Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jusqu'à la dernière goutte — Chapitre 2 · Vive le féminisme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jusqu'à la dernière goutte
Chapitre 2 · Vive le féminisme
— Je vais y aller je crois. — Pourquoi ?
— Pour te laisser le temps.
— Je croyais que tu étais de ceux qui font durer les instants de bonheur.
— Pour te laisser le temps.
— Je croyais que tu étais de ceux qui font durer les instants de bonheur.
Il sourit.
— Tu es heureuse ?
— Bien évidemment que non. Je viens de me faire virer de cours pour la toute première fois de ma vie. Et pour... pour... Ah je ne comprends rien !
— Bien évidemment que non. Je viens de me faire virer de cours pour la toute première fois de ma vie. Et pour... pour... Ah je ne comprends rien !
Et comme la peur monte, il l'embrasse encore. Plus pour l'appeler, mais pour l'apaiser.
— Je vais y aller, je crois.
— Tu es pressé ?
— J'ai tout mon temps et toi ?
— Je crois que je suis pressée.
— Tu es pressé ?
— J'ai tout mon temps et toi ?
— Je crois que je suis pressée.
Il sourit. Elle vient de le surprendre deux fois par sa répartie et son audace en quelques minutes seulement.
— Je... Je veux pas... Pas ici, comme ça et puis...
— Et puis quoi ?
— Ben, je sais pas si tu as eu des gars avant moi.
— Et puis quoi ?
— Ben, je sais pas si tu as eu des gars avant moi.
Elle rit.
— Tu t'es cru dans 50 nuances de Grey ?
— T'es une fille de littérature et tu oses dire que tu as lu ces livres ?
— Y a pas que du mauvais, tu admettras que ces personnages créent une fascination du même ordre que les personnages fantastiques tels qu'Harry Potter, ou encore le Seigneur des Anneaux. L'intérêt littéraire est très différent, mais il est plausible de comparer Ana et Christian à ces personnages qui font partie des mythologies contemporaines...
— T'es une fille de littérature et tu oses dire que tu as lu ces livres ?
— Y a pas que du mauvais, tu admettras que ces personnages créent une fascination du même ordre que les personnages fantastiques tels qu'Harry Potter, ou encore le Seigneur des Anneaux. L'intérêt littéraire est très différent, mais il est plausible de comparer Ana et Christian à ces personnages qui font partie des mythologies contemporaines...
Il sourit.
— Quoi, je parle trop c'est ça ?
— Non pas du tout. T'es juste incredible.
— Alors tu viens chez moi ?
— Y a un contrat à signer quelque part ?
— Non, seulement un vélo à pédaler.
— Non pas du tout. T'es juste incredible.
— Alors tu viens chez moi ?
— Y a un contrat à signer quelque part ?
— Non, seulement un vélo à pédaler.
***
— Es-tu d'accord quand je dis que c'est la même intensité des personnages entre Harry et Ana. On se les approprie. Je suis sûre que certains ont pu tomber amoureux de l'un ou de l'autre. Et,
— Et les vélos sont attachés.
— Pardon, j'ai encore trop parlé.
— C'était inattendu, mais intéressant. À une distinction près... dit-il en se rapprochant d'elle.
— Ah oui. Et laquelle ?
— L'appel du corps. Harry Potter séduit par l'imaginaire et le cliché du jeune homme ordinaire qui devient malgré lui un héros. Fifty, retrouve la fascination anglaise pour la royauté et cette idée qu'il existe sur l'île une probabilité de rencontrer un jour un prince et devenir princesse malgré elle. Uniquement par un amour partagé. Et c'est à peu près le même principe que reprend E. L. James avec Ana qui devient malgré elle une princesse des temps modernes. Elle a tout ce qu'elle veut. En deux mois, elle obtient maison, richesse, enfant. Mais dans Fifty, il y a les corps. Le sexe qui appelle, et qui libère. Cette tension est totalement absente dans Harry.
— Et les vélos sont attachés.
— Pardon, j'ai encore trop parlé.
— C'était inattendu, mais intéressant. À une distinction près... dit-il en se rapprochant d'elle.
— Ah oui. Et laquelle ?
— L'appel du corps. Harry Potter séduit par l'imaginaire et le cliché du jeune homme ordinaire qui devient malgré lui un héros. Fifty, retrouve la fascination anglaise pour la royauté et cette idée qu'il existe sur l'île une probabilité de rencontrer un jour un prince et devenir princesse malgré elle. Uniquement par un amour partagé. Et c'est à peu près le même principe que reprend E. L. James avec Ana qui devient malgré elle une princesse des temps modernes. Elle a tout ce qu'elle veut. En deux mois, elle obtient maison, richesse, enfant. Mais dans Fifty, il y a les corps. Le sexe qui appelle, et qui libère. Cette tension est totalement absente dans Harry.
À ces mots, elle lui saute encore aux lèvres, instinctivement. Mais de plus en plus à l'aise avec ce qui se passe. La carapace qu'elle s'était forgée à l'encontre de Keven semble se fissurer à chaque fois qu'il parle. Peut-être l'avait-elle jugé trop vite. Ce trajet à vélo par exemple. Il fut des plus gênants. Elle n'a fait que parler et élaborer une théorie dont elle se fout pour occuper l'espace, et reprendre pied sur le silence sexuel qui s'est installé sur eux depuis le cours de littérature. Et il l'a écoutée, complété son analyse.
Mais malgré les détours, lorsque leurs bouches se détachent, il revient à ce qui le préoccupe :
Mais malgré les détours, lorsque leurs bouches se détachent, il revient à ce qui le préoccupe :
— Serais-tu une Anastasia Steele, Émilie ?
— Non. Moi je préfère la littérature francophone, clôt-elle une fois pour toutes en l'entraînant dans son appartement d'étudiante.
— Non. Moi je préfère la littérature francophone, clôt-elle une fois pour toutes en l'entraînant dans son appartement d'étudiante.
Leurs lèvres ne veulent plus se quitter. Leurs mains se promènent, se caressent. Elle s'amuse à chatouiller son menton légèrement rugueux d'une jeune barbe, il découvre enfin ces seins qui le désarmaient depuis le début de l'année. Elle se surprend à aimer ses bras et son torse musclé, elle qui n'avait connu jusque-là que des hommes fil de fer. Elle est la première à le déshabiller, pour le découvrir à chaque fois un peu plus. Nu devant elle, il a des idées de blague, mais n'ose pas parler de peur de briser cet instant de volupté. Les mots se sont envolés, laissant place au désir, à l'amour. L'amour du corps et de la chair.
Il se laisse contempler quelques instants, sourire aux lèvres. Il compte suivre son rythme à elle.
Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se mette à genoux devant lui, et lui empoigne le sexe, les yeux rivés dans les siens, et commence à le lécher. Quelques coups de langue, doux, mouillés. Juste assez pour pouvoir commencer les va-et-vient, en même temps que sa bouche continue de le caresser. Il ferme les yeux et se laisse envahir par toutes les sensations, les frissons qu'elle lui procure. Libérée du regard de son amant, elle utilise sa deuxième main pour lui caresser les couilles, doucement, ardemment, avec de plus en plus d'insistance. Puis lui empoigne carrément la poche pour y glisser discrètement un doigt à l'entrée de l'anus. Dire qu'il la croyait chaste !
Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se mette à genoux devant lui, et lui empoigne le sexe, les yeux rivés dans les siens, et commence à le lécher. Quelques coups de langue, doux, mouillés. Juste assez pour pouvoir commencer les va-et-vient, en même temps que sa bouche continue de le caresser. Il ferme les yeux et se laisse envahir par toutes les sensations, les frissons qu'elle lui procure. Libérée du regard de son amant, elle utilise sa deuxième main pour lui caresser les couilles, doucement, ardemment, avec de plus en plus d'insistance. Puis lui empoigne carrément la poche pour y glisser discrètement un doigt à l'entrée de l'anus. Dire qu'il la croyait chaste !
C'est trop. Il l'interrompt prêt à se venger. Alors il la déshabille, tout doucement, pour reprendre son souffle. Il en profite pour l'embrasser de partout, le cou, les bras, les seins, le ventre, et puis... Il l'attrape par surprise pour l'emmener dans le lit. L'allonge d'un air faussement rustre, lui écarte les jambes et – woaw comme elle est à l'aise et le laisse faire ! – plonge alors sa langue dans son sexe à elle. Au début, il se concentre sur les techniques entendues, puis se laisse bercer par les grognements de plaisir d'Émilie. Pour sa plus grande surprise, elle réclame de quoi de mettre dans la bouche. Une fille qui réclame un 69 ! Alors il fait durer le plaisir. La laisse le supplier encore et encore, haletante. Et fait monter la pression, jusqu'à entendre son souffle coupé par le plaisir. Elle, repue, lui satisfait, ils passent de longues minutes dans les bras l'un de l'autre, tout simplement.
***
— Je le savais ! dit-elle.
— De quoi ?
— T'es lesbienne alors !
— Not really... J'avais pas de capote.
— Moi j'en ai.
— De quoi ?
— T'es lesbienne alors !
— Not really... J'avais pas de capote.
— Moi j'en ai.
Il la contemple, se lever sans aucune gêne, aller dans la salle de bain pour revenir à lui en fière conquérante d'une boîte de préservatifs. Incredible ! Cette fille est juste incroyable. Elle s'arrête à son ordi pour mettre une musique, puis revient s'occuper de son amant. Elle se montre, remue son corps lentement. Keven peut imaginer tout ce qu'il pourrait rêver de faire avec elle, à ce moment précis, tout lui semble réalisable. Il est étendu sur le lit, les jambes repliées sur le sol. Émilie remue les hanches au rythme de la musique lente, se baisse, toujours en dansant et en le regardant droit dans les yeux, les deux mains appuyées sur ses genoux. Quand elle monte et descend, elle s'applique à frotter son corps contre son sexe : son ventre, ses seins, sa langue, puis remonte, jambes écartées.
Bouche bée, il est totalement hypnotisé, remerciant intérieurement toutes ces années de féminisme qui lui permettent de vivre cet instant précis avec une femme libre, drôle, intelligente, et apparemment sacrément coquine. Après quelques allers et retours ainsi, son sexe recommence à se dresser. Alors à la remontée suivante, Émilie gobe le phallus qui continue de grandir dans sa bouche. Elle le gobe jusqu'à la garde, jusqu'à arrêter de respirer pour lui laisser toute la place et toute la bave, se retire un peu pour respirer, et en profite pour le masturber sans précautions. Puis, elle le remet en bouche, pendant que ses mains ouvrent la boîte de capotes entamées. Jamais Keven n'aura autant apprécié l'idée de mettre un préservatif. Plus incroyable encore, elle utilise sa bouche pour le dérouler le long de la hampe. Elle reste quelques secondes en gorge profonde pour le surprendre. Puis se dégage et remonte doucement vers lui, l'attaquant de ses lèvres humides.
Elle le picore, le mordille, le savoure tout entier, puis à la chaleur de ses bras, elle s'empale sur lui.
— Attends, bouge plus.
— Pourquoi ?
— C'est trop bon. Je sais pas si je vais résister longtemps à ton corps.
— Alors on recommencera...
— Pourquoi ?
— C'est trop bon. Je sais pas si je vais résister longtemps à ton corps.
— Alors on recommencera...
Avide de lui, elle n'obéit qu'à sa faim, son appel animal pour le sexe. Elle veut jouir là, maintenant. Elle veut sentir qu'elle le fait jouir. Sentir son sperme chaud sur elle, dans elle.
Mais Keven ne l'entend pas de cette manière. D'un coup, il inverse les rôles, prend le dessus, se retire et l'embrasse.
Mais Keven ne l'entend pas de cette manière. D'un coup, il inverse les rôles, prend le dessus, se retire et l'embrasse.
— Non. Je veux faire durer ce moment. Carpe Diem.
Remis de ces émotions, il se replace en elle, et entame de doux va-et-vient. Émilie l'appelle, tente de le happer. Elle est impatiente. Mais il ne répond à aucune de ses demandes. Pourquoi se dépêcher, aucun des deux n'est pressé. Alors il se colle contre elle, savoure les va-et-vient en même temps que la douceur de ses seins sur son torse. Il lève une jambe pour pénétrer plus, pénétrer mieux, pénétrer autrement. Elle se retourne, lève les fesses, alors il la prend en levrette. Il lui caresse les fesses, les seins, le dos, le ventre, les jambes, sans arriver à se décider. Tout est bon. Il la prend jusqu'à jouir ensemble, exploser, laisser les corps absorber tout le plaisir.
Jusqu'à la dernière goutte.
Jusqu'à la dernière goutte.
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