Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'université des plaisirs — Chapitre 1 · Rentrée des classes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'université des plaisirs
Chapitre 1 · Rentrée des classes
Aujourd'hui était le 1ᵉʳ septembre. Lucas, anciennement un des plus grands chefs de la mafia sud-américaine, avait décidé de se reconvertir, las de ne faire plus que calculer le bénéfice de leur clan, et ce tous les jours.
Il avait envoyé son dossier à plusieurs grandes écoles d'enseignement secret. La plupart lui avaient fermé la porte au nez dès que le mot « mafia » était apparu sous leurs yeux... Mais pas tous.
La prestigieuse université de Shar Agan, au Japon, l'avait accueilli à bras ouverts. Shar Agan ne se cachait pas, leurs élèves étaient parmi les meilleurs à entrer dans des agences gouvernementales ou non. La grande majorité des meilleurs agents, terroristes et grands noms politiques avait fait des études à Shar Agan.
C'est donc là qu'il avait pris quartier depuis deux semaines. Il avait découvert le lieu, l'équipe pédagogique, l'emploi du temps et les demandes des supérieurs. Ce qu'il avait découvert là, au début, légèrement choqué, jusqu'à ce qu'il comprenne la logique de la chose.
Shar Agan enseignait les matières générales à leurs élèves, ainsi que pas mal de politique. À part ça, il existait plusieurs grandes catégories de matières, qui étaient plutôt joliment répertoriées sur son emploi du temps : en rose, les matières de combat. En jaune, les matières diverses. En turquoise les matières sportives, en bleu les matières scientifiques, en vert les matières générales et ! En rouge, les matières dites « du corps ». L'équipe enseignante lui avait expliqué que, au-delà du corps, c'était avant tout des matières sexuelles. Et quand il avait vu le programme...
Yaouh ! C'était du lourd. Chaque élève se devait d'être une flèche en sciences, de connaître au minimum quatre langues sur le bout des doigts, de savoir manier toutes les armes imaginables et d'être véritablement un expert en la matière... Hum, charnelle, dirons-nous.
L'université séparait chaque classe en classes de sept élèves, soit que des filles, soit que des garçons. Les études s'étendaient de un à cinq ans, et la troisième année était déterminante : sur les 140 élèves en troisième année, seuls 21 étaient acceptés en quatrième année. Une sélection... Très dure.
Lucas enseignait justement à une classe de 3ᵉ année, les F+3D. Le « +3 » pour la troisième année, le « D » car chaque classe était suivie d'une lettre, et le F pour « filles ». En effet, Lucas aurait pour charge une équipe de filles.
Chaque année, à Shar Agan, c'était la même chose : on comptait 300 élèves en première année, répartis en 30 classes de 10, 210 élèves en seconde année, répartis en 30 classes de sept, 140 en troisième année, répartis en 20 classes de sept, 21 en quatrième année, répartis en trois classes de sept et seulement sept en cinquième année, en une unique classe, et seulement des filles. Autant vous dire que, chaque année, c'était une véritable sélection...
Et encore ! Ça, ce n'était rien par rapport à ce qu'il fallait pour rentrer à Shar Agan. Chaque année, plus de 100 000 jeunes adultes venus du monde entier demandaient à y rentrer. Seul un petit millier était retenu pour passer les épreuves de sélection, et uniquement 300 pouvaient revenir y faire leur première année.
À Shar Agan, il fallait avoir un cerveau plus que développé et une intelligence hors du commun, c'était vrai, mais aussi et surtout un physique de rêve, autant pour les filles que pour les garçons. En effet, un physique avantageux était en permanence utile dans les missions – Lucas le savait très bien, il avait très souvent dû user de ses charmes.
Chez les enseignants aussi, c'était une épreuve pour entrer dans Shar Agan et enseigner à un niveau plus élevé. Si vous avez bien calculé, il y a 83 classes à Shar Agan. Et 500 nouvelles personnes souhaitent, chaque année, rejoindre l'université, mais... À la différence des élèves, il n'y a pas 83 places qui se libèrent chaque année, mais seulement deux ou trois, pour les enseignants trop vieux ou qui décident de se reconvertir. Vous comprendrez que Lucas a eu beaucoup de chance.
Et il pouvait, en plus de cela, enseigner en 3ᵉ année ! C'était un véritable cadeau de la part des principaux de cette fac. En fait, il y a une hiérarchie très claire entre les élèves, mais aussi et surtout entre les enseignants : les professeurs de première et seconde année étaient « en bas », tandis qu'en troisième année on commençait à être plus vers le haut de la pyramide. Bien sûr, ça n'avait rien à voir avec les quatre uniques professeurs qui s'occupaient des quatrièmes et cinquièmes années, et il était encore en dessous des enseignants de troisième année qui étaient, en plus de cela, professeurs particuliers pour les cinquièmes années.
Bref. Tout ça pour dire que Shar Agan était vraiment un endroit à part, un endroit où il avait de la chance de se trouver.
***
Il regarda sa montre. 7 h 59. Dans une minute, il ouvrira la porte et proposera à ses nouvelles et premières élèves de s'asseoir. Dans une minute, il observera ces sept élèves de troisième année avec lesquels il passera toute une année. Dans une minute, son premier cours de sa journée – de sa vie – allait commencer.
Et, quand la petite aiguille atteignit le huit, il ouvrit la porte. Il les vit retourner à leur place, tout en vitesse, comme s'il ne savait pas qu'elles étaient en train de discuter. Il referma la porte derrière lui et rejoignit son bureau en silence. Il les regarda toutes, une à une, les jauger du regard, essayer de lire tout au fond de sa tête. Pendant un instant, le cerveau de l'enseignant buta contre la beauté de ces jeunes femmes de 21 ans, mais très vite, il retrouva son sérieux.
— Merci à vous toutes, déclara-t-il avant de commencer son cours. Vous pouvez vous asseoir.
Elles obéirent toutes sans un mot, sans se presser, mais sans lenteur.
— Avant tout, commença-t-il en s'asseyant à son tour, bravo à vous toutes pour votre entrée en 3ᵉ année. Il y a eu une sacrée sélection – Un élève sur trois a dû arrêter ses études – et vous y avez survécu. Félicitations à vous sept !
Certaines hochèrent lentement la tête, tandis que d'autres se contentèrent de sourire discrètement.
— Cependant, cette année, les choses vont se corser : pour la majorité d'entre vous, ce sera votre dernière année à Shar Agan. Vous le savez sans doute, mais 85 % des troisième année ne passeront pas en quatrième année. De plus, les cours seront bien plus nombreux cette année, certaines matières vont se corser, d'autres vont s'étaler sur plus de temps. Sachez que, cette année, vous aurez entre 9 et 12 heures d'intervalle de cours tous les jours, dimanches et jours fériés inclus. Je vous donne votre emploi du temps dans un instant.
Une jeune femme blonde leva la main, fière de sa présence ici.
— Euh, oui, je t'écoute.
— Vous êtes nouveau, ici ? lui demanda la jolie blonde. Je ne vous ai jamais vu.
— Euh, oui, tu as raison, lui répondit Lucas, légèrement gêné. C'est ma première année à Shar Agan. J'aurais peut-être dû vous le dire au début, mais je me présente : je m'appelle Lucas, j'ai 34 ans et j'étais anciennement un des plus hauts dirigeants de la mafia sud-américaine. Aujourd'hui, j'enseigne à Shar Agan - en précisant que je n'ai fait qu'une seule année ici.
— Vous êtes nouveau, ici ? lui demanda la jolie blonde. Je ne vous ai jamais vu.
— Euh, oui, tu as raison, lui répondit Lucas, légèrement gêné. C'est ma première année à Shar Agan. J'aurais peut-être dû vous le dire au début, mais je me présente : je m'appelle Lucas, j'ai 34 ans et j'étais anciennement un des plus hauts dirigeants de la mafia sud-américaine. Aujourd'hui, j'enseigne à Shar Agan - en précisant que je n'ai fait qu'une seule année ici.
Une nouvelle main se leva, cette fois-ci depuis l'autre bout de la salle.
— Je t'écoute.
— Je m'excuse d'avance d'insister, débuta la jolie jeune femme qui avait tout d'une beauté naturelle, mais pourrions-nous en savoir plus sur notre emploi du temps ?
— Tu n'as pas à t'excuser, lui répondit Lucas, se levant, avec un léger sourire amusé. Je vous distribue vos emplois du temps.
— Je m'excuse d'avance d'insister, débuta la jolie jeune femme qui avait tout d'une beauté naturelle, mais pourrions-nous en savoir plus sur notre emploi du temps ?
— Tu n'as pas à t'excuser, lui répondit Lucas, se levant, avec un léger sourire amusé. Je vous distribue vos emplois du temps.
Il passa devant chacune de ses nouvelles élèves et leur posa à toutes, une à une, une copie de leur nouvel emploi du temps.
— Ce qu'on va faire, expliqua-t-il alors qu'il finissait de distribuer ces objets, c'est que je vais vous laisser un quart d'heure pour découvrir ensemble vos emplois du temps. Si vous avez des questions, vous me demandez et j'y répondais, j'aimerais juste préciser que je ne suis pas un enseignant de 1980. Vous avez le droit de discuter, d'échanger. Ne vous repliez pas sur vous-même, c'est un point majeur. Je veux que, cette année, vous restiez libre de faire ce qu'il vous chante... En restant respectueuses, bien sûr.
Tandis qu'il achevait son charmant petit discours, il donna la dernière copie de son emploi du temps à la jeune femme blonde qui lui avait posé la première question. Quand elle le saisit, ses doigts effleurèrent la paume de sa main. Gêné et électrisé par ce premier contact, il retira sa main, sans doute un peu trop vite. Il évita son regard, mais son petit sourire coquin lui fit facilement comprendre que c'était volontaire.
Il retourna s'asseoir derrière son bureau, laissant sans dire un mot les étudiantes se lever, discuter et rigoler entre elles. Il surprit quelques petits regards amusés ou coquins dans sa direction.
— Comme vous l'aurez remarqué, expliqua l'enseignant, chaque journée sera dédiée à un point particulier de votre apprentissage : aujourd'hui, nous mentionnerons avant tout votre futur, demain nous nous intéresserons au combat, puis aux sciences, à votre sexualité, aux cours importants, aux matières de base et enfin au sport. Je tiens cependant à préciser que, même si vos évaluations auront lieu le dimanche et le lundi, je suis en droit de vous évaluer tout au long de la journée, que vous soyez prévenues ou non. L'autre différence avec les années précédentes sera l'absence de travail hors des cours, en raison bien sûr de la longueur de vos journées. En revanche...
Il laissa un temps, comme un silence menaçant qui survolait ses élèves.
— En revanche, si nous sommes en retard sur le planning, je suis en droit de vous rajouter des cours de 5 heures du matin à 23 heures du soir. Donc si vous ne voulez pas avoir des journées surchargées... je vous conseille d'avoir une suffisamment bonne moyenne. Je parle non seulement pour vous, mais pour votre futur, mais aussi pour moi : si la moyenne de la classe est trop faible au bout du 15 octobre, j'aurais toutes mes chances de me faire renvoyer. Je ferai donc mon possible pour votre réussite. Vous me voyez donc plutôt motivé, n'est-ce pas ?
Quelques petits sourires crispés se présentèrent sur le visage de certaines étudiantes. Lucas espérait avoir fait son effet.
Il tapota quelques touches sur son PC jusqu'à recevoir sa fiche de classe, qui répertoriait quelques petites informations sur chacune de ses élèves.
— Monsieur ?
Il sursauta. Une de ses élèves qui n'avait pas encore ouvert la bouche était devant son bureau, à attendre qu'il s'aperçoive de sa présence.
— Oui, euh... Isabelle ?
— Qu'est-ce qu'on va faire, aujourd'hui ? lui demanda-t-elle. On ne peut pas réviser ni être évaluées.
— C'est vrai à moitié, répondit son enseignant avec un sourire. Effectivement, aujourd'hui est une journée un peu particulière. Euh, vous m'écoutez, s'il vous plaît, poursuivit-il en s'adressant à toutes. Comme je le disais à votre amie Isabelle, aujourd'hui sera un peu particulier. Vous aurez toute l'après-midi banalisée et les cours ne commenceront vraiment que demain. En revanche, ce matin, on restera ensemble jusqu'à 11 h 00 dans cette salle. Vous aurez une évaluation d'entrée que je corrigerai dans la journée et un petit atelier de présentation.
— Qu'est-ce qu'on va faire, aujourd'hui ? lui demanda-t-elle. On ne peut pas réviser ni être évaluées.
— C'est vrai à moitié, répondit son enseignant avec un sourire. Effectivement, aujourd'hui est une journée un peu particulière. Euh, vous m'écoutez, s'il vous plaît, poursuivit-il en s'adressant à toutes. Comme je le disais à votre amie Isabelle, aujourd'hui sera un peu particulier. Vous aurez toute l'après-midi banalisée et les cours ne commenceront vraiment que demain. En revanche, ce matin, on restera ensemble jusqu'à 11 h 00 dans cette salle. Vous aurez une évaluation d'entrée que je corrigerai dans la journée et un petit atelier de présentation.
Puis, plus bas :
— Ça répond à ta question, Isabelle ?
— Oui. Merci.
— Oui. Merci.
La jeune femme aux cheveux courts, châtains, et aux grands yeux noisette avec un visage d'ange se tourna, laissant l'occasion à Lucas de voir son petit fessier parfaitement moulé dans son jean. Il tourna vite la tête, s'insultant lui-même de n'être qu'un pervers.
Il laissa passer encore cinq minutes, avant de les inviter à reprendre leur place.
— J'aimerais, à présent, que vous me rejoigniez toutes, une à une, derrière mon bureau.
Il se rendit tout de suite compte de l'étrangeté de sa phrase, et il poursuivit donc en vitesse, ce qui en fit sourire plus d'une.
— Pour notre atelier de présentation, je vais vous demander de donner votre nom, ce que vous aimez, ce que vous n'aimez pas, vos projets d'avenir et une partie de votre histoire personnelle, ainsi que les matières dans lesquelles vous êtes fort et celles dans lesquelles vous êtes faible. Au hasard, je vais demander à... Mélodie de venir me rejoindre.
L'étudiante se leva et lança ses cheveux derrière ses oreilles. Elle avait des cheveux d'un noir presque magique, lui arrivant presque jusqu'aux coudes, et légèrement ondulés. Ses yeux étaient d'un marron presque aussi noir que ses yeux, ce qui contrastait admirablement avec sa peau très pâle. À l'ordinaire, Lucas n'aimait pas trop ce genre de physique, mais là... La jeune femme était véritablement d'une beauté renversante.
Habillée d'un débardeur noir et d'un petit gilet en dentelle blanche, suivie d'un pantalon serré noir et d'une courte jupe blanche, portée sur des talons noirs et très légèrement maquillée, ses formes n'étaient que peu visibles, mais ça suffit à prodiguer à Lucas un début d'érection – et pourtant, il n'était pas du genre à bander pour rien.
— Bonjour à tout le monde, commença Mélodie d'une voix calme et sensuelle à la fois. Alors, je m'appelle Mélodie et j'aime particulièrement la danse et la mode. J'aime moins cuisiner, repasser, ce genre de choses. Je suis Italienne et je maîtrise parfaitement bien l'italien, le français bien sûr et le russe. Je dois encore me perfectionner en anglais. Je compte arrêter mes études au bout de ces trois années et me mettre à mon propre compte en tant que infiltrée tueuse à gage d'exception.
Il hocha lentement la tête, impressionné.
— Super. Merci pour cette présentation. Maintenant, je vais demander à Laura de venir nous parler d'elle.
Elle sourit et se leva, avec autant de lenteur que de sensualité. C'était la blonde qui lui avait parlé en première. Habillée d'un chemisier blanc sans manches un peu trop décolleté et d'une simple jupe rouge bordeaux, elle était particulièrement peu couverte, mais bien trop sexy pour que Lucas cesse de bander. Ses seins, lourds et légèrement plus grands que la moyenne, formaient deux boules au niveau de sa poitrine.
— Moi, c'est Laura, annonça l'étudiante. Ce qui me plaît, à moi, c'est beaucoup le sexe et beaucoup moins l'ennui et les cours théoriques. Je suis Française, et les langues, c'est pas mon truc. Ce que je compte faire, par la suite, c'est être agente infiltrée pour une organisation gouvernementale – ne me demandez pas laquelle, je n'en sais rien. Je précise aussi que j'adore le sexe.
Elle observa l'enseignant d'un air aussi coquin que joueur.
— À moins que je ne l'ai déjà dit ?
Sa remarque fit naître un vent de rires parmi les filles.
— Merci beaucoup, Laura, lui répondit-il, légèrement amusé. Isabelle, c'est à toi.
L'étudiante aux courts cheveux châtains était vêtue d'une veste en fourrure naturelle et d'un débardeur blanc moulant qui recouvrait l'entièreté de sa jolie poitrine. Ça contrastait étrangement avec son jean moulant, mais ça lui allait, alors...
— Je suis Isabelle, américaine, et je maîtrise l'anglais, le français, l'allemand et le mandarin. Je ne suis pas très douée dans le combat et dans tout ce qui est assassinat, je suis meilleure en informatique, en politique, et tout ça. Plus tard, je pense travailler dans une des cinq mafias américaines, à leur service de renseignement.
— Très intéressant, opina Lucas. Tu es donc plus une intellect qu'une fille de terrain ?
— Vous savez, lui répondit Isabelle sans se laisser avoir, je suis forcée de maîtriser les deux avec la même prestance. Il est toutefois vrai que je préfère être derrière mon poste de travail qu'au cœur de l'action.
— Très intéressant, opina Lucas. Tu es donc plus une intellect qu'une fille de terrain ?
— Vous savez, lui répondit Isabelle sans se laisser avoir, je suis forcée de maîtriser les deux avec la même prestance. Il est toutefois vrai que je préfère être derrière mon poste de travail qu'au cœur de l'action.
Elle rejoignit sa place sans un mot de plus, fière d'avoir réussi ce test qui n'en était un qu'à moitié. Les autres filles se présentèrent toutes, une à une : Ambre et Naomi étaient deux beautés dangereuses classiques, l'une blonde, et l'autre aux cheveux d'une étrange couleur qui se situait entre le roux et le châtain. Clara semblait un rien plus mystérieuse : aux cheveux poivre et sel, la jeune femme jurait qu'elle était capable d'atteindre le cinquième niveau d'études. Pour faire quoi à la suite, elle n'avait pas voulu en faire part.
Quant à Thalia... Elle avait de longs cheveux châtains, presque bruns, ondulés et, d'un côté, une tresse lui tombait sur une épaule telle une cascade. Et ses yeux... D'un violet foncé magnifique. Sa peau était très légèrement plus foncée que celle de Mélodie, mais un point surtout la différenciait de sa camarade : alors que l'on voyait clairement le maquillage de cette dernière, Thalia avait l'air, elle, bien plus naturelle... Et donc, par conséquent, plus belle, mais d'une façon différente.
Bref. Tandis que la dernière fille achevait de se présenter, Lucas jeta un coup d'œil vers le fond de la salle, ses yeux posés sur la petite aiguille de l'horloge qui venait d'indiquer le 9. Il était dans les temps.
— Le timing est parfait, dit-il à ses nouvelles élèves en souriant. À présent, je vais vous donner les tablettes. Vous aurez deux heures pour finir cette évaluation d'entrée. À partir du moment où cette tablette sera entre vos mains, je ne veux plus vous entendre. C'est clair ?
Elles hochèrent la tête, plus ou moins vigoureusement.
— Si vous avez des questions, dit-il en se levant, c'est maintenant.
Naomi, la belle aux cheveux mi-roux et à la poitrine compressée dans sa fine veste, leva la main.
— Je t'écoute ?
— Pourquoi êtes-vous un homme ?
— Pourquoi êtes-vous un homme ?
D'abord décontenancé, Lucas pencha légèrement la tête sur le côté et fronça les sourcils. Quand il comprit la question de l'étudiante, il hocha lentement la tête.
— D'accord, c'est clair. Je ne vous cacherai pas que, la plupart du temps, les femmes ont plus de talents que les hommes. Elles sont donc plus nombreuses que ces derniers à enseigner à Shar Agan, et à des niveaux supérieurs. J'imagine que vous n'avez que rarement – voire peut-être même jamais – eu d'enseignant au masculin. Mais je vous rassure : je suis gentil.
Certaines pouffèrent, amusées. Laura le regardait en souriant, tandis que Thalia tortillait une mèche de ses cheveux autour de ses doigts.
— Est-ce que cela répond à ta question, Naomi ?
Elle hocha la tête. Son regard ambré était posé sur lui d'une façon si inhabituelle que Lucas ne put le lâcher pendant au moins une seconde.
— Parfait. Alors... Au travail.
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Commentaires ()
C'est sûr que tu dois être bien vu dans les hautes sphères ! J'ose même pas te demander comment tu as fait ! 🫣 🙈🙉🙊
Il y a encore quelques petites maladresses et répétitions, mais franchement, rien de rédhibitoire. Ça se lit facilement et on sent surtout que tu as envie de nous raconter une histoire et de développer ton univers.
Mention spéciale à Laura qui annonce tranquillement qu’elle adore le sexe dès sa présentation… elle ne devrait pas être trop difficile à repérer dans la classe, celle-là ! 😂
En tout cas, bienvenue dans l’écriture et bonne continuation pour la suite ! J’attends de voir ce que vont donner les cours à Shar Agan… 😏
A propos de Laura... C'est vrai qu'elle ne sera pas peu discrète, elle aura un rôle important à jouer dans les chapitres à venir... Mais pas dans l'immédiat.
Le suite paraît le 10 septembre... A la différence de beaucoup, j'ai la chance de ne pas devoir attendre trop longtemps entre deux textes (celui ci ayant été publié le 2 septembre) !