Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La voix de Lilly — Chapitre 4 · Miroir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La voix de Lilly
Chapitre 4 · Miroir
— Environ 2 000 mots - 6 à 7 minutes de lecture —
- Miroir -
Je me prenais au jeu, beaucoup plus que lors du premier cunnilingus quelques minutes auparavant. Ses petits gémissements langoureux, toujours à peine audibles, me transportaient d'excitation. Rapidement, je remplaçai mon pouce par mon index, m'obligeant à contorsionner un peu mon poignet. Je changeai légèrement de position, orientant un peu mon visage vers la droite afin que ma main coulisse plus facilement dans l'axe de son vagin. Du coup, je n'étais bien en face de son clitoris, et ce léger décalage me fit, nous fit, un sacré effet. La succion, et le va-et-vient de ma langue avaient changé d'angle, et, si j'appréciais la chose, ce qui me rendait encore plus fou était le degré supplémentaire d'excitation qui semblait s'emparer de Lilly : sa voix se fit plus forte, et ses mains s'accrochèrent à mes cheveux.
Que ne fit-elle pas là ! Je lâchai un grognement de satisfaction, et mon énergie redoubla : j'ajoutai le majeur à mon index qui lui ramonait déjà furieusement le minou, et mon autre main, qui avait arrêté de lui peloter le sein, se réveilla et monta au niveau de son cou et l'enserra doucement. On était loin, très loin, de la strangulation érotique, mais ce geste coquin qu'elle m'avait suggéré la mit dans tous ses états. Il est vrai qu'elle était sacrément stimulée, là. Ma petite léchouille précédente faisait pâle figure comparée à ce que je lui prodiguais, armé de ma bouche aspirante, ma langue fouineuse et mes mains baladeuses !
Mon sursaut d'activité eut rapidement raison de ses sens : quelques secondes plus tard, elle entamait un orgasme assez impressionnant. Les doigts de Lilly se crispèrent dans mes cheveux, les tirant légèrement mais cette sensation, dans le feu de l'action, était plutôt agréable. Ses cuisses s'écartèrent davantage, m'incitant à encore accélérer la cadence de mon va-et-vient digital et elle dressa sa poitrine vers le ciel, alternant des gémissements plus forts, nettement audibles mais pas des cris non plus, avec des blocages de respiration. Ça me faisait penser à une partition dont on aurait remplacé çà et là des notes par des demi-pauses
Terme de solfège indiquant un silence d'une durée de deux temps
et des soupirsTerme de solfège indiquant un silence d'une durée d'un temps
. Elle jouissait en musique, magique ! Bien que mon pénis, lui, ne fût pas sollicité, je n'étais pas loin de l'orgasme tellement ses gestes et ses sons m'envoûtaient. L'envie me traversa de me stimuler le sexe avec une main pour l'accompagner dans sa jouissance, mais j'aurais dû soit retirer mes doigts de sa chatte, soit mon autre main de son cou ce qui aurait pu, peut-être, altérer son plaisir. Je ne voulus pas prendre ce risque et continuai mon effort encore quelques secondes le temps qu'elle atteigne le sommet de son extase.
L'apothéose de cet instant fut marquée par une cambrure encore plus marquée et surtout par un gémissement, certes moins fort, mais surtout nettement plus long que les précédents, suivi d'un léger halètement : elle avait cessé ses "apnées de l'orgasme". Je desserrai délicatement mon étreinte autour de son cou et, simultanément, retirai avec douceur mes deux doigts encore fichés dans son con. Ma bouche et ma langue se décollèrent de sa vulve et de son clitoris, mais je reposai aussitôt ma joue juste à côté de son pubis. Elle sentait probablement mon souffle chaud et un peu accéléré sur sa petite houppette. Je poussai un long soupir de satisfaction : j'avais fait mon boulot et quel pied j'avais pris ce faisant ! Je fermai les yeux, bercé par le ventre de Lilly qui reprenait lentement son rythme de respiration normal, souriant presque béatement. Je repris mes caresses sur l'intérieur de ses cuisses, toujours largement écartées. C'était de gentils effleurements, tout doux, tout sensuels, tout calmes. Juste la sensualité de nos deux peaux qui se touchaient, douces et lisses. Je savourai le bruit de son souffle qui s'apaisait de plus en plus. Elle ne parlait pas, moi non plus. Je la devinais les yeux clos, elle aussi, abandonnée totalement à l'ocytocine qui parcourait son corps depuis quelques dizaines de secondes. Elle avait toujours une main dans mes cheveux, qu'elle n'avait pas retirée, mais simplement posée sur ma tête. Je ne savais pas où était l'autre. Je frottai ma joue sur la peau soyeuse de son ventre, tendrement, mais elle m'arrêta en appuyant doucement de sa paume sur mon crâne. Je crois qu'elle voulait profiter de cet instant de plénitude, et une sollicitation sensorielle au niveau de son ventre devait la gêner, la déconcentrer.
Une dizaine de minutes s'écoulèrent ainsi, silencieuses. On n'entendait que le bruit de nos respirations qui avaient retrouvé leur fréquence normale. C'était une sorte de white noise en fond sonore que j'appréciais. Nos souffles s'étaient synchronisés peu à peu, et j'écoutais ces vagues aller et venir. Je me sentais bien. Je ne bandais plus du tout, le gros de l'excitation était passé. Je n'avais pas joui, mais j'avais presque l'impression de l'avoir fait tellement j'étais détendu.
Lilly se redressa à demi sur ses coudes :
— Wouah ! J'ai pas joui souvent comme ça ! Je regrette pas de t'avoir dit ce que j'aimais !
— Alors tant mieux. C'était très très excitant, j'ai adoré. Merci de t'être un peu forcée.
— Pfff... Dis, je suis crevée, là. Tu m'as mise à plat. Je peux rester dormir, ça t'embête pas ? Et demain matin, je pars tôt pour pas être dans tes pattes.
— Bien sûr, pas de souci. Et ça me dérange pas si t'es là et si on prend le petit-déj' ensemble, tu sais. Au contraire !
— Ben, j'ai pas de change, j'avais pas prévu que la soirée finirait comme ça. J'ai envie de me doucher, de mettre une culotte propre, tout ça...
— Je comprends. Ou alors, tu te laves maintenant, je lance une lessive, tu te couches toute nue (Oh ouiiii, dis ouiiii ! Je veux dormir contre ton corps nu !), demain matin on petit-déjeune, tu t'habilles avec tes vêtements propres mais pas repassés et on va en cours.
— Comment mes fringues vont sécher ? T'as un sèche-linge ?
— Oui, oui : mes parents m'ont filé leur ancien lave-linge séchant, c'est trop pra-ti-que car tout se fait en une seule fois. Je ne pourrais plus m'en passer !
— Alors c'est okay. Je vais te donner mes fringues et puis aller me doucher. Tu me rejoindras ?
— Alors tant mieux. C'était très très excitant, j'ai adoré. Merci de t'être un peu forcée.
— Pfff... Dis, je suis crevée, là. Tu m'as mise à plat. Je peux rester dormir, ça t'embête pas ? Et demain matin, je pars tôt pour pas être dans tes pattes.
— Bien sûr, pas de souci. Et ça me dérange pas si t'es là et si on prend le petit-déj' ensemble, tu sais. Au contraire !
— Ben, j'ai pas de change, j'avais pas prévu que la soirée finirait comme ça. J'ai envie de me doucher, de mettre une culotte propre, tout ça...
— Je comprends. Ou alors, tu te laves maintenant, je lance une lessive, tu te couches toute nue (Oh ouiiii, dis ouiiii ! Je veux dormir contre ton corps nu !), demain matin on petit-déjeune, tu t'habilles avec tes vêtements propres mais pas repassés et on va en cours.
— Comment mes fringues vont sécher ? T'as un sèche-linge ?
— Oui, oui : mes parents m'ont filé leur ancien lave-linge séchant, c'est trop pra-ti-que car tout se fait en une seule fois. Je ne pourrais plus m'en passer !
— Alors c'est okay. Je vais te donner mes fringues et puis aller me doucher. Tu me rejoindras ?
Elle avait lâché ces trois derniers mots avec une voix très provoquante. J'hésitai avant de répondre. Ma pudeur naturelle revenait au galop et, l'excitation étant retombée, il ne m'était pas forcément aisé de me montrer à poil comme ça devant elle. Rien que de me relever et d'aller mettre le linge de Lilly à nettoyer n'était pas évident, car j'étais actuellement nu. Alors me doucher avec elle... Cependant, j'avais aussi compris qu'elle souhaitait que la douche fût crapuleuse, et cette perspective était plutôt tentante. Si elle me demandait de me laver avec elle, ça n'était pas que pour lui frotter le dos !
— C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ! L'eau n'aura pas le temps de chauffer que je serai déjà là !
Deux minutes plus tard, j'entendais l'eau sortir du pommeau de douche et couler dans la baignoire. Je venais de refermer le hublot de la machine à laver et de lancer le programme adéquat. Quittant la cuisine, je rejoignis la salle de bain. La porte ouverte, Lilly se regardait dans le miroir, attendant trente secondes que l'eau chauffe. Quelle scène fantastique ! L'appartement était toujours silencieux, seule l'eau de la douche se faisait entendre. Je voyais ma belle de dos, nue. Sa chute de rein était sous mes yeux, et sa poitrine se reflétait dans la glace. Je ne pouvais malheureusement pas apercevoir son sexe, trop bas pour être capté par le miroir. Cependant, j'avais eu l'occasion de l'observer à loisir de très près une vingt minutes plus tôt, aussi n'était-ce pas si frustrant que cela.
Cet instant était digne d'un tableau de la Renaissance, sublimé par le son agréable, presque bucolique, de l'eau qui coulait. Elle était là, se croyant seule, analysant son image dans le reflet du miroir, plaçant ses cheveux défaits soit devant les épaules, masquant en partie ses seins magnifiques, sans toutefois occulter complètement ses aréoles ni ses mamelons, soit dans le dos, exposant ainsi sa poitrine plutôt généreuse. Cette scène était d'un érotisme incroyable, surtout qu'elle ignorait que je la voyais. N'y voyez pas de malice : je ne m'étais pas caché, ni n'étais arrivé à pas de loup. Si elle levait un peu les yeux et regardait plus loin dans le reflet, elle me verrait, nu également, dans l'encadrement de la porte.
Ma verge commença à se gonfler à nouveau, tout en se redressant. Heureusement que je ne pouvais pas me voir dans la glace : un homme nu, debout et à moitié en érection n'est pas une image très glamour, trouvais-je. Encore moins si c'était moi. Son petit manège avec sa coiffure prit fin et, se retournant pour aller vers la baignoire, Lilly se figea une demi-seconde, surprise de me voir juste là, et me sourit mi-embarrassée, mi-contente de voir que je l'avais rejointe.
— Tu faisais quoi ? Tu me regardais ? me demanda-t-elle, vaguement suspicieuse
— Euh oui, mais je ne t'espionnais pas, hein ? Je viens de lancer la machine, ça sera prêt dans trois heures normalement. Et je suis venu te rejoindre, comme tu me l'as demandé. Je comptais réviser, mais bon, puisque tu as insisté pour que je vienne...
— Euh oui, mais je ne t'espionnais pas, hein ? Je viens de lancer la machine, ça sera prêt dans trois heures normalement. Et je suis venu te rejoindre, comme tu me l'as demandé. Je comptais réviser, mais bon, puisque tu as insisté pour que je vienne...
Je tentai de faire de l'humour, comme elle quand je l'avais invitée. Mais j'étais loin d'avoir son niveau. Pour toute réaction, elle sourit plus franchement, mais ne répondit pas à ma boutade :
— Je comparais différentes coiffures. Tu préfères les cheveux derrière, ou les cheveux devant ?
Joignant le geste à la parole, elle refit le même jeu de placer ses cheveux sur sa poitrine puis dans son dos. Je fis deux pas dans sa direction, enrôbai de ma paume l'un de ses seins et, avant de me pencher tendrement pour lui rouler une galoche digne d'un collégien qui débute dans l'art d'embrasser les filles, lui répondis :
— J'adore voir tes seins en entier, et j'adore voir ton dos avec tes cheveux qui dessinent un peu comme une flèche vers tes fesses...
Nous avions commencé nos ébats en French kiss, peu après la fin de "Will Hunting". Petits roulages de pelle gentillets, qui avaient gagné peu à peu en intensité, et m'avaient assez rapidement mené les mains sur son tee-shirt au niveau de ses seins, et les siennes dans mon dos et sur ma nuque. Je l'avais ensuite picorée partout sur le visage, le cou, les oreilles, à coup de mini bisous mignons. Mais somme toute, nos langues s'étaient assez peu rencontrées.
Notre retard fut amplement rattrapé par ce baiser torride ! Nos langues tournaient, s'entrechoquaient, se lovaient, se caressaient, se cherchaient. Lilly poussa un léger soupir gémissant dans ma bouche, ce qui acheva complètement ma montée en érection. Je fis un dernier mouvement pour me coller à elle, une main toujours autour de son sein, l'autre descendant pour lui attraper la fesse et la pétrir avec énergie. Mon sexe, bien dressé, vint se plaquer contre le bas de son ventre. Cette compression de toute ma verge était des plus agréables, et mon excitation avait largement rejoint le niveau qu'elle avait lorsque je butinais son petit minou un peu plus tôt. Putain, ce qu'elle m'excitait ! J'avais très envie de la prendre en levrette contre le lavabo, à la hussarde ! Let's fuck!
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