Sapho-la-nympho, femme à femmes
Chapitre 1
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✦ Vachette Sapho-la-nympho, femme à femmes XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Sapho-la-nympho, femme à femmes — Chapitre 1

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Vachette
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Sapho-la-nympho, femme à femmes

Chapitre 1

Notes de l'auteure :
 
Toutes mes histoires sont garanties non créées ni même retouchées par l'I.A
 
Celle-ci est assez longue mais en deux chapitres réunis. Celles et ceux qui la liront pourront donc se faire plaisir deux fois
*************************
 
 
On m'appelle rarement par mon prénom, Clothilde. Chez mes proches, je suis plus connue sous le vocable Sapho. Certaines personnes, qui me connaissent très bien, sont même allées jusqu'à compléter ce surnom pour mieux illustrer mon personnage : de même que dans la pègre, Jo-le-tombeur, Max-le-Lyonnais ou Pépé-la-jactance sont des façons de nommer ceux qui sont arrivés à un haut et respectable niveau de notoriété, dans le milieu de la nuit, et particulièrement dans celui des bars à filles, Sapho-la-nympho ça me va bien ! 
À 48 ans, depuis plus de vingt ans je traîne ma préférence homosexuelle dans ces endroits où je trouve facilement mon bonheur quand il s'agit de chercher une complice pour des jeux qui me sont chers, ceux du sexe et de l'amour entre femmes.
 
En semaine, je suis serveuse en restauration dans un établissement de belle gastronomie, fréquenté par des gens très bien. Alors même si ce métier est dur par ses horaires à rallonge, il a au moins pour avantage de me fatiguer au point de n'avoir qu'une envie une fois chez moi : dormir. Pourquoi dis-je ‘'avantage'' ? Parce que ça m'évite de céder à mes démons, qui me feraient facilement revivre des soirées et des nuits de débauche, comme il m'arrivait trop souvent avant que ce travail ne m'assagisse.
 
N'allez pas croire que cette saine fatigue réussisse à éteindre ma libido ; elle est restée gourmande ! C'est juste que si je veux – et dois – être en forme le lendemain, du dimanche soir au jeudi soir je m'abstiens de sortir, restant dans mes pantoufles pour défatiguer mes pieds, jusqu'à ce que je me couche. N'étant pas de service le week-end – privilège de l'âge réservé à la doyenne de l'équipe que je suis – je consacre mes samedis et dimanches aux sorties et autres moments de plaisir partagés.
 
Pourquoi Sapho ? Ça vous avez compris. Mais pourquoi nympho ?
Parce que j'ai de gros besoins, au sens physiologique du terme. Il me faut deux ou trois orgasmes par jour, et là, je ne parle pas que du week-end. C'est tous les jours comme ça ; une envie monte en moi sans prévenir, me rendant mal à l'aise par trop d'excitation contenue si je ne la satisfais pas tout de suite. Et ça ne me dit rien de me faire soigner pour ça, car l'excitation sexuelle, c'est le moteur de ma vie. Or, pour qu'un moteur dure longtemps, il faut bien le lubrifier régulièrement, non ?!
Cette exigence libidineuse, j'en avais parlé à plusieurs conquêtes rencontrées principalement dans mon bar à filles préféré, si bien que, le bouche à oreille faisant le reste, beaucoup sont maintenant au courant, dans ce milieu interlope ; ce qui ne me gêne nullement, car je suis quelqu'un qui assume son statut sexuel, sans militantisme mais de façon naturelle, décomplexée.
 
Il me suffit de voir une jolie femme attirante, un décolleté profond, des jambes de rêve, une silhouette sexy ou plus simplement un minois coquin, pour me transporter dans mes fantasmes lesbiens. Ce peut être une cliente du restaurant, par exemple, qui éveille un désir dans le bas de mon ventre ; dans ce cas j'attends impatiemment ma prochaine pause toilettes pour calmer mes pulsions. Mais je dois faire vite, sinon mon absence pourrait paraître suspecte. C'est pourquoi au travail, du moins, sous ma tenue de serveuse est stricte : chemisier blanc à col fermé et jupe noire. Dessous, un soutien-gorge, mais sans armatures, en tulle à mailles serrées, qui enveloppe parfaitement ma poitrine de 85B. Les talons de mes chaussures noires sont d'une hauteur raisonnable, mais suffisante pour mettre en valeur le galbe de mes jambes, déjà bien embelli par la finesse de mes bas qui montent jusqu'à mi-cuisses.
Mais la pièce de lingerie la plus fonctionnelle pour moi, qui suis seule à en connaître le secret, c'est ma très fine petite culotte blanche… fendue sur le devant ! Avec un pan qui chevauche l'autre sur un ou deux centimètres de bas en haut de mon sillon, cet article de sex-shop n'est indécent que si on écarte le devant pour y introduire agréablement les doigts ; ou autre chose, parfois...
 
Quand je m'isole pour me faire jouir manuellement, une fois assise sur la lunette des toilettes, je n'ai plus qu'à écarter mes cuisses et frotter mon clitoris pendant que je m'enfonce un doigt dans le vagin afin de bien l'humecter avec ma liqueur qui s'en écoule, pour une masturbation réussie, douce et efficace à la fois. Et pour aller au plus vite, sans enlever mon très fin soutien-gorge je peux me pincer les pointes de seins pour augmenter et guider mon désir jusqu'au sommet du plaisir. Alors tout en serrant les dents et les lèvres jusqu'au dernier gémissement, je retiens mes soupirs et mes halètements pour rester discrète, me contentant de ressentir les secousses de l'orgasme, celles qui me font tourner la tête, en laissant mes cuisses libres de leurs claquements incontrôlables l'une contre l'autre. 
Après avoir joui et ressorti mes doigts mouillés, je remets en place le pan qui chevauche l'autre, avant de réajuster ma jupe, puis de me laver les mains pour repartir à mon poste. Personne ne peut rien soupçonner.
Quoique !…
 
Bien au-delà de cette masturbation habituelle en solitaire, je me souviens comme si c'était hier de cette jolie femme, Ludivine, pourtant accompagnée d'un homme, qui m'avait rejointe aux toilettes, sans que je m'y attende le moins du monde, afin de partager un violent orgasme avec moi. Je vous raconterai cette anecdote, celle qui m'a le plus marquée dans le cadre de ma position de serveuse, bien ordinaire comparée à la condition sociale de cette partenaire d'un instant apparemment bien très supérieure à la mienne ; comme quoi, et je maintiens ma conviction, le plaisir sexuel est celui qui passe par-dessus tous les autres, même au-dessus des barrières socio-économico-culturelles.
 
Par la suite je vivrai d'autres fredaines du même genre, avec des clientes du restaurant, certaines fois dans les toilettes comme avec Ludivine – au risque de me faire prendre sur le fait ou en étant rattrapée par des indiscrétions de la dame, sait-on jamais – et d'autres fois en ayant préféré proposer un rendez-vous plus tranquille et discret chez moi, en milieu d'après-midi, entre mes services de midi et du soir. Que de souvenirs croustillants !
 
Dans le centre de la vieille ville, j'ai mon appartement ; petit, mais qui m'offre deux avantages : il est équidistant de mon lieu de travail et de mon bar de nuit préféré, les deux endroits où se rythme essentiellement ma vie, et auxquels je me rends à pied en un quart d'heure.
 
Le ‘'Bar des deux filles'' est tenu par mes amies Diana et Mireille (voir mes deux histoires les concernant : « Diana et Mireille, lesbiennes et nymphomanes»), qui vivent en couple et accueillent principalement une clientèle féminine. On y trouve bien parfois quelques hommes, des amis de clientes en général, mais mieux vaut pour eux qu'ils se conduisent en gentlemen et comprennent bien que s'ils viennent chercher là de quoi faire une partie à trois avec deux femmes qui ‘'gouineraient'' ensemble avant de s'occuper d'eux – vieux fantasme de nombreux hommes – ils auront alors à se frotter au videur que paient mes copines pour garantir la tranquillité à la clientèle. Alors tout se passe bien. Les rares hommes ne manquent jamais de respect à personne, et ne se moquent pas. Ils ne draguent pas, sauf quelquefois en s'adressant à une femme qu'ils savent bisexuelle ; mais toujours dans la courtoisie et la bonne humeur.
 
En quelques années, j'en ai fait, de belles rencontres ! Avec des femmes de mon âge, quelques plus jeunes aussi, et des plus vieilles rarement.
Compte tenu des compliments que mes amantes me font sur mon corps, je peux encore me permettre d'avoir mes préférences : j'ai un faible pour la douceur des peaux ‘'juvéniles'' pas encore usées par les caresses des autres. Heureusement que la majorité est un jour passée de 21 à 18 ans ! 
 
Dès le vendredi soir à 22 heures, je suis à l'ouverture du bar. Je reste souvent à papoter d'abord avec Diana et Mireille, scrutant discrètement les femmes qui arrivent, seules ou en couple. C'est parmi les célibataires que je vais essayer d'en trouver une qui acceptera un rendez-vous chez moi dans la journée, le samedi ou le dimanche. Je ne reste jamais bredouille ; la clientèle étant assez nombreuse, j'en décroche au moins un, souvent deux, parfois plus.
 
Je dois alors m'organiser pour que chacune se croie être la seule du week-end à avoir été invitée à venir partager chez moi, sur mon lit kingsize – ou plutôt queensize, en l'occurrence – les excitantes et jouissives cochonneries que je leur propose. Alors qu'en réalité, mon but étant la recherche du maximum d'orgasmes en deux jours, en en prévoyant au moins un avec chaque fille, quatre rendez-vous de pur sexe ça ne me fait pas peur ! Mais avec moi, inutile d'espérer trouver ni le grand amour, ni une liaison de longue durée !
Et pourtant ! J'apprendrai un jour que je n'aurais jamais dû dire ni même penser ‘'Fontaine, je ne boirai pas de ton eau'' !
 
LUDIVINE
 
 
Cette femme, c'est un cas !
La première fois que je la vois comme cliente du restaurant, n'arrivant pas à détourner mon regard d'elle chaque fois que je passe près de sa table, je comprends, à celui qu'elle me lance en retour, que je ne lui suis pas indifférente ; ou tout au moins je suppose qu'elle apprécie mon service. Y a-t-il plus de sa part ? Je l'espère ; et très vite, à la seule pensée de cette éventualité, je me sens déjà bien excitée. Mais de là à m'imaginer au lit avec elle…
 Je vois bien qu'elle regarde souvent mes jambes, plus que ma poitrine, pourtant bien ferme, ça se voit, ou mon visage aux joues encadrées par ma coiffure mi longue, au front décoré d'une frange qui, je trouve, me rajeunit, d'autant plus que je suis toujours prompte à sourire. Normal, dans mon métier…
Mais dans ce cas, peu à peu, ces sourires que je lui adresse, je m'efforce de les faire de plus en plus enjôleurs ; eh oui, qui ne tente rien n'a rien ! Et les siens aussi deviennent plus sensuels, surtout le dernier qu'elle vient de me lancer, accompagné d'un discret passage du bout de sa langue sur ses lèvres. Pas de doute alors… Un frisson vient de me traverser le corps. Mais comment m'y prendre ?
 
Elle est attablée avec un homme, je ne sais pas qui elle est, j'ignore où elle habite, je ne peux pas lui glisser un mot doux sous son assiette. Il faut bien que je me rende à la raison : il n'y a rien à espérer.
Excitée comme une puce, me rendant aux toilettes avec cette forte envie de jouir qui me tourmente, je sais que je vais vite me satisfaire rien qu'en imaginant cette femme sur mon lit venant me supplier de la lécher, assise sur ma bouche pendant que je la caresse sur tout le corps. Ça va être très bon, pensé-je. D'ailleurs, je suis déjà bien humide à l'entrecuisse.
 
Dans les toilettes ‘'dames'' du restaurant, il y a deux cabines plutôt spacieuses, parfaitement propres. Une fois installée sur le siège, d'abord je me lâche parce que ce serait désagréable de se masturber tout en retenant une envie pressante. Puis, écartant au maximum les deux pans de ma culotte fendue pour laisser passer ma main, j'entame mes caresses en imaginant ma chatte enflée sous l'effet du désir, que malheureusement, en l'absence de miroir mural face à la cuvette, je ne peux pas voir dans la position où je me tiens ! Dommage ; car chez moi, j'aime me regarder jouir sous mes doigts, face à ma psyché…
Quand je me besogne de cette façon, mes écoulements de cyprine ont déjà fait leur œuvre. Alors très vite mon pouce englué s'occupe de mon clitoris que je sens déjà dur mais qui continue de grossir sous le frottement, pendant qu'à l'entrée de mon vagin, sur mes doigts en quête de lubrifiant je tente d'agréables contractions qui me font un bien fou.
 
Au moment précis où je regrette de ne pas avoir le temps de m'occuper de mes seins restés bien sages dans leurs bonnets en même temps que je me masturbe, j'entends une petite voix qui me dit à travers la porte, tout près de la serrure :
 - Clothilde ?…
 - Oui ?
 - C'est Ludivine, de la table 12. Cherchez pas à comprendre, ouvrez-moi avant que quelqu'un n'arrive.
Mon esprit ne fait qu'un tour. Si elle connaît mon prénom, c'est qu'il est écrit sur ma tenue de travail. Et si elle est là c'est forcément pour le sexe, parce qu'elle a envie de jouer avec moi… Sans hésiter, je tourne le verrou. Elle ouvre puis referme la porte en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Puis elle y colle son dos en me regardant fixement :
 - Il n'y a personne dans l'autre cabine. On est tranquilles, dit-elle à voix basse.
 
Mon excitation est à son comble, due à la surprise autant qu'à mon incontrôlable envie d'un orgasme. Je fixe Ludivine dans les yeux.
 - Vous voulez me voir jouir ? osé-je lui dire sans détour.
 - Oui, mais t'aider à le faire, aussi, répond-elle avec la même hardiesse et une lueur d'excitation dans les yeux.
Ludivine s'affale sur le sol, malgré la froideur probable du carrelage.
 - Viens vers ma bouche, me dit-elle. Rapproche ta chatte ; donne-la-moi. J'adore lécher une belle femme.
Je me glisse du bout des fesses jusqu'au bord de la lunette, tenant mes cuisses écartées, les pieds posés au sol de chaque côté du siège. Puis j'écarte la fente de ma culotte :
 - Allez-y, léchez-moi, j'ai trop envie, lui demandé-je comme une supplique ; j'étais sur le point de jouir.
Et elle ne se prive pas de ce plaisir, la charmante cliente ! Elle me fait ça tellement bien que je n'arriverais pas à dire si elle s'occupe de mon clitoris, de l'entrée de ma grotte ou des mes petites lèvres en feu. Je crois que c'est tout à la fois, et de plus je sens que d'un doigt elle me caresse aussi le petit trou de derrière, qu'elle a englué de mon jus de femme pour pouvoir y faire entrer une phalange. Pas besoin d'aller plus profond, car par cette sublime caresse je ressens un plaisir nouveau, inattendu. Ses allers-retours me rendent folle. Sentant que je vais jouir imminemment, je m'occupe moi-même de mes bouts de seins, que je triture, caresse, pince, étire… Un vrai supplice que je m'inflige, mais délicieux, qui décuple mon excitation. Ludivine me lèche, m'aspire, fait monter ma pression artérielle. Mon sang envahit mes lèvres – je ne vois pas mon sexe, mais je ressens – jusqu'au moment où l'orgasme me déchire.
Elle bloque mes cuisses sur la cuvette de façon que les bonnes vibrations ne me fassent pas faire un bruit intempestif avec mes jambes qui s'agitent. J'apprécie les spasmes, je plaque ma main sur ma bouche, en ronronnant discrètement. Puis Ludivine me lâche, comprenant que c'est fini pour moi. Je suis tranquille pour un moment ; mais un moment, c'est combien de temps ?
 
Je n'avais pas remarqué tout de suite que Ludivine se masturbait discrètement sous sa robe pendant qu'elle me faisait monter vers l'orgasme. Alors je suis surprise de la voir exploser de plaisir soudainement, la tête posée sur mes cuisses pour me les couvrir de baisers au moment de jouir.
Puis elle se redresse.
 - Hmm que c'était bon de te lécher comme ça, sans préméditation ! me dit-elle une fois debout. Ta chatte est délicieuse. Un goût sublime, surtout que tu avais dû te soulager avant de te branler, non ?
Je n'ose pas lui avouer sur le moment. Mais après tout, oui, elle a bien deviné :
 - Oui, j'avais fait pipi, excusez-moi ; je me suis juste essuyée avec du papier ; j'étais un peu gênée mais comme j'ai senti que vous vouliez me faire jouir très fort, j'ai osé vous laisser faire sans vous prévenir. D'ailleurs c'est vrai, vous m'avez fait jouir très fort, lui avoué-je. C'était divin.
 - Ne t'excuse pas, j'ai toujours trouvé le goût de ce mélange… aphrodisiaque !
Et, me laissant abasourdie par son commentaire, me donnant bon espoir, Ludivine ajoute :
 - Après le dessert, je reviendrai ici, dit-elle. Retrouve-moi, si tu veux un deuxième orgasme. On se fera du bien toutes les deux...
Quelle invitation tentante !
Jusqu'à ce que je la retrouve après le repas, l'image de Ludivine qui va encore me lécher en gémissant déclenche en moi comme une inondation. J'imagine déjà qu'elle aimera encore me déguster avidement comme elle vient de le faire en fermant les yeux, repue du goût de ma chatte.
 
Pour une nouvelle pause toilettes après avoir servi les desserts à mes tablées, c'est les jambes flageolantes que je vais retrouver Ludivine. Je frappe tout doucement à la porte de la cabine ; elle m'invite en parlant tout bas :
 - Je suis là ; entre.
Vision des plus érotiques quand j'ouvre la porte : Ludivine a retroussé sa robe, et enlevé son slip qu'elle tient à la main en le faisant tournoyer devant mes yeux ébahis. En bonne bourgeoise qu'elle doit être, elle a jusque gardé son porte-jarretelles pour tenir ses bas bien tendus. Elle n'a rien dégrafé en haut. Je ne vois que sa chatte rasée, et ses chairs intimes qui forment un bourrelet proéminent sur sa fente alléchante.
 - Tiens, mets ton nez dedans, elle sent fort, ma culotte, ça devrait te plaire.
 
Oui la culotte sent fort la chatte qui a bien suinté sous les pensées que Ludivine nourrit depuis le début du repas. Ça me trouble beaucoup, mais c'est surtout ce qui en coule que je veux avoir sur ma langue et avaler. Je sens alors que je vais vivre un grand moment de sexe.
 - Ah ouais, ça m'excite encore, lui avoué-je.
 - Alors vas-y, lèche-moi bien la chatte ; je suis encore toute mouillée, mais fais-la propre comme un sou neuf. Bois mon jus, vicieuse, comme j'ai fait avec le tien, rien que l'idée va me faire jouir ! Et suce bien mon clitoris, on m'a toujours dit qu'il est très charnu, très agréable à prendre en bouche.
Désormais, je vais la tutoyer aussi, pour faire plus intime :
 - Tu vas voir, je vais bien te le dévorer !
 
Ses derniers mots me font mouiller encore plus. En effet, elle a un magnifique organe sensible, insolent de grosseur et de dureté, comme une bille de nacre. Il sort de son capuchon dès mes premiers coups de langue. Sûre de moi, je vais ainsi faire grimper cette superbe femme vers un orgasme XXL qui va la dévaster.
Son ventre et ses jambes tremblent, elle cesse de respirer comme pour mieux prendre ce que je lui donne, puis elle explose de tout son corps.
 - Ffffff… ! Ffffff! ….souffle-t-elle plusieurs fois, avant de récupérer une sérénité bien méritée.
La déflagration passée, elle reste une bonne minute sans plus rien dire, se mordillant juste un peu les lèvres.
 - Pfffouu ! Que c'était bon! Dommage, il fallait jouir en silence ! Il y a longtemps qu'on ne m'avait pas fait ça aussi bien, me confie-t-elle sur un ton chargé de regrets pour le passé, de critique envers son homme, et d'espoir pour l'avenir.
Elle se redresse, range sa culotte humide dans son sac, duquel elle sort un morceau de papier où est écrit un numéro de téléphone suivi d'une annotation : ‘'en après-midi seulement''
 - Je n'habite pas très loin d'ici, me dit-elle. Ça vaut peut-être la peine de garder le contact, non ?
 - Euh.. Oui, bredouillé-je en rangeant soigneusement ce papier. Avec plaisir, bien sûr…
Puis elle repart comme si de rien n'était pour regagner sa place.
Moi, je laisse passer trente secondes avant de rejoindre ma brigade en salle ; il y a les cafés et les digestifs à servir.
 
Puis c'est la fin du service ; il est 15 heures. Les tablées se vident. Je vais me reposer un peu chez moi avant de reprendre à 19 heures. Je sais déjà que ce soir, avant de dormir, je me donnerai une nouvelle décharge de plaisir sous mes draps, en pensant à Ludivine.
 
Je ne m'en cache pas, j'avoue que dès le lendemain après mon service de midi, rentrée chez moi excitée comme une puce, mon envie est trop forte : j'appelle Ludivine.
 - J'ai hâte d'aller plus loin dans ce qu'on a commencé hier, lui dis-je sans ambages.
 - Oui, moi aussi. Et je sentais, je savais que tu m'appellerais dès que tu serais chez toi.
 - Ton mari n'est jamais là l'après-midi, si je comprends bien ?
 - Oh mais ce n'était pas mon mari, avec moi hier. C'était mon amant ! ‘'Je suis mariée mais très peu'' ! pourrais-je dire. Mon mari, il passe son temps à ses affaires. Moi ça me va bien comme ça.
Interloquée, j'essaie d'en savoir plus.
 - Mais pourquoi alors ne peut-on te joindre que l'après-midi ?
 - C'est très simple : le matin je m'occupe de la maison et des courses. L'après-midi, je me donne quartier libre. Mais surtout, étant désœuvrée, c'est toujours à ce moment-là que j'ai des envies de sexe. D'ailleurs mon amant le sait bien ; quand il m'offre un restaurant le midi, je sais ce qu'il a envie de faire avec moi trois heures après… Et je reconnais qu'il est… efficace !
 - Ah… c'est original. Et hier tu avais encore envie après avoir joui avec moi, ou bien tu as dû simuler avec lui ?
 - Sache que je ne simule jamais ; avec personne, Clothilde, me précise Ludivine sur un ton que je trouve assez cinglant, qui me déstabilise quelque peu.
 - Oh excuse-moi, je ne voulais pas…
 - Non, c'est bon, me dit-elle, rassurante. D'ailleurs, oui c'est bon… tellement bon d'entendre ta voix… que j'attendais pour commencer…
 - Commencer quoi ?
Après un instant sans rien dire, Ludivine enchaîne, mais à voix très basse et suave, cette fois :
 - Tu sais ce que je suis en train de faire ? Tu ne devines pas ?
 - Non…
 - Et si je dis : de ME faire ? Tu ne vois toujours pas ?
 - Ho ! Tu te masturbes en pensant à moi, à nous ?
 - En attendant que tu m'appelles, je m'étais mise en nuisette, une rouge satinée, ravissante, avec une petite culotte coordonnée.
Maintenant j'ai les cuisses bien écartées posées sur les accoudoirs de mon fauteuil, les jambes pendantes, et je me caresse doucement pendant que tu me parles. J'adore ta voix. Par-dessus ma culotte fort serrée sur ma fente, je sens bien mon doigt qui fait déjà enfler mon clitoris… Parle-moi de sexe, j'ai envie de jouir… Je t'écoute. Fais comme moi, mets le haut-parleur !
 
Ces quelques mots simples et directs m'émoustillent, mais la surprise est telle que je ne sais quoi lui répondre.
 - Prends ton temps, chérie, me dit-elle. Mais trouve-moi les mots pour bien m'exciter… Parle-moi tout bas à l'oreille. Fais-moi mouiller ; hmm ça va être très bon je suis sûre…
 
C'est la première fois qu'on me demande une chose pareille, au téléphone surtout !
Mais je me concentre, me calant bien dans mon fauteuil, comme elle, à l'entendre, puis les écouteurs aux oreilles et le haut-parleur activé, je place le téléphone sur le haut du dossier, pas loin de ma bouche. Me vient alors l'idée d'adresser un long et lent monologue à Ludivine, en lui parlant tout bas, sensuellement, pour faire monter son désir pendant que je vais me caresser aussi. Mais de son côté, elle va l'entrecouper par d'excitantes paroles qui vont me faire fondre autant qu'elle.
 - Oui, tu as raison, Ludivine. C'est bon de frotter doucement comme ça. Moi j'ai les doigts sur mes bouts de seins en ce moment, et les pincer ça me fait mouiller entre les cuisses. Hmm j'ai relevé ma petite jupe courte pour me doigter la chatte ; comme toi je suppose…
 - Oui, j'ai mes mains sur mon entrecuisse, c'est humide, je peux déjà plonger mes doigts, c'est assez visqueux… Je pense bien à toi, Clothilde. Branle-toi à fond avec moi...
 - Ah oui, je t'imagine bien… tu les enfonces et tu les remues dans ton trou, hein… ça chauffe dans ta chatte toute mouillée. Dans la mienne aussi maintenant. Je repense à hier, à nous… On a bien joui… J'ai hâte d'être dans ton lit, à te lécher, à me faire lécher.
 - Oh, tais-toi, c'est trop bon, petite jouisseuse… Oui j'imagine aussi ta langue, tes lèvres, nos clitos tout durs et brillants… En ce moment je suce mes doigts… Elle est bonne ma mouille…
 - Oui, la mienne aussi, bien chaude, odorante, dis-je à Ludivine pour entretenir son excitation… Oh je redescends ma main dans ma chatte. Branle-toi comme moi, on va jouir ensemble. Laissons-nous aller, on s'excite bien comme ça... Oh ça monte au fond de mon cul, je le sens, ohhh oui, j'arrive, j'entends tes soupirs... je vais jouir pour toi, avec toi… OUUiihhh !!! …. Oh mon dieu, que c'est venu vite ! je tremble de partout, Ludivine.
 
J'entends Ludivine qui me fait écho, quelques secondes après mon orgasme :
 - Oui moi aussi, oh la la que c'est bon de se masturber comme ça, wouhhh… Ah que j'ai bien joui ! Merci Clothilde, de m'avoir si bien excitée.
 - Merci à toi aussi. Moi non plus je ne simule jamais, tu sais…
Bien sûr, nous prenons rendez-vous chez Ludivine pour le lendemain en après-midi.
 
Quand elle m'ouvre sa porte, elle m'apparaît dans toute sa beauté, rayonnante, exactement dans la tenue qu'elle portait l'avant-veille au restaurant. Elle est dans son élégante robe verte, bien coiffée, légèrement maquillée.
Toutes deux en hauts talons, on reste à peu près de la même taille. Alors à peine la porte palière refermée, nous nous enlaçons pour nous embrasser à pleine bouche ; un baiser savoureux qui me donne des frissons ; à elle aussi je suppose. Car on ne s'est pas dit une parole avant ce combat de langues acharné. Ce n'est que lorsque nous capitulons toutes les deux que dans un petit éclat de rire tout en finesse nous n'échangeons qu'un mot :
 - Bonjour…
 
Et aussitôt ce bonjour, voulant lui faire comprendre combien j'ai faim de son corps, je m'agenouille devant elle, je l'embrasse tout en agrippant ses fesses et en collant mes lèvres sur son entrejambe, puis, relevant la tête alors qu'elle me saisit par la nuque pour tenter de m'obliger à les plaquer plus fort, je lui ordonne sur un ton qui traduit mon impatience :
 - Je la veux ta chatte, là, tout de suite !
Ludivine, trop heureuse de mon exigence, ne cherche pas à jouer les timorées. Alors elle relève sa robe à deux mains puis laisse retomber le devant sur mon dos. Je suis maintenant sous elle, entre ses cuisses tièdes, dans son intimité, comme si c'était aussi la mienne. Elle écarte suffisamment ses jambes pour que je puisse mieux approcher ma bouche. Elle, elle est restée debout. Je passe aussi mes mains sous sa robe, pour aller pétrir ses fesses pendant que je vais déguster sa petite chatte.
 - Ah oui, tu va me lécher comme ça, sans que je te voie, me dit-elle tout en passant sa main par le le côté fendu de sa robe de façon à venir écarter sa culotte pour mon plus grand plaisir.
 Je me retrouve délicieusement enfermée dans le temple du désir, hmm que c'est bon !… 
 - Tiens, je t'offre ma chair, l'entends-je dire au dessus de moi ; dévore-moi comme une lionne sur de la viande fraîche, Clothilde !
Alors à coups de langue et de lèvres, lui faisant comprendre par mes dévotions les plus intimes que je veux qu'elle reste encore un moment debout, je m'enivre de sa délicieuse cyprine qui a commencé à s'écouler naturellement vers ma bouche ouverte et ma langue impatiente prêtes à la recueillir.
 
Je ne cherche pas à la mener à l'orgasme tout de suite, sachant qu'on va faire encore mieux sur son lit dans un instant, dans le cadre de notre plaisante et excitante débauche.
 - Viens, on va dans ma chambre, me dit-elle, sûre d'elle et de mon envie brûlante, en me prenant par la main.
Allongées seins contre seins, elle sur le dos, moi à plat ventre sur son corps, tout en s'embrassant de nouveau à pleine langue, chacune va se mettre à déshabiller l'autre, dans un combat charnel et agréablement violent cette fois. Nos poitrines sont comprimées, écrasées l'une sur l'autre, une douce chaleur diffuse dans mon corps, et certainement dans le sien :
 - T'as déjà chaud dans la chatte aussi ? lui demandé-je.
 - Oui prends-moi comme ça, viole-moi si tu veux, j'ai trop envie de jouir pour résister, me dit-elle. Mange-moi les seins, mange-moi la chatte…
 
Les soutiens-gorge sont vite dégrafés. Tiens, c'est la première fois que nous nous montrons nos seins ! Avant-hier dans les toilettes nous n'avions pas eu le temps de tout faire !
Les culottes glissent à nos chevilles, un peu trop vite quand comme moi on est fétichiste de la belle lingerie, mais là on est dans l'urgence, dans l'appel de Dame Nature à donner et recevoir les orgasmes que nous n'avons pas la force de reporter à plus tard, même de quelques minutes. Seuls nos bas noirs restent en place ; les décrocher des jarretelles ce serait trop long ! Chacune de nous, incontrôlable après que le point de non-retour a été dépassé, sent bien que l'autre est au bord d'une jouissance extrême ; exceptionnelle, peut-être.
 - Oui, toi aussi bouffe-moi les tétons et le cul comme tu veux, me supplie Ludivine.
 - Mmm que c'est bon à entendre des paroles comme ça ! Oh que je suis bien sous ton corps, chaud comme la braise, chérie !
 
La suite est facile à deviner : c'est dans un 69 endiablé que nous allons nous faire jouir, sans rien calculer de l'orgasme, simultané ou pas, qu'importe, chacune ne pensera qu'à elle. On verra à faire mieux après une première pause, après s'être complètement laissées aller. Ludivine se lâche :
 - Il est gros ton clitoris, petite salope. Un beau diamant bien juteux… je te félicite! dit-elle en écartant mes petites lèvres à deux doigts pour mieux parcourir ma fente du bout de sa langue, du vagin jusqu'au bouton du plaisir.
Moi je me contente d'aspirer et lécher sa chatte tout en stimulant son entrée vaginale avec mon pouce, et son petit sphincter de derrière, fort serré, avec mon majeur. Je sens bien que maintenant, c'est imminent, je vais jouir.
 - Aaahhh oui, c'est bon aussi cette caresse-là, j'adore… un vrai plaisir, me dit Ludivine ; si intense quand c'est bien fait comme ça, hmmm…
 
Effectivement, je jouis la première. Tout mon corps vibre, mon cerveau explose.
Puis mon appétit retombe après les bonnes secousses que je viens de prendre dans le ventre, dans le sexe et dans la tête, et que je n'ai pu aider à se dissiper qu'en les accompagnant de vrais râles de moribonde !
Quand c'est le tour de Ludivine à atteindre l'extase, elle aussi gémit sous les spasmes du plaisir. Je l'enlace au niveau de ses hanches, je la serre fort pendant qu'elle pousse ses cris de bonheur, avant de la relâcher peu à peu jusqu'à l'accalmie.
Puis, quittant sa position dominante, elle se laisse tomber sur le côté pour se ranger à côté de moi, allongée sur le dos. Elle me fait un large sourire de femme comblée, en m'embrassant encore, avant de me dire :
 - Tu a été merveilleuse, Clothilde. J'ai bien senti quand tu as joui, et aussi j'ai bien remarqué que malgré tout tu as continué de me lécher jusqu'à l'orgasme ; ça m'a évité de paraître ridicule. Merci.
 - Pourquoi ridicule ? demandé-je, étonnée.
 - Parce que je suis toujours un peu gênée de rester seule à ronronner, à gémir, à me tortiller, à onduler du ventre si l'autre a fini avant moi. Je me dis que dans ce cas-là on ne doit pas avoir l'air maline dans la mesure où la partenaire n'est plus excitée.
 - Avec moi, ne te fais pas un tel souci ; j'aime trop les femmes pour les laisser tomber pendant l'amour. J'aurais même été prête à repartir aussitôt à la charge pour la deuxième manche !
 - Eh bien… Quelle santé ! conclut mon amante.
 
Je ne quitte pas Ludivine sans lui poser une question qui me turlupine :
 - Dis-moi… Et les hommes, dans tout ça ?
 - Ah mais je les aime aussi, autant que les femmes, quand il s'agit de sexe.
 - Ah bon…
Ma petite déception vient peut-être de se faire sentir, dans ce ‘'ah bon…''.
Mais c'est sa dernière phrase qui va m'éclairer davantage sur la libido et les espoirs de Ludivine.
 - D'ailleurs j'ai toujours trouvé qu'un homme et une femme, ça peut être parfaitement… complémentaire... dans certaines occasions. Tu ne crois pas ? Non ?
 
Et il arrivera peut-être un jour où nous créerons, elle et moi - qui sait ? - une ‘'occasion'' comme celle dont elle parle à demi-mot, qui me fera découvrir quelque chose de nouveau dans mes pratiques amoureuses ; purement sexuelles, même ; soyons folles !
 
 
BETTY
Betty est une petite jeunette que je rencontre un vendredi soir au Bar des Deux Filles. Elle est seule dans un coin de la salle, assise devant une petite table basse, à siroter un cocktail, les jambes croisées. Attirée par son physique, je me laisse aller à l'observer. Elle est blonde autant que je suis brune. Visage agréable à regarder, corpulence plutôt fine mais pas maigrichonne. Elle porte jupe, chemisier, et talons. Je me demande quel âge elle peut bien avoir…
À ce moment précis, mon amie Mireille, qui tient ce bar de nuit avec Diana, doit comprendre à quoi je pense, puisque d'emblée elle répond à ma question sans que je l'aie posée :
 - Tu peux y aller, tu sais, elle est majeure ; tu sais bien qu'on refuse les mineures, ici !
 - Euh, oui, je m'en doute… C'est vrai qu'elle est mignonne. C'est une nouvelle, on dirait.
 - Elle est déjà venue deux ou trois fois ; toujours repartie comme elle était venue ; seule.
 
 - Bonjour, dis-je à cette fille, qui lève les yeux et me regarde sans me répondre ; juste en me souriant.
Alors j'ajoute :
 - Je peux m'asseoir près de toi ? À moins que tu n'attendes quelqu'un ?
 - Non, la place est libre. Bonjour.
Je prends place en m'enfonçant dans le confort feutré de la banquette en quart de cercle, mon verre à la main. Nous nous présentons l'une à l'autre. Elle c'est Betty, 20 ans.
 - Elisabeth, précise-t-elle. Mais Betty c'est plus court.
 - Clothilde. Mais Sapho c'est mon surnom bien mérité, lui répliqué-je en la fixant droit dans les yeux.
La petite ne s'en étonne pas :
 - C'est vrai qu'ici, dans ce bar, on sait à quoi s'en tenir…
 
Bien sûr la conversation va dériver sur notre vie sexuelle, d'autant plus que chacune de nous se dit être libre et vivre seule. Betty s'avoue bisexuelle ‘'non pratiquante'' ; pas encore !
 - Mais ça fait assez longtemps que je souhaite sauter le pas pour faire ça avec une femme. Je n'ai jamais osé, me confie-t-elle.
 - Oh, c'est dommage… pour toi, et pour celles qui auraient pu t'avoir et qui t'ont loupée, du coup !
 - Merci, tu me flattes ; c'est gentil.
 - Non, c'est mérité; et sincère. Tu es très belle.
 
Le tutoiement aidant, nous en venons vite à nos goûts et préférences, à nos pratiques sexuelles aussi.
 - Tu connais une certaine Lady Domina, dite LadyDo, ou même tout simplement Lady ? (voir mon histoire la concernant : « Domination entre lesbiennes »)
 - On m'en a déjà parlé, la première fois que je suis venue ici. Elle était au bar, perchée sur un tabouret, à discuter avec les patronnes. Elle ne passait pas inaperçue, avec sa robe noire fendue, ses belles jambes et son visage énigmatique…
 
Ce personnage devient vite le centre de notre conversation.
 - Moi je la connais plus… intimement, avoué-je à Betty ; tu me comprends…
 - Ah bon. Oui, je vois. Et alors, comment est-elle dans l'intimité ?
 - Spéciale. C'est une dominatrice chevronnée. J'ai beaucoup appris avec elle.
 - Comment ça ?
 - Eh bien, malgré mon âge, j'ai découvert certains plaisirs nouveaux dans ses séances de soumission, hmm ; très bons souvenirs...
Betty semble intriguée. Curieuse aussi.
 - C'est quoi ? Du sado-maso ?
 - Non, pas du hard avec les fouets et autres réjouissances. Le ''soft'' me convient parfaitement. Mais dis donc, tu me sembles bien curieuse…
 - Tu me mets l'eau à la bouche, c'est vrai.
 
Je vais donc essayer d'amener à moi cette jolie blondinette, avec qui j'aimerais beaucoup faire quelque chose ; de la façon qu'elle voudrait, peu importe, mais la goûter de près entre ses belles cuisses.
 - Tu sais Betty, je ne te demande pas si tu as une femme dans ta vie, car je suppose que tu ne viendrais pas seule dans un endroit comme ici si tu en avais une. Donc, je comprends ce que tu cherches. Je pense que comme moi, c'est le plaisir sexuel.
Betty acquiesce en haussant furtivement les épaules.
 - Alors je vais te faire une proposition honnête : plutôt que te raconter comment s'y prend LadyDo pour faire jouir ses amantes, on pourrait se voir, chez moi, et je te ferai profiter de ce qu'elle m'a appris sur diverses façons ‘'un peu spéciales'' de se procurer des orgasmes entre femmes. Je suis sûre que tu ne serais pas déçue. Qu'en penses-tu ?
 
Betty reprend son cocktail, pourtant fini maintenant, juste pour se donner une contenance pendant qu'elle réfléchit à une réponse. Après le dernier bruit d'aspiration de sa paille dans le fond du verre, elle se décide :
 - Eh bien… je suppose que je te plais ?
 - Sans aucun doute, sois en sûre. Tu me fais envie, même.
 - Bon, moi c'est pareil, physiquement tu es attirante. Tu es plus âgée que moi, mais l'expérience, dans le sexe, c'est important. Je me vois bien avec toi dans un lit, en effet. Alors…
 - C'est oui ? lui demandé-je impatiemment.
Je viens d'avoir un frisson dans le ventre en regardant Betty chercher ses mots.
 - Et on pourrait faire ça quand ? me demande-t-elle.
 - Demain chez moi. Le matin ? L'après-midi ? Que préfères-tu ?
Nous fixons le rendez-vous à 10h le lendemain samedi.
 
Samedi, 10 heures. Je n'ai pas pu résister, je me sentais mouiller abondamment, alors en attendant Betty, je me suis masturbée. C'est vite venu, rien qu'en pensant à ce que j'allais lui faire découvrir. Le frottement sur mon clitoris a suffi. Des spasmes m'ont agréablement agité le ventre, pas très violents, juste de quoi m'apaiser. Et tant mieux, je vais tenir plus longtemps l'excitation. Ce serait dommage de jouir trop vite. Je tiens à ce que Betty profite de mes caresses le plus longtemps possible sous moi.
 
J'ai revêtu une tenue bien adaptée au programme que je me suis fixé : pas de dentelles, pas de frou-frou, mais une jupette et un blouson de cuir noir, sans soutien-gorge, des bas noirs très fins et un ensemble string et porte-jarretelles rouges, comme l'était LadyDo lors de notre première séance.
En allant ouvrir à Betty, je fais volontairement claquer mes talons sur le carrelage, pour que déjà elle fantasme sur la ‘'femme fatale'' qu'elle va découvrir en moi quand j'apparaîtrai sur mon seuil de porte, perchée sur mes escarpins, toute en cuir.
Et l'effet ne manque pas de se produire :
 - Oooohh, fait Betty, admirative. Tu es superbe. Très sexy. Déjà que j'ai pensé à toi toute le nuit… Là je me sens déjà…
 - Toute excitée je suppose ?
 - Oui. J'ai très envie de toi, Sapho. Apprends-moi ce que je ne sais pas encore.
 
Mon petit jeu de domination commence. Dans cet art, j'ai compris qu'il ne faut pas oublier une certaine dose d'humiliation. Le sujet, la soumise, doit ressentir un courant électrique lui traverser le cerveau à chaque mot vexant, vache, ironique…
 - Tu t'es branlée hier en rentrant chez toi ? demandé-je sèchement à Betty, qui semble surprise par le ton de ma voix. Réponds, plus vite que ça !
 - Oui, dès que suis rentrée, je me suis mise sur le lit.
 - Tu t'es fait mouiller la chatte, ou tu mouillais déjà, en quittant le bar ?
 - Oui, j'étais bien humide, je ne pouvais pas rester comme ça.
 - Tu t'es branlée par dessus la culotte pour commencer ? ou bien étais-tu assez trempée pour t'enfoncer plusieurs doigts ?
 - Euh… oui, d'abord sur la culotte, mais très vite c'était bien mouillé alors oui je me suis fait jouir aux doigts.
 - On dit qu'on s'est branlée, quand on est une salope, répète !
 - Oui, je me suis bien branlée. J'ai joui.
 - Et tu as encore le cul chaud ? t'es prête à prendre ton pied ? tu vas jouir sans qu'on y passe la journée, tu crois ?
 - Oui je crois…
 - On dit ‘'oui maîtresse'', petite soumise vicieuse. Et il faut être sûre, sinon je ne fais rien, moi !
 - Oh si, maîtresse, je veux faire ça avec toi.
 - On me vouvoie, pendant la séance ; reprends !
 - Oui maîtresse ; je voudrais que vous me fassiez l'amour, comme vous l'entendez. Je me laisserai faire.
 - Bien, conclus-je provisoirement.
Mais le temps de la conduire à ma chambre, j'en rajoute des tonnes pour bien l'humilier :
 - Tu as la chatte propre ? T'as pris une douche ? La chatte et le petit trou de derrière, je veux dire.
 - Oui, je me suis bien lavée du haut en bas.
 - Bien… Et entre-temps, tu as pissé avant de venir ? T'as encore mouillé ? Et t'as pas tes règles, au moins ?
 - Oh non maîtresse, je suis sèche et propre, croyez-moi.
 
Les femmes qui me lisent savent combien c'est humiliant de s'entendre poser ce genre de question, surtout sur un ton voulu méprisant au possible. Mais je suis moi-même passée par là dans mes séances avec LadyDo. Passé la surprise et la gêne ressentie, elle m'avait expliqué, en fin de séance :
 - Il faut que la soumise soit mise plus bas que terre, d'emblée, c'est psychologique. Il faut qu'on la ramasse à la petite cuillère, avant de commencer à la travailler au corps. La jouissance qu'elle va encaisser doit être ressentie par elle comme une récompense, après l'agression qu'elle vient d'accepter de sa dominatrice. Ce ‘'prix à payer'' en échange de ce cadeau est élevé, mais le choc passé, la soumise va sentir son plaisir décuplé, car elle part de zéro, en plein abandon d'elle-même, et tout ce qu'elle va pouvoir recevoir, la moindre caresse, le moindre mot, ça va lui paraître délicieux à subir ou à entendre.
 
 - Allez, sur le dos, laisse-toi faire ; laisse-MOI faire. C'est moi qui vais te déshabiller.
Je sens la petite respirer plus fort ; une certaine crainte, sans doute. Mais je sais que la crainte aussi est un bon excitant en matière de sexe. J'ajoute quand même, pour la tranquilliser :
 - Il n'y aura aucune douleur, aucune torture dans ce que je vais te faire. Mais c'est moi qui commande, toi tu subis.
 - Mais, maîtresse, après la domination, on fera l'amour, quand même ?
 - Bien sûr ma belle, qu'on fera l'amour. Je ne me priverais pas d'une si bonne opportunité !
 
À partir de maintenant, tout mes gestes vont être lents et calculés pour faire monter le désir progressivement dans le corps et le cerveau de ma soumise. C'est comme ça que l'orgasme sera le plus puissant. Et c'est heureux que je me sois fait jouir tout à l'heure car c'est souvent difficile de se retenir soi-même quand on joue le rôle de la dominatrice, surtout devant un corps de femme si tentant que celui de Betty.
 
Je remonte son chemisier après l'avoir déboutonné, tout en frôlant négligemment son ventre d'une main. La petite sursaute à chaque contact avec sa peau toute chaude. Oh elle a un joli soutien-gorge. Voyant mon sourire admiratif, Betty m'explique :
 - Il est tout neuf, je l'ai mis pour la première fois ce matin ; pour vous plaire si possible.
 - Ah oui, il me plaît, lui dis-je en caressant ses seins par-dessus l'étoffe blanche.
Je les sens bien chauds, ses deux obus qui remplissent parfaitement les bonnets transparents, sous lesquels dardent déjà deux bourgeons rose brunâtre dès ma première caresse du bout des doigts. Mais j'en veux plus, sa chair m'attire inexorablement, j'ai hâte d'y porter mes lèvres, je dois donc m'infiltrer pour cette fois savourer cette poitrine ferme et souple à la fois. En préliminaire à nos ébats, je donne quelques coups de langue sur les pointes sensibles, puis je ne résiste pas à les happer, les aspirer.
 - Hmmm, déjà ça, ça m'excite fort, maîtresse.
 - Je m'en doute, et surtout, je le vois bien…
 
Alors je coince une main entre les cuisses de la petite après avoir retroussé sa minijupe, tout en lui ôtant son soutien-gorge. Caressant encore un peu ses seins et déjà son sexe les yeux rivés sur sa culotte, Betty ne peut que comprendre que je vais m'occuper maintenant de son entrecuisse. Cette petite culotte blanche au tissu très fin est tiède et déjà moite. Quelques mouvements avec la tranche de ma main, quelques pressions le long de son sillon et voilà ma soumise qui ouvre grand ses cuisses sans même que je le lui ordonne.
 - Oui, c'est bon, ça, j'adore, maîtresse.
 - Ne crois pas que je vais te faire jouir maintenant, soumise. Tu es ma chose, je te rappelle que c'est moi qui décide de tout. Je veux que le désir te fasse souffrir pour que le plaisir n'en soit que meilleur après !
Malgré tout, je lui accorde quelques frottements glissants, sous sa culotte, du clitoris au vagin, assez appuyés pour l'exciter, pas assez pour qu'elle s'autorise à espérer plus.
 
La tête et le pied de mon lit sont à barreaux. À l'aide de scratchs, j'attache les poignets et les chevilles de Betty aux quatre coins.
 - Tu pourrais fixer le plafond mais ce serait dommage ! Je veux plutôt que tu me regardes dans les yeux pendant que je te toucherai. Je veux lire ton plaisir dedans.
Ainsi écartelée, elle ne pourra pas, je le sais, évacuer ses spasmes en se tortillant, en ondulant des hanches ou du ventre.
 - C'est le même principe que pour le bondage en SM. Tu vas ressentir plus fort car les frissons de jouissance que va déclencher ton orgasme ne s'évacueront pas par tes muscles, mais seulement par ta chatte, où tes contractions vont faire mouiller ton clitoris et ton vagin, dans tes pointes de seins et dans ton cerveau.
 - On n'enlève pas ma culotte, maîtresse ? demande Betty, dont les yeux affichent une réelle impatience.
 - Non, tu la gardes. J'adore lécher en écartant seulement la culotte, quand elle est si sexy et déjà humide.
 - Oh maîtresse, vous me donnez envie ; ça vient du fond de mon ventre…
 - Je sais, soumise. Pour moi aussi c'est excitant. J'ai autant envie que toi dans ma chatte.
 
J'écarte donc sa culotte sur la côté, dégageant complètement sa vulve pour ouvrir ses grandes lèvres comme un abricot mur, puis je lèche un moment le bourrelet de chair à peine proéminent que forment ses petites lèvres encore jeunes.
 - Hahh oui, maîtresse, comme ça…
N'y tenant plus, je les écarte à leur tour, avec mes pouces. L'intérieur de sa chatte est magnifique, rose vif. Je tends ma langue le plus loin possible pour l'introduire au plus profond. En plus de son odeur intime qui m'enivre, j'ai maintenant son goût, celui de ses sécrétions, sur mes papilles. Je me délecte, je lèche, je salive, j'aspire, j'avale tout ce que je peux. Entre deux savantes léchouilles, je bave sur son clitoris et fait tourner ma langue autour.
 - Uih, uihhh là, juste là, juste dessus, hmmm que c'est bon, maîtresse, j'en ai besoin au fond de ma chatte, je mouille trop bien, léchez-moi encore, je vous en supplie, maîtresse.
J'avoue que là, apparemment c'est moi qui lui obéis, mais de toute façon je m'apprêtais à lui faire ce plaisir, celui d'accepter d'avaler sa cyprine chaude et amère au fond de ma gorge. Mais je lui rappelle toutefois qui commande !
 - Je ne reçois pas d'ordre d'une soumise. Tu te tais, vicieuse, tu me laisses faire comme je veux, et tu te contentes d'encaisser le plaisir que je te donne. Tu as juste le droit de gémir, de commenter ce que tu ressens, c'est tout. Jamais une demande ni – encore moins – un ordre. Tu as de la chance que ta chatte soit magnifique ; je vais bien m'en occuper parce qu'elle me fait trop envie. Mais regarde-moi dans les yeux quand je te lèche !
 - Oui maîtresse… réplique-t-elle, obéissante, apeurée.
Pour son confort, je place un épais coussin sous sa nuque.
Avant de reprendre ma position allongée tout habillée, la tête entre les cuisses de Betty, la bouche sur sa chatte trempée, je lui propose – ou lui impose, plutôt – un intermède. Je veux la surexciter. Pour qu'on passe à l'étape suivante.
 
Je me lève puis marchant sur le lit dont le matelas est assez ferme pour me supporter debout, je vais poser mes pieds de chaque côté de sa tête. D'une main je maintiens ma jupe de cuir retroussée, introduisant l'autre sous mon string transparent, pour me masser la chatte en bloquant mon regard sur les yeux de la petite. Elle est médusée en voyant ma main s'activer sur mon bouton et mes doigts glisser dans mon vagin en créant un bruit de clapotis tellement je suis humide :
 - Regarde, je me fais souvent ça plusieurs fois par jour, c'est bon... Tu me fais mouiller depuis tout à l'heure, à force d'avoir ta chatte à dévorer comme un morceau de viande tendre, hmmm…
Betty se mord les lèvres à la vue de ma lingerie rouge :
 - Une lingerie de pute, hein ? lui suggéré-je de penser.
 - Oui maîtresse, très excitante, surtout avec ce porte-jarretelles, j'ai envie d'embrasser et lécher vos cuisses… et entre elles aussi, tout en haut !
 - Je sais que tu as envie, soumise, oui mais voilà : tu ne peux pas ! tu restes attachée !
 
Pour une vue d'ensemble sur ma belle écartelée, immobilisée, je me recule d'un ou deux pas en continuant de me masturber lentement pour bien profiter, gardant mes yeux rivés sur sa chatte abandonnée au plaisir de mes doigts, de ma langue, de mon regard sur sa chair intime que je devine brûlante.
Dans sa position, je pense, en l'observant bien, que Betty essaye de se faire jouir en contractant son vagin tant qu'elle peut. La pauvre ! Je sais qu'elle n'y arrivera pas. Ça pourra juste la faire suinter plus abondamment entre ses cuisses. Pour se procurer sa dose de plaisir, ses cuisses, il faudrait au moins qu'elle puisse les croiser serrées pour qu'elles fassent pression sur toute sa chatte ; elle pourrait alors espérer jouir ; de cette façon ça m'est déjà arrivé d'obtenir un orgasme, pas très fort mais libérateur quand même, dans la salle d'attente d'un médecin où face à moi, une belle femme me laissait voir ses dessous, dont une étroite petite culotte noire qui contrastait avec ses belles cuisses blanches. Elle lisait un bouquin, ne devinant rien du plaisir que j'étais en train de prendre à ses frais au fond de mon ventre. J'avais réussi à jouir sans me faire remarquer, en arrêtant de respirer puis en fermant les yeux le temps de récupérer.
 
C'est le moment d'abandonner ma proie, et de lui signifier le changement de programme :
 - Bon, allez, Betty, c'est fini le jeu de la dominatrice et de la soumise. On reprend le tutoiement, tu restes attachée, ma chérie, et je vais te faire l'amour. Tu vas bien jouir, compte sur moi. Accorde-moi deux minutes.
Je me lève, quittant le lit pour la salle de bain, où je m'équipe d'un gode-ceinture pour que la phase finale de nos ébats lui procure la jouissance la plus forte possible.
Quand je reviens, équipée, vers le lit où elle est toujours écartelée, la culotte tirée sur le côté, la chatte découverte, brillante d'humidité, Betty pousse un cri d'effroi.
 - Qu'est-ce que c'est ça ? Tu vas me prendre comme un homme avec cet engin ?
 - Engin, engin… n'exagérons rien ; il fait 20cm. J'avoue qu'il est très réaliste, avec sa couleur chair et son relief veineux à s'y tromper, mais tu m'as bien dit que tu aimais aussi les hommes, quand ils savent te prendre, non ?
 - Euh…. Oui, mais avec leur vrai sexe, tout de même, pas avec un machin en silicone.
 - T'en fais pas, chérie, ça reste dur, ça ne ramollit pas, et je sais m'en servir. Tu me fais confiance ?
 - Tu as de la chance que j'aie trop envie de jouir, maintenant que tu m'as si bien chauffée. Bon, oui je te fais confiance, mais alors donne-moi tout le plaisir que j'attends.
 
Je m'allonge sur elle. Mes seins s'écrasent sur ses seins, on a chaud elle et moi. Je joue un peu à exciter mes tétons durcis sur les siens. Betty ronronne comme une chatte.
 - Hmm c'est bon de t'avoir sur moi, peau contre peau…. J'ai envie de t'embrasser.
Mais comme Betty est toujours écartelée sur le lit, c'est moi qui l'enlace pour faire jouer mes lèvres avec les siennes. Nos langues se taquinent, nos salives se mélangent dans des bruits de succion. Je lui caresse la nuque, ce qui lui fait fermer les yeux.
 - Je suis bien, me dit-elle simplement. J'aime tes bras qui m'enlacent, et ta bouche excitante sur mes lèvres. Voilà que je me remets à mouiller comme une folle ; je te désire, Sapho…
 
Je tiens à vérifier que son vagin est assez lubrifié pour la suite. Oui, mes doigts s'enfoncent en douceur, oui, son jus de femme coule, oui je le prends de nouveau dans ma bouche pour l'avaler.
 - Maintenant je vais te pénétrer tout doucement. Je veux me placer bien au fond de ta chatte.
 - Hmm fais comme tu veux ; j'ai trop envie.
Par des mouvements de bassin, je fais entrer le gode entre ses petites lèvres qui entre-temps ont bien rougi. La pénétration, que je veux très douce pour ne pas lui faire mal, progresse très lentement.
Quelques allers-retours semblent déjà lui donner un énorme plaisir.
 - Haahhh oui, j'ai l'impression que c'est la bite d'un homme bien monté qui me fouille la chatte ! Ouais, c'est bon ça !…
Je sens alors que je peux finir de me placer en elle, tout au fond de son vagin. Je pousse encore un peu, alors un petit rictus de crainte s'affiche sur son visage.
Comme je tiens à partager intimement son plaisir au plus près d'elle, je ne murmure plus, je susurre des mots excitants qui font leur effet. Je parle très lentement à son oreille ; que je mordille entre deux mots :
 - Je suis... bien au fond... là… tu me sens ? 
 - Uih, uih Sapho ; uih c'est bon, ça me fait tout drôle ; j'ai une sensation de bien-être qui diffuse partout, sans savoir dire où précisément.
 - J'appuie juste un peu plus au fond de ta chatte, tu sens ?
 - 'Hahh oui c'est fort ; ooh que c'est bon, tu vas me faire jouir, j'ai la tête en vrac, uih reste comme ça un moment, ne bouge plus, uihhh comme ça, laisse-moi contracter ma chatte autour de la bite,… oh uih, uih… suce mes seins en même temps, aaahhh…. Ça vient.
 - Tu crois que tu vas jouir ?
 - Si tu remues dans mon ventre oui, uih je suis tout près...c'est merveilleux ce plaisir...laisse-moi devenir folle, si tu coulisses dedans je jouis ! Oohh quelle bonne souffrance…
Pour caler mon phallus en silicone bien au fond de Betty, je plaque et appuie ma chatte de toutes mes forces sur la sienne, au risque de venir très vite moi aussi, maintenant. Alors je vais essayer de jouir en même temps qu'elle ; ce serait merveilleux !
 - Maintenant je ne bouge plus, chérie. Serre bien ta chatte sur le gode pendant que je vais m'occuper de tes seins.
 - Haah uih, baise-moi bien maintenant, fort, à fond !
 
Je plaque ses avant-bras sur le matelas, je me cambre juste ce qu'il faut pour pouvoir faire les va-et-vient salutaires pendant qu'en même temps je lui mordille les tétons, ma bouche ventousée dessus. Betty se déchaîne :
 - Ouiiii c'est bon, ça monte, mords-moi les seins, fais-moi mal pendant que tu me baises.
 - Moi aussi aussi je suis bien sur ton corps et au fond de toi, lui dis-je, haletante.
 - Oh tu m'excites trop, c'est trop fort, il faut me finir, Sapho, finis-moi ! Je veux jouir !!!…
Alors, la voyant si suppliante, je vais donner le départ de l'ascension vers l'orgasme, cette fois-ci, en lui accordant les deux ou trois coups de boutoir nécessaires, que je vais espérer suffisants pour nous faire exploser de plaisir parfaitement ensemble.
 - Maintenant ! lui ordonné-je, toujours à voix très basse ; laisse-toi aller, prends tout à fond, va jusqu'à jouir, je m'occupe de toi jusqu'au bout, chérie…
Mais sentant un dernier frisson arriver dans ma propre chatte, je ralentis le rythme une dernière fois, le temps de regarder Betty dans les yeux. Puis je ferme les miens pour me concentrer et essayer de ne pas jouir trop vite, avant d'accélérer mes mouvements, encouragée par ses râles et ses plaintes. Des sons, des mots partiellement déchirés sortent de sa gorge débordée par le plaisir. Betty, aussi haletante que moi, se laisse aller :
 - Oui, uihh uihh ça va venir, chérie, aouis ouais, véjouir ! Véouir ! Oh c‘étrobon ! Étrobon, ‘a brûle ‘en ma chatte, ‘baisemoi, ‘aisemoi, encore pu fort, pufort...ahhhh ouais ‘eujouis ‘eujouis Hoooo, hhahhh…. Fffff…. Fffff … tous ces sons qui prétendent être des mots sortent de sa bouche, incontrôlés, déformés par son plaisir. À cause de – ou grâce à – ses quatre liens biens serrés et au poids de mon corps sur le sien, les muscles de mon amante ont beau se contracter, elle ne peut pas bouger du tout. Alors, aucune ne pouvant lui échapper, elle doit encaisser toutes les vibrations que son orgasme lui impose, auxquelles s'ajoutent les ondulations irrépressibles de mon corps sur son ventre et ses seins, que me procure le mien. Le plaisir suprême nous est donné. Nous voudrions étirer le temps pour le ressentir pendant des heures. Dieu que c'est bon, merci !
 
Hélas nos tensions si envoûtantes s'évanouissent peu à peu, sous des spasmes et des râles qui vont maintenant decrescendo. Dans un mouvement de bassin très lent je me dégage de sa petite chatte que j'ai délicieusement incendiée. Nous nous sourions, les yeux dans les yeux, nous nous embrassons ; des bisous furtifs d'abord, puis un vrai baiser mouillé de femme comblée.
Quand elle repousse mon pubis pour que je sorte le gode de son vagin, je comprends que c'est bien fini pour elle, qu'elle vient de recevoir la dose de plaisir que je m'étais promis de lui procurer.
 - Tu avais raison, me dit-elle ; avec cette position de prisonnière entravée, toutes les décharges qui voudraient nous traverser le corps montent en fait directement au cerveau, comme un shoot, limite une overdose en quelque sorte ; car j'ai bien cru devenir folle, tu sais.
 
J'enlève la sangle du gode et les liens qui retenaient Betty, nous entrecroisons et serrons nos cuisses le plus intimement possible, pour bien ressentir l'humidité de nos lèvres encore pleines de nos jus de femme en chaleur, preuve de notre jouissance. Nous venons d'atteindre le bonheur sexuel dans cette communion de plaisir, dans cette rare complicité entre deux amantes, même aussi insatiables !
Sur le visage de Betty, revenue chez les terriens après mes caresses apaisantes dans son cou, sur ses seins et sur son ventre, les rictus de crispation ont fait place aux sourires. Je l'embrasse partout sauf …
 - Non, pas sur ma chatte, s'il te plaît, je t'en supplie… elle est encore trop sensible ! 
 
Elle a eu son compte, me dis-je. Moi aussi, bien sûr, mais à la différence que moi je suis déjà prête pour un deuxième orgasme. En général c'est ma dose : deux consécutifs, avant d'être tranquille, rassasiée pour un bon moment :
 - Chérie, je peux te demander quelque chose ? lui dis-je sur le ton de celle qui n'exige rien mais qui veut tout.
 - Bien sûr ; quoi donc ?
 - Eh bien...Tu sais, ma chatte aussi est pleine de bonne liqueur ; tu ne voudrais pas la goûter ?
 - Maintenant ? Déjà ? Me répond-elle sans cacher son étonnement. Mais on vient de jouir il y a dix minutes !
 - Oui je sais, mais moi je suis comme ça ; quand c'est si bon, j'ai hâte de recommencer. Il me reste toujours assez d'excitation pour que ça revienne très vite ; mais il faut que je l'évacue… Si tu ne veux pas, tant pis, je vais me masturber, ce sera rapide, je te dis...
Je commence à lécher mes doigts à pleine bouche tout en fixant Betty de mon regard le plus lubrique, pour essayer de la faire craquer.
 - J'aurais aimé savoir comment tu lèches une chatte, lui lancé-je pour la piquer au vif. C'est pas donné à tout le monde de faire ça à la perfection…
Je la vois alors se mordiller les lèvres, troquant subitement son sourire pour un regard de femme excitée. Je sens qu'elle va relever le défi. Quand je porte mes doigts trempés de salive à ma chatte, Betty cède :
 - Non, laisse, chérie, je pensais qu'on le referait dans une heure, après une petite somnolence, mais si ça urge, je ne vais pas te laisser toute seule ; je vais te le faire. Dans le confort, cette fois.
 
Betty s'allonge de nouveau sur le dos, écarte ses bras puis m'appelle :
 - Viens t'asseoir sur ma poitrine !
J'obéis, impatiente, pour m'installer à genoux au-dessus d'elle, comprenant bien comment elle veut s'y prendre. Puis elle rectifie :
 - Attends, peut-être pas sur mes seins même; ta chatte est trop loin de ma bouche.
M'enlaçant sensuellement, elle rapproche alors mes fesses de son visage en me faisant asseoir plutôt juste au-dessus de sa poitrine
 - Penche-toi un peu en arrière, que je puisse te lécher du vagin jusqu'au clito.
 
Je ne demande pas mieux. Je m'incline en arrière, avec deux doigts je tire sur ma chair intime juste en dessous de ma petite touffe pour bien faire sortir mon bouton déjà dur. Betty n'a qu'à tourner lentement autour avec sa langue, après avoir recueilli ma mouille sur sa pointe en l'enfonçant dans mon entrée engluée.
Je ne suis pas déçue par sa façon de faire. Betty sait très bien combiner plusieurs actions, qui déjà séparément suffiraient à elles seules à faire jouir une femme : la langue qui tourne sur le clitoris, qui plonge dans le vagin puis le quitte momentanément pour céder la place à quelques doigts pendant qu'entre les lèvres de sa bouche elle gobe et aspire la chair excitée de celles qu'on a entre les fesses, au bord de la chatte… Hmm que c'est divin !
 - Elle est bonne, ma cyprine ? lui demandé-je en penchant plus fort afin qu'elle en reprenne sur sa langue. 
 - Oui Sapho. Comme la mienne, que je déguste sur mes doigts quand je me branle. Au fait, tu veux jouir aux doigts ou à la langue ?
 - À la langue et en m'aspirant le clito, avec aussi tes doigts écartés dans ma chatte.
 - Je sens que tu es tout près, là. Je vais juste te faire quelque chose d'autre avant de te faire jouir.
 - Comme tu veux, mais je sens que je monte trop vite. C'est bon quand même, mais t'auras pas le temps de tout avaler, chérie, je coule, je vais jouir, ouii ta langue,,, plus vite,,,plus fort… aspire-moi ;;; woohhhh... whooo... Fffff... je t'adore ;… ! Hmmmm ouiiii ça vient, c'est tout proche, que c'est booonnnn ! …
Semblant oublier que je n'ai pas exigé d'elle qu'elle prolonge mon plaisir, prise dans l'action, elle tient sans doute à me satisfaire de son mieux, puisqu'elle soulève maintenant mes fesses à deux mains, pour les écarter à l'aide de ses pouces afin que sa langue vienne rencontrer mon petit trou en faisant mine de vouloir en forcer l'accès. Je deviens folle à mon tour.
 - Ahh oui, tu fais ça aussi... Oh que c'est bon ça, le p'tit cul !... oui ! Oui ! Ouiiii ! J'aime ! Lèche, lèche, enfonce-toi, hhahhh.. !
 
Quand elle revient s'occuper de mon clitoris, Betty va me porter l'estocade, j'en suis sûre. Alors je la laisse faire avec ma chatte, et moi je me triture les bouts de sein à m'en faire mal pour me procurer encore plus de sensations. Quand je les tord, les vrille, les tire presque jusqu'au sang, je ne jouis plus, je délire ! Le plaisir me montant à la tête, je râle, je gémis, je soupire, haletante, dévastée dans mon corps et dans mon âme.
Je tiens à remercier Betty :
 - Tu as été formidable, malgré ton appétit qui était retombé au moment où je t'ai demandé de me dévorer la chatte. Tu m'as soulagée au-delà de mes espérances.
 - Tant mieux, dit-elle. Mais c'est bien connu, tu sais : l'appétit vient en mangeant !
 - Et aussi en léchant, alors !
Enlacées, toutes transpirantes, nous rions de nos bons mots avant de nous embrasser encore.
 
Après cet instant exceptionnel de jouissance à haute dose, d'autres orgasmes suivront.
Trop occupées à nous donner du plaisir, nous ne déjeunons même pas. Arrive un moment où nous sentons qu'il est temps de nous contenter d'un énorme et sensuel câlin, car nos systèmes nerveux son à plat, désactivés. Après quoi, dans l'après-midi, café, thé et petits gâteaux, ça nous suffira.
 
Trop de plaisir nous a fait devenir plus que des ‘'sex friends'' ; des amantes. Et ce sera certainement pour longtemps, car nous envisageons déjà de nous revoir souvent, d'entamer une vraie liaison, mais chacune chez soi, rien que pour le bonheur de pouvoir se retrouver sur un lit chaque fois que nos envies se superposeront ; comme nos corps l'un sur l'autre, transpirants, humides, détendus, repus…
Et je dois avouer que cette formule, basée sur l'indépendance et la liberté de chacune, me sera bénéfique pour continuer de passer de bons moments, en toute discrétion, avec... la belle Ludivine que je ne suis pas prête à éliminer de la liste rose de mes amours saphiques. Quelle garce, quelle ingrate, quelle jouisseuse compulsive je fais, trop obsédée par la chatte des femmes… et la mienne !
 
D'ailleurs, j'y pense… Je devrais peut-être organiser une rencontre à trois, Ludivine, Betty et moi, pour qu'elles fassent connaissance, pourquoi pas ! Après tout, chez moi c'est petit, certes, mais dans ma chambre une chose est grande - deux mètres sur deux - … mon lit !
 
FIN
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Moutcho
15 juin 2026 à 16:55
Qu'elle magnifique récit tellement bien écrit et vraiment passionnant a lire Merci
Et il est vrai qu'un petit trio sa ne serait pas de refus
Au plaisir de te lire et vivement une autre de tes histoires
Soyez respectueux
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