Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une semaine pour découvrir — Chapitre 1 · La rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une semaine pour découvrir
Chapitre 1 · La rencontre
Tout commença au mois d’août 1992, j’étais en vacances avec mes parents sur l’île de Ré.
Nous habitions dans un appartement en location en région parisienne, mais mes parents avaient pris le parti d’acquérir une résidence secondaire dans ce coin de paradis de Charente maritime.
Nous habitions dans un appartement en location en région parisienne, mais mes parents avaient pris le parti d’acquérir une résidence secondaire dans ce coin de paradis de Charente maritime.
Je passais mes vacances à traîner sur la plage avec des copains de longue date qui avait aussi une maison sur l’île, où à jouer au Volley. Le soir, nous restions sur la plage où nous sortions en boîte parfois, rentrant à des heures matinales. Comparé aux autres garçons de mon âge, j’étais plutôt fluet, et je ne mesurais qu’un mètre 65.
À la différence de mes amis, il ne me fallait pas beaucoup de sommeil alors je me levais très souvent à 9h, ce qui me permettait d’aller faire un tour au marché.
******************************[center/]
C’était un dimanche matin, celui de la dernière semaine de mes vacances qui se terminerait le samedi 24 août.
Malgré une sortie en boîte la veille au soir, je déambulais sur le marché dès 10h. J’aimais être seul à me balader au milieu des étals, où se côtoyaient mareyeurs et bonimenteurs, boucher et vendeurs de fripe, fromagers et poissonniers.
Mais ce qui m’intéressait moi, c’était les bouquinistes et les disquaires.
Il se trouvait d’ailleurs ce jour-là que le disquaire que j’avais déjà croisé auparavant était de retour.
Je me plaçai devant son stand où l’on trouvait des cassettes audio et des CD, souvent des compilations de reprise de chansons en vogue, et parfois de petits trésors.
Le disquaire me voyant, il s’approcha de moi. Les tempes grisonnantes un petit début d’embonpoint, il devait avoir la cinquantaine. Il devait mesurer quinze bons centimètres de plus que moi et peser au moins trente kilos de plus. Il portait un jean et un polo rose.
— Bonjour mon garçon, me dit-il, tu vois quelque chose qui te plaît ?
— Bonjour, répondis-je, oui, est-ce que vous avez du Rap ?
L’homme me regarda avec un sourire.
— Ah je vois, tu es le genre de garçon de bonne famille qui veut écouter de la musique de racaille...
— Non, répondis-je un peu vexé, c’est juste que j’aime bien ça.
— Je te taquine mon garçon, comment tu t’appelles ?
— Sébastien, répondis-je.
— Moi, c’est Jacques, dit-il en me tendant sa main.
Je lui serrai la main et sentis sa poigne assez forte. Ses mains étaient larges et très poilues et ses doigts épais, comparés à mes doigts fins.
— Donc tu cherches du Rap ?
— Oui, répondis-je.
— J’ai quelques cassettes sympas de Rap américain, je ne sais pas où je les ai rangés, mais je vais te trouver ça.
— Elles coûtent combien ? demandais-je.
— Trente francs la cassette.
Je fis une moue renfrognée et Jacques s’en aperçut directement.
— C’est un peu cher, dis-je, je n’ai pas cette somme-là pour le moment.
— Quel âge as-tu ? me demanda-t-il en me dévisageant de la tête au pied.
— J’ai eu 18 ans le 26 juillet, dis-je avec fierté.
Il eut alors un sourire énigmatique puis il me demanda de le rejoindre derrière son camion, laissant son étalage sans surveillance.
Je faisais le tour de son stand pour le rejoindre, quand il me demanda :
— Écoute, si ça t’intéresse, je peux te proposer quelque chose : comme tu as vu, je suis seul sur mon stand et parfois j’ai un peu de mal à ranger après le marché. Si ça te dit, tu reviens demain vers 13 heures et quart, tu m’aides à ranger le stand dans le camion et je te donnerai deux cassettes de Rap.
— Vraiment, répondis-je, interloqué.
— Oui, mais à une condition.
— Dites-moi.
— Tu ne dois dire à personne que tu viens demain, ni à tes parents ni à tes copains. Personne ! Je n’ai pas envie que tout le monde sache que je troque des cassettes contre de l’aide.
Sa requête me paraissait logique, aussi je lui répondis :
— Promis, je ne dirais rien.
— Parfait, dit-il. Et sinon tu as une petite amie ?
Pris par l’euphorie, je ne vis pas l’incongruité de la question.
— Pas en ce moment, mais cet été, j’en ai eu cinq, dis-je fièrement.
— Eh bien, tu es vrai garçon qui plaît aux filles toi.
— Oui, dis-je en souriant.
— Et tu as déjà fait l’amour ou tu es encore puceau ?
Pris de cours par la question, mais ne voulant pas passer pour un idiot, je répondis.
— Ben oui, bien sûr que j’ai déjà fait l’amour.
Il me regarda l’air amusé comme s’il semblait deviner que ce n’était pas le cas. Je me mis à rougir un peu et il posa sa main sur mon épaule.
— Tu verras quand tu seras plus vieux, les filles c’est bien, mais le mieux, c’est les travestis.
— Vraiment? demandai-je, interloqué.
— Oui vraiment, moi je me tape souvent des travestis, mais bon ici en vacances c’est compliqué.
Je reculai d’un pas, un peu gêné par la tournure que prenait la conversation.
— Bon et ben, je vais y aller, dis-je en lui tournant le dos.
— Attends, me dit-il, tu as des chaussures de sécurité ? Pour demain, c’est mieux.
— Non, dis-je.
— Je vais t’en trouver une paire, tu chausses du combien ?
— 41, dis-je en me retournant pour partir.
— D’accord merci, à demain alors.
Je me retournai une dernière fois vers lui en lui faisant un signe de la main.
— A demain !
Je me rendis alors compte qu’il avait sa main posée sur son entrejambe, mais je n’y prêtai guère plus d’attention.
Je passai l’après-midi à la plage avec mes amis sans rien relater de ma conversation du matin avec Jacques ni de sa proposition, puis il en fut de même dans la soirée avec mes parents.
Le lendemain matin, j’allai faire un footing puis je me douchai avant de déjeuner et de rejoindre Jacques à l’heure prévue.
Lorsque j’arrivai, je fus stupéfait de voir que la plupart des commerçants avaient plié bagage, mais je repérai tout de même Jacques qui terminait de ranger son camion avant de le fermer.
— Bonjour...
Jacques se retourna et me regarda avec des yeux noirs.
— Eh bien, dit-il en s’allumant une cigarette, tu es du genre à ne pas tenir tes engagements.
— Mais non, répondis-je pour me justifier, vous m’avez dit d’être là à 13 heures et quart...
— 13 heures moins le quart, me coupa-t-il sèchement. De toute façon, c’est trop tard.
— Je suis désolé, dis-je, j’ai mal compris.
— Tant pis, je n’ai plus de temps à perdre, dit-il en montant dans sa camionnette.
— Attendez, je peux me rattraper, je suis désolé, vous n’avez pas d’autres choses que je puisse faire ?
Il tira sur sa cigarette en me regardant depuis la fenêtre de son camion. Puis il souffla de la fumée en l’air avant de me dire.
— D’accord, si tu veux, je t’emmène jusqu’à mon logement, tu m’aides à faire du tri là-bas et je te ramène après.
— Super, dis-je, enjoué.
— Allez, monte, me dit-il.
Je montais à bord de son camion et il démarra.
— Tu n’as dit à personne où tu allais cet après-midi ?
— Non, dis-je, personne n’est au courant.
— Très bien, dit-il d’un air satisfait.
Il sortit une bouteille de Coca-Cola déjà entamée et m’en proposa. J’acceptai en pensant que Jacques était très sympa. J’avalai le reste de coca sans même lui demander s’il en voulait et lui rendait la bouteille vide.
Il prit la bouteille avec un sourire satisfait.
— Eh bien, tu n’es pas très poli, tu ne m’as même pas demandé si j’en voulais.
Je me sentis bête d’avoir été impoli.
— Oh pardon, je suis vraiment désolé.
Après quelques instants, ma tête se mit à tourner et mes paupières devinrent lourdes.
Comme dans un rêve, je sentis les doigts de Jacques caresser mon visage et je l’entendis dire.
— Ne t’inquiète pas Sandra, je n’en aurais pas bu...
C’était un dimanche matin, celui de la dernière semaine de mes vacances qui se terminerait le samedi 24 août.
Malgré une sortie en boîte la veille au soir, je déambulais sur le marché dès 10h. J’aimais être seul à me balader au milieu des étals, où se côtoyaient mareyeurs et bonimenteurs, boucher et vendeurs de fripe, fromagers et poissonniers.
Mais ce qui m’intéressait moi, c’était les bouquinistes et les disquaires.
Il se trouvait d’ailleurs ce jour-là que le disquaire que j’avais déjà croisé auparavant était de retour.
Je me plaçai devant son stand où l’on trouvait des cassettes audio et des CD, souvent des compilations de reprise de chansons en vogue, et parfois de petits trésors.
Le disquaire me voyant, il s’approcha de moi. Les tempes grisonnantes un petit début d’embonpoint, il devait avoir la cinquantaine. Il devait mesurer quinze bons centimètres de plus que moi et peser au moins trente kilos de plus. Il portait un jean et un polo rose.
— Bonjour mon garçon, me dit-il, tu vois quelque chose qui te plaît ?
— Bonjour, répondis-je, oui, est-ce que vous avez du Rap ?
L’homme me regarda avec un sourire.
— Ah je vois, tu es le genre de garçon de bonne famille qui veut écouter de la musique de racaille...
— Non, répondis-je un peu vexé, c’est juste que j’aime bien ça.
— Je te taquine mon garçon, comment tu t’appelles ?
— Sébastien, répondis-je.
— Moi, c’est Jacques, dit-il en me tendant sa main.
Je lui serrai la main et sentis sa poigne assez forte. Ses mains étaient larges et très poilues et ses doigts épais, comparés à mes doigts fins.
— Donc tu cherches du Rap ?
— Oui, répondis-je.
— J’ai quelques cassettes sympas de Rap américain, je ne sais pas où je les ai rangés, mais je vais te trouver ça.
— Elles coûtent combien ? demandais-je.
— Trente francs la cassette.
Je fis une moue renfrognée et Jacques s’en aperçut directement.
— C’est un peu cher, dis-je, je n’ai pas cette somme-là pour le moment.
— Quel âge as-tu ? me demanda-t-il en me dévisageant de la tête au pied.
— J’ai eu 18 ans le 26 juillet, dis-je avec fierté.
Il eut alors un sourire énigmatique puis il me demanda de le rejoindre derrière son camion, laissant son étalage sans surveillance.
Je faisais le tour de son stand pour le rejoindre, quand il me demanda :
— Écoute, si ça t’intéresse, je peux te proposer quelque chose : comme tu as vu, je suis seul sur mon stand et parfois j’ai un peu de mal à ranger après le marché. Si ça te dit, tu reviens demain vers 13 heures et quart, tu m’aides à ranger le stand dans le camion et je te donnerai deux cassettes de Rap.
— Vraiment, répondis-je, interloqué.
— Oui, mais à une condition.
— Dites-moi.
— Tu ne dois dire à personne que tu viens demain, ni à tes parents ni à tes copains. Personne ! Je n’ai pas envie que tout le monde sache que je troque des cassettes contre de l’aide.
Sa requête me paraissait logique, aussi je lui répondis :
— Promis, je ne dirais rien.
— Parfait, dit-il. Et sinon tu as une petite amie ?
Pris par l’euphorie, je ne vis pas l’incongruité de la question.
— Pas en ce moment, mais cet été, j’en ai eu cinq, dis-je fièrement.
— Eh bien, tu es vrai garçon qui plaît aux filles toi.
— Oui, dis-je en souriant.
— Et tu as déjà fait l’amour ou tu es encore puceau ?
Pris de cours par la question, mais ne voulant pas passer pour un idiot, je répondis.
— Ben oui, bien sûr que j’ai déjà fait l’amour.
Il me regarda l’air amusé comme s’il semblait deviner que ce n’était pas le cas. Je me mis à rougir un peu et il posa sa main sur mon épaule.
— Tu verras quand tu seras plus vieux, les filles c’est bien, mais le mieux, c’est les travestis.
— Vraiment? demandai-je, interloqué.
— Oui vraiment, moi je me tape souvent des travestis, mais bon ici en vacances c’est compliqué.
Je reculai d’un pas, un peu gêné par la tournure que prenait la conversation.
— Bon et ben, je vais y aller, dis-je en lui tournant le dos.
— Attends, me dit-il, tu as des chaussures de sécurité ? Pour demain, c’est mieux.
— Non, dis-je.
— Je vais t’en trouver une paire, tu chausses du combien ?
— 41, dis-je en me retournant pour partir.
— D’accord merci, à demain alors.
Je me retournai une dernière fois vers lui en lui faisant un signe de la main.
— A demain !
Je me rendis alors compte qu’il avait sa main posée sur son entrejambe, mais je n’y prêtai guère plus d’attention.
Je passai l’après-midi à la plage avec mes amis sans rien relater de ma conversation du matin avec Jacques ni de sa proposition, puis il en fut de même dans la soirée avec mes parents.
Le lendemain matin, j’allai faire un footing puis je me douchai avant de déjeuner et de rejoindre Jacques à l’heure prévue.
Lorsque j’arrivai, je fus stupéfait de voir que la plupart des commerçants avaient plié bagage, mais je repérai tout de même Jacques qui terminait de ranger son camion avant de le fermer.
— Bonjour...
Jacques se retourna et me regarda avec des yeux noirs.
— Eh bien, dit-il en s’allumant une cigarette, tu es du genre à ne pas tenir tes engagements.
— Mais non, répondis-je pour me justifier, vous m’avez dit d’être là à 13 heures et quart...
— 13 heures moins le quart, me coupa-t-il sèchement. De toute façon, c’est trop tard.
— Je suis désolé, dis-je, j’ai mal compris.
— Tant pis, je n’ai plus de temps à perdre, dit-il en montant dans sa camionnette.
— Attendez, je peux me rattraper, je suis désolé, vous n’avez pas d’autres choses que je puisse faire ?
Il tira sur sa cigarette en me regardant depuis la fenêtre de son camion. Puis il souffla de la fumée en l’air avant de me dire.
— D’accord, si tu veux, je t’emmène jusqu’à mon logement, tu m’aides à faire du tri là-bas et je te ramène après.
— Super, dis-je, enjoué.
— Allez, monte, me dit-il.
Je montais à bord de son camion et il démarra.
— Tu n’as dit à personne où tu allais cet après-midi ?
— Non, dis-je, personne n’est au courant.
— Très bien, dit-il d’un air satisfait.
Il sortit une bouteille de Coca-Cola déjà entamée et m’en proposa. J’acceptai en pensant que Jacques était très sympa. J’avalai le reste de coca sans même lui demander s’il en voulait et lui rendait la bouteille vide.
Il prit la bouteille avec un sourire satisfait.
— Eh bien, tu n’es pas très poli, tu ne m’as même pas demandé si j’en voulais.
Je me sentis bête d’avoir été impoli.
— Oh pardon, je suis vraiment désolé.
Après quelques instants, ma tête se mit à tourner et mes paupières devinrent lourdes.
Comme dans un rêve, je sentis les doigts de Jacques caresser mon visage et je l’entendis dire.
— Ne t’inquiète pas Sandra, je n’en aurais pas bu...
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