Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jusqu'à la dernière goutte — Chapitre 3 · Par derrière
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jusqu'à la dernière goutte
Chapitre 3 · Par derrière
Émilie ne s'était pas attendue à cette rencontre avec Keven. Il n'avait vraiment rien d'extraordinaire, rien qui l'attirait. Rien en commun qui ne devait les attirer l'un envers l'autre. Et si elle s'étonnait sincèrement du plaisir qu'elle avait au lit avec lui, elle s'étonnait encore plus du plaisir d'être simplement avec lui. Quand il était là, son appartement devenait une bulle de sexe et de paix. Ils baisaient, parlaient littérature, Keven partait travailler, puis baisaient encore à son retour. Ils avaient fait l'amour dans chaque recoin de son deux-pièces. Dans une ruelle pour le défi. Dans les toilettes de la fac aussi. Parce qu'Émilie n'en pouvait plus de ce sourire charmant, du regard des autres filles à chaque fois qu'il chantait avec sa guitare. Fâchée, elle avait donc levé le nez de son livre et, d'un clin d'œil, elle s'était dirigée d'un pas assuré jusqu'aux toilettes des gars. Elle avait pu entendre la chanson s'arrêter, la déception des filles, et le pas de Keven pressé de la rejoindre. Alors elle l'avait attrapé par le col, emmené dans le cubicule et sucé avec un appétit féroce jusqu'à ce qu'il soit sur le bord d'éjaculer. Puis s'arrêter juste pour l'embêter, s'assurer qu'il ne pense qu'à elle pour le reste de la journée. En tout cas elle l'avait cru. En retirant sa bouche, le sperme lui avait rapidement giclé au visage et dans les cheveux. Ils avaient dû manquer un deuxième cours de M. Garrisson pour rentrer se laver. Ou plutôt continuer là où ils s'étaient arrêtés un peu plus tôt. Elle l'avait donc sucé encore. Cette fois-ci, il l'avait arrêtée avant de jouir pour être sûr de la pénétrer.
Keven n'en revenait toujours pas de ce qu'il était en train de vivre depuis ces deux dernières semaines, alors qu'il se regardait dans la glace en train de la prendre en levrette au beau milieu du salon. Il regardait ce corps de déesse qui se laissait prendre tout entier, le visage crispé de plaisir, les cheveux couverts de sperme séché, avide d'en prendre toujours plus. D'ailleurs il la prenait comme il voulait, elle était toujours partante. Presque sans limites. Dès qu'il proposait une nouvelle position, elle lui souriait, l'encourageait, et bien évidemment en proposait d'autres elle aussi. Il n'avait jamais connu de fille comme elle, aussi à l'aise dans son corps, dans sa tête, ni même dans sa sexualité.
D'ailleurs à la regarder comme ça, souriante, gémissante, pliée sur la table, lui en arrière, on pourrait croire qu'il l'enculait. Alors ça lui donnait une idée.
Il commençait par lui attraper les hanches pour la pénétrer plus fort. Puis ralentissait un peu le rythme en prenant le temps de lui caresser les fesses du bout des doigts. Émilie frissonnait et se contractait à la fois sous lui et autour de lui. Il adorait ! Chaque frisson le rendait à la fois plus langoureux et plus audacieux. Tandis que la main gauche continuait de jouer des frissons, il arrêtait complètement ses va-et-vient afin de s'assurer qu'elle ressente tout et soit d'accord. Sa main se rapprochait de sa fente, de son anus. Il attendait le moindre signe de refus, mais non. Elle le regardait droit dans les yeux et souriait. La suite de l'après-midi s'annonçait intéressante.
Il rentrait doucement son doigt, elle gémissait. Les yeux fermés, haletante et impatiente. Appelé par cette bouche entrouverte et avide, il y glissait sa main inoccupée ; tandis que de l'autre, il enfonçait un deuxième doigt dans l'anus. Émilie happait les doigts qui s'offraient à elle, et, tandis qu'elle le suçait, qu'il la baisait et l'enculait, elle le fixait d'un incendie luisant au fond de ses yeux.
Il se retirait totalement pour se concentrer uniquement sur son petit trou. Il la pénétrait enfin par le cul, millimètre par millimètre afin de savourer chaque instant de ce moment incroyable. Une fois inséré jusqu'à la garde, il jetait un nouveau regard embrasé sur cette fille incroyable. Elle avait refermé les yeux. Détendue sur la table, comme si elle allait recevoir un massage. Il commençait des allers-retours lents, mais, encouragé par les gémissements, il devenait de plus en plus entreprenant, et profitait de quelques minutes de baise intense avant de lui jouir dans le cul. La bousculant jusqu'à la dernière goutte, et laissait échapper un râle mélangé à un rire nerveux de plaisir, juste avant de s'écrouler sur elle.
À demi-endormi, il se concentrait sur le bien-être qu'il ressentait à travers tout son être. Ainsi qu'au corps chaud et détendu de sa blonde blottie contre lui.
— Heu, Keven, c'est pas vraiment confo d'être écrasée contre la table.
— Oh, pardon... J'étais trop heureux pour me rappeler où j'étais.
— Oh, pardon... J'étais trop heureux pour me rappeler où j'étais.
Il se relevait alors, le corps engourdi par les ébats, attrapait la boîte de mouchoirs et se retirait en prenant soin de ne pas laisser échapper de sperme sur le sol. Émilie souriait, l'embrassait et partait se laver. Keven la rattrapait avant qu'elle ne s'échappe et l'emmenait dans le lit.
— T'avais déjà fait ça ?
— Du sexe avec toi, oui. Tu t'en souviens pas ? C'était un peu plus tôt dans les toilettes de la fac.
— Je parle plutôt par derrière.
— Oh, la sodomie, non.
— Du sexe avec toi, oui. Tu t'en souviens pas ? C'était un peu plus tôt dans les toilettes de la fac.
— Je parle plutôt par derrière.
— Oh, la sodomie, non.
Keven rougissait de son impudeur. Il la serrait un peu plus dans ses bras, et plaçait son nez dans le cou, là où elle sentait si bon, même après leurs ébats. Surtout après leurs ébats.
— J'ai encore envie de toi...
— T'en as pas eu pour ton argent ? rit-elle.
— Oh si ! Mais je suis pas sûr d'être un jour repu de toi, répond-il en emmêlant ses jambes et ses bras autour d'elle, cherchant un maximum de contact.
— ...
— Émilie ?
— Mmmh.
— Crois-tu que ça va me coûter cher cette histoire ?
— Ça dépend de toi.
— J'aimerais tout, jusqu'à la dernière goutte.
— T'en as pas eu pour ton argent ? rit-elle.
— Oh si ! Mais je suis pas sûr d'être un jour repu de toi, répond-il en emmêlant ses jambes et ses bras autour d'elle, cherchant un maximum de contact.
— ...
— Émilie ?
— Mmmh.
— Crois-tu que ça va me coûter cher cette histoire ?
— Ça dépend de toi.
— J'aimerais tout, jusqu'à la dernière goutte.
Sans réponse de la part d'Émilie, il finissait par s'endormir tout contre elle, tandis qu'elle se relevait discrètement dans un soupir.
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