Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'Après-midi bleu sur Alger — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'Après-midi bleu sur Alger
Chapitre 2
Mon deuxième rendez-vous avec lui – version intense
Quelques jours après notre première fois, je n'ai pas pu résister à l'envie de l'appeler. Sa voix au téléphone, douce et chaude, m'a tout de suite replongé dans nos étreintes. On a reparlé de ce moment, de ce plaisir partagé. Il m'a dit, avec une sincérité qui m'a bouleversé : « Je te remercie infiniment pour cet instant inoubliable. » Je l'ai remercié aussi, parce que c'était réciproque. Puis, plus bas, il a ajouté : « J'aimerais tellement le refaire. » Mon cœur a bondi dans ma poitrine. « Avec plaisir, ai-je soufflé. Si t'es libre, pourquoi pas tout de suite ? » Lui : « Oui, je suis libre. » Moi, déjà excité par ce qui allait venir : « Alors pas de soucis, tu connais la maison, je t'attends. » Lui, pressé : « J'arrive. » J'ai raccroché, fébrile, le désir déjà en ébullition.
Je me suis préparé comme pour un rituel sacré, une offrande. J'ai enfilé une nuisette légère qui glissait sur ma peau, un string coquin qui moulait mes fesses, un soutien-gorge pigeonnant, des bas noirs et leurs porte-jarretelles. J'ai intensifié mon regard d'un trait de crayon, dessiné mes lèvres d'un rouge profond et sensuel, coiffé mes cheveux avec soin. Dans le miroir, je me suis trouvé désirable, prêt à être désiré. Puis je l'ai attendu, fébrile, imaginant déjà ses mains sur moi.
La sonnette a retenti, coupant net mes pensées. Un coup d'œil par l'œil-de-bœuf : c'était lui. J'ai ouvert, le souffle court. Quand il m'a vu, il est resté figé, les yeux écarquillés, le désir brut dévorant son regard. « Waouh... a-t-il murmuré, la voix rauque, t'es encore plus sublime que l'autre fois, un vrai fantasme. » Un frisson m'a parcouru. Il n'a pas attendu ma réponse. Il s'est rué sur moi, m'a plaqué contre lui, ses lèvres ont dévoré les miennes en un baiser brûlant, vorace. Sa langue a cherché la mienne, ses mains ont exploré mon dos, ont saisi mes fesses à pleines paumes à travers la nuisette. Il me serrait si fort, comme s'il voulait fusionner. Il a rompu le baiser pour murmurer contre ma bouche : « J'ai tellement rêvé de toi... » Sa main n'a pas lâché mes fesses pendant qu'on avançait vers le salon, il les pétrissait, les écartait doucement à travers le tissu, un avant-goût de ce qui allait suivre.
Dans le salon, à peine le temps de dire deux mots. Il m'a soulevé, m'a assis sur le canapé et s'est agenouillé devant moi, les yeux plongés dans les miens. « Tu es mieux qu'une femme, tu es tout ce dont j'ai envie, » a-t-il dit d'une voix grave. Il a remonté mes bas, embrassé mes cuisses, mordillé l'élastique du porte-jarretelles. Puis il s'est redressé, m'a pris la main et l'a posée sur son entrejambe. À travers le tissu, j'ai senti son sexe, dur, massif, prêt à exploser. « C'est pour toi, tout ça, c'est pour toi, » a-t-il haleté. Il m'a attiré contre lui, m'a embrassé fougueusement, m'a fait tourner, et j'ai senti cette hampe brûlante se nicher entre mes fesses, frotter contre mon string, un va-et-vient lent et prometteur qui m'a fait gémir.
Il a plaqué son bassin contre moi, le sexe bien calé dans ma raie, et a frotté, frotté, me faisant basculer la tête en arrière. Sa bouche était dans mon cou, ses mains sur mes seins. Puis il m'a chuchoté à l'oreille, d'une voix suppliante : « Tourne-toi, ma belle, je veux le sentir dans ta bouche. »
Je me suis retourné, fébrile. Mes doigts ont tremblé sur sa ceinture, impatients de libérer ce monstre. Quand il est apparu, énorme, gonflé de désir, une goutte de plaisir perlait déjà au bout. Je me suis agenouillé, j'ai fermé les yeux et j'ai pris son sexe dans ma bouche. Je l'ai d'abord léché du bout de la langue, humant son odeur puissante, puis je l'ai englouti lentement, profondément. Il a gémi, a enfoui ses doigts dans mes cheveux. Je le suçais avec ferveur, allant et venant, ma salive dégoulinant le long de sa hampe.
Tout en le suçant, j'ai glissé une main entre mes jambes, j'ai écarté le string et j'ai commencé à me caresser, à me doigter légèrement, juste pour ressentir les vibrations de ses gémissements dans tout mon corps. Ma main allait et venait sur ma queue et mon trou, chaque mouvement de ma bouche sur lui résonnant dans mon propre bassin. Je le sentais trembler, au bord du gouffre. Haletant, il a supplié : « Arrête... s'il te plaît... laisse-moi t'enculer, supplie-moi, dis-moi que tu veux mon sexe dans ton cul... » J'ai adoré l'entendre me supplier. J'ai levé les yeux vers lui, la bouche encore pleine de lui, et j'ai murmuré : « Non, je suis soft... mais jouis pour moi. » Cette résistance a semblé l'exciter encore plus.
J'ai repris ma fellation, plus vite, plus profond, ma main s'activant toujours sur moi. « Je vais jouir, je vais... » a-t-il crié. Je me suis retourné prestement, lui offrant mon dos cambré, mes fesses relevées. Il s'est collé à moi, une main sur ma hanche, et j'ai senti son sexe pulser contre ma peau. Avec un rugissement sourd, il a explosé, déversant des jets brûlants et épais sur mon dos, coulant le long de mes reins, inondant mes fesses. Puis, lentement, il a étalé sa semence sur ma peau, enduisant mes fesses de son désir, comme pour marquer son territoire. C'était brut, c'était chaud, c'était exactement ce dont j'avais envie.
Après, on est restés enlacés, haletants. Puis direction la douche. Là, sous l'eau chaude, c'est moi qui ai pris le savon et qui ai lavé son sexe avec une infinie tendresse, effaçant les traces de notre folie. Il m'a embrassé longuement, avec reconnaissance. « Merci pour ce moment, » a-t-il soufflé. Je me suis rhabillé, et on est sortis main dans la main, complices et apaisés.
Ce moment restera gravé. Avec lui, en 2011, j'ai vécu mon premier vrai moment en tant que passif soft, et j'ai compris qui j'étais vraiment. Depuis, j'assume pleinement cette part de moi : j'aime être passif soft, j'aime me sentir femme, j'aime offrir mon corps ainsi. C'est moi, tout simplement.
Merci de m'avoir lu.
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