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✦ Jane Does Film porno XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Film porno — Chapitre 1 · Un véritable bide !

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Jane Does
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Film porno

Chapitre 1 · Un véritable bide !

Je viens d'entrer dans la pièce. Un peu comme un taureau qui se retrouve dans l'arène, avec le sable, le soleil et le public. Ils sont là. Cinq ? Six mecs ? Tous aussi nus que je le suis. Et je vois l'œil rond froid de l'objectif. Je m'attendais à quelque chose de plus… romantique, de plus glamour en fait. Plus personne ne parle d'un coup, et je me sens intimidée. Une semaine que dans ma tête je songe à ce rendez-vous. Huit longues journées à gamberger et à me mettre en condition. Je fais ça pour le seul plaisir de Paul. Mais lui est resté dans une autre piaule. Je ne suis pas vraiment rassurée. Je scrute les visages qui me font face.
Décidément, ça ne me plait pas. Je n'ose plus avancer et un de ceux qui attendent m'apostrophe.
— Bon, tu es là pour baiser ou pour nous regarder ?
— Quoi ?
Un autre s'interpose de suite.
— Attends, Allan ! Ne fais pas comme d'habitude, ne joue pas au bourrin. Tu vois bien que nous l'intimidons.
— Je m'en tape de ses états d'âme, moi ! Ma pilule ne va pas faire effet trois plombes. Allez, avance par-là !
Il s'approche avec l'intention évidente de me tripoter le derrière. Le caméraman s'apprête à faire tourner sa machine. Mais là, ça me coupe tous mes effets, je ne me sens pas le courage d'aller plus loin. Un film porno ! Bien entendu que j'étais d'accord. Mais pas comme ça, pas avec ce type qui se prend pour mon mac. Non ! Alors, je fais un pas en arrière. Et l'autre de rétorquer à nouveau.
— Tu ne vas tout de même pas nous avoir fait venir pour rien… on est là pour te tirer et tu vas y passer que tu le veuilles ou non !
— Surement pas ! Personne ne me fera faire ce que je ne veux pas… c'est bon, je laisse tomber.
— Attendez…
C'est celui qui est déjà intervenu la minute précédente pour remettre son collègue à sa place. Il a l'air sympa, gentil.
— Ne partez pas comme ça. On est pas tous comme lui, vous savez.
— Le peu que j'ai vu me suffit. Il n'est plus question que je me laisse baiser dans de telles conditions.
Le caméraman semble interloqué par ma décision. Il tente à son tour de me retenir…
— Tout va bien se passer. On peut écarter Allan, s'il ne vous convient pas !
Et l'autre de brailler soudain, sentant qu'il ne va peut-être pas avoir sa part du gâteau.
— Comment ça m'écarter ? Je suis là, je baise aussi, et c'est à cette salope de faire son job.
— Bon… messieurs, désolée de vous décevoir, mais cette fois, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Rien n'est conforme à ce qui était prévu… je devais rencontrer des hommes courtois, select et apparemment… ce n'est pas le cas pour tous. Je ne vais pas prendre de risques. J'abandonne le projet, je ne suis pas une pro moi, et j'ai encore cette possibilité. De toute façon, si c'est toujours comme ça que se déroulent les tournages, c'est désolant, dégueulasse… surtout. Bonne journée.
Je tourne résolument les talons et plante là la flopée de gaillards qui ne bandent même pas, ou alors à grand renfort de pilules bleues. Je ne demande pas mon reste, ne me retourne pas et je ferme la minuscule cabine où je me suis déshabillée à l'arrivée. En deux temps et trois mouvements, je suis de nouveau fringuée et je me mets à la recherche de Paul. Il est dans une sorte de cuisine, une bibine à la main, avec deux types inconnus.
— Macha… mais… c'est déjà fini ? Il y a un problème, ma chérie ?
— Pas de problème Paul ! Nous partons, c'est tout.
— Quoi ? Qu'est-ce qui te prend ?
— Je ne suis pas leur chose et les insultes et autres noms d'oiseau n'étaient pas prévus au programme. Et puis… tu devais m'accompagner, pas boire un coup pendant que je me farcissais les cinq ou six mecs que le producteur a triés sur le volet.
— Mais… ils ne sont pas cool ?
— Certains sont infects, tu veux dire. Je ne suis pas une chienne que l'on baise d'entrée en lui dégueulant une litanie d'insanités. Si c'est ça le cinéma porno, très peu pour moi. Un contrat est un contrat et là, il n'est pas respecté…
— Je… ne comprends pas…
— Eh ben… ton pote, le chef de cette bande de dégénérés te mettra au courant. Moi je me barre, tu fais comme tu veux.
— Attends… t'es certaine que ça ne peut pas s'arranger… ça m'aurait fait plaisir à moi !
— C'est pour ça que pendant que je suis censée me faire grimper par ton armée de couilles molles, toi tu es gentiment installé au bar ? C'est bon, Paul… c'est fini, et il n'y a pas à revenir là-dessus.
Pendant que je dialogue avec mon compagnon, le nommé Allan, le bas ventre ceint d'un drap de bain, arrive tout énervé…
— Où elle est cette petite pute ? Elle nous fait venir, je me suis tapé une pilule et elle nous plante ? Elle mérite une vraie dérouillée… ramenez-la-moi sur le plateau…
— Ça suffit Allan ! Tu as assez fait de dégâts pour aujourd'hui. Tout ça c'est de sa faute, Serge… pourquoi tu t'acharnes à faire venir ce minable ? Il bande mou et n'a que des grossièretés dans sa grande gueule… je ne tourne plus avec vous non plus si lui est encore contacté. C'est clair et net.
Je n'écoute plus. Celui qui se prend le bec avec l'impatient imbécile prénommé Allan, c'est le petit jeune qui s'est déjà interposé à deux reprises devant la caméra. Je ne veux plus rien savoir et la rue me happe avec son trottoir bitumé. Mes chaussures à talons hauts claquent et rythment le bruit de mes enjambées pour me tirer de ce plan glauque. Une fois de plus mon amour aveugle pour Paul me met dans une très fâcheuse posture. Moi, j'avais dans l'idée que nous allions passer un bon moment dans une partouze bon chic bon genre. Et en lieu et place de celle-là, une tribu de vieux grigous, des crevards qui n'ont plus aucun sens des réalités.
Pas même du sexe de bonne qualité ! Un ramassis de crétins qui se bourre de cachetons, pour se donner l'illusion d'avoir la queue raide. Mais que Paul me largue de cette manière, sans même assister à cette mascarade de cul de bas étage, non ! Cette fois, c'en est trop. Plus jamais. Qu'il ne vienne plus jamais me seriner les oreilles avec ses plans foireux. Je remonte l'avenue et débouche sur la place du marché. Noire de monde à trois heures de l'après-midi. Et j'entends des bruits de pas dans mon dos. Est-ce Paul qui me court après ? Je me retourne et… stupeur, le jeune loup est face à moi.
— Vous avez le feu au derrière on dirait, Macha !
— Quoi ? C'est après moi que vous courrez comme ça ?
— Oui… j'ai fait comme vous j'ai claqué la porte, j'en ai soupé des conneries des uns et des autres. Ce milieu est de plus en plus pourri… faire toujours plus de fric avec le minimum. Un studio sale, sans hygiène et des bourrins à l'image de cet Allan, un gros porc à qui vous avez bien claqué le beignet. Je n'y retournerai pas non plus. Pour gagner une misère en plus…
—… vous me voulez quoi au juste… parce qu'au cas où vous ne seriez pas au courant, Paul c'est mon mec…
— Ah bon ! Et c'est pour lui que vous faites ça ?
—… je voulais lui faire plaisir, oui !
— Il se fait du fric sur votre dos… enfin sur autre chose surtout !
— Comment ça ? C'est une sextape amateur, juste pour notre usage personnel. C'est comme ça que c'était prévu.
— Vous plaisantez là ? Votre pote, il a ramassé deux ou trois mille euros… je suppose qu'il va devoir les rendre puisque vous n'avez pas tourné… et votre joli croupion allait directement alimenter plusieurs sites pornos, et tourner en boucle pour de jeunes branleurs qui se palucheraient sur vos images… amateurs ou pas… tu parles !
— Vous êtes sûr de ce que vous avancez là ?
— Ben oui… et pour faire sortir un film du circuit, je peux vous dire que c'est mission impossible. Ce qui navigue sur la toile reste ad vitam aeternam sur le NET, quoi que vous fassiez.
—… ? Vous êtes fou ? Pourquoi vous me racontez tout cela ? Paul m'a dit que c'était un de ses amis qui tournait de temps en temps un film olé-olé et que j'y allais juste pour ce bout d'essai.
— Eh ben ! Un beau salaud votre « ami », je peux vous le dire… ce Paul est une ordure au même titre qu'Allan et les autres qui vous attendaient pour un gang bang forcené.
— Mais non… c'est impossible ! Paul n'a pas pu me mentir à ce point…
— Vous avez l'air attristée… vous venez, allons-nous assoir au bistrot au coin de la rue…
— Et vous... on dirait que vous connaissez bien le quartier…
— Normal, j'y suis né et j'y vis encore. Vingt-six ans que je suis résident… vous pensez si je le connais comme ma poche. C'est oui, pour le verre ?
— Si vous voulez…
— xXx —
C'est comme ça que je suis à la terrasse d'un troquet avec un « hardeur ». Tout est là, dans mon crâne qui défile et je revis cette semaine plus que tendue. Le gars qui est assis ne doit pas être plus âgé que moi. Trente, trente-cinq ans tout au plus ! Pas tout à fait blond, les cheveux en brosse, des yeux qui oscillent entre bleu acier et gris, souriant, sûr de lui, il me chouffe avec une indéfinissable malice. C'est exactement de cette manière que je l'analyse, alors qu'il commande deux bières à un serveur qui cavale de la terrasse où nous sommes posés à un bar au fond du bistrot. Lorsqu'il revient, ses demis sans faux col sur un plateau, il laisse glisser ses quinquets sur moi. Ma tenue, bien trop suggestive ne doit pas accrocher que ses mirettes.
Il met un temps exagérément long pour compter les pièces que vient de lui fourrer dans la main mon vis-à-vis. La trajectoire de ses billes est simple à déterminer. Ce sont mes seins qui les attirent de la sorte ? Il faut dire qu'ils débordent largement d'un caraco fleuri, aidés en cela par un soutif pigeonnant. Une idée de Paul ! M'habiller en presque pute pour ce foutu tournage. Comment et surtout pourquoi a-t-il réussi à m'embarquer dans ce bourbier ? Je voyais les choses d'une autre façon.
— À votre santé, Macha…
—… !
Je sursaute à la voix qui me rappelle que je ne suis pas seule et je sors de cette rêverie éveillée.
— Pardon ! Oui… à votre santé !
— Je me prénomme Gabriel… comme l'archange.
—… ?
Merde ! Ce type se prendrait-il pour un Saint ? Il sort pourtant tout comme moi, d'un studio dédié au cul. Une gorgée de bibine, et mon esprit se replie vers ce qui m'a amené ici cet après-midi. Quand je dis « ici », il s'agit de ce lieu où une seule caméra devait tourner, un endroit glauque finalement alors que j'avais imaginé un vrai studio, avec un décor sympa, des types avenants et charmants. Tu parles ! Une piaule morne et juste un vieux divan aux coussins crevés et des mecs âgés, bedonnants et tout juste aimables. Pas des princes charmants, c'est sûr ! Quelle conne je fais ! Avoir cru aux beaux mots, aux douces paroles de Paul.
Suis-je plus idiote que la moyenne des femmes ?
— Vous aviez vraiment envie de faire un film porno ?
—… c'était surtout une idée lumineuse de Paul.
— C'est votre petit ami ? Votre copain ?
— Oui… nous sommes ensemble depuis quelques mois et il aime le sexe.
— Pas vous ? Parce que pour oser ce genre de plan, il faut vraiment en avoir envie. Et vous n'avez pas choisi la meilleure production pour votre… film.
— Je n'ai rien choisi du tout. Paul s'en est chargé, avec mon accord bien entendu. Mais, je m'attendais à, comment dire, quelque chose de moins moche. Enfin se retrouver dans une piaule avec cinq ou six types totalement inconnus, à poil, sans aucune présentation et surtout presque pressés de me passer dessus… non ! Impossible d'assumer…
— Sur le fond, vous avez raison. Mais tous n'étaient pas impatients… moi par exemple, je n'ai fait que suivre les directives de Serge.
— Serge ?
— Oui, c'était le gars à la caméra… il n'y a pas de script dans ce genre de tournage. Quelques instructions verbales et normalement l'actrice qui vient pour un gang-bang est rôdée à cette pratique. J'ai senti de suite que vous étiez novice.
— Ah ! Je n'ai jamais fait ça, je l'avoue. Mais Paul s'est montré particulièrement insistant. Mais vous, Gabriel… il y a longtemps que vous êtes acteur ?
— Acteur ! Mon Dieu un bien grand mot. Je fais quelques extras dans des films, figurant pour arrondir des fins de mois de plus en plus compliquées. Je dois aussi manger et comme tout le monde deux, voire trois fois par jour. Pas toujours aussi facile qu'on le pense la vie. Seul le fric est maitre du jeu.
— Ouais… c'est une certitude.
Nous portons de nouveau nos verres à nos lèvres. Il a toujours ce curieux rictus au coin des lippes et ça me décontenance. Il m'a vu dans la nudité la plus crue, alors pourquoi me dévisager ainsi ? Je replonge aussitôt dans cette soirée où j'ai dit oui à Paul. La pire sottise à faire sans doute. Les images défilent sous ma tignasse brune, mi-longue qui flotte dans mon cou. Une frange tombe régulièrement sur mon front, relevée d'un mouvement sec du poignet, un tic surement. Et j'en oublie la trogne du type qui me creuse le cerveau de ses yeux brulants. Je suis loin, une semaine en arrière et les sons, les images, tout est net dans mon crâne. Comment ai-je pu ne pas sentir le piège ?
— xXx —
Nous venons de faire l'amour encore et encore. J'aime, que dis-je, c'est devenu une sorte de drogue. Sa peau contre la mienne, sa bouche qui m'embrasse. Il est beau mon Paul. Dix années de plus que moi qui à trente-deux ans vis là, mon premier grand amour. Oh, avant lui, il y a eu quelques aventures, mais avec des garçons plus jeunes, moins expérimentés. Lui… il est caressant, patient à l'extrême et nous faisons l'amour avec une infinie tendresse. C'est un homme accompli, mon Paul. J'avoue que mon cœur bat pour ce type, rencontré chez ma copine Sylviane. Il m'a plu d'emblée et de fil en aiguille, nous en sommes là.
Je ne sais plus depuis quand il me câline, mais il est particulièrement doux ce soir et ne cherche pas une possession à tout prix. Non ! Ses mains aux longs doigts fins me frôlent, partent et reviennent dans un ballet qui me fiche des frissons. Bouche ouverte, tête rejetée en arrière, il vient de finir mon lent effeuillage et je suis nue sur la chaise qui sert ce soir à nos jeux amoureux. Il joue. Il est le chat, je deviens sa souris. Ses attouchements tendres n'ont d'autre but que de me mettre le feu. Je dois avouer que c'est particulièrement réussi. Je suis à lui, je ne suis plus qu'attente humide, et quand il me demande si je veux aller plus loin, quel motif aurais-je de refuser ?
Alors… sorti de nulle part, plus probablement d'une des poches de sa veste qui pend sur la patère de l'entrée, un long lé de tissu sombre. Il le plie de manière à lui donner la forme d'un bandeau de quelques centimètres de largeur. Oh ! Je sais, je comprends l'utilité qu'il va lui attribuer et aucun mouvement de panique ou de peur, alors qu'il en noue les deux extrémités sur ma nuque. Impossible donc de savoir où il se trouve, s'il bouge ou non dans l'espace privé du salon où nous sommes installés. Mes seins… il les empaume délicatement, ses lèvres se collent aux miennes. Baisers fous, baisers de feu.
Le brasier n'est pas que dans ma gorge, non ! Évidemment sur mon siège, il me demande des tas de choses, jugées sympas par mon cerveau totalement embrumé par une montée d'un désir qu'il sait maintenir à une très haute intensité. Le siège où je me tiens assise, il le fait basculer, je ne vois pas, mais sens pourtant le mouvement. Il reste en équilibre, le dossier de bois posé sur l'assise du canapé. Là, mes cuisses sont ouvertes largement, et je me sais obscène et offerte. Cette bouche qui, il y a tout juste une seconde, faisait flirter nos langues, cette bouche cette fois, officie sur mon sexe qui bave de trop d'attente. Je cherche à deviner la position dans laquelle il s'est placé pour parvenir de cette manière, à ce que seules ses lèvres et sa langue frôlent ma chatte disponible.
Il est nu ? Quand s'est-il totalement dévêtu ? Il a surement enjambé mon corps et puisqu'il me lèche, ce qui m'effleure le visage, ce ne peut qu'être… oui, ses fesses ! Il est si délicieusement caressant que rien n'est anormal, rien n'est sale en sexe, et lorsque sa voix neutre, quoi qu'un zeste plus chevrotante que d'ordinaire me tombe dans les oreilles, je frémis.
— Lèche-moi, mon amour… j'adore quand une femme me lèche.
Sans doute s'est-il baissé davantage puisque je sens sur mon menton… ce sur quoi je fais passer ma propre langue. C'est la première fois de mon existence que je sais ce qu'est une feuille de rose. Et puisqu'il insiste de toute sa délicatesse à me ventouser la fente, je me hasarde à cette étrange câlinerie insolite. Envoutants finalement ces passages langoureux sur l'œillet que je sens frémir. Toutes les sensations ressenties sont aussi multipliées, amplifiées surement par l'absence de vue due au loup que je porte. Je joins donc mes mains, encerclant de mes bras, la taille qui me surplombe le visage. Ses soupirs se mêlent à ceux qu'il extirpe de ma gorge. Et je deviens comme folle. Plus de calculs, plus de mièvreries, je vais de plus en plus loin dans l'intime moment qui nous tient en haleine.
— xXx —
— Vous en voulez une autre ?
— Hein ?
— Une autre bière, ça vous tente ? Vous rêvez ma parole ?
— Euh… oui, c'est un peu ça ! Je revis le moment qui m'a amené devant vous tous, tout à l'heure…
— D'accord ! Un bon souvenir donc !
— Pourquoi dites-vous cela ?
— Vos yeux dans le vague, votre corps qui ondule un peu sur votre siège… ça laisse penser que vous revivez un bon moment.
— Ah ? Ça se voit donc tellement ?
— Disons que j'ai sous les yeux un spectacle qui m'enchante…
— Vous avez surtout devant vous une belle andouille qui s'est laissée endormir. Je ne le connais pas en fait, Paul. Nous sommes amants, mais je ne sais pas qui il est. Je m'en rends compte, là, oui… c'est exactement ça.
— Il est un bon amant, au moins ?
—… ? Quoi ? Vous me demandez si…
— Ça vous gêne d'en parler ? Si c'est le cas, ne tenez pas compte de ma question.
— Oh… c'est seulement que je ne m'y attendais pas. C'est surement le meilleur de tous ceux que j'ai connus. De l'expérience et… terriblement entreprenant.
—… ! Vous êtes amoureuse, on dirait !
— Amoureuse ? Je ne sais pas si c'est bien le terme, au vu de cet après-midi. Je suis dépendante de cet homme et… il en abuse ou a tenté de le faire. Mais je vais réagir… Oui… j'en veux bien une seconde.
— Quoi ? Je ne comprends pas !
— Vous venez de me proposer un deuxième verre, il me semble.
— Ah ! Pardon, je n'y étais plus… oui, oui, évidemment.
Il lève la main pour appeler le serveur. Celui-ci nous guigne depuis un recoin, toujours attiré par ma poitrine ? En tout cas, il se radine séance tenante et nos regards se croisent. Oui ! C'est certain qu'il m'a déjà jugée, jaugée et que dans sa tête… je suis bien une pute. Et… une chair de poule me parcourt l'échine. Un miracle qu'en dernier ressort, j'ai coupé court à ce qui allait arriver. Merde alors ! Le gaillard est reparti pour quérir nos bibines. Je reboutonne mon caraco d'un cran. Il va en être pour ses frais. Encore que… ma laiterie reste visuellement accessible. Mais c'est vrai, elle est visible encore, toujours trop !
— xXx —
Machinalement, j'empoigne la mousse qui est devant moi. J'en bois une lampée. Et je replonge dans ce qui s'est déroulé et m'a exposé à la pire des crétineries. Bien sûr, personne ne peut se contenter de préliminaires aussi poussés soient-ils ! Combien de fois me prend-il ? Et dans de multiples postures, dont pour certaines, je ne soupçonnais même pas la possibilité. Pas de refus de ma part, et je dois admettre que je suis volontaire pour ces jeux qui me donnent un vrai plaisir, délire inconnu, mais si magique. Un peu de douleur aussi pour une tentative de sodomie avortée dans un premier temps, puis réussie en fin de nuit. La seconde « percée » s'avère bien moins douloureuse que son épure. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que j'aime cette autre forme de sexualité, mais…
Paul met du temps, de la patience aussi pour un dépucelage qui lui apporte surement plus de plaisir qu'à moi. Mais je le fais… pour lui, parce que quelque part, je suis amoureuse. Une évidence qui me saute au visage alors que je griffe les coussins du sofa. Nous avons quitté chaise et bandeau depuis un bout de temps pour l'assise plus confortable de son divan. Il me parle entre chaque coup de reins, à chacune des pauses que nous prenons, avant de recommencer nos coïts mouvementés. Que me raconte-t-il ? Oh ! Il me susurre des mots doux, bien sûr, mais également ses plus purs fantasmes. Et moi… emportée par ses élans qui se traduisent par des vagues de plaisir qui me submergent, je lui dis oui à tout.
Des promesses qui ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd, que quelques jours plus tard il va me remettre sur le tapis. Son obsession ! Me voir avec d'autres hommes faire l'amour. Sur le moment, et dans l'euphorie qui succède toujours à nos baises endiablées, je suis prête à toutes les compromissions pour qu'il m'aime. Mon Dieu… il me parle de souvenirs, d'un film que nous pourrions garder tel un trésor. Un instant figé sur une clé USB ou sur un DVD, enfin, de quoi revisiter longtemps nos exploits au lit. Pas de quoi voir dans cela un traquenard ou une filouterie quelconque. Il obtient mon approbation à son projet délirant. Il ajoute aussi que finalement, ce serait bien de faire d'une pierre deux coups… et le mot me creuse le ciboulot : gang-bang !
Allier son idée de film porno à son fantasme. Relier l'ensemble en un seul et même tournage et pour ce faire, il a mon Paul, un bon pote qui va lui faire ça en un tour de main. Je ne vois pas la nasse vers laquelle il m'expédie tout droit. Et je lui donne encore mon accord. Carte blanche pour mettre ses rêves devenus communs sur pellicule virtuelle. Ce qu'il s'empresse de mettre en scène. C'est rapide, c'est rondement mené. Tous les détails sont déballés, prévus, analysés par Paul. Rien n'est laissé au hasard. Jusqu'à cette tenue de « salope » que je porte là, qu'il a pensée et dénichée pour la circonstance. La spirale infernale se met en branle et il ne me lâche plus une seule minute. Tous les instants partagés sont axés sur cet évènement.
Comment trouve-t-il ce rencard qui me mène tout droit à une cabine de déshabillage et à cette piaule glauque ? Je n'ai pas le détail de ses pérégrinations, mais candide et souriante me voici lancée dans l'arène. La cage où la seule folle, c'est bel et bien ma pomme. J'ouvre les quinquets sur ce rêve qui part en lambeaux. Pas de beaux décors, pas de types glamours et caressants. Non ! Seulement une poignée de vieux beaux mollassons qui sont payés pour baiser. Peu leur importe la chair que l'on met sous leur queue. Et pas plus de Paul dans les parages pour me soutenir, me tenir la main. Et mon sursaut de dégout au vu d'une situation qui n'est pas du tout celle à laquelle je me suis préparée.
Pas de vraies méchancetés, bien sûr que non ! Il mise simplement sur ma crédulité et sur cet amour inconditionnel que je lui voue. J'ai reculé à la dernière seconde, et dans mon cerveau, un grand vide. Ce sentiment que je prends pour de l'amour pour Paul, qu'est-ce que c'est ? Il a su si bien m'entourlouper que pour un peu, mon cul allait se retrouver sous le nez ou les yeux de milliers de branleurs anonymes ? Avec le risque que mon visage aussi soit bien visible ? Que quelqu'un me reconnaisse et que ma vie soit perturbée par cet écart ? Pourquoi Paul m'a-t-il menti, en omettant ces détails sordides ? Tout tourne dans ma caboche alors que la liqueur de houblon coule dans mon estomac. Et ce Gabriel… face à moi, avec ses mirettes qui me dévorent… que me veut-il aussi, celui-là ?
À suivre...
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Photo de profil de Mireille47
Mireille47
1 juin 2026 à 02:15
J'adore dont la façon que c'est écrit.
Excellente histoire
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Frederyc
Frederyc
29 mai 2026 à 14:14
Oh oh, voilà un début prometteur ! Quel manipulateur ce Paul heureusement qu’elle a eu un éclair de lucidité.
Maintenant le champ des possibles développements est vaste.
Que nous réserves-tu Jane ? Nous attendons la suite avec intérêt.
Soyez respectueux
Répondre

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