Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Film porno — Chapitre 2 · Les amours entre filles
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Film porno
Chapitre 2 · Les amours entre filles
— Je vous remercie pour les deux verres… je dois rentrer chez moi maintenant.
— Vous allez retrouver votre Paul ?
— Non ! Nous ne vivons pas ensemble… et… après ma défection, je pense que notre histoire va tourner court. Ce que j'ai pris pour de l'amour, c'est seulement son emprise sur moi. Il l'a perdu en m'envoyant faire ce film glauque.
— J'ai une chance de vous revoir, Macha ?
— Je n'en suis pas certaine ! Vous aussi évoluez dans ce milieu qui ne me convient finalement pas.
— Oh ! Je ne suis pas de ces gens-là. J'ai juste besoin parfois de gagner un peu plus d'argent… je vis chez ma mère et elle n'a aucune ressource. Je ne gagne pas des mille et des cent, dans mon job… je n'ai trouvé que ce moyen pour améliorer l'ordinaire et vivoter.
— Je ne peux pas vous dire si j'ai vraiment envie de revoir un de ces hommes dont vous faisiez partie, tout à l'heure. Vous avez dû tous me prendre pour une fieffée salope.
— Mais non ! Ôtez-vous cela de la tête. J'ai bien senti que ce n'était pas votre truc. Vous aviez l'air aussi perdue qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine… et je me suis mis en travers de la route de Allan, le macho de la bande. Tenez, prenez ma carte et si… un jour, vous avez un coup de blues… n'hésitez pas ! Pour vous, je serai toujours disponible.
— Vous allez retrouver votre Paul ?
— Non ! Nous ne vivons pas ensemble… et… après ma défection, je pense que notre histoire va tourner court. Ce que j'ai pris pour de l'amour, c'est seulement son emprise sur moi. Il l'a perdu en m'envoyant faire ce film glauque.
— J'ai une chance de vous revoir, Macha ?
— Je n'en suis pas certaine ! Vous aussi évoluez dans ce milieu qui ne me convient finalement pas.
— Oh ! Je ne suis pas de ces gens-là. J'ai juste besoin parfois de gagner un peu plus d'argent… je vis chez ma mère et elle n'a aucune ressource. Je ne gagne pas des mille et des cent, dans mon job… je n'ai trouvé que ce moyen pour améliorer l'ordinaire et vivoter.
— Je ne peux pas vous dire si j'ai vraiment envie de revoir un de ces hommes dont vous faisiez partie, tout à l'heure. Vous avez dû tous me prendre pour une fieffée salope.
— Mais non ! Ôtez-vous cela de la tête. J'ai bien senti que ce n'était pas votre truc. Vous aviez l'air aussi perdue qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine… et je me suis mis en travers de la route de Allan, le macho de la bande. Tenez, prenez ma carte et si… un jour, vous avez un coup de blues… n'hésitez pas ! Pour vous, je serai toujours disponible.
Il me tend son bristol que j'enfourne dans mon sac, avec la ferme intention de l'y « oublier » pour de bon. Je l'abandonne sur la terrasse du troquet où nous venons de passer un long moment. Je saute dans le tram à la première station et il me largue aux abords de mon appartement. Rangée le long du trottoir, la voiture de Paul. Il est donc chez moi ? Il a une clé de toute façon et je grimpe quatre à quatre les marches qui me mènent à mon étage. Ça va… il est assis devant la table de la cuisine.
— Ah ! Ma chérie ! Je me suis fait un sang d'encre, tu étais passée où ?
— J'ai bu une bière…
— Toute seule ? C'est bizarre, ça ! Jamais d'habitude tu ne fais un truc pareil.
— Tu as touché combien ?
— Quoi ?
— Combien as-tu été payé pour ce foutu film que tu voulais que je fasse ? Enfin, combien auraient-ils dû te donner si ma prestation avait été complète ?
— Mais… Serge est un ami, et puis c'est souvent les couples qui font les sextapes qui paient le caméraman…
— Tu me prends pour une conne ?
— Hein ?
— Je veux la vérité… Paul. Le verre que j'ai pris, c'est avec un des mecs, un des acteurs quoi… et il m'a parfaitement renseignée… sur les pratiques de ton prétendu « ami Serge ». Si je n'avais pas renoncé à l'ultime seconde, ces gaillards-là m'auraient traité comme du bétail. Tu le savais n'est-ce pas ?
— Mais…
— Rien ne t'arrête, je vois. Et ce film, il se serait retrouvé sur tous les sites pornos dégueulasses de la toile. Alors ? La vérité ! Si tu sais ce que ce mot veut dire.
— Oh là ! Du calme ma belle… tu aimes la bite et tu ne peux pas le nier… j'en sais quelque chose.
— Et alors ? C'est une raison pour faire de mon cul ton fonds de commerce ? Gagner du fric sur ce genre de merde, c'est ton boulot ? Tiens ! Ça, c'est à toi !
— J'ai bu une bière…
— Toute seule ? C'est bizarre, ça ! Jamais d'habitude tu ne fais un truc pareil.
— Tu as touché combien ?
— Quoi ?
— Combien as-tu été payé pour ce foutu film que tu voulais que je fasse ? Enfin, combien auraient-ils dû te donner si ma prestation avait été complète ?
— Mais… Serge est un ami, et puis c'est souvent les couples qui font les sextapes qui paient le caméraman…
— Tu me prends pour une conne ?
— Hein ?
— Je veux la vérité… Paul. Le verre que j'ai pris, c'est avec un des mecs, un des acteurs quoi… et il m'a parfaitement renseignée… sur les pratiques de ton prétendu « ami Serge ». Si je n'avais pas renoncé à l'ultime seconde, ces gaillards-là m'auraient traité comme du bétail. Tu le savais n'est-ce pas ?
— Mais…
— Rien ne t'arrête, je vois. Et ce film, il se serait retrouvé sur tous les sites pornos dégueulasses de la toile. Alors ? La vérité ! Si tu sais ce que ce mot veut dire.
— Oh là ! Du calme ma belle… tu aimes la bite et tu ne peux pas le nier… j'en sais quelque chose.
— Et alors ? C'est une raison pour faire de mon cul ton fonds de commerce ? Gagner du fric sur ce genre de merde, c'est ton boulot ? Tiens ! Ça, c'est à toi !
Je pousse sur la table devant lui, la clé de son appartement. Il me regarde sans trop réagir.
— C'est quoi ça ?
— La clé de ton gourbi… tu vas me rendre la mienne, récupérer les deux ou trois bricoles qui sont chez moi, et tu dégages…
— Mais… Macha, qu'est-ce qui te prend, bon sang, tu ne peux pas me faire ça ?
— Ah non ? Tu étais où de ton côté lorsque je me suis d'un coup retrouvé face à face avec une meute de gros porcs libidineux ? Où était-il mon amoureux forcené ? Un verre à la main et tu te fichais comme de ta première chemise de savoir qui allait me tringler… tu avais déjà dans la poche le pactole promis. En fait, tu es un rabatteur de gibier, n'est-ce pas ? Ton pote Serge te paie pour lui amener des dindes de mon espèce ? Je vois… nous n'avons plus rien à faire ensemble. Alors oui, j'ai adoré coucher avec toi… oui, j'aurais eu plaisir à te donner satisfaction, dans des conditions « normales ». Mais pas dans la situation que tu as échafaudée en compagnie de ce fameux ami producteur-caméraman.
— Calme-toi, je vais t'expliquer… Macha, je suis…
— Laisse tomber Paul ! C'est FINI ! Tu as bien compris… ramasse tes affaires et disparais ! Sors de ma vie. C'est ignoble ce genre de plan et tu es surement pire qu'un souteneur. Pars. Je ne veux plus de toi ici…
— La clé de ton gourbi… tu vas me rendre la mienne, récupérer les deux ou trois bricoles qui sont chez moi, et tu dégages…
— Mais… Macha, qu'est-ce qui te prend, bon sang, tu ne peux pas me faire ça ?
— Ah non ? Tu étais où de ton côté lorsque je me suis d'un coup retrouvé face à face avec une meute de gros porcs libidineux ? Où était-il mon amoureux forcené ? Un verre à la main et tu te fichais comme de ta première chemise de savoir qui allait me tringler… tu avais déjà dans la poche le pactole promis. En fait, tu es un rabatteur de gibier, n'est-ce pas ? Ton pote Serge te paie pour lui amener des dindes de mon espèce ? Je vois… nous n'avons plus rien à faire ensemble. Alors oui, j'ai adoré coucher avec toi… oui, j'aurais eu plaisir à te donner satisfaction, dans des conditions « normales ». Mais pas dans la situation que tu as échafaudée en compagnie de ce fameux ami producteur-caméraman.
— Calme-toi, je vais t'expliquer… Macha, je suis…
— Laisse tomber Paul ! C'est FINI ! Tu as bien compris… ramasse tes affaires et disparais ! Sors de ma vie. C'est ignoble ce genre de plan et tu es surement pire qu'un souteneur. Pars. Je ne veux plus de toi ici…
Je sens sa rage qu'il contient avec peine. Mais je ne lâche rien et son énervement est palpable. J'en rajoute une couche pour faire bonne mesure.
— Si tu essaies de me frapper, je te jure que j'ameute tout le quartier et que je vais chez les flics… tu peux me croire, je suis capable de tout. Tu m'as joué un coup tordu, tu vas en assumer toutes les conséquences. C'est terminé. Ne me parle plus jamais d'amour ! Allez, bouge-toi.
—… !
—… !
Il est pâle comme un comprimé d'aspirine, serre les dents, mais finit par se remettre debout. Il ramasse la clé sur la toile cirée et se dirige vers la sortie. Je le rattrape de la voix et il a un véritable sursaut. Il fait un demi-tour sur lui-même, prêt à me bondir dessus.
— N'oublie pas de me rendre ma clé. Il n'est plus question que tu reviennes mettre ton nez dans mon appartement.
—…
—…
Ses yeux lancent des éclairs de colère. Il la boucle pourtant, de crainte que je hurle ? Sans doute ! Alors il détache de son trousseau le sésame qui lui ouvrait ma porte. Il me la lance au visage et se tire sans se retourner. Voilà ! Une page se tourne et je me sens affreusement triste. C'est comme si je venais de m'arracher un morceau de moi. Mince ! Pourquoi Paul a-t-il tout gâché ? Tout aurait pu être si merveilleux… Il me reste au creux des reins, le souvenir de sa queue qui me hante. Sans doute va-t-elle encore être perturber longtemps, ma tête. Mais… comment faire confiance à un tel individu ? Je cours fermer ma porte à double tour et me jette sur mon lit tout habillée. Mes pleurs et sanglots n'y changeront rien… le ressort est cassé, une fois de plus.
— xXx —
Une gueule de bois monumentale, c'est ce qui résulte de ma rupture violente. Les jours qui suivent sont difficiles pour moi qui ai cru en un amour véritable. Je me lève chaque matin avec cet affreux sentiment que Paul me manque. Lui ou sa manière de faire l'amour ? Je ne sais pas dissocier l'un de l'autre et c'est ce qui rend si complexe ma sortie de crise. Parce qu'il s'agit bien d'un séisme provoqué par la saloperie du tour qu'il m'a joué. Je ressasse chaque seconde les évènements et me dis qu'il eut suffi d'un rien pour que les choses soient appréciables. Je songe à un libertinage qui nous aurait amenés à ce genre de film dont il rêvait. Mais par sa démarche trop directe, et surtout la mise en vente de mes charmes, parce qu'après tout c'est de cela qu'il s'est agi, il a précipité notre chute.
Je fais des gaffes au bureau, je réponds de travers ou n'importe quoi au téléphone, bref, je suis paumée, larguée. En un mot comme en mille, je suis malheureuse. Dorothée, ma collègue qui partage notre espace de boulot sent la patate. Elle se montre plutôt compréhensive et tente de me remettre la tête sur les épaules. Nous ne sommes pas fatalement très proches, mais nous nous entendons bien au travail. C'est l'essentiel. Là, elle est plus attentive, se doutant que si je ne suis pas dans mon assiette, il doit exister une bonne raison. D'ordinaire, nous ne prenons jamais notre pause ensemble, histoire d'assurer une sorte de permanence ou de continuité au téléphone. Mais ce matin, elle me fait signe.
— Macha… vient ! On va prendre un jus. Ça va nous faire du bien…
— Ah, tu crois… mais pour les appels ?
— Ils patienteront, voilà tout. Je te sens irritée et nerveuse depuis quelque temps. Tu as des problèmes personnels ?
— Hein ? Je…
— Je ne veux pas être indiscrète, mais c'est vrai que… ça se remarque.
— Ben… je suis de nouveau célibataire… et ceci explique cela !
— Ah, bon ! Je ne savais pas que tu avais un copain… tu vivais avec quelqu'un donc ?
— Non ! C'était chacun chez soi, mais ça n'a pas marché… c'est la vie, quoi !
— Ah, tu crois… mais pour les appels ?
— Ils patienteront, voilà tout. Je te sens irritée et nerveuse depuis quelque temps. Tu as des problèmes personnels ?
— Hein ? Je…
— Je ne veux pas être indiscrète, mais c'est vrai que… ça se remarque.
— Ben… je suis de nouveau célibataire… et ceci explique cela !
— Ah, bon ! Je ne savais pas que tu avais un copain… tu vivais avec quelqu'un donc ?
— Non ! C'était chacun chez soi, mais ça n'a pas marché… c'est la vie, quoi !
Je l'observe, et ma réponse l'a visiblement touchée sans que j'en devine la raison. Je n'ose pas lui demander si elle, de son côté… elle vit en couple. Nous n'avons jamais abordé ce genre de sujet au bureau. Et c'est jusque-là, une collègue discrète. En fait, je me rends compte que nous ne nous étendons pas sur nos vies privées. Et ses yeux brillent d'un drôle d'éclat. Je ne pige pas pourquoi elle me semble si différente soudain des autres jours que nous passons dans ce bureau. Un peu comme si elle s'ouvrait du coup, qu'elle se montrait enfin sous un jour différent ! Ses mots aussi, ils ont une résonnance plus particulière ? À moins que ce ne soit ma manière à moi de les appréhender qui change ?
Tout est possible finalement dans l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis mon célibat retrouvé.
— De toute manière… les hommes, on ne peut jamais leur faire confiance… toujours à vouloir fourguer leur bistouquette à droite ou à gauche. Des chiens trop souvent !
—… ?
—… ?
Cette fois, je le dévisage avec circonspection. Ses paroles sont plutôt carrées. Elle les pense vraiment, si j'en juge par le ton employé et l'expression de sa bouille quand elle les crache avec une sorte de dégout. Aurait-elle eu des déboires avec un homme ? Plusieurs peut-être ? Si la question me démange, je m'abstiens de la poser. Nous sirotons notre café, un truc infâme sorti d'une de ces machines à pièces… destinée la plupart du temps à faire patienter les rendez-vous des conseillers de clientèle. Je songe qu'une vraie cafetière serait un mieux pour toutes les deux. Et c'est en silence que nous terminons notre intermède relax. Nous reprenons nos places respectives et le train-train se remet en branle. Mais je sens peser sur moi, les quinquets de ma collègue à divers reprises, toujours lorsqu'elle croit que je suis absorbée par mes tâches.
Il est presque l'heure du déjeuner quand elle répond au téléphone. Là, elle lève son regard vers moi, puis elle me fait signe de la main. Elle couvre le combiné et me chuchote…
— Un certain Paul qui veut te parler…
— Non… je ne veux pas l'écouter. Dis-lui que je ne veux pas l'entendre…
— Non… je ne veux pas l'écouter. Dis-lui que je ne veux pas l'entendre…
Elle fait une moue, et se décide.
— Désolé monsieur, mais Macha ne veut pas vous parler… bonne journée.
Elle repose le téléphone et… ses yeux sont braqués sur moi…
— C'était lui ?
— Oui… il va se calmer ! Je ne veux plus aucun contact avec ce type…
—… !
— Oui… il va se calmer ! Je ne veux plus aucun contact avec ce type…
—… !
Elle soupire et ça me prend d'un coup. Je l'apostrophe sans réfléchir…
— Dis-moi… Dorothée… on pourrait peut-être déjeuner toutes les deux, non ? À moins que tu rentres chez toi pour les repas ?
— Ben… c'est marrant ça ! J'allais te proposer la même chose de mon côté… je déjeune tous les jours dans un petit bouiboui sympa… ce n'est pas très grand, pas trop couru non plus… et il y a toujours une place de libre à la table que j'occupe depuis que je bosse dans cette taule… alors… tu parles si je suis d'accord.
— Parfait… et au moins Paul ne viendra pas m'ennuyer dans le bistrot où j'ai mes habitudes. Il est bien capable de me harceler…
— Je te l'ai dit… de vrais clébards ces mecs… et tordus avec ça !
— Ah bon ! Tu ne sembles pas porter dans ton cœur la gent masculine, dis donc !
— Oui… pardon, je suis parfois un peu trop… brutale !
— Ben… c'est marrant ça ! J'allais te proposer la même chose de mon côté… je déjeune tous les jours dans un petit bouiboui sympa… ce n'est pas très grand, pas trop couru non plus… et il y a toujours une place de libre à la table que j'occupe depuis que je bosse dans cette taule… alors… tu parles si je suis d'accord.
— Parfait… et au moins Paul ne viendra pas m'ennuyer dans le bistrot où j'ai mes habitudes. Il est bien capable de me harceler…
— Je te l'ai dit… de vrais clébards ces mecs… et tordus avec ça !
— Ah bon ! Tu ne sembles pas porter dans ton cœur la gent masculine, dis donc !
— Oui… pardon, je suis parfois un peu trop… brutale !
Le repas en sa compagnie est très agréable. Elle se révèle une femme pleine de ressources et nous dialoguons de tout, de rien, pour finir par revenir sur le sujet qui roule dans nos deux cerveaux. La première à balancer la question qui me démange, c'est bien moi et elle arrive entre la poire et le fromage.
— Et toi, Dorothée… tu n'as donc pas de petit copain, de compagnon tout simplement…
— Ah ! Je pensais que tu avais deviné depuis longtemps… ça ne te saute pas aux yeux donc ?
— Quoi ? Qu'est-ce que je n'ai pas vu ? Franchement, je ne vois pas ! Il faut dire que je ne suis pas très curieuse et à part Marcel… notre boss qui passe une fois ou deux dans le mois à l'agence, il n'y a pas grand monde pour nous rendre visite.
— Non ! Ce n'est pas du tout cela. Mon aversion pour les mâles ne t'a donc pas mis la puce à l'oreille ?
— Quoi ? Je t'avoue franchement que je ne pige pas. Quel est ton message là ?
— Ben… si je n'aime pas les mecs pour ce que tu penses… que me reste-t-il vraiment ?
—… ? Je ne suis pas certaine de te suivre. Dis-moi ! Ne me laisse pas mourir idiote.
— Bon sang, Macha… je suis lesbienne, ça ne se remarque donc pas ?
—… ? Lesbienne ? Mais non ! Tu dis ça pour me faire marcher ? Jamais de la vie, je ne me serais attendue à une telle confession de ta part.
— Et… ça te choque ?
— Pourquoi ? Il n'y a aucune raison pour que ça me dérange. Je suis pour la libre expression des sentiments de chacun. On ne choisit pas de qui on tombe amoureuse… j'en sais quelque chose ! Avec Paul, je me suis fourvoyée. C'est un des pires sales types qu'il m'a été donné de rencontrer et pourtant… malgré tout, je l'ai encore et toujours dans la peau.
— À ce point ? Moi, j'ai eu honte longtemps de ce que ma mère appelait une déviance… et je crois que je suis faite pour vivre seule. Je n'ai jamais connu que des aventures d'un soir. Bien peu de femmes assument en réalité leur homosexualité…
— Oh… les temps changent, voyons. Regarde autour de toi ! On voit partout des hommes qui s'affichent avec d'autres mecs… oui, la société évolue sur le sujet… pourquoi serait-ce plus difficile pour les femmes ?
— Je n'en sais rien… je n'ai sans doute pas dégoté l'âme sœur, alors ! J'ai aussi peut-être renoncé à être heureuse. Encore que je le suis à ma manière, sans problème particulier avec le célibat, c'est seulement que parfois… les soirées sont longues et qu'un peu d'amour ne tue personne. Mais je survis, comme tu peux le voir.
— Ouais… eh bien, de mon côté, j'ai failli me faire avoir dans les grandes largeurs. Paul… que je prenais pour un homme adorable n'avait en fait qu'un but, celui de faire de moi une pute !
—… ? Mince alors ! Ce type que j'ai eu au téléphone, c'est un tel salaud ? Je n'ai entendu que sa voix, mais elle m'a paru chantante et plutôt posée.
— Comme quoi, les maquereaux ont tous bien du bagout… mais c'est le principe pour embobiner les femmes. J'ai failli être entrainée dans une sale histoire… un film porno. Si l'un d'eux n'avait pas été aussi crevard, je crois que j'aurais plongé. Tu imagines ? Tu aurais pu me retrouver dans des postures très… crapuleuses avec une flopée de types, sur le « NET »… incroyable, n'est-ce pas ?
— Ben dit donc ! On ne peut plus se fier à personne. Remarque, je ne crains guère ce genre de mésaventure, puisque je ne garde personne.
— Allons ! On fait une belle paire toutes les deux… un sacré bon titre pour un gonzo… « la pute et la broute-minou ». Tu vois un peu le tableau…
— Oui…
— Ah ! Je pensais que tu avais deviné depuis longtemps… ça ne te saute pas aux yeux donc ?
— Quoi ? Qu'est-ce que je n'ai pas vu ? Franchement, je ne vois pas ! Il faut dire que je ne suis pas très curieuse et à part Marcel… notre boss qui passe une fois ou deux dans le mois à l'agence, il n'y a pas grand monde pour nous rendre visite.
— Non ! Ce n'est pas du tout cela. Mon aversion pour les mâles ne t'a donc pas mis la puce à l'oreille ?
— Quoi ? Je t'avoue franchement que je ne pige pas. Quel est ton message là ?
— Ben… si je n'aime pas les mecs pour ce que tu penses… que me reste-t-il vraiment ?
—… ? Je ne suis pas certaine de te suivre. Dis-moi ! Ne me laisse pas mourir idiote.
— Bon sang, Macha… je suis lesbienne, ça ne se remarque donc pas ?
—… ? Lesbienne ? Mais non ! Tu dis ça pour me faire marcher ? Jamais de la vie, je ne me serais attendue à une telle confession de ta part.
— Et… ça te choque ?
— Pourquoi ? Il n'y a aucune raison pour que ça me dérange. Je suis pour la libre expression des sentiments de chacun. On ne choisit pas de qui on tombe amoureuse… j'en sais quelque chose ! Avec Paul, je me suis fourvoyée. C'est un des pires sales types qu'il m'a été donné de rencontrer et pourtant… malgré tout, je l'ai encore et toujours dans la peau.
— À ce point ? Moi, j'ai eu honte longtemps de ce que ma mère appelait une déviance… et je crois que je suis faite pour vivre seule. Je n'ai jamais connu que des aventures d'un soir. Bien peu de femmes assument en réalité leur homosexualité…
— Oh… les temps changent, voyons. Regarde autour de toi ! On voit partout des hommes qui s'affichent avec d'autres mecs… oui, la société évolue sur le sujet… pourquoi serait-ce plus difficile pour les femmes ?
— Je n'en sais rien… je n'ai sans doute pas dégoté l'âme sœur, alors ! J'ai aussi peut-être renoncé à être heureuse. Encore que je le suis à ma manière, sans problème particulier avec le célibat, c'est seulement que parfois… les soirées sont longues et qu'un peu d'amour ne tue personne. Mais je survis, comme tu peux le voir.
— Ouais… eh bien, de mon côté, j'ai failli me faire avoir dans les grandes largeurs. Paul… que je prenais pour un homme adorable n'avait en fait qu'un but, celui de faire de moi une pute !
—… ? Mince alors ! Ce type que j'ai eu au téléphone, c'est un tel salaud ? Je n'ai entendu que sa voix, mais elle m'a paru chantante et plutôt posée.
— Comme quoi, les maquereaux ont tous bien du bagout… mais c'est le principe pour embobiner les femmes. J'ai failli être entrainée dans une sale histoire… un film porno. Si l'un d'eux n'avait pas été aussi crevard, je crois que j'aurais plongé. Tu imagines ? Tu aurais pu me retrouver dans des postures très… crapuleuses avec une flopée de types, sur le « NET »… incroyable, n'est-ce pas ?
— Ben dit donc ! On ne peut plus se fier à personne. Remarque, je ne crains guère ce genre de mésaventure, puisque je ne garde personne.
— Allons ! On fait une belle paire toutes les deux… un sacré bon titre pour un gonzo… « la pute et la broute-minou ». Tu vois un peu le tableau…
— Oui…
Nous nous esclaffons et quelques têtes se tournent vers nous des tablées proches. Et nous reprenons le chemin de l'agence plus copines que jamais. Nos petits secrets d'alcôve nous réunissent assurément. Je reste stupéfaite de la confession spontanée de ma collègue et c'est vrai que je n'ai jamais rien décelé dans son comportement qui puisse me laisser penser qu'elle aime les femmes. Alors ? Pourquoi est-ce que cette histoire refuse de me laisser tranquille ? Elle peut bien vivre ses amours comme elle le souhaite ! Elle ne fait de mal à personne. Mais ce n'est pas tout à fait comme ça que je le perçois. C'est un autre déclic, indéfinissable celui-là qui me fait la regarder sous un angle diamétralement opposé. Mince ! Dorothée… une femme à femme ! La vie réserve parfois quelques surprises de taille.
— xXx —
Dans les semaines qui suivent, nous déjeunons au même endroit et je me sens bien avec elle. Pas d'attirance sexuelle quelconque, bien que nous en discutions souvent ! Non, seulement une solide amitié qui se met en place, petit à petit, qui enfle et grandit, à tel point que nous faisons nos courses ensemble les jours où nous ne travaillons pas. Nous devenons inséparables, pour ne pas dire cul et chemise. C'est donc dans les rayons d'un supermarché que nous rencontrons Sylviane, l'amie chez qui Paul et moi nous nous étions croisés. Bisous et présentation de ma collègue et je ne sais pas vraiment ce qui me met la puce à l'oreille ni pourquoi j'ai la sensation que ces deux-là se figent sur place. Les yeux dans les yeux, elles restent statufiées.
Oh ! Pas un très long moment, mais suffisant pour que je sente le courant qui vient de les électriser. Attitude vite réprimée par Sylviane, qui comme à son habitude est un véritable moulin à paroles, n'est-ce pas pour donner le change ? En tout cas, je perçois dans sa façon d'être, une légère différence. Elle se met en mode « drague subtile », j'en jurerais. Nous taillons une bavette à trois dans les allées du magasin, occasionnant ce que je déteste le plus, un embouteillage de caddies. Alors je propose tout simplement…
— Bon les filles ! Vous n'avez pas l'impression que nous embêtons les autres clients ? On sort et nous allons boire un jus à la cafétéria ?
Bien sûr que l'une et l'autre sautent sur l'occasion. À partir de cet instant, je fais seulement figure de chandelle. Les deux nanas discutent ensemble, sans plus se préoccuper de ma présence. Des banalités, des petits riens qui leur permettent de se dévoiler à demi-mot, avec moi pour témoin. Scène assez étrange à laquelle j'assiste là, un peu… médusée. Découverte sans doute en live de la naissance d'une idylle. Sylviane ne fait jamais allusion à la séparation houleuse entre celui qui m'a dragué chez elle et moi. Elle parle de Paul comme si elle n'était pas au courant de notre désamour. Au bout d'une heure, si elles ne se roulent pas une pelle, c'est seulement parce que ma présence les gêne.
Et puisque nous sommes venues Dorothée et moi avec mon véhicule, je la ramène chez elle. Trajet très court, mais elle me rebat les oreilles de mon amie, lui trouvant toutes les qualités du monde. Ce qui me fait sourire bien sûr et je découvre que les amours féminines ne sont guère différentes des amours hétéros, du moins dans les démarches et les accroches des premières heures. Ma collègue est becquée, je n'en crois pas mes yeux et mes oreilles. J'ai droit à un traitement identique tout au long de la semaine qui suit. Et du coup, elle espace nos rencontres hors du cadre professionnel. Je suppose qu'entre elle et Sylviane, c'est une affaire qui roule. Plus rien de toute façon ne peut plus me surprendre. Sylviane ne m'a pas donné son sentiment sur le sujet, et c'est intelligent. Je n'ai aucune envie d'être jugée.
Dorothée et Sylviane filent le parfait amour et je cesse de les importuner. Ma collègue me donne des nouvelles, et je suis de loin l'évolution de cette relation qui au cours des semaines prend de l'ampleur, et devient très sérieuse. Il est même question de vie commune. Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre. C'est vrai aussi que Dorothée fait plaisir à voir. Elle est radieuse. Je suis de nouveau invitée pour la pendaison de crémaillère qui a lieu à l'issue de leur emménagement. Elles sont heureuses, c'est bien là l'essentiel. Me voici donc devant la porte d'une petite maison qu'elles louent ensemble, avant de l'acquérir si tout se passe bien.
Vingt heures, deux énormes bouquets d'une main, une bouteille de champagne de l'autre, me voilà qui rapplique chez mes amies. Nous rions, dinons et buvons passablement. Il est donc prévu que je couche sur place, dans la chambre libre pour ne pas prendre le volant alcoolisée. Une vraie soirée entre filles, mais cette fois encore, je fais figure de chaperon. À tout bout de chemin, se sont pelles et mamours sous mes yeux et je me sens dans mes petits souliers. Les planter là serait possible, malpoli également et je ne veux vexer personne. La première à se souvenir de mon encombrante présence, Dorothée qui est déjà à demi dépoitraillée.
— Oh ! Sylviane, ma chérie… nous indisposons notre bonne Macha…
— Hein ? Oh ! Pardon, ma belle ! Dorothée a sans doute raison… mais… nous en avons discuté toutes les deux… et ce qui vous a séparé Paul et toi… ce film « porno » qu'il te réclamait… nous aimerions nous aussi en tourner un. Pour garder nos amours longtemps et revoir nos débuts de temps en temps, quand nous serons devenues très vieilles et très ridées…
— … ? Et ? Je ne vois pas ce que je viens faire là-dedans !
— Ben… Sylviane possède un caméscope… et nous nous demandions si par hasard, tu ne serais pas d'accord pour… nous filmer.
— Vous filmer ?
— Ben, oui ! Comme ça, ça ne sort pas d'entre nous trois. Un petit cercle d'amies et puis… on a confiance en toi.
— Attendez ! Vous… vous voulez que je vous filme pendant que…
— Tu peux dire les mots tels qu'ils sont : pendant que nous faisons l'amour… oui. C'est une bonne occasion, nous sommes un peu pompettes, et très… chaudes… et tu te sentirais sans doute moins seule, avec l'appareil dans les mains.
— Mais… je n'ai jamais fait ce genre de chose, moi les filles… je ne suis pas certaine que je saurais faire.
— Allons ! Tout le monde sait de nos jours se servir d'un caméscope dernier cri… et puis… tu es notre amie à toutes les deux, ça devrait être plus facile que de chercher un ou une inconnue pour ce drôle de plan ! S'il te plait, Macha !
— Vous êtes sûres que c'est ce que vous voulez ?
— Certaines et pour te le prouver, je vais chercher le caméscope…
— Hein ? Oh ! Pardon, ma belle ! Dorothée a sans doute raison… mais… nous en avons discuté toutes les deux… et ce qui vous a séparé Paul et toi… ce film « porno » qu'il te réclamait… nous aimerions nous aussi en tourner un. Pour garder nos amours longtemps et revoir nos débuts de temps en temps, quand nous serons devenues très vieilles et très ridées…
— … ? Et ? Je ne vois pas ce que je viens faire là-dedans !
— Ben… Sylviane possède un caméscope… et nous nous demandions si par hasard, tu ne serais pas d'accord pour… nous filmer.
— Vous filmer ?
— Ben, oui ! Comme ça, ça ne sort pas d'entre nous trois. Un petit cercle d'amies et puis… on a confiance en toi.
— Attendez ! Vous… vous voulez que je vous filme pendant que…
— Tu peux dire les mots tels qu'ils sont : pendant que nous faisons l'amour… oui. C'est une bonne occasion, nous sommes un peu pompettes, et très… chaudes… et tu te sentirais sans doute moins seule, avec l'appareil dans les mains.
— Mais… je n'ai jamais fait ce genre de chose, moi les filles… je ne suis pas certaine que je saurais faire.
— Allons ! Tout le monde sait de nos jours se servir d'un caméscope dernier cri… et puis… tu es notre amie à toutes les deux, ça devrait être plus facile que de chercher un ou une inconnue pour ce drôle de plan ! S'il te plait, Macha !
— Vous êtes sûres que c'est ce que vous voulez ?
— Certaines et pour te le prouver, je vais chercher le caméscope…
Sylviane nous laisse en tête à tête, Dorothée et moi, et je sens que ma collègue est tout à la fois très enthousiaste et un peu… sur le qui-vive ! Lorsqu'elle revient, avec l'appareil entre les mains, elle m'en montre le fonctionnement. Et sur le canapé, les deux-là reprennent leur voyage de découverte devant l'œil rond et froid de la mini caméra. Un déshabillage lascif que je ne peux m'empêcher d'apprécier et qui, je l'avoue me fait saliver. Le son de leurs bisous, leurs halètements également, tout concourt à me mettre le feu au ventre. Et je suis par le viseur de l'engin, l'évolution de ce corps à corps tendre.
Les filles oublient jusqu'à ma présence ? Pas vraiment, puisque de fréquentes œillades, de l'une ou l'autre des deux complices viennent me frôler. Alors ? Laquelle des deux finit par se redresser, me prendre des mains le confident discret de leurs images ? Je ne sais pas vraiment. Mais ce sont bien ensemble qu'elles m'attirent vers le lieu de perdition où elles jouent ensemble. Et... inutile de dire que je ne fais rien pour leur interdire de m'effeuiller rapidement. J'apprends même à ce moment-là que le fichu caméscope est capable de filmer automatiquement sans personne dès lors qu'il est posé sur un pied. Et le duo passe en trio. Que se passe-t-il dans ce salon très féminin ? Si j'en garde des souvenirs attendris, je ne saurais rien en dire.
Mais sur l'écran des nanas, de temps en temps, de retour d'une virée nocturne à trois, il nous arrive de revisionner nos exploits. Et souvent, ça nous rapproche de nouveau. Oui ! Je ne renie rien, même si naturellement, je ne suis pas devenue subitement lesbienne. Mais partager un moment avec Sylviane et Dorothée est comme une bouffée d'oxygène pour nous toutes. Et... ça me permet d'apprécier davantage les bienfaits d'un membre masculin lors de mes rencontres suivantes. Parce que mon attrait pour les mâles ne s'est jamais démenti non plus. Ainsi va la vie !
Fin !
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Une histoire toute simple comme il y en a quelques fois dans la vie.
En espérant retrouver Macha dans d’autres aventures.