur ma poitrine toujours couverte de sueur.
— Tu m'as épuisé Clara.
— Et moi donc. Je suis vidée, je me sens toute flagada, répond-elle en caressant mon torse et en enroulant ses doigts dans mes poils.
— Si on a des courbatures demain, on saura pourquoi.
— Faudra se masser.
— Ah oui, je ne t'ai pas fait ton massage du dos à la douche, me rappelé-je.
— Oh ce que tu m'y as fait était tout aussi agréable. Pour le massage on a encore demain.
— D'ailleurs en parlant de demain, si je me réveille avant toi, tu as toujours envie que je réalise ton fantasme d'un réveil en douceur ?
Elle relève la tête et je sens son regard pétiller.
— Tu n'as pas oublié ?
— De quoi ? Que tu fantasmes d'être un jour réveillée avec un cunni ? Heureusement non, je n'ai pas oublié.
— Alors si tu en as l'envie demain matin, sache que j'en ai aussi envie, chaque matin, pour autant que tu sois là pour le faire.
— C'est parfait alors, je vais me mettre un réveil pour me lever avant toi dans ce cas, tu feras genre de pas l'entendre hein.
Nous rions de bon cœur, laissant ensuite un apaisant silence s'installer.
— Franchement, vu comme on a sué, on devrait reprendre une douche tu penses pas ?
— Si seulement je pouvais encore me lever.
— Ouais j'avoue, je me sens trop bien là. Merci pour tout, souffle-t-elle.
— Merci à toi Clara, les réponds-je en déposant un baiser sur ses cheveux.
Je nous sens alors glisser dans les bras de Morphée, venu nous chercher, ignorant la troublante atmosphère encore brûlante de cette tension sexuelle qui nous anime continuellement, bien que pour le coup, la fatigue est bien plus forte.
FIN.
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