Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Première masturbation — Chapitre 2 · Des doigts baladeurs
Autrice
Première masturbation
Chapitre 2 · Des doigts baladeurs
Et si nous poursuivions la découverte de mon intimité ? Pour celles et ceux qui auraient manqué la première partie, j’y avais découvert la joie que pouvait me procurer ma boule de nerfs.
Pendant un certain temps, je n’ai rien fait de plus que continuer, régulièrement, le soir, seule dans mon lit, je jouais avec ce petit bouton de plaisir, et uniquement avec lui. En parallèle, j’ai cherché des moyens de m’exciter plus rapidement qu’en tâtonnant avec mes doigts. Je lisais déjà pas mal de récits érotiques sur internet, d’abord au sein d’histoires d’amour qui comportaient presque systématiquement un chapitre où les protagonistes se retrouvaient dans un lit. Autant dire que je ne manquais pas un mot de ces passages, que je me surprenais même à relire, en me concentrant sur ces chapitres plutôt que sur le reste de l’histoire. Puis j’ai commencé à viser les récits qui ne contenaient plus que ce type de scènes, celles qui me rendaient humide.
Habituée aux récits, la découverte des images, de la photographie et du cinéma fut particulière. Il y avait d’abord une petite honte lorsque je tapais "seins nus", "homme et femme s’embrassant" ou, finalement, "pénis" dans la barre de recherche. Mais on ne se défait pas de la honte liée à sa sexualité aussi facilement qu’on le devrait. Je regardais donc ces images furtivement, avant de laisser mes doigts glisser entre ma culotte et ma peau. Je me suis donc touchée devant des images, jusqu’à ce qu’un beau jour je passe le cap et regarde une succession de clichés, c’est-à-dire des vidéos. Pas n’importe lesquelles, je me sentais déjà très gênée de regarder des corps nus, ouverts au plaisir. Je consommais surtout des vidéos de femmes qui se masturbaient, comme moi. J’ai ainsi pu essayer et découvrir de nombreuses « techniques » pour titiller et réveiller mon clitoris, et trouver des moyens de jouir bien plus vite. Mais dans ces vidéos, les femmes ne se contentaient pas de se caresser le bourgeon érectile, elles utilisaient aussi leurs doigts pour se pénétrer.
Autant dire que cela m’a donné des idées. Pourtant, l’esprit embrumé par le puritanisme, je n’osais sous aucun prétexte m’approcher de mon entrée, par peur de « déchirer » une partie de moi que certains considèrent comme très importante (alors qu’avec toute la gymnastique que j’avais pratiquée, il ne devait plus en rester grand-chose). À force de regarder ces femmes se faire du bien, et surtout d’y prendre tant de plaisir, l’idée a toutefois commencé à germer dans mon esprit, déjà très tourné vers le plaisir. Mais je n’étais pas encore tout à fait prête à me laisser dériver vers cela.
Jusqu’au jour où j’ai découvert les audios érotiques, non plus de simples histoires, mais des hommes et des femmes qui nous guident dans notre masturbation, par des ordres soulignés d’une voix sensuelle et autoritaire. Ce fut irrésistible. J’y ai pensé de plus en plus, et je me sentais frustrée lorsque ces voix me demandaient de glisser mes doigts dans mon entrejambe brûlant et réclamant, et que je refusais. De plus, en naviguant sur des sites pornographiques, je suis tombée sur une vidéo de masturbation féminine avec instructions : la combinaison visuelle et auditive parfaite pour moi. J’ai retenu le titre de la vidéo ainsi que le nom de sa créatrice. Et après quelques jours à y penser, je suis enfin passée à l’acte.
Un soir, comme bien souvent pour mes séances de plaisir solitaire, j’ai commencé par caresser mes petites lèvres, d’abord celle de gauche, puis celle de droite, en bas, au niveau de leur jonction, puis en remontant vers mon clitoris, sensible et déjà gonflé par les idées que j’avais en tête pour cette séance particulière. Je l’ai caressé longuement, de quoi rendre ma vulve plus humide et glissante. Une fois suffisamment brûlante à mon goût, j’ai attrapé mon téléphone, activé la navigation privée et retrouvé cette délicieuse vidéo.
Elle était assise sur une chaise, moi allongée dans mon lit, elle entièrement nue, moi en t-shirt de pyjama, ma culotte et mon bas en boule au pied du lit, elle confiante, moi déterminée. J’ai suivi ses premières instructions, qui ne semblaient être qu’un replay de ce que je venais de faire : titiller son clitoris, le décapuchonner et s’exciter pour faire gonfler ses lèvres et son clitoris jusqu’à être trempée. Puis elle a laissé ses doigts glisser vers le bas, et les miens ont suivi naturellement pour appuyer doucement sur mon entrée, y faire de petits cercles et y créer une pression sur cet endroit palpitant. À ce stade, mon cœur et ma respiration étaient bien rapides, signes de mon excitation et de mon impatience.
Puis, suivant mot pour mot les conseils de l’actrice, j’ai commencé à enfoncer mon index dans mon vagin serré, juste la pointe, rien de plus, et à le ressortir presque aussitôt. J’ai recommencé, cette fois un tout petit peu plus profondément dans ma chair inexplorée. J’étais plus troublée par le geste que par la sensation elle-même. Une fois commencé, je ne pouvais plus m’arrêter, galvanisée par ses instructions et par son corps, qui vivait exactement la même chose que le mien. Au bout de longs va-et-vient, et sans vraiment m’en rendre compte, mon doigt s’est retrouvé complètement enfoncé en moi, ce qui a provoqué un léger tressaillement de mon bouton d’amour, sorti et dressé. Toujours avec cette voix envoûtante dans les oreilles, j’ai laissé reposer mon doigt, désormais chaud, contre mes parois, pour laisser mon autre main venir s’occuper de mon clitoris. Tandis que mon index et mon majeur dessinaient des cercles sur cette zone particulièrement sensible, j’ai laissé mon doigt explorer l’intérieur, tâtonner au fond de moi, toucher mes parois lisses, brûlantes et lubrifiées. Comme le conseillait l’actrice, j’ai essayé de faire un mouvement de crochet pour frotter mes parois et les écarter un peu, elles qui étaient si serrées s’ouvraient d’elles-mêmes pour mon doigt. L’excitation de ce que je faisais, mêlée à l’impression de commettre quelque chose de tabou et d’interdit, ne faisait que l’accentuer. Je sentais ma mouille couler sur le reste de ma main restée à l’extérieur. Mon clitoris durcissait de plus en plus, et le plaisir montait en moi comme une vague brusque et indomptable. C’est ainsi que j’ai atteint l’orgasme ce soir-là. Un doigt en moi, qui caressait mes chairs intimes, et les autres qui jouaient habilement avec l’une des zones les plus innervées de mon corps.
Cet orgasme a ouvert la porte à bien d’autres, et m’a fait comprendre qu’il valait mieux se laisser guider par le plaisir que par le puritanisme.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'autrice en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'autrice : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()