Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chantage à la fac — Chapitre 1 · Chapitre 1 : Livraison détournée.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chantage à la fac
Chapitre 1 · Chapitre 1 : Livraison détournée.
Chapitre 1 : Livraison détournée.
Yann pédalait comme un diable. Son VTT, un vieux guerrier fatigué qui gémissait à chaque bosse, semblant sur le point de rendre l'âme. Dans son dos, le sac isotherme claquait au rythme des coups de pédale, portant en son sein le saint Graal : quatre pizzas quatre fromages, dorées à point. La soirée commençait à peine, et déjà, elle promettait d'être rentable. Les commandes affluaient. Dommage que la circulation soit encore dense à cette heure.
— Allez, juste ce rond-point et c'est bon ! grogna-t-il pour son vélo.
Le rond-point en question déboula soudain, un monstre de bitume et de terre-pleins herbeux. Yann s'y engagea, priorité conquise de haute lutte. C'est alors que le Destin, ce farceur, décida de jouer.
Une petite voiture beige, roulant à la vitesse d'une mamie pressée, apparut sur la droite. Son intention était claire, sacrée, inexorable : entrer sur le rond-point, coûte que coûte. La conductrice, couronnée d'un permanent neigeux, regardait droit devant avec une détermination à fendre l'asphalte.
— Oh, merde ! s'exclama Yann.
Il tenta un évitement désespéré, braqua, heurta le trottoir avec sa roue avant. Le monde bascula. Littéralement.
Le VTT effectua une magnifique cabriole, propulsant son pilote dans les airs. Le sac isotherme, dont la fermeture éclair lâcha traîtreusement, ouvrit grand ses entrailles. Et ainsi, Yann et les quatre pizzas quatre fromages décrivirent ensemble un superbe salto avant, une chorégraphie aérienne du plus bel effet, avant de s'écraser en chœur sur l'accotement herbeux, au-delà du trottoir.
L'acrobatie involontaire fut suivie du crissement des pneus de la voiture beige qui s'arrêta. La portière s'ouvrit. Une petite dame, frisant allègrement les quatre-vingt-dix printemps, en sortit avec une vivacité lente. Elle s'approcha, l'air profondément désolé.
— Mon pauvre jeune homme ! C'est moi qui ai fait ça ? Rien de cassé ?
Yann, étourdi, mais conscient, se leva en titubant. Il était sain et sauf. Ses pizzas, en revanche, ne pouvaient en dire autant. Elles gisaient,éventrées, leurs fromages fondus formant un magma tragique sur le gazon.
— Merde... murmura-t-il, le cœur lourd.
La vieille dame fouilla dans son sac à main et en sortit un bonbon emballé dans du papier violet.
— Tenez. Un bonbon à la violette. Ça fait toujours du bien dans les moments difficiles.
Avant que Yann ne puisse protester, elle lui glissa le bonbon dans la main, lui adressa un sourire penaud, puis retourna à sa voiture, pressée par une symphonie de klaxons et de vocabulaires fleuris et indignés provenant des autres usagers de la route. La petite voiture beige disparut dans la circulation en klaxonnant elle aussi, pour prévenir les pigeons, laissant Yann seul avec son vélo et sa roue avant pliée en coin.
Il prit son téléphone et appela son patron pour lui faire part du désastre.
Il prit son téléphone et appela son patron pour lui faire part du désastre.
— Yann, le mieux est qu'on s'arrête là, furent les derniers mots qu'il entendit de sa part.
Embauché au black, il venait de perdre son emploi sans avoir les moyens de protester.
Son retour à la maison se transforma en une longue marche de la honte, traînant le bipède boiteux derrière lui, Yann maugréait contre son ex-job, son ex-patron grincheux et la nouvelle soirée morose qui l'attendait. C'est alors, au détour d'une rue pavée, que le destin décida, peut-être par remords, de rejouer.
Un groupe de quatre filles déboula, excitées comme une portée de puces et émettant des rires qui sentaient bon le cocktail fruité.
— Oh, regardez ! s'exclama une petite rouquine dont l'énergie semblait électrique.
— C'est lui qu'il nous faut !
— C'est lui qu'il nous faut !
Yann leva les yeux. Elles étaient quatre, un assortiment qui aurait fait la une d'une sitcom. Une grande blonde élancée, sculpturale. La petite rouquine, pétillante. Une jeune femme aux traits doux, typés asiatiques, qui semblait vouloir se cacher derrière les autres. Et une belle brune aux yeux clairs, d'un bleu glacier, qui le dévisageait avec une assurance amusée.
— Bonsoir, dit la brune, la voix posée et chaude. Tu fais du sport ?demanda-t-elle en parcourant du regard le physique de Yann, moulé dans sa tenue de cycliste, soulignant ses cuisses puissantes, ses abdominaux contractés par l'effort, ses bras veinés.
— Oui, un peu, mentit-il, une licence STAPS et le master qu'il débutait lui avaient façonné un corps d'athlète.
— Nous avons un petit problème. Et tu sembles être la solution providentielle.
— Oui, un peu, mentit-il, une licence STAPS et le master qu'il débutait lui avaient façonné un corps d'athlète.
— Nous avons un petit problème. Et tu sembles être la solution providentielle.
Yann, interloqué, bredouilla :
— Moi ? Pour quoi faire ?
— On fête l'enterrement de vie de jeune fille de notre amie Chloé, expliqua la blonde. Et l'animateur... enfin, l'artiste qu'on avait engagé nous a posé un lapin. Un gros lapin moche.
— Et on a besoin d'un remplaçant. Urgemment, enchaîna la rouquine en sautillant sur place.
— Tu as une carrure... convaincante, ajouta la brune aux yeux clairs avec un demi-sourire. Et tu sembles libre. Ses yeux se portaient sur son vélo agonisant.
— On fête l'enterrement de vie de jeune fille de notre amie Chloé, expliqua la blonde. Et l'animateur... enfin, l'artiste qu'on avait engagé nous a posé un lapin. Un gros lapin moche.
— Et on a besoin d'un remplaçant. Urgemment, enchaîna la rouquine en sautillant sur place.
— Tu as une carrure... convaincante, ajouta la brune aux yeux clairs avec un demi-sourire. Et tu sembles libre. Ses yeux se portaient sur son vélo agonisant.
Yann pensa à ses pizzas mortes, à son vélo estropié, et au coup de fil qu'il venait de passer à son patron.
— On te proposera une compensation financière. Correcte, compléta la brune, le voyant hésiter.
— Et on t'offrira à boire ! s'exclama la rouquine, ce qui fit rire ses compères.
— Et on t'offrira à boire ! s'exclama la rouquine, ce qui fit rire ses compères.
Yann sortit de son étonnement :
— Et... je dois faire quoi, exactement ? Juste animer des jeux ?
Les quatre filles échangèrent un regard brillant de complicité.
— Quelque chose comme ça, répondit la brune, l'air de rien. C'est très simple. On te fait entrer, on te présente, et tu... tu improvises un petit numéro. Une danse. On te fournira quelques accessoires à distribuer. Rien de bien compliqué.
Alors que toute sa raison lui dictait de dire « non ! », Yann s'entendit dire « d'accord », probablement séduit par les sourires, surtout celui de la brune, et désespérément à court de projets pour la soirée.
— Parfait ! s'exclama la rouquine. Suis-nous !
Ils arrivèrent devant un immeuble bourgeois. Yann déposa son reste de vélo sur le côté du bâtiment et ils montèrent au premier étage. Dans le couloir, devant la porte marquée de deux ballons roses, la brune sortit de son sac quelques articles qu'elle glissa dans le sac isotherme vide et définitivement open-bar de Yann.
— Voilà les accessoires. Tu les donneras à la future mariée, l'un après l'autre, pendant ton... numéro. Dans l'ordre : ceci, dit-elle en brandissant un string transparent plus symbolique que pratique, une paire de menottes roses, Yann avala sa salive, un tube de... lubrifiant intime, il sentit la chaleur lui monter aux joues, et enfin, ça. Elle sortit une petite cravache noire et souple.
Yann, les yeux écarquillés, comprenait enfin.
— Attendez... ? C'est quoi le numéro ?
— Un strip-tease, avoua la brune.
— Mais je ne suis pas... Je ne sais pas...
— Un strip-tease, avoua la brune.
— Mais je ne suis pas... Je ne sais pas...
La brune posa une main apaisante sur son bras. Son toucher se voulant rassurant.
— Écoute. Si ça te met mal à l'aise, tu peux juste enlever ton T-shirt. Montrer ton torse. Faire jouer tes muscles et faire une danse lente, langoureuse. Chloé va adorer. C'est juste pour rire, pour s'amuser.
Ses yeux bleus le fixaient, persuasifs, presque suppliants. Yann, sous le choc, mais un peu grisé par l'aventure tout de même, hocha faiblement la tête.
L'appartement de Chloé était un nuage rose et blanc de ballons et de guirlandes. Une musique entraînante remplissait l'espace. Les quatre filles, entraînant Yann, s'y engouffrèrent en poussant des cris de joie. La future mariée, petite blonde aux cheveux lisses et aux grandes lunettes, les accueillit hilare.
— Chloé, voici la surprise ! annonça la brune d'une voix de maître de cérémonie, poussant Yann au centre du salon.
Le regard de Chloé se fixa sur lui, chargé d'expectative et de cocktail. La brune lança la musique « Feeling Good » sur l'enceinte Bluetooth depuis son téléphone.
Le cœur battant la chamade, Yann commença à bouger. Ce fut d'abord maladroit. Puis, le rire encourageant des filles et leurs regards gourmands lui donnèrent de l'assurance.
Avec des gestes sensuels et rythmés, il plongea la main dans le sac, en sortit le string transparent et le lança doucement à Chloé, rouge de rire, ses copines s'exclamant en chœur :
— Pour être sexy !
Puis les menottes roses, qu'il fit cliqueter :
— Pour qu'il ne se sauve pas !
Le tube de lubrifiant déclencha des hurlements hilares.
— Pour faciliter l'entrée !
À chaque accessoire, il dansait avec plus de confiance, roulant des épaules, faisant onduler son abdomen. Et puis, ce fut le moment de la cravache. Il la fit siffler gentiment :
— Pour la discipline de couple !
Le succès était indéniable. Emporté par l'ambiance électrique, il releva progressivement son maillot de cycliste, libérant un torse sculpté par le sport. Les soupirs admiratifs le boostèrent. Grisé par cette sensation de pouvoir nouveau, Yann joua avec l'élastique de son short puis le laissa glisser. Il resta en caleçon moulant, le tissu tendu par une excitation montante qu'il ne pouvait pas cacher. Les filles hurlaient de plus belle.
Son regard croisa celui de Camille. Elle ne riait plus. Elle le regardait, les pupilles dilatées, les lèvres entrouvertes. D'un mouvement de tête presque imperceptible, elle l'encouragea à aller plus loin.
La folie du moment et les lueurs d'envies qu'ils voyaient dans les cinq paires d'yeux achevèrent de le convaincre. Il tourna le dos à son public en pleine expectative et d'un geste souple et rapide, il baissa son caleçon. Il termina son geste en tournant lentement sur lui-même, son sexe ostensiblement tendu faisant face aux cinq filles réparties en demi-cercle autour de lui. Le salon explosa en cris stridents et en applaudissements.
Yann, très échaudé par son succès qui flattait sa virilité, prolongea son show en s'approchant tour à tour de chacune d'elles, s'exposant pleinement à leurs yeux brillants de désir.
La première, la métisse aux yeux en amande, tendit la main pour caresser doucement son torse, ses doigts suivant les contours de ses muscles avec une lenteur délibérée. Yann se laissa volontairement toucher, appréciant la sensualité du geste avant de passer à la suivante.
La grande blonde aux cheveux ondulés se pencha pour caresser l'intérieur de sa cuisse, sa main chaude traçant un chemin jusqu'à son aine, effleurant du bout des doigts ses testicules. Yann inspira profondément, savourant la sensation en cet endroit sensible.
Puis ce fut Chloé, la future mariée, qui posa ses mains sur ses hanches, les faisant remonter progressivement le long de ses flans jusqu'à ses aisselles tout en maintenant ses yeux fixés sur le bâton de chair. Yann frissonna sous son toucher, sentant la chaleur de ses paumes contre sa peau.
La rousse au sourire espiègle, se glissa derrière lui et enroula ses bras autour de sa taille, ses seins pressés contre son dos, Yann sentit ses tétons durcis à travers le tissu fin de sa robe, puis elle glissa ses mains vers l'arrière explorant la courbure de ses fesses avec une audace possessive.
La brune aux yeux clairs en profita pour s'approcher et prit son érection dans sa main, ses doigts fins et agiles le caressant lentement capturant le regard de Yann avec une intensité qui le fit durcir davantage. Elle approcha ses lèvres de son oreille et chuchota :
— Merci.
La musique s'arrêta. Yann, haletant, se détacha doucement du groupe et vint remettre son caleçon, la tête bourdonnante, peinant à recouvrir son pénis toujours droit comme un i. Dans un brouhaha joyeux, les filles se rassemblèrent autour de la table couverte de petits fours et de cocktails. Yann en profita pour se rhabiller en vitesse.
Au moment de partir, Camille s'approcha de lui, alors que les autres s'occupaient à commenter les sensations qu'elles venaient de vivre autour de Chloé, étourdie de bonheur.
— Tu as été... incroyable, murmura-t-elle, un sourire joueur aux lèvres. Vraiment. Elle lui tendit une enveloppe : c'est ce qui était prévu pour l'animateur qui s'est désisté.
— Merci, répondit Yann, à voix basse.
— Je m'appelle Camille... Tu me donnerais ton numéro ?
— Yann, réussit-il à dire flatté, encore sous l'effet de l'adrénaline et de l'excitation. Il lui donna son 06. Ses doigts effleurèrent les siens lorsqu'elle saisit son téléphone pour y entrer le numéro.
— À bientôt, Yann, dit-elle avant de rejoindre ses amies.
— Merci, répondit Yann, à voix basse.
— Je m'appelle Camille... Tu me donnerais ton numéro ?
— Yann, réussit-il à dire flatté, encore sous l'effet de l'adrénaline et de l'excitation. Il lui donna son 06. Ses doigts effleurèrent les siens lorsqu'elle saisit son téléphone pour y entrer le numéro.
— À bientôt, Yann, dit-elle avant de rejoindre ses amies.
Il quitta l'appartement encore tout surpris de ce qu'il avait osé faire et avec quelle facilité il avait osé.
Avant de récupérer son vélo, il jeta un coup d'œil dans l'enveloppe. Deux billets de cinquante s'y trouvaient. C'est finalement satisfait de lui-même et le cœur léger qu'il rentrait maintenant chez lui. Il s'était bien amusé et avait fini par rentabiliser sa soirée.
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