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✦ Lucas28 L'université des plaisirs XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'université des plaisirs — Chapitre 2 · Insertion à Shar Agan

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Lucas28
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L'université des plaisirs

Chapitre 2 · Insertion à Shar Agan

Hier, la journée s'était déroulée sans encombre. À présent, Lucas était debout, devant l'entrée du grand parc forestier où devait se dérouler le premier cours de la journée... À 5 h 30 du matin.
Il était arrivé en avance. Hier après-midi, il avait poursuivi sa visite de l'université, dont le coin dit « commercial » (vous comprendrez bientôt en quoi il n'est absolument pas commercial...). À présent, il finissait de corriger les évaluations d'entrée de ses élèves.
Elles avaient toutes eu de très satisfaisantes notes, pour débuter l'année. Comme preuve, la pire d'entre elles s'élevait déjà à 79 et la meilleure dépassait la barre des 90. Il était en train de lire la dissertation qu'avait écrite Laura, à propos de l'utilité de la sexualité.
Le sexe, écrivait-elle, n'est pas seulement un moyen de prendre du plaisir et de fondre dans l'intimité de son amant. Il s'agit d'une arme infaillible que nous, les femmes comme moi, maîtrisons mieux que quiconque. Les hommes respecteront nos envies, nos décisions, et il s'agira toujours du meilleur moyen pour manipuler et régner sur les autres.
C'en était impressionnant de logique et d'érotisme. Cette fille devait vraiment être une reine dans cet art. Il était certain que, si elle maîtrisait le sexe de la façon qu'elle le voulait, elle aurait en effet droit à tout ce qu'elle désirait.
Tandis qu'il fermait son PC, ayant achevé de corriger les copies de ses élèves, un bruit dans les fourrés le fit sursauter. Très vite, il vit Isabelle, habillée comme la veille, jaillir sous ses yeux, à moins d'un mètre de lui.
— Oh ! s'écria-t-elle tout bas. Désolée, monsieur, je ne vous avais pas vu.
— Ne t'en fais pas. C'est normal que tu n'aies pas changé de tenue, entre hier et aujourd'hui ? J'aurais cru que des jeunes femmes comme vous se changeaient tout le temps.
Elle sourit, amusée. L'étudiante, sans doute la plus petite de la classe, avait levé la tête pour le regarder. Elle ne s'était toujours pas éloignée.
— Vous n'êtes pas au courant ? Nous n'avons que trois tenues chacune, choisies par nos soins : une pour les cours, une pour le sport et une pour la vie de tous les jours... En plusieurs exemplaires, bien sûr.
— Bien sûr. Et, dis-moi... Tu es en avance.
— Peut-être que je voulais être un peu avec vous, ce matin... Profiter de la nuit, de notre solitude...
Elle s'approcha très légèrement de lui, sans le lâcher du regard. Quelque peu gêné, il ne sut s'il devait abandonner son regard ou, au contraire, le soutenir.
— Isabelle ?
— Ne dites rien, lui répondit-elle en s'approchant encore un peu, coquine. Vous pensez que je ne vous ai pas vu nous observer, hier matin ? Et que je n'ai pas vu quelque chose se mettre au garde-à-vous ? Je suis très observatrice, vous savez... monsieur.
Il était maintenant très serré dans son pantalon. Il ne s'attendait pas à passer à l'acte si vite... Surtout provoqué par une de ses étudiantes, et à plus forte raison celle qui avait l'air la plus sage.
— Je... Je ne sais pas si c'est une bonne idée...
— Vous savez que ma libido est plutôt forte, monsieur ? lui répondit-elle en s'agenouillant sans lâcher son sourire. J'ai besoin de ma sucette au moins tous les jours. Mais je vous rassure : ce ne sera pas toujours de la vôtre...
Il n'eut pas le temps de répondre qu'elle était déjà en train de baisser son pantalon, dévoilant son pénis long de presque vingt centimètres, plus dur que jamais.
Elle leva la tête, souriante.
— Eh oui, monsieur, c'est vraiment en train d'arriver. Vous ne vous en doutiez pas, hier, n'est-ce pas ?
— C'est vrai... Oh, merde, c'est d'accord. Par contre, dépêche-toi, il faut que dans cinq minutes, tu aies fini.
— Vous pliez déjà devant moi ? lui répondit-elle, taquine.
— Je n'y peux rien...
Et là, sans qu'il ne comprenne quoi que ce soit, elle se releva, lui adressant un grand sourire aussi charmeur qu'amusé.
— Dommage que vous n'ayez pas été plus fort. Je reviens pour le cours de 5 h 30, monsieur.
Elle sourit une dernière fois et s'en alla, le laissant, là, comme un idiot, phallus à l'air. Il comprit soudain qu'elles avaient bien plus de pouvoir ancré en elles qu'il ne le pensait, et qu'elles seraient capables de jouer avec lui autant qu'elles le voulaient... Même la plus mignonne.
Comme l'a si bien dit Laura : il s'agit d'une arme infaillible contre laquelle les hommes comme lui n'y peuvent rien.
Il remonta son pantalon, une érection douloureuse entre les jambes, une peur soudaine frappant au fond de sa tête : et maintenant ? Maintenant, comment devait-il se comporter envers Isabelle ? Comme s'il ne s'était rien passé ?
Alors qu'il cogitait, il entendit à nouveau quelqu'un arriver... Quelqu'un qui, cette fois-ci, l'avait vu, et quelqu'un qu'il ne connaissait pas.
Ce quelqu'un, c'était une fille. Une jeune femme qui devait avoir l'âge de ses élèves. Elle était brune, et avait des traits du visage matures et doux à la fin. Ses cheveux cascadaient le long de son dos en une unique queue-de-cheval, faisaient ressortir le bleu nuit de ses yeux.
Quant à sa tenue, elle n'avait rien pour apaiser l'érection de Lucas : veste en jean ouverte sur un débardeur turquoise serré mettant en valeur ses petits seins, talons rouges et longue jupe verte avec des motifs floraux. Un collier avec une discrète croix chrétienne venait compléter sa panoplie.
— Euh... Bonjour, lui dit-elle, surprise de le voir ici. Vous avez cours... Enfin, je veux dire tu as... Enfin, vous êtes étudiant ?
— Bonjour à v...
À son tour, il buta. Devait-il utiliser le vouvoiement ou le tutoiement ? Il décida de pencher du même côté qu'elle.
— Bonjour à vous aussi, poursuivit-il. Je suis professeur, mais c'est gentil à vous de me trouver assez jeune pour être étudiant.
Elle rougit légèrement, un léger sourire maquillant son visage. Elle était vraiment craquante.
— Je... Je m'appelle Lilou. Je crois que j'ai cours ici.
— Euh... vous ne vous serez pas trompée de jour ? Mes élèves arriveront d'une minute à l'autre.
Soudain, son regard s'illumina, presque comme si elle venait de comprendre ce qui clochait.
— Merde ! s'exclama-t-elle. On n'est pas mercredi ?
— Non, s'excusa-t-il à moitié. Aujourd'hui, nous sommes mardi. J'imagine que tu n'avais pas cours de la matinée ?
— Non... bougonna-t-elle, dépitée. Je commence dans encore quelques heures.
— Pas de chance, lui répondit-il, compatissant. Tu es...
— Ravie de faire votre connaissance, répondit-elle en souriant avec naïveté. Je suis en F+3B. Dites, monsieur... Elle tombe quand votre prochaine pause ?
— Ma prochaine pause ? répondit-il, surpris de cette question incongrue. Euh... Je crois que juste à la suite de ces exo, de huit à neuf, je n'ai pas cours.
— De huit à neuf... Eh bien, si jamais l'envie vous prenait d'aller faire un tour dans les toilettes du second étage du Bâtiment des Cours... N'hésitez pas. Pour vous détendre un peu...
Elle lui sourit une dernière fois et s'en alla, ses fesses dansant miraculeusement bien sous son regard ébahi par cette surprenante proposition.
Décidément, cette école était encore plus étrange qu'il ne s'y attendait. Il ferma les yeux quelques secondes, prenant le temps de réfléchir, quand soudain, il sentit une odeur qui lui était familière.
Il ouvrit les yeux. Pendant un instant, ce parfum de lilas et de jasmin qu'il connaissait par cœur le ramena vingt ans en arrière... Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il ne s'agissait en fait que de Thalia, son élève aux cheveux bruns et aux étranges yeux violets.
— Ah, Thalia, c'est toi. Tu m'as fait peur.
Elle sourit.
— Je ne savais pas que j'étais si effrayante. Isabelle et Lilou vont bien ?
Il resta un instant muet, comprenant soudainement qu'elle les avait vus.
— Oh... Oui, oui, elles vont très bien. Je m'excuse que tu aies dû voir ça.
Elle lui sourit à nouveau, s'asseyant à moitié sur un rocher moussu qui devait être là depuis l'an 300.
— Ne vous en faites pas. Je connais ces filles, je passe pas mal de temps avec Lilou, et Isabelle était dans la même première année que moi. Elle est comme ça : toujours du genre à tenter les autres, à leur laisser croire qu'ils vont avoir ce qu'ils désirent... Avant de le leur arracher de sous leurs yeux. Mine de rien, c'est une force, vous ne pensez pas ?
— Oui, répondit-il un peu trop vite. Bien sûr que oui. Être capable de manipuler les autres de cette façon, c'est certain que c'est une véritable force, surtout pour une étudiante à Shar Agan.
— Ne vous inquiétez pas pour elle. Elle continuera à vous traiter comme un simple enseignant, et peut-être que, de temps en temps, elle « s'amusera », comme aujourd'hui. D'ailleurs, ça ne m'étonnerait pas qu'elle finisse par craquer.
— C'était un compliment ? répondit-il, se sentant lentement à son aise avec cette fille.
Thalia était habillée de façon bien moins provocante que l'entièreté de ses camarades : c'était une robe, toute simple, à manches courtes, marron avec des motifs artistiques noirs s'étendant de tout son long, avec un léger décolleté et une longueur idéale. Cependant, elle lui allait à merveille.
— Si on veut. Oh, à propos, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, c'est moi qui ai proposé à Lilou de venir ici. Apparemment, vous êtes son style de mec... Mais j'imagine que vous l'aviez deviné ?
— À moitié, opina-t-il en souriant.
— Je voulais vous dire, aussi, poursuivit la jeune femme en se levant, ses étranges yeux améthyste ne quittant pas les siens, que nous allons faire un tour dans le quartier commercial de Shar Agan, avec quelques amis qui ne sont pas de la classe, cet après-midi. Peut-être voudriez-vous vous joindre à nous ? Ce serait une occasion pour vous de découvrir un peu cette fac.
— Pourquoi pas, répondit-il lentement en hochant très légèrement la tête. Ce n'est sans doute pas une mauvaise idée.
Peu à peu, ses autres étudiantes arrivèrent : d'abord Naomi avec ses longs cheveux ondulés presque roux, vite suivie de Mélodie et Clara qui arrivaient en discutant à voix basse. Juste après arrivèrent Ambre, Laura, et Isabelle, riant de bon cœur. L'apercevant, cette dernière lui jeta un regard coquin et lui tira à demi la langue. Il aurait dû en être agacé, mais il repensa à ce qu'avait dit Thalia : les étudiantes de Shar Agan ne sont pas juste des étudiantes, se sont de véritables expertes. C'était à lui de ne pas se laisser distraire ou manipuler par ses élèves.
Il répondit à ce regard en souriant. Quelque peu décontenancée, Isabelle tourna la tête, sans comprendre sa réaction. Fier de ce sourire, Lucas tapa des mains, les faisant sursauter.
— Bon, les filles ! s'exclama-t-il. On passe aux choses sérieuses. Je veux que vous me formiez deux groupes. Un couteau à cran d'arrêt chacune. Vous allez chacune d'un bout à l'autre de la forêt...
***
Le cours venait de s'achever, il les avait envoyées se battre dans la forêt, la nuit. Finalement et contre toute attente, Clara et Naomi furent les deux dernières survivantes... Enfin, bien sûr, personne n'est vraiment mort.
Il était juste devant le bâtiment des cours, le cœur battant à tout rompre. Autour de lui, de charmants étudiants et de bandantes jeunes femmes défilaient sans pause. Lui, il ne savait pas s'il devait aller « aux toilettes » ou se méfier des avances de cette Lilou.
Il sentit son sexe grossir dans son pantalon. Au diable la morale et le règlement ! Il rentra dans le majestueux bâtiment et monta les marches quatre à quatre, l'entrejambe douloureux. La fausse pipe d'Isabelle l'avait maintenant dur toute la matinée, si une jolie jeune femme comme Lilou pouvait l'aider à décompresser...
En montant, il percuta presque une jeune femme, qui fit tomber le sac à main qu'elle tenait entre ses mains.
— Oh ! s'exclama l'enseignant. Excusez-m...
Il ne put finir sa phrase avant que l'étudiante à la peau diaphane ne le coupe :
— Abruti, murmura-t-elle en le repoussant. Arrête de bander comme un con, ça se voit trop.
Il regarda son pantalon. En effet, sa bosse était assez visible pour qu'il se sente obligé de remettre son sexe dans le bon sens.
— Désolé, s'excusa une deuxième fois l'ancien mafieux. C'était pas voulu.
Elle le regarda. Elle était belle, mais belle ! Elle surpassait chacune de ses élèves. Elle dégageait une aura hors du commun, et elle était habillée... À mi-chemin entre mannequin, étudiante et salope.
— Ouais, c'est ça.
Elle s'en alla. Yaouh, quelle femme... Il continua à monter les escaliers, jusqu'à atteindre le deuxième étage. Il se souvint soudain de Lilou, et son sexe se tendit encore plus. C'est vrai qu'elle était mignonne, aussi, cette jeune femme...
Il rentra dans les grandes toilettes mixtes du deuxième étage. Elles étaient vides... Il n'y avait là qu'une seule jeune femme, en train de se laver les mains comme si de rien n'était.
Elle se retourna. Les yeux de Lilou brillaient de malice.
— Regardez qui voilà, murmura-t-elle en se rapprochant lentement, un sourire aux lèvres. Je vous ai manqué ?
— Vous... Enfin, je crois qu'on peut se tutoyer, tu ne crois pas ?
— Ouais, susurra-t-elle. Sauf que ce n'était pas qu'à toi que je parlais...
Comprenant soudain à quoi elle faisait allusion, il sourit. Elle le poussa jusqu'à une cabine, puis referma la porte derrière elle.
Elle l'embrassa, le plaquant contre le mur. Lucas passa ses mains autour de sa taille de guêpe, glissant lentement vers ses fesses.
— J'aime bien ta tenue, lui murmura-t-il à l'oreille tandis qu'elle se serait contre lui. Ça te met en valeur.
— Mmm... gémissait-elle tandis qu'il l'embrassait dans le cou. Oh putain, t'as ta bite collée contre mon ventre, ça m'excite trop... Montre...
— T'es plus docile que tes camarades, toi, la taquina-t-elle. Mes élèves préfèrent me chauffer que baiser, pour l'instant.
Il sentit une main lui serrer le sexe à travers le pantalon. La jeune femme sourit.
— Tu sais, c'est normal, murmura-t-elle. Elles te testent, pour savoir si tu es fort... Ou si tu vas succomber. Si je peux te donner un conseil... Vaut mieux que tu restes fort, sinon, tu vas pas tenir l'année.
— Je dois donc te résister, à toi aussi ? lui dit-elle en lui pressant un peu plus les fesses, la faisant gémir. Dans ce cas, je ferais mieux de m'en aller, tu ne crois pas ?
— Non ! cria-t-elle presque sans lâcher, sa bite dressée vers elle. On peut baiser tranquille, tous les deux. Je te jure que je suis... très gentille.
— Oh, dit-il tandis qu'elle faisait tomber sa veste en jean par terre, le laissant voir ses bras dénudés. Mais qui est cette jolie fille qui se dresse sous mes yeux ?
Elle pouffa, tandis qu'une de ses mains passait de ses fesses jusqu'à ses seins. Alors qu'il lui taquinait le téton, sa main passa sous son pantalon et elle sortit son sexe, commençant lentement à le branler.
— Alors, susurra-t-elle. Tu regrettes d'être venu ?
— Non, gémit presque Lucas tandis que la douce main de Lilou faisait des va-et-vient sur son manche. C'est vrai que tu es douée.
— Lucas ? lui dit-elle après quelques secondes.
— Quoi ?
— J'ai cours dans cinq minutes, dit-elle alors.
Elle put lire la déception sur son visage. C'est alors que le visage de la jeune femme se teinta d'un sourire qui le fit espérer...
— T'as donc cinq minutes pour jouir, poursuivit Lilou en s'agenouillant entre lui et la cuvette des toilettes.
Aussitôt, elle prit son gland en bouche, ce qui fit gémir lentement Lucas. Très vite, elle engloba une bonne partie du majestueux sexe de l'enseignant qui se sentait sur le point de jouir.
Elle le regardait. Dans ses yeux ambrés, il voyait à quel point cette fille était une experte. Les seins serrés dans son débardeur de la couleur de l'eau dans les tropiques l'excitèrent encore plus.
— Lilou, je... grinça-t-il en la regardant dans les yeux. Je crois que je vais bientôt jouir...
Elle ne ralentit pas le rythme, bien au contraire. Elle le pompa de plus en plus vite, de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se retenir.
Dans un cri à mi-chemin entre un grognement et un gémissement, il jouit. Le visage de Lilou se maquillait lentement d'un sourire béat.
La jeune femme attrapa sa veste en jean, puis se leva. Elle le regarda, puis elle déglutit. Lui, il commençait enfin à réfléchir. Putain, qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Il n'avait pas le droit de faire ça ! Déjà que cette fille avait plus de dix ans de moins que lui, mais en plus, en plus, le sexe était bien évidemment interdit dans les toilettes... Il craignait d'avoir été entendu.
— Merci pour cet interlude, lui dit-elle lentement. J'en avais bien besoin !
Elle rit, puis elle l'embrassa à pleine bouche. Le goût de son sperme était encore là.
— Et puis, t'inquiète pas, poursuivit l'étudiante. On n'est pas si nombreux, à Shar Agan. On se reverra très vite, et là... On pourra aller plus loin. Qu'est-ce que tu en dis ?
— Je... commença-t-il en balbutiant presque. Je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne idée, Lilou. Enfin, ne te méprends pas, tu es une super suceuse et j'ai passé un excellent moment avec toi, mais... Tu es trop jeune, Lilou. Ce n'est pas... Ce n'est pas convenable qu'on se voie, comme ça...
— Stop, stop, stop, stop, l'arrêta-t-elle, tandis que ses yeux se teintaient d'une légère touche d'agacement. Tu es en train de me dire que tu ne vas baiser avec personne sous prétexte que t'es trop vieux ? Tu plaisantes ? En première année, mon enseignant avait pratiquement la soixantaine. Pourtant, je me le suis fait. Six ou sept fois, je ne sais plus trop. Donc, ne viens pas me dire, du haut de tes trente ans, que tu es trop vieux !
— D'accord, d'accord, tenta-t-il de la calmer. T'énerve pas, je voulais pas te vexer. On se revoit bientôt, du coup ?
À nouveau, elle sourit, puis elle se faufila hors des W.C., lui adressant un dernier clin d'œil.
— Bien sûr, Lulu !
— Lulu ? lui demanda-t-il alors qu'elle s'en allait.
— Tu préfères Caca ? cria-t-elle presque en disparaissant de sa vue.
Hum... À la la réflexion, mieux valait être surnommé Lulu que Caca. Enfin, bref. A son tour, il quitta les W.C, et encore une fois... ça ne manqua pas.
Il rentra en plein fouet dans une jeune femme qu'il n'avait pas vue arriver dans l'angle du couloir.
— Oh, s'excusa-t-il. Déso...
Il s'arrêta immédiatement. Il l'avait reconnue.
— Comme on se retrouve, soupira l'étudiante à la peau diaphane qu'il avait rencontrée il y a quelques minutes en levant des yeux. À se demander si vous ne me suivez pas, baragouina-t-elle.
— Non ! s'exclama-t-il alors. Non, non ! J'étais juste...
— En train de baiser une troisième année dans les toilettes ? le coupa-t-elle en le regardant droit dans les yeux. Vous devriez être moins bruyant. Tu ne sais pas que c'est interdit ?
— Euh... si, si, je sais, mais on baisait pas, on était juste en train de... hum, discuter.
— Ah ouais ? répliqua l'étudiante en levant les sourcils. Vous poussiez de drôles de cris pour une simple discussion.
Comprenant qu'il ne pourrait pas lui faire croire à un mensonge, il décida de se taire et de laisser couler, tout simplement.
— Lucas, lui dit-il en lui tendant la main. Professeur de troisième année.
Elle le regarda en grimaçant.
— Tu t'es lavé les mains, au moins, après t'être branlé sur une étudiante ?
Un ange passa. Puis, finalement, elle soupira et lui serra la main. Sa peau était d'une douceur hors du commun, une douceur qui l'électrisa.
— Samia, dit-elle alors. Tu m'excuseras, mais j'ai à faire.
Elle s'en alla, le laissant planté là, comme un con, alors que l'odeur du Lilou se mêlait à l'énergie de Samia.
— Eh bien ! dit une rauque voix derrière lui, le faisant sursauter. Voilà qui n'est pas commun !
Il se retourna. C'était un homme qui devait avoir la quarantaine, plus grand que lui de pratiquement une tête et surtout sacrément plus imposant. Il se sentit soudain tout petit.
— Je suis Jack Montier, se présenta l'homme. Principal adjoint de la principale de Shar Agan. Vous m'excuserez, mais je préfère ne pas vous serrer la main.
— Euh, oui, murmura presque Lucas, sentant son cœur battre de plus en plus vite, atrocement gêné. Excusez-moi, je...
— Non, non, lui dit son supérieur en balayant ses excuses d'un geste de la main. Ce n'est rien, ça arrive plutôt souvent. Enfin... Mieux vaut que vous ne recommenciez pas, tout de même. Il y a des zones prévues à cet effet dans le Grand Agora, le Bâtiment du Corps en dans le Quartier Commercial. Sinon, mieux vaut que vous fassiez ça dans vos chambres. Ça reste encore l'idéal.
— Oui, bien sûr, s'excusa à nouveau le jeune enseignant. Je ferai attention.
— Évidemment, acquiesça le grand gaillard. Cependant, ce n'est pas l'objectif de mon... appel. Vous avez encore une vingtaine de minutes avant que commence votre prochain cours, si je ne me trompe pas. Allez dans les bureaux, porte 107. Vous avez rendez-vous avec la psychologue de Shar Agan, la directrice des classes supérieures et le directeur des recrutements. Maintenant.
— Rendez-vous ? s'étonna-t-il. Je ne savais pas.
— C'est normal, lui dit Jack Montier avec un sourire carnassier. Je viens tout juste de le placer sur votre emploi du temps. Maintenant, je vais vous laisser. Je ne voudrais pas vous mettre... en retard.
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Photo de profil de Rudyvg
Rudyvg
30 septembre 2026 à 16:42
Attention au personnages où vous mélangez souvent le masculin avec le féminin et vice versa. Cela rends la lecture hésitante cherchant à comprendre...;)
Sinon amusant à lire .
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Hello67207
Hello67207
10 septembre 2026 à 22:10
30 septembre pour le prochain épisode, cela va être long
....

Histoire vivante, agréable à lire
Je devrais changer de métier...
Pourquoi pas prof ?
Reste a trouver comment intégrer cette établissement!
Soyez respectueux
Répondre

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