Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Première double, souvenir memorable — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Première double, souvenir memorable
Chapitre 1
Paul et Lucile s’aiment depuis douze ans. Leur histoire n’a jamais été banale : très tôt ils ont compris que leur désir mutuel était trop vaste pour tenir dans le cadre classique. Ils ont construit leur liberté sur une confiance absolue, des discussions interminables et une règle simple : tout ce qui fait vibrer l’autre est autorisé… à condition que ça les rapproche encore plus.
Ce samedi de mars, l’air est doux à Bordeaux. Les fenêtres du salon sont ouvertes sur la petite cour intérieure où grimpe du jasmin. À l’intérieur, lumière tamisée, odeur de bois de santal et de sexe qui monte déjà doucement.
Lucile porte une nuisette en soie prune presque transparente, rien dessous. Ses seins tendent le tissu, ses tétons sombres déjà visibles. Paul, torse nu, jogging gris qui ne cache rien de son érection naissante, la regarde avec ce sourire en coin qu’elle adore.
Ils ont invité Julien.
Julien, 42 ans, divorcé, grand, voix grave et calme, barbe courte bien taillée, corps sec et musclé sans excès. Ils l’ont choisi après des semaines d’échanges : il est expérimenté en plans à trois, respectueux des équilibres du couple, et surtout… il trouve l’idée de faire l’amour à une femme pendant que son mari participe activement « une des choses les plus belles et les plus bandantes qui existent ». Il a confirmé dès le début qu’il utiliserait toujours une capote pour la pénétration, comme convenu.
Il arrive à 21h20 avec une bouteille de champagne brut et un sourire tranquille. Après les présentations, les rires, les premières gorgées, l’atmosphère bascule très naturellement.
Lucile se lève, dénoue lentement les fines bretelles de sa nuisette. Le tissu glisse sur ses hanches, dévoile son ventre doux, sa toison châtain clair taillée en un triangle net, ses lèvres déjà luisantes. Elle est nue, magnifique, offerte sans provocation.
Paul se place derrière elle, l’enlace, pose ses mains ouvertes sur ses seins et commence à les malaxer avec une lenteur calculée. Il roule les tétons entre ses doigts, tire légèrement dessus, sait exactement comment la faire gémir tout bas.
Julien s’approche sans hâte. Il pose d’abord ses paumes sur les hanches de Lucile, remonte le long de ses côtes, effleure la courbe extérieure de ses seins. Quand il prend enfin un téton entre ses lèvres, Lucile laisse échapper un soupir long et tremblant. Deux bouches sur elle, deux langues différentes. Paul mordille le côté gauche de son cou pendant que Julien aspire doucement le bout durci à droite.
Ils migrent vers la chambre. Le lit est déjà préparé : grand, draps gris anthracite, plusieurs oreillers, un flacon de lubrifiant chauffant et une boîte de capotes sur la table de nuit.
Lucile s’allonge sur le dos, cuisses entrouvertes. Paul s’agenouille près de sa tête, sort son sexe raide et le glisse entre ses lèvres entrouvertes. Elle le suce avec application, langue plate, regard levé vers lui, pendant que Julien s’installe entre ses jambes.
La première langue qui touche son clitoris est celle de Julien. Large, chaude, lente. Il fait des cercles paresseux autour du capuchon, descend jusqu’à l’entrée de son vagin, goûte son miel, remonte. Lucile gémit sur la queue de son mari, le son étouffé et délicieusement obscène.
Paul se retire un instant, descend à son tour. Les deux hommes se retrouvent nez à nez entre les cuisses ouvertes de Lucile. Ils se relaient sur son sexe trempé. Parfois leurs langues se touchent, se frôlent sur le clitoris gonflé, se mêlent dans un baiser indirect autour d’elle. Elle tremble, agrippe les cheveux des deux.
« Je vais jouir… oh bordel… »
Son premier orgasme arrive vite, puissant. Son bassin se soulève, ses cuisses tremblent, un cri rauque sort de sa gorge. Julien continue de la lécher doucement pendant les spasmes, prolonge la vague.
Quand elle redescend, encore haletante, Paul murmure contre son oreille :
« Tu veux qu’on te prenne tous les deux maintenant, ma puce ? »
Elle hoche la tête, les pupilles dilatées.
« Oui… doucement au début… »
Julien s’allonge sur le dos. Lucile monte sur lui en amazone inversée. Elle attrape le préservatif que Paul lui tend, le déroule lentement sur le sexe de Julien – un peu plus épais que celui de Paul, veines saillantes. Le latex fin et transparent moule parfaitement sa forme. Elle le guide en elle. Elle descend très lentement. Chaque centimètre la fait gémir. Quand il est enfoui jusqu’à la garde, elle reste immobile, respire profondément, s’habitue à la sensation d’être pleinement ouverte, même protégée.
Paul s’agenouille derrière elle. Il enduit sa propre queue et l’entrée déjà occupée avec beaucoup de lubrifiant chauffant. Il pose son gland juste au-dessus, là où la chair de Lucile est tendue à l’extrême autour de Julien.
« Prête, mon amour ? »
« Oui… vas-y… »
Il pousse avec une lenteur extrême. La sensation est intense pour tout le monde. Lucile retient son souffle, sent les deux glands se presser l’un contre l’autre à travers la fine paroi vaginale – le latex de Julien ajoutant une texture légèrement différente, plus glissante. Paul avance millimètre par millimètre. À mi-parcours elle lâche un « putain c’est énorme… » tremblant. Julien reste parfaitement immobile, caresse ses hanches pour la détendre.
Quand Paul est enfin entièrement en elle, les trois restent figés un instant. On n’entend que leurs respirations lourdes.
Puis Lucile bouge la première. Un tout petit va-et-vient. Chaque mouvement fait frotter les deux sexes l’un contre l’autre, le latex de Julien glissant contre la peau nue de Paul à travers la paroi fine. Julien gémit sous elle. Paul attrape ses hanches et accompagne doucement.
Très vite le plaisir monte. Lucile ondule plus franchement, roule du bassin. Les bruits deviennent très crus : la chair humide, les soupirs, les petits claquements du lubrifiant. Paul accélère progressivement, ses coups de reins deviennent plus profonds. Julien suit par en dessous, pousse en rythme, la capote facilitant les mouvements longs et fluides.
« Oh mon dieu… vous êtes tellement gros tous les deux… je sens tout… »
Elle parle entre deux gémissements, voix cassée. Paul passe une main sous elle, trouve son clitoris et commence à le caresser en petits cercles rapides. C’est la goutte d’eau.
Elle jouit une deuxième fois, violemment. Son vagin se contracte par vagues autour des deux queues – serrant le latex de Julien et la peau nue de Paul. Julien grogne, sent l’orgasme monter malgré la barrière.
« Je vais venir… »
« Remplis la capote au fond d’elle », souffle Paul, voix rauque. « Jouis fort. »
Julien explose le premier. De longs jets brûlants qui se répandent à l’intérieur du préservatif, gonflant légèrement la pointe. Lucile sent la chaleur contenue, la pulsation contre ses parois, ça déclenche un troisième orgasme, plus court mais dévastateur. Paul suit presque immédiatement : il s’enfonce une dernière fois profondément et se vide à son tour, directement en elle, ajoutant son sperme chaud contre la fine membrane qui sépare les deux hommes.
Ils restent immobiles longtemps, essoufflés, en sueur. Puis Paul se retire très doucement. Dès qu’il sort, Lucile sent le mélange de lubrifiant et de son propre jus couler un peu, tandis que Julien reste encore en elle, la capote pleine.
Lucile descend lentement de Julien. Il retire le préservatif avec précaution, le noue et le pose de côté. Elle s’allonge sur le dos, jambes grandes ouvertes, offerte et épuisée, son sexe encore rouge et luisant, légèrement béant après la double pénétration.
Paul descend le premier entre ses cuisses. Il lèche lentement, avec adoration. Il goûte son miel mélangé à son propre sperme qui commence à perler, sa langue entrant profondément, récupérant tout, faisant gémir Lucile de sensibilité. Julien s’installe près d’elle, l’embrasse sur la bouche, caresse ses seins encore gonflés. Puis il descend à son tour, goûte à ce sexe ravagé, et goûté à son intimité trempée.
Ils finissent par s’effondrer tous les trois, emmêlés dans les draps. Julien reste dormir. Le lendemain matin, après un café et des sourires complices, il repart sans lourdeur.
Lucile et Paul restent longtemps dans les bras l’un de l’autre, nus, collants, heureux.
« C’était comment pour toi ? » demande-t-elle doucement.
Il embrasse son front, puis sa bouche.
« C’était parfait. Te voir jouir comme ça… te sentir encore pleine de moi… et te récupérer après. J’ai jamais été aussi amoureux de toi. »
Elle sourit, pose sa tête sur son torse.
« On recommencera ? »
« Autant de fois que tu voudras. Tant que c’est nous deux qui décidons, et nous deux qui finissons toujours comme ça. »
Ils s’embrassent longtemps, doucement, amoureusement, pendant que le soleil entre par la fenêtre et réchauffe leurs corps encore marqués par la nuit.
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Commentaires ()
C'est très bien raconté , nous n'aimons pas la vulgarité , nous préférons la sensualité dans nos ébats et rien qu'à trois .
Une belle complicité de couple. Une expérience réalisée avec respect des deux conjoints qui ne cessent de prendre soin l’un de l’autre.
Un couple qui durera longtemps!
Merci pour ce joli moment