Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Prise au jeu — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Prise au jeu
Chapitre 1
Tu sais que je suis là. Tu sais ce que je fais là.
Tu sais ce que tu es, et ce que nous sommes.
Ceci est pour toi. Ceci n'est que pour toi. Pour nous.
Qu’ils me lisent ou pas, qu’ils m’aiment ou pas, nous sommes tout ce qui compte, ici et maintenant.
Tu sais ce que tu es, et ce que nous sommes.
Ceci est pour toi. Ceci n'est que pour toi. Pour nous.
Qu’ils me lisent ou pas, qu’ils m’aiment ou pas, nous sommes tout ce qui compte, ici et maintenant.
Mes envies s'emballent très souvent, même tout le temps, le matin, au réveil... Le soir aussi, régulièrement, et hier soir, ta présence m'a beaucoup excitée et m'a demandé un gros effort de concentration pour ne pas plonger ma main entre mes cuisses en t’écrivant, et j'avoue que la frustration, qui est une pratique que j'affectionne particulièrement, soit, me met dans une énergie démesurée, soit me plonge dans une léthargie profonde... Et hier soir, elle a fini de m'épuiser...
Ce matin, j'étais en forme, et très vite j'ai repensé à la veille.
Ce matin, j'étais en forme, et très vite j'ai repensé à la veille.
Je me suis endormie avec toi, ton sexe en ma bouche, profondément, sans retenue, ton plaisir dans ma gorge, serrée à la ceinture.
Alors j'ai saisi mon téléphone, et la main entre mes cuisses, je nous ai relus.
J'étais encore sirupeuse de la veille, le jus suintant de mon abricot, j’ai caressé ma fente juste du bout d'un ongle.
Je t’aborde la première. Nos premiers messages, innocents, mais on se sourit, ça se sent. Dès le dixième message, tu me dis que je suis insupportable. C’est un beau compliment, je trouve.
Et mon majeur plonge dans ma vulve, je suis très chaude, il remonte le long de ma fleur et trouve ma framboise qu’il écrase
On joue, et au vingtième message tu sanctionnes. Je me suis laissé emporter, je suis allée trop loin, tu me bâillonnes, et tu refuses que je participe, tu le balances sur le forum, c’est la fessée publique, je lis les commentaires, je te vois rire, je boue, je trépigne.
Et mes reins se tendent, mes seins durcissent, je pince mes tétons en stimulant mon bouton.
Aujourd'hui, je sais qu'à cet instant, déjà, j’étais tienne sans le savoir...
Et je gémis presque silencieusement, je me cambre légèrement sur mes doigts qui replongent plus loin, je suis à l’entrée de mon antre, et je pense à toi, à nos folies...
J’ai la bouche sèche en relisant que tu as disparu plus d’un mois. Je ne me suis aperçue de rien, tu n’étais juste plus là.
Et mon majeur entre en moi, je suis très douce, je rentre les épaules, je suis en boule, blottie dans ta chaleur, je déglutis.
Et puis tu reviens, on se taquine, on passe de la banquise à la Terre de feu en quelques messages.
Je suis recroquevillée sous ma couette, la nuisette informe, je murmure ton pseudo en imposant trois doigts, il faut que je te sente, que tu sois là, le ventre creusé.
Et puis c’est Pâques. Nous n’aimons pas le chocolat, nous nous gavons de barbes à papa fondantes et éphémères, nous passons quelques jours et quelques nuits ensemble, on écrit beaucoup trop, on se raconte nos visions, on n’est pas d’accord sur tout, mais on ne se lâche pas.
Mes doigts dans mes cheveux que j’enroule, je tire doucement, ma main mouillée à plat sur mon royaume, elle tâte, elle palpe, je l’entends mousser, je me prélasse, tête rejetée, bouche gonflée, je mords ma lèvre inférieure en gémissant.
Mon cœur bat à tout rompre quand tu décides de me tester. Je passe des heures à te provoquer, à te contredire, je marque des points malgré tout, je fais la maline, et tu me prends au jeu. Un soir, c’est le défi.
Et mes cuisses se resserrent à ce souvenir
Je dois respecter les consignes, m’exhiber. Avant le lever du jour. Je choisis de le faire au plus mauvais moment. Je m’amuse un peu, je tâtonne, je croise de drôles de personnes, quelques affreux jojos, et je m'exécute. En public. Quatre missions que j’accomplis les unes après les autres. Pourtant les chiens m’ont vue, ils m’ont pistée, et je leur ai échappé.
Je me cambre soudainement, mes doigts retrouvent mon intérieur, ils coulissent, me prennent, l’étincelle qui naît dans mes cuisses fondantes m'étire de tout mon long.
Je suis contre toi, tes mains me maintiennent quand je te fais mon premier quickie, un dimanche matin. Tu es excité, tu le dis à ta façon, des images, des murmures, et on fait l’amour longtemps, intensément, c’est humide, presque statique, juste l’un pour l'autre comme rarement. On ne dit pas ce qu’il se passe. C’est indicible. Le temps s’arrête.
L’électricité remonte dans mes fesses qui frissonnent, se rétractent sous la chair de poule.
Quand tu dis que je te rends fou, je suis ta souris, tu m’attrapes de plus en plus tendrement, je ne me débats déjà presque plus, je suis devenue douce et malléable, presque liquide, cédant sans résistance à tes phrases brûlantes.
Je me prends au cou comme tu aimes le faire, je serre doucement, je me cambre, je cherche l’air, et sous tes yeux, je gémis en maltraitant ma confluence, je suis moins tendre, plus féroce, j’entends tes mots, je les murmure dans un filet d’air, mes poumons sont en feu...
Quand tu n'es plus vraiment là, je dépéris. Imprévisible et surprenant, tu reviens en disant que tu n’es jamais loin, que tu penses à moi, que tu me voies, que tu as envie de moi, et tu m’invites, chez toi, ton lit, ton corps, ça va vite, trop vite !
Mon ventre est ton soleil, ta chaleur s’étire comme un beau soir d’été et mon souffle se fait court quand la première vague parcourt doucement mon échine. Je bascule sur le ventre, une main entre mes cuisses ouvertes, fesses exposées qui ondulent, mon corps qui se tord, mes cheveux en bataille pris dans les draps...
On se regarde, ta ceinture de cuir autour de mon cou. Je l’ai passée moi-même, j’ai mis la pointe dans ta main après l’avoir fait coulisser dans la boucle. Nos cœurs sont alignés, on est le désir et la folie, tout ce qu’on se dit sans jamais l’écrire, et tu me guides, genoux au sol, tu caresses mon visage, tu serres doucement, je me tends vers toi, tu te penches et tu embrasses mon front, tu écorches ma peau, ton baiser fait naître un feu, un frisson brûlant qui s’étend peu à peu en moi.
Ma main recrée ta chaleur qui s’accumule, mon regard s’assombrit, les courants d’air chaud s’élèvent dans mes reins, ce n’est pas une tempête violente, mais une tornade sensuelle, lente, irrésistible, comme si tout en moi était prêt à basculer d’un seul souffle.
Ce soir-là, je t’ai offert ma bouche, tu l’as prise hors du temps, hors de la réalité. C’était un rêve. Dix fois, je t’ai mené au bord du précipice, dix fois tu n’as pas sauté, tu nous as gardés, moi, ta garce irrésistible et nos sensations indescriptibles, et enfin tu as plié, enfin je t’ai vaincu... Tu t'es bien battu.
Je ne suis plus un corps, je suis à toi, et je prends le vent, je suis embarquée, je lève l’ancre et je crie ton nom. La foudre frappe et tout cède, mon ciel s'ouvre, et ton énergie me percute de plein fouet, je me contracte et je tombe.
Tu es un mystère, une obscurité, une puissance calme, tu appartiens à l’ombre et au silence, mais tu es mon autre ; ici ou ailleurs, je te reconnaîtrais toujours.
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