Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'Après-midi bleu sur Alger — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'Après-midi bleu sur Alger
Chapitre 1
C'était une époque où les rencontres naissaient d'un clic, dans la lumière tremblotante des écrans d'ordinateur. J'avais trente-huit ans, lui approchait de la cinquantaine. Nos mots, échangés pendant quelques jours, avaient tissé une curiosité mutuelle, un désir de se voir, simplement. Le jour même de notre première discussion, nous avons décidé de nous retrouver. Un café à Hussein Dey, près de Brosset. Lui arrivait de sa banlieue, moi de mon appartement du Centre d'Alger.
Le café était un lieu de passage, impersonnel, idéal pour une première rencontre. Il était là, un peu en retrait, avec une présence rassurante. On a parlé de tout et de rien, de la vie, de nos quotidiens. Puis, la conversation a glissé, comme une évidence. Je lui ai parlé de ma nature plus douce, plus réceptive. Il m'a écouté, ses yeux disant oui avant même qu'il ne parle. Lui, il était un "actif", comme il disait, avec une franchise désarmante.
Sur le chemin de la voiture, un silence complice s'est installé. Puis, il s'est ouvert. Il m'a parlé de sa femme, de leur couple usé par l'habitude, de l'absence de désir. "Elle ne me fait rien," a-t-il dit, avec une lassitude dans la voix. "Le classique. Jamais un string, jamais une surprise." J'ai écouté, simplement, et j'ai senti monter en moi une drôle d'émotion, un mélange de compassion et d'une envie secrète de lui offrir ce qui lui manquait.
En arrivant dans mon quartier, il a reconnu les lieux. Il était déjà venu, une fois, avec une femme. Cette confidence, dite comme ça, en se garant, a rendu l'instant plus humain, plus réel. Nous sommes montés chez moi. L'ascenseur était un sas entre le monde extérieur et notre bulle. La timidité, cette vieille compagne des débuts, s'est installée confortablement dans le salon. Je l'ai invité à s'asseoir, lui ai proposé un verre. "Reste là, j'arrive," ai-je murmuré.
Dans la chambre, le temps a suspendu son vol. J'ai ouvert la penderie et mes yeux se sont posés sur l'ensemble bleu clair. Un string de soie, une nuisette légère, des bas qui montaient haut sur les cuisses, et des sabots à talons. Je me suis habillé avec application, comme un peintre prépare sa toile. Chaque geste était une promesse. Sous la douche rapide, j'ai coiffé mes cheveux en arrière, dégageant mon visage. Une touche de rouge à lèvres, la dernière touche de pinceau.
Puis, j'ai marché vers le salon. Le bruit de mes talons sur le carrelage a annoncé mon arrivée. Quand il a levé les yeux et m'a vue, son regard s'est figé, puis s'est illuminé. "Waouh..." a-t-il soufflé, comme une évidence. Il s'est levé. "Tu es mieux qu'une femme." Il y avait dans sa voix une sincérité qui m'a transpercé. "Merci... merci de m'avoir fait cette surprise." Je me suis approché. "Ta femme ne te fait pas ça ?" "Non." "Alors moi, je te le fais. Pour que tu sois heureux."
Il est venu vers moi, m'a pris dans ses bras. Nos bouches se sont trouvées, d'abord timidement, puis avec une fougue longtemps contenue. Ses mains exploraient mon dos, descendaient, caressaient mes formes à travers la soie. Il a pris mon cul, l'a massé doucement, pendant que nos baisers devenaient plus profonds. J'ai senti le besoin de lui offrir plus. Mes doigts ont défié la boucle de sa ceinture, ont libéré son sexe. Il était là, magnifique de désir. Ma main l'a caressé, apprivoisé.
Sans un mot, je me suis mis à genoux. C'était un geste naturel, une offrande. "Suce-moi," a-t-il murmuré, la voix rauque. Je l'ai fait, avec une lenteur appliquée. Puis, il m'a relevée. "Debout, que je te voie." Debout, je le suçais tandis que sa main caressait mon corps, s'attardant sur mon sexe, sur mes fesses parfaitement épilées. "S'il te plaît," a-t-il supplié, "je veux t'enculer. Tu es magnifique. S'il te plaît." Son désir était palpable, mais notre accord initial était clair. J'avais dit "soft". Je me suis doucement écarté, lui rappelant notre pacte par un regard. Il a compris, et son désir s'est mué en une autre forme de tendresse.
Je me suis retourné, lui offrant mon dos. J'ai pris son sexe dans ma main et, guidé par une impulsion, j'ai commencé à m'en servir comme d'un pinceau sur la toile de mes cuisses, de mes fesses. Un long moment de plaisir partagé, une caresse intime et douce. L'émotion était à son comble. Il a joui sur mes cuisses, et cette vision, cette sensation, a déclenché mon propre plaisir, intense et libérateur.
Après, nous sommes allés à la salle de bain. L'eau a effacé les traces, mais pas le souvenir. En sortant, il m'a de nouveau attirée à lui. Il m'a fait un long, un très long baiser, doux comme une promesse et léger comme un au revoir. C'était son dernier cadeau de cet après-midi-là. Un baiser pour sceller l'éphémère beauté de notre rencontre.
La suite... du deuxième rendez-vous très bientôt avec la même personne...
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