Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le défi des étudiants — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le défi des étudiants
Chapitre 1
— T'es sûre que tu ne veux pas venir à la soirée, Anna ?
— Je sais pas… Les examens, c'est bientôt.
Lucie hausse un sourcil et ferme le clapet de son ordinateur.
— C'est dans deux mois ! La prépa, c'est fini, tu as le droit de te détendre.
— J'ai pas mis ma vie sociale en pause pendant deux ans pour rater l'école de commerce.
Quelques étudiants lèvent la tête de leur devoir, agacés par le volume sonore de notre discussion. Lucie les ignore royalement et croise les bras sur son décolleté mis en valeur par une robe noire. Je me penche vers elle et baisse la voix.
— Quand j'aurai eu mon diplôme, je pourrai me détendre, oui. Pas avant.
— Tu parles, ensuite tu seras embauchée et tu me sortiras la même excuse. C'est maintenant qu'il faut profiter des soirées étudiantes.
Elle se radoucit et glisse une de mes mèches brunes derrière mon oreille. Le frôlement de son doigt provoque un frisson qui descend le long de ma poitrine.
Voilà où j'en suis rendu aujourd'hui, à frémir au moindre contact, comme si mon corps était en manque.
Avec Lucie, on se connait depuis le lycée et on a suivi le même cursus. Mais si elle réussissait, je ne sais comment, à rendre ses devoirs à temps et sortir régulièrement, pour ma part j'ai passé deux ans le nez collé aux révisions. Il y a bien eu quelques mecs, quand la pression devenait trop forte. Sauf que j'avais du mal à lâcher prise et leurs coups de reins étaient loin de m'envoyer au septième ciel.
— Bon, je n'insiste pas, reprends Lucie, si tu changes d'avis, c'est demain soir.
Elle ramasse ses affaires, ajoute du gloss sur ses lèvres pulpeuses et ajuste sa robe qui moule son corps tout en courbes. Lorsqu'elle se lève, le tissu couvre tout juste ses fesses et je mets une seconde de trop à détourner le regard. Elle adresse un sourire charmeur à un étudiant qui la fixe. Dès qu'elle sort, celui-ci se lève à sa poursuite, le visage rempli d'espoir.
Avec Lucie, tout est possible. Va-t-elle l'entraîner dans les toilettes pour une levrette rapide ? Se cacher à l'abri des regards pour le sucer ? Ou au contraire le faire mariner un peu ?
Je déteste l'excitation que ces images font naître dans mon ventre. Moi aussi, j'aimerais avoir son audace et son assurance, comme avant.
À la place, je réajuste le col de ma chemise et poursuis la rédaction de mon dossier, afin d'oublier sa proposition.
*
Les draps collent sur mon corps moite et je les rejette au pied du lit, énervée. Le sommeil me fuit et les paroles de Lucie flottent dans l'obscurité de ma chambre.
Elle n'a pas tort : je pense trop au travail et pas assez aux plaisirs de la vie. Et puis ce n'est pas une soirée qui va tout me faire rater. Si ?
J'attrape mon téléphone, vais dans la galerie photo et retourne à l'été de mes dix-huit ans, après le bac. On nous voit régulièrement, Lucie et moi, en bikini au bord de la piscine, en robe légère dansant avec des inconnus.
Un mélange de désir et de nostalgie remonte dans ma poitrine. Cet été-là, je couchais avec qui je voulais, quand je voulais, j'étais libre. J'adorais danser en regardant un mec qui me plaisait dans les yeux, jusqu'à sentir ses mains sur mon corps, sa queue entre mes fesses, pendant que je me trémoussais contre lui. Parfois, un audacieux caressait ma poitrine ou glissait ses doigts dans mon string, pendant que des personnes nous lorgnaient, plus ou moins discrètement.
J'adorais ça.
Cette sensation d'être désirée, désirable.
Les photos et les souvenirs défilent, jusqu'à ce que je tombe sur une qui me fait sursauter. Lucie et moi sommes seins nus, le sourire en coin, pendant que ses doigts jouent avec mes tétons. Mon ventre se liquéfie et une onde de chaleur remue mon bas-ventre. J'avais complètement oublié cette photo.
Un des mecs nous avait mis au défi de nous toucher entre nous. Après un instant de surprise, nous avions accepté. Même si l'alcool a embrouillé une partie de la soirée, je me souviens de la douceur de ses mains sur mes tétons sensibles, de l'excitation que j'avais ressenti quand j'avais empoigné sa poitrine ferme, pendant qu'elle lâchait un soupir, les paupières mi-closes. Nous nous étions arrêtés là, mais j'aurais aimé poursuivre, goûter à sa peau, la caresser, pendant qu'on se faisait prendre par nos conquêtes. Sentir une queue en moi, tout en léchant sa poitrine au galbe appétissant.
Mes fantasmes prennent le pas sur la réalité et je glisse un doigt sur mon clitoris trempé. Mon corps est déjà si tendu que l'orgasme survient presque immédiatement. Je retiens mon souffle, puis lâche un cri tandis que le plaisir me traverse par vagues.
Le corps encore tremblant, je reste allongée dans l'obscurité, le téléphone serré dans la main.
Une soirée ne va pas effacer deux années de travail. Et si j'attends toujours d'avoir terminé le prochain examen, obtenu le prochain diplôme ou décroché le prochain poste, je finirai par repousser ma vie indéfiniment.
J'en ai assez d'attendre.
Je récupère mon téléphone et avant de changer d'avis, je tape un message à mon amie :
Je serai là demain soir.
Puis, soudain épuisée, je me couche sur le côté et m'endors.
*
Le lendemain, Lucie me rejoint au réfectoire, toute excitée. Ses cheveux blonds et sa jupe, qui lui arrive en haut des cuisses, attirent les regards.
— Anna, tu as changé d'avis ! Et tu m'envoies un message à trois heures du matin, en plus.
Elle s'installe en face et me vole mon café. Je lâche un rire devant son enthousiasme.
— Cette nuit, je n'arrivais pas à dormir et je me suis souvenue de l'été de nos dix-huit ans.
Elle repose la tasse et un sourire en coin orne ses lèvres.
— Ah oui, ce fameux été.
Au ton légèrement éraillé de sa voix, je comprends qu'elle n'a pas oublié la soirée. Ni toutes les autres où on s'amusait. Ses yeux descendent brièvement vers ma poitrine avant de revenir aux miens, et mon ventre se contracte.
— Ce sera une fête un peu différente de d'habitude, poursuit-elle. Elle pourrait te plaire.
— Comment ça ?
Je fronce les sourcils et elle s'approche un peu plus.
— C'est une fête très… décomplexée, disons. J'y suis allée quelques fois et j'y ai toujours passé des moments incroyables.
Un éclat passe dans ses yeux verts et attise ma curiosité.
— Alors, ça t'intéresse ?
Je me mordille la lèvre et réfléchis. Sur ma droite, je repère un grand brun qui me reluque. Moi, pas Lucie. Alors qu'hier j'aurais détourné les yeux pour doucher ses espérances, je me surprends à lui adresser un clin d'œil. Il sourit aussitôt.
J'imagine alors ses grandes mains sur mes seins, sa bouche charnue mordant mon épaule pendant qu'il me pilonne contre le mur des toilettes. Vite, fort, de quoi assouvir le désir qui me brûle le ventre. Je serre les cuisses, toussote et reporte mon attention sur Lucie, qui n'a rien perdu de mon manège.
— Oui, ça m'intéresse, je souffle.
J'adresse un autre coup d'œil au brun, qui n'a pas bougé. Lucie me glisse :
— Il sera à la soirée, lui aussi. Crois-moi, tu ne vas pas regretter.
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Commentaires ()
Rtx42 : Pour la mise en page je suis totalement d'accord, il y a eut un bug qui cause les grands écarts entre les paragraphes. Pour le chapitre 2 normalement ce ne sera pas le cas