Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chantage à la fac — Chapitre 2 · L'anniversaire
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chantage à la fac
Chapitre 2 · L'anniversaire
Sous la douche, Yann se tenait dos au jet, la tête légèrement inclinée en arrière, les yeux fermés, revivant son succès et l'excitation qui avait fait passer Popol de l'état de « gendarme endormi » à « soldat au garde-à-vous » en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « oups ».
Popol, comme il appellait affectueusement son compagnon d'aventures, était déjà en érection complète sous l'effet double de la chaleur et de son ego surdimensionné. Sa main gauche s'appuya contre le mur carrelé pour éviter de glisser et de transformer ce moment érotique en une scène de comédie, tandis que sa main droite s'apprêtait à diriger l'orchestre.
Au milieu de ce souvenir glorieux, le visage de Camille apparaissait nettement, avec ses yeux bleus profonds qui le dévoraient du regard.
Il commença par des mouvements lents et théâtraux, comme s'il jouait du violon.
«Doucement, Popol, doucement», murmura-t-il, «on ne veut pas finir avant le générique de fin».
Son pouce frottant délicatement le frein à chaque passage.
Il commença par des mouvements lents et théâtraux, comme s'il jouait du violon.
«Doucement, Popol, doucement», murmura-t-il, «on ne veut pas finir avant le générique de fin».
Son pouce frottant délicatement le frein à chaque passage.
Il accéléra progressivement le rythme, ses mouvements devenant plus fermes et plus rapides. Son corps se tendit, ses muscles abdominaux se contractèrent et il poussa un gémissement qui se voulut sexy, mais ressembla davantage à un chat qui s'étire. Le mouvement rapide et régulier de sa main sur son sexe, le conduisant inexorablement vers un «Et voilà !» triomphal. Il éjacula, créant une installation d'art contemporain éphémère qui se mélangea à l'eau avant de disparaître dans le drain.
Il resta quelques instants à reprendre son souffle, le corps tremblant légèrement sous l'effet de l'orgasme et de l'effort, puis murmura à son sexe maintenant satisfait :
«Bon boulot, Popol ! Ne t'inquiète pas, mon pote, je te trouverai bientôt une chatte bien mouillée pour te récompenser. Je te le promets !»
En sortant de la douche, il se dit que Popol méritait d'être mis sur son trente-et-un au cas où, par un hasard extraordinaire, il devait de nouveau être présenté en pleine lumière. Il saisit son rasoir électrique. «Je sais que tu es d'accord, Popol.» murmura-t-il en penchant la tête pour mieux observer son entrejambe. L'appareil se mit à vibrer quand le bouton glissa sous ses doigts humides.
Trois jours plus tard, allongé sur son lit en désordre, Yann scrollait sur son téléphone, vérifiant son emploi du temps de fin de semaine. Il relâcha un soupir de soulagement en constatant l'absence de travaux urgents.
Son téléphone vibra soudainement dans sa main. Un SMS d'un numéro non répertorié dans ses contacts s'afficha :
Son téléphone vibra soudainement dans sa main. Un SMS d'un numéro non répertorié dans ses contacts s'afficha :
« Salut Yann, je m'appelle Shérine, je te contacte de la part de Camille, j'aurais besoin de tes services. Es-tu dispo ? »
Son cerveau mit quelques secondes à comprendre.
Quels services ? se demanda-t-il, réalisant avec un mélange d'effroi et d'excitation que son numéro avait probablement circulé parmi ses connaissances de Camille.
Quels services ? se demanda-t-il, réalisant avec un mélange d'effroi et d'excitation que son numéro avait probablement circulé parmi ses connaissances de Camille.
Mais cette angoisse fut rapidement balayée par le souvenir plus agréable des billets glissés dans l'enveloppe et, disons-le, par une certaine fierté devant une audience féminine... attentive.
Ses doigts tapotèrent l'écran avant même qu'il ait fini d'y réfléchir :
Ses doigts tapotèrent l'écran avant même qu'il ait fini d'y réfléchir :
«Dispo. C'est pour quel genre de prestation ?»
Le message partit avec un petit bruit sec. Trop tard pour faire marche arrière maintenant. D'un geste machinal, il passa la main sur son ventre rasé de frais, comme pour vérifier que Popol était toujours prêt à l'action.
Shérine répondit presque instantanément.
«Je voudrais organiser une fête pour l'anniversaire de ma petite sœur. Elle a 18 ans aujourd'hui.»
Yann sentit une bouffée de chaleur lui monter aux joues en imaginant la scène : la jeune fille intimidée devant lui, des copines hurlant des encouragements.
«Comment vois-tu les choses exactement ?»
La réponse de Shérine ne se fit pas attendre, et elle était... imaginative :
«Je pensais à un contrôle pour tapage nocturne qui dérape, avec crème chantilly... Pas sûre qu'elle ait déjà vu un paf... Tu vois le délire ?»
Yann fixa le message, sourcil levé. De la chantilly. Sur Popol, offert à sa sœur, par Shérine. L'image mentale était... colorée. Mais, une sœur qui fête ses 18 ans, ça peut vouloir dire une fête mémorable. Ou du moins, une soirée dont on se souviendra longtemps, pour les bonnes ou les mauvaises raisons. Qu'importe, le portefeuille criait famine, et Yann, malgré ses réserves, décida d'enfiler de nouveau son costume le plus audacieux ou le plus dénudé, selon la perspective.
«Quel jour, quelle heure, quel endroit ?»
En attendant la réponse, il réfléchissait en se grattant la nuque : «Bon, où est-ce que je vais dénicher un uniforme de policier ?»
Une idée traversa son esprit : la boutique de déguisements près de la gare, celle qui louait des costumes de carnaval. Pas glamour, mais ça ferait l'affaire.
Le vendredi suivant, à l'adresse indiquée, pile à l'heure prévue, Yann se tenait devant un petit pavillon de la banlieue chic qui surplombait la ville. Il inspira profondément avant de sonner, comme s'il s'apprêtait à passer un oral de rattrapage.
La porte s'ouvrit sur une rouquine en robe moulante, les yeux verts pétillant comme si elle venait de gagner un concours dont elle ignorait l'existence.
La porte s'ouvrit sur une rouquine en robe moulante, les yeux verts pétillant comme si elle venait de gagner un concours dont elle ignorait l'existence.
— Salut, je suis Shérine, dit-elle avec un sourire qui aurait pu faire fondre un congélateur.
Yann, lui, portait une capeline et un pantalon sombre, une ceinture blanche et un kiloépi. Une tenue qui criait «gardien de la paix», mais version musée des années 50. Il n'avait pas réussi à trouver mieux dans le magasin de farces et attrapes.
— Euh... bonjour, répondit-il. Je suis... l'animation.
— Oui, j'avais deviné, fit Shérine en le détaillant de haut en bas. Viens, on t'attend.
— Oui, j'avais deviné, fit Shérine en le détaillant de haut en bas. Viens, on t'attend.
Elle le guida jusqu'au salon qui sentait le mélange de vodka orange et de bougie parfumée. « 18 ans Délicia » était inscrit en lettres colorées sur une banderole qui ornait le mur du fond.
La jeune adulte était assise au centre de la pièce, perchée sur une chaise de cuisine comme un trophée, deux garçons et deux filles endimanchés, l'air guillerets et un peu éméchés se répartissaient autour d'elle dans la pièce. Un morceau de rap populaire occupait le fond sonore.
Yann lança de sa voix la plus grave possible :
La jeune adulte était assise au centre de la pièce, perchée sur une chaise de cuisine comme un trophée, deux garçons et deux filles endimanchés, l'air guillerets et un peu éméchés se répartissaient autour d'elle dans la pièce. Un morceau de rap populaire occupait le fond sonore.
Yann lança de sa voix la plus grave possible :
— Contrôle de police pour tapage nocturne ! Qui est la responsable ?
Délicia tripotait nerveusement l'ourlet de sa robe à bretelles. Les deux filles en tenue de soirée rigolaient d'excitation près du canapé, tandis qu'un des garçons, l'efféminé, sortait déjà son portable.
— Je crois que c'est moi, monsieur l'agent, je fête mes 18 ans... répondit Délicia d'une voix faussement assurée.
— 18 ans, la procédure est spéciale. Infraction au Code pénal, article 69 : manque manifeste de... plaisir. Je vais devoir vous présenter ma matraque, mademoiselle... grommela Yann en pointant du doigt Délicia.
— 18 ans, la procédure est spéciale. Infraction au Code pénal, article 69 : manque manifeste de... plaisir. Je vais devoir vous présenter ma matraque, mademoiselle... grommela Yann en pointant du doigt Délicia.
Une des jeunes filles, celle à la robe cocktail au décolleté généreux, manifestement excitée, s'écria :
— Je crois qu'on va avoir droit à un contrôle approfondi !
Shérine fit jouer « Bad Boys » sur l'enceinte Bluetooth. Yann commença à déboutonner sa capeline bleu marine en roulant des épaules, il ne portait pas de chemise, sa musculature se dévoilait. Des rires et des gloussements fusèrent, mais Délicia, la bouche bée, rougit jusqu'aux oreilles.
La boucle de sa ceinture atterrit au sol avec un claquement, puis ses chaussures glissèrent dans un coin. Quand il retira son pantalon, Popol poussait déjà son caleçon trop ajusté. Les copines hurlèrent :
La boucle de sa ceinture atterrit au sol avec un claquement, puis ses chaussures glissèrent dans un coin. Quand il retira son pantalon, Popol poussait déjà son caleçon trop ajusté. Les copines hurlèrent :
— Encore !
Yann, ondulant du bassin fit glisser langoureusement ses mains le long de ses hanches jusqu'à ses chevilles, entraînant avec elles son caleçon. Popol surgit, dressé devant ses abdominaux, comme un soldat au garde-à-vous. Un silence contemplatif tomba. Shérine qui tenait prête la bombe de chantilly s'approcha et pressa la gâchette avec un rire hystérique. La crème glacée gicla en serpentin blanc sur la chair tendue. Yann tressaillit sous l'effet de la fraîcheur de la crème sur sa peau chaude.
— Joyeux anniversaire, ma puce ! hurla Shérine en poussant l'artiste vers sa sœur.
La jeune fille hoqueta, ses yeux écarquillés fixant la mousse qui fondait sur le gland rose juste sous son nez.
— Allez, un coup de langue et c'est fini ! gloussa sa copine, excitée.
L'efféminé brandissait son téléphone.
Yann vit les épaules de Délicia se contracter, sa mâchoire tremblait, elle avait l'air plus terrorisée qu'excitée. Dans un geste théâtral, il ramassa sa capeline et l'enroula autour des épaules de la jeune fille recouvrant sa tête et son visage pour masquer, par pudeur, ce qu'elle allait faire avec sa verge si près de ses lèvres. À moins que ce ne soit pour entretenir le suspense. Délicia en profita pour récolter rapidement du bout des doigts le nappage sucré pour le porter à sa bouche, osant à peine frôler le membre viril.
Yann vit les épaules de Délicia se contracter, sa mâchoire tremblait, elle avait l'air plus terrorisée qu'excitée. Dans un geste théâtral, il ramassa sa capeline et l'enroula autour des épaules de la jeune fille recouvrant sa tête et son visage pour masquer, par pudeur, ce qu'elle allait faire avec sa verge si près de ses lèvres. À moins que ce ne soit pour entretenir le suspense. Délicia en profita pour récolter rapidement du bout des doigts le nappage sucré pour le porter à sa bouche, osant à peine frôler le membre viril.
Yann simula l'extase. La respiration des spectateurs était suspendue face à l'exhibition à la fois osée et masquée qui s'offrait plus à leur imagination qu'à leurs yeux.
Lorsque Yann retira la capeline dans un geste ample pour la laisser retomber derrière lui, un cri de victoire mêlé de surprise jaillit chez les convives. Sur son pénis toujours raide ne subsistaient que quelques traces de chantilly. Les lèvres de Délicia étaient recouvertes d'un nuage blanc.
Lorsque Yann retira la capeline dans un geste ample pour la laisser retomber derrière lui, un cri de victoire mêlé de surprise jaillit chez les convives. Sur son pénis toujours raide ne subsistaient que quelques traces de chantilly. Les lèvres de Délicia étaient recouvertes d'un nuage blanc.
Tous se mirent à applaudir pour féliciter avec complicité l'héroïne qui retrouvait enfin le sourire.
Tous, sauf l'excitée qui bloqua Yann contre armoire vitrée servant de bibliothèque en s'exclamant :
Tous, sauf l'excitée qui bloqua Yann contre armoire vitrée servant de bibliothèque en s'exclamant :
— Il en reste un peu là ! En s'agenouillant avec une rapidité inattendue, elle saisit le sexe de Yann en travers de sa bouche dans la ferme intention d'en achever le nettoyage avec sa langue sous les yeux ébahis des convives.
La musique battait son plein, l'ambiance était électrique, Yann tentait encore de retrouver un semblant de dignité face à la gourmande à genoux devant lui lorsqu'un hurlement claqua si fort qu'on aurait dit qu'un ouragan venait de renverser la maison.
— Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?
Une femme de plus de quarante ans, splendide, les cheveux auburn soulignant un visage courroucé, entra dans le séjour comme une procureure en plein réquisitoire.
— Maman ! s'écria Shérine la voix déraillant.
Un silence instantané tomba sur la pièce. Même la playlist se mit en pause par instinct de survie.
La mère balaya la scène du regard, ses yeux se fixèrent d'abord sur Délicia dont la bouche était toujours encerclée de restes de crèmes, puis fixa le garçon nu adossé à la bibliothèque, puis la jeune affamée, à genoux devant lui, la bouche obscènement pleine, et enfin vers le fluet qui filmait encore, téléphone à la main.
Tous étaient figés, ressemblant à des statues de musée, version « panique à bord ». Délicia et Shérine blêmissaient. Yann, lui, se demanda s'il pouvait se fondre dans le meuble.
La mère balaya la scène du regard, ses yeux se fixèrent d'abord sur Délicia dont la bouche était toujours encerclée de restes de crèmes, puis fixa le garçon nu adossé à la bibliothèque, puis la jeune affamée, à genoux devant lui, la bouche obscènement pleine, et enfin vers le fluet qui filmait encore, téléphone à la main.
Tous étaient figés, ressemblant à des statues de musée, version « panique à bord ». Délicia et Shérine blêmissaient. Yann, lui, se demanda s'il pouvait se fondre dans le meuble.
— Dehors ! Tout le monde dehors ! ordonna la maman dans un cri venant d'outre-tombe.
En une fraction de seconde, chacun d'eux reprit vie en se dispersant dans toutes les directions, comme une volée de moineaux qu'on aurait effrayée avec un pétard. Quelqu'un oublia même sa veste. Une laissa son sac. Yann profita du mouvement de panique pour ramasser rapidement son déguisement, ratant une chaussure.
— Toi. Donne-moi ça, ordonna-t-elle à l'efféminé en saisissant au vol son téléphone. Tu le récupéreras plus tard.
Le garçon obtempéra immédiatement, comme si elle venait d'activer un super-pouvoir parental, et s'éclipsa sans demander son reste.
Puis elle se tourna vers ses filles :
Puis elle se tourna vers ses filles :
— Vous deux.
Elle pointa Shérine et Délicia comme si elle désignait les coupables d'un braquage de banque. On va avoir une discussion. Une vraie.
Personne n'attendit la suite. La porte venait de se refermer avec un clac définitif.
Voilà comment Yann, jeune étudiant en STAPS se retrouva nu sur le trottoir d'un quartier huppé bien éclairé, tentant d'échapper aux halos lumineux des réverbères, jusqu'à ce qu'il soit suffisamment éloigné des lieux du crime, pour pouvoir revêtir son déguisement de pseudo-gardien-de-la-paix-des-années-50, qu'il serrait contre lui. Comme un naufragé agrippé à une bouée.
Il n'avait même pas pu percevoir sa gratification compensatoire.
Voilà comment Yann, jeune étudiant en STAPS se retrouva nu sur le trottoir d'un quartier huppé bien éclairé, tentant d'échapper aux halos lumineux des réverbères, jusqu'à ce qu'il soit suffisamment éloigné des lieux du crime, pour pouvoir revêtir son déguisement de pseudo-gardien-de-la-paix-des-années-50, qu'il serrait contre lui. Comme un naufragé agrippé à une bouée.
Il n'avait même pas pu percevoir sa gratification compensatoire.
— VDM, pensait-il en se mettant en marche, dignité en berne, képi coincé sous l'aisselle, claudiquant sur une seule chaussure, en espérant très fort que personne du quartier ne l'avait remarqué.
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