Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chantage à la fac — Chapitre 3 · Le levier
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chantage à la fac
Chapitre 3 · Le levier
Le lundi suivant, Yann descend du bus pour se rendre au stade où un entraînement de saut à la perche l'attend, lorsque son téléphone vibre dans la poche de son jogging. "Numéro privé", annonce l'appareil. Yann décroche.
-- Allo Yann ? Je suis la maman de Shérine, j'aimerais vous rencontrer.
-- Allo Yann ? Je suis la maman de Shérine, j'aimerais vous rencontrer.
Yann arrête de respirer, il sent sa tension artérielle monter d'un coup. Son interlocutrice doit sentir son désarroi, car elle s'empresse d'ajouter :
-- J'ai cru comprendre que ma fille vous avait promis une rémunération pour votre... heu, prestation. Je sais qu'elle ne réfléchit pas beaucoup à ses actes, mais je ne veux pas qu'elle passe pour une voleuse.
-- J'ai cru comprendre que ma fille vous avait promis une rémunération pour votre... heu, prestation. Je sais qu'elle ne réfléchit pas beaucoup à ses actes, mais je ne veux pas qu'elle passe pour une voleuse.
Yann a du mal à croire ce qu'il entend. Mais après tout, que risque-t-il ? Il balaie ses derniers doutes et il est convenu qu'ils se rencontreront à la brasserie Le Relais, le soir même à dix-huit heures. Le fait que ce soit un lieu public le rassure un peu. Juste un peu.
Yann connaît cette brasserie. Il n'y est jamais entré, mais il est déjà passé devant à plusieurs reprises lorsqu'il livrait ses pizzas. La brasserie rétro a l'air d'avoir été figée dans le passé, elle respire une chaleur délicieusement démodée, un endroit où même le temps semble s'asseoir pour boire un demi... De hautes banquettes en cuir faisant face à un immense comptoir au zinc patiné isolent les tables vernies les unes des autres dans un alignement impeccable. Des appliques en laiton éclairent juste assez les îlots ainsi formés.
La maman de Shérine est assise à celui tout à gauche de l'entrée. Yann profite qu'elle est occupée avec le serveur pour l'observer davantage. C'est une belle femme, de la quarantaine avancée, dont la chevelure encadre un visage clair sur lequel se dessinent des ridules au coin de ses yeux verts. Une marque d'expérience qui ne gâche pas sa beauté naturelle. Elle porte avec élégance un tailleur marron surmonté d'une écharpe fine et colorée.
-- Bonjour, dit Yann en s'approchant.
-- Bonjour jeune homme, asseyez-vous.
-- Bonjour, dit Yann en s'approchant.
-- Bonjour jeune homme, asseyez-vous.
Le ton est courtois mais ferme. Yann se glisse sur la banquette d'en face.
-- Vous souhaitez boire quelque chose ? demande la maman.
-- Un jus d'ananas serait parfait, dit-il, maîtrisant sa voix.
-- Vous souhaitez boire quelque chose ? demande la maman.
-- Un jus d'ananas serait parfait, dit-il, maîtrisant sa voix.
Le serveur prend la commande puis s'éloigne. La mère de Shérine sort alors une enveloppe de son sac et la fait glisser sur la table en direction de Yann qui, en posant sa main dessus, sent tout de suite qu'elle est plus épaisse qu'elle ne devrait. Il soulève le rabat avec son pouce et aperçoit au moins six billets orange. Il repousse l'enveloppe vers son expéditrice d'un geste qu'il veut le plus assuré possible.
-- C'est beaucoup trop. Il était convenu deux billets seulement.
La femme le fixe droit dans les yeux, repousse l'enveloppe vers lui et assène :
-- Pas pour ce que je vais vous demander.
-- C'est beaucoup trop. Il était convenu deux billets seulement.
La femme le fixe droit dans les yeux, repousse l'enveloppe vers lui et assène :
-- Pas pour ce que je vais vous demander.
Yann fait un gros effort pour masquer sa perplexité. Il n'a pas le temps de répondre que, déjà, elle glisse vers lui une photo d'identité d'une jeune fille blonde coiffée en queue de cheval avec de grandes lunettes rondes encerclant des yeux bleu clair. Le stéréotype de l'intellectuelle sage, mais mignonne.
-- J'aimerais que vous preniez contact avec cette demoiselle. Elle prépare un doctorat au laboratoire informatique de votre faculté.
-- J'aimerais que vous preniez contact avec cette demoiselle. Elle prépare un doctorat au laboratoire informatique de votre faculté.
Yann, cette fois-ci, ne peut simuler. Ses yeux s'arrondissent et ses sourcils forment un magnifique accent circonflexe. Il s'attendait à tout, mais pas à ça. Il déglutit et finit par articuler, difficilement :
-- Dans quel but ?
-- Elle est soupçonnée d'avoir subtilisé, peut-être par mégarde, une clé USB contenant des données sensibles. J'aimerais que vous vous en assuriez.
-- Dans quel but ?
-- Elle est soupçonnée d'avoir subtilisé, peut-être par mégarde, une clé USB contenant des données sensibles. J'aimerais que vous vous en assuriez.
Voyant que Yann fait la tête d'une poule qui a trouvé un couteau, elle continue d'expliquer :
-- Il s'agit d'Élise Morel, la fille du député de la circonscription ; c'est un ami, je voudrais éviter un scandale.
-- Il s'agit d'Élise Morel, la fille du député de la circonscription ; c'est un ami, je voudrais éviter un scandale.
Yann déglutit de nouveau. Reprenant peu à peu ses esprits, il bredouille :
-- Pourquoi moi ?
-- Vous êtes dans la même faculté, vous avez le profil des personnes qu'elle fréquente et vous avez... un certain charme.
-- Pourquoi moi ?
-- Vous êtes dans la même faculté, vous avez le profil des personnes qu'elle fréquente et vous avez... un certain charme.
Cette fois-ci, les choses vont trop loin pour Yann. D'un geste ferme, il repousse l'enveloppe et la photo vers la femme et déclare d'une voix qui se veut assurée :
-- Non, pas question.
-- Dommage, dit-elle simplement d'une voix très calme, sans reprendre la photo.
-- Non, pas question.
-- Dommage, dit-elle simplement d'une voix très calme, sans reprendre la photo.
Le serveur dépose la commande puis s'éloigne. La dame sort son téléphone pour présenter l'écran à Yann. On y voit la jeune gourmande de la soirée d'anniversaire tenant Popol raide comme un bâton en travers de sa bouche comme un chien transportant son os.
-- Cette jeune fille s'appelle Félicie, elle aura dix-huit ans dans quatre mois.
-- Cette jeune fille s'appelle Félicie, elle aura dix-huit ans dans quatre mois.
Yann pâlit ! la fille est mineure et cette femme s'est fait transférer la vidéo. Il est dans la m...
-- Je ne pouvais pas le savoir, elle fait plus ! tente-t-il d'argumenter, la voix tremblante.
-- C'est ce que son père doit entendre tous les jours. Il est juge des enfants. C'est notre voisin.
-- Je ne pouvais pas le savoir, elle fait plus ! tente-t-il d'argumenter, la voix tremblante.
-- C'est ce que son père doit entendre tous les jours. Il est juge des enfants. C'est notre voisin.
La maman de Shérine transperce Yann du regard, qui doit changer de couleur à chaque battement de son cœur qui résonne jusque dans ses tempes.
-- C'est du chantage !
-- Disons juste que c'est de l'entraide. Vous vous renseignez sur la clé et je fais disparaître toute trace de cette soirée.
-- C'est du chantage !
-- Disons juste que c'est de l'entraide. Vous vous renseignez sur la clé et je fais disparaître toute trace de cette soirée.
La maman de Shérine repousse l'enveloppe et la photo vers lui.
-- Soyez raisonnable, en cas de refus, je ne pourrai plus rien garantir.
-- Soyez raisonnable, en cas de refus, je ne pourrai plus rien garantir.
Yann tente de réfléchir, mais son cerveau refuse de lui fournir une échappatoire. Il tente de retrouver son calme.
-- Bon, je me rapproche de cette fille, je fouille chez elle. Et si je trouve la clé ?
-- Vous me prévenez et notre collaboration s'arrête là.
-- Et si je ne la trouve pas ?
-- Nous aviserons.
-- Bon, je me rapproche de cette fille, je fouille chez elle. Et si je trouve la clé ?
-- Vous me prévenez et notre collaboration s'arrête là.
-- Et si je ne la trouve pas ?
-- Nous aviserons.
Yann regarde en direction de la femme sans vraiment la voir, puis vers l'enveloppe et la photo. Dans un soupir, il s'en saisit, se lève et sort. Il n'a pas touché à son jus de fruit. La femme termine tranquillement son thé avant de se diriger vers le comptoir pour régler l'addition et quitter l'établissement à son tour.
Elle ne rentre pas directement chez elle ; elle fait un détour par son bureau. En entrant dans les locaux, elle croise Charles qui l'interpelle :
-- Salut Caroline, le patron veut te voir.
-- Salut Caroline, le patron veut te voir.
Elle se rend dans son bureau, enlève sa veste et son écharpe puis se dirige tranquillement vers celui de son patron qui, d'une voix rauque l'invite à entrer lorsqu'elle frappe.
-- Salut Richard, tu voulais me voir ?
-- Salut Richard, tu voulais me voir ?
L'homme, au crâne dégarni et aux cheveux grisonnants, un peu bedonnant, proche de la soixantaine, se lève et fait quelques pas pour l'accueillir.
-- Alors il a mordu à l'hameçon ?
-- Il n'avait pas le choix.
-- Sache que je ne cautionne pas tes méthodes. En cas de problèmes, je ne te couvrirai pas.
-- Alors il a mordu à l'hameçon ?
-- Il n'avait pas le choix.
-- Sache que je ne cautionne pas tes méthodes. En cas de problèmes, je ne te couvrirai pas.
Caroline contourne l'homme et son bureau, s'installe sur son fauteuil qu'elle fait pivoter, pose un pied sur le plateau du meuble plein d'affaires, et l'autre sur le radiateur situé derrière et relève sa jupe.
-- Il y a urgence et je n'ai personne d'autre sous la main. Il fallait bien trouver une solution. Maintenant j'ai besoin que tu utilises ta langue pour autre chose que des banalités.
-- Il y a urgence et je n'ai personne d'autre sous la main. Il fallait bien trouver une solution. Maintenant j'ai besoin que tu utilises ta langue pour autre chose que des banalités.
Richard, visiblement habitué à cette situation, s'agenouille devant elle. Caroline, qui ne porte pas de culotte, écarte ses grandes lèvres avec ses mains, découvrant son clitoris. Le contact humide de la langue de Richard la fait frémir. Elle laisse l'homme lui titiller le bouton du plaisir quelques instants, avant de lui attraper la nuque pour diriger sa langue vers l'entrée de son vagin bien mouillé.
-- Fouille-moi, dit-elle dans un souffle en plaquant son visage contre sa vulve.
-- Fouille-moi, dit-elle dans un souffle en plaquant son visage contre sa vulve.
Alors que l'homme étire sa langue le plus profondément possible, Caroline se met à faire des mouvements de bassin du bas vers le haut pour frotter son clitoris sur le nez de son amant. Sentant le plaisir monter, elle se crispe davantage, ses cuisses se resserrent sur la tête de Richard alors que ses mouvements de hanches s'amplifient. Puis c'est l'orgasme. Elle écrase fortement sa vulve sur la bouche qui la consomme en poussant un profond râle de plaisir. Elle reste ainsi suspendue quelques secondes jusqu'à ce que Richard suffoque. Elle relâche alors la pression exercée par ses mains et ses cuisses pour dégager la tête de l'homme, puis se relève et ajuste sa jupe. Après quoi, enjambant son partenaire qui n'a pas encore repris son souffle et dont la figure ruisselle de cyprine, elle quitte la pièce.
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Commentaires ()
Salut aux hommes et bises aux femmes