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Couverture de Julie Ma voisine Soumise, par Paul et Juju
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Julie Ma voisine Soumise — Chapitre 4 · Naissance du Maître

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Paul et Juju
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Julie Ma voisine Soumise

Chapitre 4 · Naissance du Maître

Ça fait déjà une semaine que je me torture l'esprit, 7 jours où je n'arrive pas à être concentré dans mon travail, 7 nuits où je tourne en rond à me questionner sans réussir à trouver les bras de Morphée. Mon esprit est devenu une tempête silencieuse, chaque pensée tournoyant autour de toi, de nous, de ce que j’ai fait ou de ce que je n’ai pas osé faire. Est-ce que je suis allé trop loin ? Ou bien pas assez ? Est-ce que je dois être plus doux ? Plus brutal ? Toutes ces questions, servent-elles à quelque chose ? Ou alors, encore une fois, je réfléchis trop...
Je vacille entre la certitude de vouloir t’avoir et l’impuissance de ne pas savoir comment t’aimer. Parce qu’au fond, ce n’est plus seulement du désir que j’éprouve. Il y a cette tendresse qui grandit en silence, ce besoin presque douloureux d’être pour toi ce que tu veux, ce que tu mérites. Mais je suis perdu. Je ne sais absolument plus où j'en suis, et je n'ai toujours aucun signe de toi pour m'éclairer sur notre relation. Pourtant, je sens jusqu'au plus profond de mon être que je dois être ton dominant. C’est une conviction viscérale, instinctive. Alors pourquoi, c'est toi qui mène la danse ? Pourquoi est-ce que c’est moi qui attends, suspendu à tes silences ?
Le soleil, tout comme mon espoir, est éteint depuis longtemps. La lune haute dans le ciel éclaire à travers les volets mon téléphone, voilant le site pornographique sur lequel je suis connecté. Une tentative dérisoire pour détourner mon esprit, pour calmer ce corps qui ne trouve aucun apaisement sans toi. Essayant en vain de me fatiguer, mais rien n’y fait. Mon désir n’est pas seulement charnel, il est devenu mental, émotionnel, obsessionnel. Seule ton image reste gravée sous mes paupières, augmentant mon angoisse jusqu'à humidifier mes joues. Je pleure en silence, honteux de tant de faiblesse. Les yeux embués et le téléphone en main, je vois cette notification tomber :
"Ta soumise est rentrée."
Tu relances la musique de notre danse, et mes sentiments s'emmêlent. Je suis heureux que tu ne m'aies pas oublié. Heureux que tu sois à nouveau près de moi. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de relire en boucle "Ta soumise", tu ne veux donc pas être plus ?! Mon cœur se serre. J’attendais autre chose. Un mot plus tendre. Une intention plus claire. Mon orgueil, blessé, prend le relais. Tu ne veux pas être plus ? Alors je te traiterai comme tel !
Avec une froideur déguisant ma douleur, je te réponds :
"Demain soir 19 h, je te veux maquillée, à genoux les mains dans le dos au milieu de ton salon, tu auras les seins, les fesses et la chatte nue. Tu auras un bandeau sur les yeux, et je ne veux pas qu'il bouge.
Tu mettras également tes escarpins et tes bas-coutures. Ta porte sera ouverte pour que je puisse entrer sans que tu n'aies besoin de bouger."
Je viens d'envoyer le message et pourtant, je regrette déjà de l'avoir envoyé. Qu’est-ce qu’il m’a pris ?! Ce n’est pas ça que je voulais dire. Ce n’est pas comme ça que je voulais te retrouver. Je n'ai plus aucun orgueil en moi, la honte et l'angoisse remplissent à nouveau ma poitrine et mon cœur. Je n'ai qu'une envie, c'est de monter te voir, m'excuser à plat ventre, déposer mes armes et mon masque de dominant à tes pieds. Mais je sais que ça ne servira à rien, car je suis allé trop loin. Et pourtant, malgré mon nœud à l'estomac et mes regrets, je sens Morphée venir me chercher.
Mes yeux s'ouvrent en même temps que le soleil se lève, j'aime ce moment de sérénité, ce moment où seul ton sommeil compte, juste avant que tes soucis te rattrapent. Et c'est maintenant que les miens me rattrapent : j'ai mis toutes les chances de mon côté... pour te perdre.
Les secondes, les minutes et les heures défilent sans que je ne m'en rende compte, je bois et m'alimente sans envie ni convictions, j’évolue dans le noir telle un automate... Tout est gris sans toi. Un clic-clac m'emmène à nouveau dans des fantasmes, une douce musique faisant rêver de chevilles si fines, qui elle-même mène à de jolies jambes s'ouvrant sur un paradis délicieux. Je me rends compte que mes fantasmes sont devenus des souvenirs, que mes souvenirs cherchent à devenir de l’amour.
Je regarde pour la énième fois l'horloge, il est 18 h 00. Les talons claquent au rythme des secondes, des talons qui me ramènent à ma demande.
Je regarde le plafond, je réalise que tu te prépares ! Tu m’attends.
L'adrénaline monte en moi, je saute à la douche. Mes sentiments se bousculent : la joie, la peur, l'envie de te satisfaire, l’espoir de te conquérir. Et au milieu de tout ça… le désir, bien sûr. Mais surtout, ce besoin profond de ne plus te blesser.
Car ce soir, plus qu’un jeu de pouvoir, j’espère te montrer que derrière la domination… il y a l’amour qui naît.
Je veux te montrer que je peux prendre soin de toi. Pas seulement par mes gestes dominants ou mes mots tranchants, mais par cette attention douce, presque timide, que je te porte en silence.
Alors, à peine sorti de la douche, les cheveux encore humides, j’essuie rapidement les gouttes qui glissent sur ma nuque. Mon cœur bat plus vite que d’habitude. Ce n’est pas l’excitation de la domination qui m’anime, non. C’est ce mélange étrange d’impatience, de tendresse, de vulnérabilité presque.
Je me précipite dehors. J’ai cette idée en tête, comme une évidence : t’offrir un bouquet. Un geste simple, mais pour moi chargé de sens. Choisir les fleurs n’est pas anodin. Elles doivent être douces, colorées, sans trop en dire, mais tout en exprimant mon désir de te voir sourire, de te surprendre.
En passant devant le traiteur du village, une autre idée me traverse : ce soir, je ne veux pas seulement te posséder. Je veux te nourrir, t’accueillir, te dorloter. J’achète un plateau de sushis, pensant à ce que tu aimes, espérant deviner juste. C’est une manière pour moi de te dire que je t’écoute, même dans le silence.
Je regarde l’heure. Si je continue à traîner ainsi, je vais être en retard. Mais au fond, est-ce que ce n’est pas un peu voulu ? J’ai attendu toute une semaine. Une semaine entière à penser à toi, à me retenir de t’écrire trop souvent, à ravaler mes envies. Une semaine de manque, de tension douce, de rêves éveillés où ton rire résonnait dans mon esprit.
Alors, oui, peut-être que je veux que tu ressentes un peu de cette attente, ce frisson doux-amer qui serre la gorge quand le désir n’a pas encore trouvé d’issue.
Je sors de la supérette, des bougies en main. Fleurs. Repas. Lumière tamisée. Tout est là. Tout ce qu’il me faut pour créer une ambiance où je ne suis plus simplement ton guide, mais ton refuge.
Il ne reste qu’une chose à faire. Rentrer. Prendre le sac. Ce sac qui contient une autre facette de moi. Celle qui te fait vibrer autrement. Celle qui commande, qui exige, mais toujours pour mieux te faire lâcher prise.
Il est 19h05.
Je suis devant ta porte.
Mon cœur cogne contre ma poitrine.
Ce soir, je ne viens pas simplement te retrouver.
Je viens t’offrir un morceau de moi que peu connaissent.
J’ouvre la porte. Le bois claque doucement derrière moi, et ma voix s’élève, grave, posée, sans appel :
—Ton Maître est là.
Pas besoin de hausser le ton. Chaque syllabe est ciselée, pleine d’une assurance tranquille. L’air même semble se tendre à ces mots. Je pénètre dans le salon. Tu es là. À genoux. Offerte. Sublime.
Ton corps tout entier semble vibrer dans l’attente, comme suspendu au fil invisible de ma volonté.
Tu as tout soigné.
Le porte-jarretelles épouse tes hanches avec une élégance presque insolente. Tes bas-coutures glissent le long de tes jambes jusqu’à tes escarpins noirs, vernis à la perfection. Tu sais que j’aime ces détails. Tu sais que je les vois.
Ton buste est nu. Tes épaules se soulèvent dans un rythme précipité, preuve silencieuse de ton excitation.
Je ne dis rien. Je m’approche. Lentement. Je t’observe comme un sculpteur contemple son œuvre.
Je tourne autour de toi sans un mot. Chaque pas est calculé, presque chorégraphié. Je veux que tu sentes ma présence, que tu la respires, qu’elle t’enveloppe comme une main invisible qui serre doucement. Tu frissonnes.
Ta bouche, peinte d’un rouge profond, m’obsède. Elle appelle mes doigts, ma peau, mes ordres. Le ruban assorti t’aveugle, te livre à moi encore davantage. Quelques mèches de cheveux s’échappent de ton chignon noué serré. Même dans ce chaos maîtrisé, tu es parfaite.
Je te désire. Intensément. C’est physique, animal, mais tenu en laisse. Ma tension est là, brûlante, mais encadrée par ma volonté. Je suis là pour te prendre… mais pas encore.
Mon plaisir de voyeur satisfait, je passe au rituel. Car c’est bien plus qu’un simple jeu. C’est une cérémonie.
Sans un mot, je dresse la table.
Je dispose les roses avec une précision presque religieuse. J’allume les bougies une à une, laissant la lumière danser sur les murs. Les sushis vont au frais, ils seront parfaits au moment venu.
Puis je sors les accessoires. Instruments de plaisir. Prolongements de moi. Je les aligne sur la table, chaque chose à sa place, chaque détail à sa fonction. Rien n’est laissé au hasard.
Tout est prêt.
Tout est sous contrôle.
Et toi, tu es là.
Offerte.
À moi.
Mon œuvre. Mon terrain de jeu. Ma soumise.
Ce soir, je vais te conduire là où seuls les corps dociles et les esprits confiants osent aller.
Je m’approche lentement, comme un fauve sûr de lui. Je n’ai pas besoin de parler, ni de brusquer le moment. Tout est dans le silence, dans la manière dont je prends possession de l’espace — et de toi.
Je me penche et souffle doucement contre ta nuque. À peine un souffle, et déjà ton corps frissonne comme s’il venait de recevoir une décharge. Ta respiration se transforme. Ta bouche s’ouvre, laisse échapper une longue expiration, un soupir mêlé de plaisir et de soumission.
Tu es magnifique.
Tes mains croisées dans ton dos accentuent la cambrure naturelle de ton buste. Tes seins se tendent, offerts, sublimes. La lumière vacille sur ta peau, que je devine tiède et vibrante.
Je laisse glisser la cravache doucement sur eux, juste pour effleurer, pour faire naître cette tension entre la caresse et la menace. Puis, d’un geste sec, je te frappe délicatement l’intérieur de la cuisse.
Tu comprends immédiatement. Obéissante. Silencieuse. Tu écartes davantage les jambes, sans un mot.
Ton désir devient palpable.
Je laisse mes doigts effleurer ton visage, comme une caresse d’ombre. Tu frémis sous leur passage, et quand ils arrivent à tes lèvres, tu entrouvres la bouche avec une impatience retenue. Tu tends ta langue, fébrile, offerte. Je glisse mes doigts entre tes lèvres, lentement. Tu les accueilles avec avidité, les suçant avec une ardeur contenue, une faim qui ne dit pas son nom.
Je sens ton envie, je la devine dans chaque battement de ton cœur, dans chaque frémissement, chaque mouvement minuscule de ton corps suspendu à mes gestes.
Ma main libre se pose sur ta poitrine, mes doigts s’enroulent autour de tes seins. Je les caresse, les pétris, je joue doucement avec tes tétons qui se durcissent immédiatement sous mes attentions. Tu frissonnes à nouveau, cette fois plus intensément.
Ton corps est une offrande. Et moi, je suis le maître du temps, du rythme, du plaisir.
Puis, brusquement, je retire mes mains. Je te prive de tout. Je recule d’un pas.
Tu restes là, à genoux, les lèvres brillantes, les joues rouges, les seins haletants, les jambes ouvertes. Tes mains toujours croisées dans ton dos, ton corps tendu vers moi, avide. Mais tu ne bouges pas. Tu attends. Sage. Dévouée. Brûlante.
Je me délecte de cette vision : ta beauté crue, animale, offerte, et pourtant tenue en laisse par ton obéissance.
Tu es là, consumée par le désir, et pourtant entièrement mienne.
— Pour les heures à venir, tu seras à moi. Ma soumise. Mon objet de désir. Je ferai ce que je veux de toi… tant que tu ne dis pas stop.
Tu me réponds d’une voix à peine audible, frémissante de désir :
— Oui… Maître.
— Prosterne-toi.
Tu t'exécutes aussitôt, comme si ton corps n’attendait que l’ordre pour s’abandonner. Ton front touche le sol, tes bras étendus devant toi. Tes seins s’écrasent contre le tapis, ta croupe se soulève, offerte, présentée avec une impudeur bouleversante. Ton dos forme une courbe parfaite, indécente, presque irréelle de sensualité. Je reste un instant à te contempler, le souffle court, fasciné par ta soumission, par ta beauté crue, animale, sauvage.
Je fais glisser le cuir de ma cravache sur la rondeur de tes fesses. Tu frissonnes. Tes jambes s’écartent davantage, révélant ta nudité, ton sexe déjà luisant de désir. Mon excitation monte d’un cran. Ce corps, ce cul parfaitement ouvert, exposé… tu es une vision d’érotisme brut, une offrande vivante à ma luxure.
— Cambre-toi. Mieux que ça.
Tu obéis, docile et tremblante. Tes reins se creusent davantage, ta peau se tend. Je pose mes mains sur tes fesses, les pétris avec voracité. Tes cuisses frémissent sous mes doigts. Je sens la chaleur de ta chatte m’appeler. Quand mes doigts glissent enfin entre tes lèvres humides, ton corps se cambre davantage encore, avide, affamé.
Tu es trempée. Brûlante. Mon souffle s’alourdit. Mon désir devient un feu qui me ronge de l’intérieur.
Mes doigts s’enfoncent en toi sans la moindre résistance. Tu gémis. Tes hanches ondulent. Tu te tords, offerte, réclamant plus, réclamant moi. Je le sens. Je le sens dans chacun de tes soupirs, dans cette tension délicieuse qui fait vibrer ton corps sous le mien.
Mais je ne cède pas. Pas encore. Je joue, je t’effleure, je te maintiens au bord du gouffre, avec une jouissance presque cruelle.
Puis, ma voix claque, rauque, impatiente :
— Debout.
Puis, l’instant d’après, sans un mot, je te plaque contre le mur. Tes yeux toujours bandés, tu ne peux qu’imaginer mes intentions, deviner mes gestes à la seconde où ils naissent. Cette incertitude te rend plus réceptive, plus sensible. Chaque contact devient une décharge.
— Les mains sur la tête.
Ta respiration s’accélère, mais tu obéis, lentement, soumise, docile, les bras levés en une offrande silencieuse. Et moi, je commence mon exploration, méthodique, possessive. Mes doigts glissent sur la courbe de tes hanches, s’attardent sur la douceur de tes seins. Je les pétris comme un sculpteur façonne la matière. Tes tétons, durs sous mes caresses, m’appellent. Et je les torture doucement, les pinçant, les titillant, jusqu’à ce que tu gémisses sans pudeur.
Puis je descends. Ton ventre se contracte sous mes paumes, et enfin, je touche ton sexe. Tu es brûlante. Humide. Mon doigt caresse ton clitoris avec une lenteur cruelle, puis s’enfonce en toi, suivi d’un autre. Tu es si ouverte… si prête. Tes soupirs deviennent des halètements, ton corps ondule, supplie, sans un mot. Tu es là, offerte à mon désir, mais prisonnière du tien.
Je te retourne d’un geste sec. Tes cheveux volent. Tes fesses me font face. Tu n’as pas le temps de comprendre qu’une claque claque sèchement sur ta peau.
— Tes jambes.
— Oui, Maître…
Ta voix est basse, éraillée. Tu écartes les jambes. Ce simple geste est un appel, une confession muette. Tu veux tout. Tu es belle, ainsi, tendue, vulnérable, et pourtant puissante de ta féminité.
Je me colle à toi. Mon sexe dur s’écrase contre tes fesses. Tu le sens. Tu le respires. Mon désir est brut, viril, presque sauvage. Une bête qui attend de te posséder.
Je glisse une main entre tes cuisses, l’autre revient capturer tes seins. Ton corps est une symphonie de frissons, un champ de bataille entre la raison et l’abandon. Et tu cèdes. Lentement. Profondément.
Je te sens t’abandonner à toi-même, à nous, à ce que nous sommes quand nous cessons de faire semblant. Tu jouis presque malgré toi, comme si ton corps ne t'appartenait plus. Tes jambes tremblent. Tes fesses tressaillent sous mes mains. Tes cris brisent le silence.
Et dans ton hurlement, ce n’est pas seulement le plaisir qui explose.
C’est le fruit de tous ces regards retenus, ces envies refoulées, ces silences brûlants. C’est toi, Julie, belle, fière, indomptable… et pourtant à moi.
Je te fixe, immobile, l’air grave. Et puis d’un ton ferme, presque calme :
— Agenouille-toi.
Tu obéis aussitôt, sans hésiter. Tes gestes sont fluides, pleins de grâce, mais je sens la tension dans ton corps, cette attente fébrile, brûlante. Une attente faite d’envie et d’adrénaline. Tu n’es plus tout à fait toi-même : tu deviens instinct, tu deviens offrande.
Je saisis ton menton avec douceur mais autorité, le relève, et fais glisser mon pouce sur tes lèvres. Tu entrouvres la bouche, docile, presque suppliante. Puis tu tires la langue, lentement, comme une chatte vorace attendant qu’on la nourrisse. Cette vision est une décharge dans mon ventre. Mon sexe dur palpite, tendu, en feu.
Je m’approche. Mon gland effleure ta langue, et tu le reçois avec une avidité délicieuse. Tes lèvres s’enroulent autour de moi, ta bouche me dévore, chaude, humide, affamée. Tes yeux bandés ne peuvent croiser les miens, mais ton corps parle à ta place. Tu es goulue, déchaînée, presque animale. Et pourtant, il y a dans chacun de tes gestes une sensualité millimétrée, une offrande presque sacrée.
Tu joues avec moi. Ta langue tournoie, caresse, enserre. Ta bouche me suce avec l’énergie d’une femme qui sait ce qu’elle veut, et ce qu’elle fait. Tu veux me rendre fou. Tu veux que je cède, que je perde le contrôle.
Et je sens la montée. Rapide. Brûlante.
Alors, brutalement, je plaque ma main sur ton front, stoppant le rythme.
— Assez…
Ma voix est rauque, grondante. Mes hanches frémissent d’un plaisir contenu de force. Je respire fort. Je combats cette envie violente de t’envahir là, maintenant.
Je veux tenir. Te dominer jusqu’au bout. Te maîtriser; et me maîtriser, aussi.
Je te regarde un instant, à genoux, la bouche luisante, haletante. Tu es magnifique. Sauvage. Dégoulinante de désir. Et dans cette position, soumise mais rayonnante, tu es plus puissante que jamais.
Alors je te murmure, comme une promesse :
— Lève-toi.
Mais ce n’est pas une simple invitation. C’est une convocation.
La suite sera inévitable.
Je ne t’enlève pas le bandeau. Je veux que tu restes dans l’obscurité, dans cet espace intérieur où chaque sensation est décuplée, où le moindre geste devient une vérité nue. Je t’attrape par la taille, fermement, et je te guide jusqu’à la table.
Puis, d’un ton bas, autoritaire :
— Plaque-toi. Offre-toi.
Ton torse s’écrase contre le bois froid. Et sans la moindre hésitation, tu écartes les jambes, puis tes mains viennent ouvrir tes fesses, t’exposer à moi, sans retenue, sans pudeur. Cette posture est une déclaration. Tu es là, offerte, tendue, figée dans l’attente, dans le silence brûlant qui précède la tempête.
Je te regarde. Tu es une œuvre d’art. Une sculpture de chair et de volonté. Une femme belle à en perdre la tête, et consciente du pouvoir qu’il y a à s’abandonner totalement.
Je m’approche, lentement. Mon sexe dur glisse contre ta chaleur, et je pénètre en toi d’un mouvement profond, mes mains enserrant ta taille comme si je voulais te fondre en moi. Tes gémissements me parviennent, étouffés par la table, vibrants, désordonnés. Ton corps réagit à chaque coup de rein. Ton cul claque contre mon ventre. Ta moiteur m’enveloppe. C’est une danse primitive, une pulsation animale où chaque souffle, chaque cri, chaque coup de reins devient une offrande.
Je perds pied. Je ne suis plus un homme, tu n’es plus une femme ; nous sommes désir brut, chair mêlée, instinct à l’état pur. Je te fais changer de position sans un mot. Je te tords, te redresse, t’allonge, te replie, jusqu’à ne plus savoir où commence ton plaisir et où finit le mien. Tu jouis. Encore. Et encore. Tes soupirs deviennent des cris. Ta peau est moite, marquée par mes mains, tes seins gonflés, ta bouche entrouverte.
Et enfin… je jouis. En toi. D’un seul coup, profond, viscéral. Mon sperme t’inonde, et je reste là, en toi, quelques secondes de plus. Ton corps reste tendu, ta croupe en l’air, offerte, glorifiée par la soumission.
Tu es magnifique.
Je me retire lentement.Ton sexe palpite encore. Tes jambes luisent, dégoulinantes de notre plaisir mêlé. Je t’attrape par les seins, fermement, et je te redresse contre moi. Ton dos colle à mon torse, nos souffles courts s’entrechoquent. J’embrasse lentement ton cou, goûtant ta peau salée, chaude, vivante.
Nous restons ainsi un long moment. Un silence complice. Sacré.
Puis je glisse à ton oreille, ma voix douce mais tranchante :
— Ne bouge pas… tant que tu n’as pas entendu la porte se refermer derrière moi.
Ta main serre brièvement mon poignet. Une protestation muette. Un "reste" silencieux. Mais tu lâches prise. Et je sens dans ce geste la confiance totale que tu m’accordes.
Je me rhabille sans me presser. Je range nos jouets, dépose les sushis dans ton assiette. Je nettoie, soigne les détails. Parce que même dans l’excès, même dans la sauvagerie, je veux que tout soit parfait.
À la porte, je me retourne une dernière fois.
Et là, je te vois. Toujours à genoux. Nue. Belle. Soumise et invincible.
Je claque la porte derrière moi. Pour que le doute ne soit pas permis.
À peine rentré, je referme la porte derrière moi dans un silence presque irréel. L’écho du claquement de bois résonne encore en moi. J’ai laissé ton appartement… ton corps… ton souffle… et pourtant, tout est encore là, imprimé dans ma peau, dans mes pensées.
Je me passe une main sur le visage, tente de reprendre pied. Et là, mon regard tombe sur mon téléphone, abandonné sur la table. L’écran s’illumine.
Un message. De toi. Julie.
"Merci pour tout, pour ce soir, pour le repas, pour faire partie de ma vie. Merci."
Je relis. Encore. Et encore.
"Pour faire partie de ma vie."
Ces mots me clouent sur place. Ils m’arrachent presque le souffle. Mon cœur se serre, puis explose dans ma poitrine. Une onde de chaleur me submerge, une joie brutale, violente, inattendue. C’est un cri muet, une lumière qui jaillit dans un monde où j’avais toujours gardé mes sentiments cachés, enfouis, étouffés.
Tu ne parles pas de sexe. Tu ne parles pas du plaisir. Tu ne parles pas du jeu. Tu parles de moi. De ma place. Dans ta vie.
Et moi, idiot que je suis, je croyais que tout ça n’était qu’un fantasme, un abandon physique, un moment volé à l’ordinaire. Je pensais que ton cœur m’échappait, que ton regard, une fois le bandeau tombé, ne verrait en moi qu’un corps, un maître de passage. Pas Paul. Pas l’homme derrière la voix. Derrière les mains.
Je vacille. Je ris. Je souris comme un fou. Je sens une larme me piquer les yeux sans que je sache si c’est de soulagement ou d’espoir. Mon cœur bat trop fort. J’ai envie de courir. De hurler dans la rue. De remonter ces marches quatre à quatre, de rouvrir cette porte, de te prendre dans mes bras et de t’avouer tout ce que je retiens depuis trop longtemps.
Mais je n’en fais rien.
Parce que ce n’est pas le moment.
Pas ce soir.
Ce soir, tu dois rester seule, nue, marquée de moi, libre de ressentir sans bruit, sans que je vienne troubler ce qui vient d’éclore.
Alors je me contente de m’asseoir, en silence, le téléphone serré contre moi. Et je reste là, le cœur ivre, l’âme en feu.
En pensant à toi.
À nous, peut-être.
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Rapido49
6 juin 2025 à 17:12
Vivement la suite...
Soyez respectueux
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OlivX
6 juin 2025 à 10:35
Très bel épisode, on ressent bien le tsunami de pensées qui se bouscule dans sa tête, la nécessité de laisser le temps au temps, pour construire une relation solide avec sa belle voisine.
Soyez respectueux
Répondre

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