Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mes aventures en glory hole — Chapitre 3 · Doutes et masturbation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mes aventures en glory hole
Chapitre 3 · Doutes et masturbation
Quelques jours s'étaient écoulés depuis ma seconde visite.
J'étais seule dans mon petit studio et au bord de la crise d'angoisse. Je regrettais tout. Des pensées de doute, de regret, de haine de soi et de honte étouffaient mon esprit.
En trois jours, j'ai pris huit douches parce que je me sentais horriblement sale. Et à chaque fois, cela finissait par moi qui me laissais glisser par terre, les genoux repliés contre mon torse et la tête enfouie dedans à pleurer.
Je ne regrettais pas d'avoir fait ce que j'avais fait, je ne reprochais rien aux hommes à qui j'avais donné du plaisir, ce que je me reprochais, c'était d'avoir ces envies-là en moi. D'être impure, dévergondée.
En trois jours, j'ai pris huit douches parce que je me sentais horriblement sale. Et à chaque fois, cela finissait par moi qui me laissais glisser par terre, les genoux repliés contre mon torse et la tête enfouie dedans à pleurer.
Je ne regrettais pas d'avoir fait ce que j'avais fait, je ne reprochais rien aux hommes à qui j'avais donné du plaisir, ce que je me reprochais, c'était d'avoir ces envies-là en moi. D'être impure, dévergondée.
J'ai passé des heures à rester dans mon lit à ne rien faire d'autre que pleurer et fixer le plafond. "Comment ai-je pu faire ce que j'ai fait ? Comment ai-je pu en tirer autant de plaisir ? Pourquoi suis-je comme ça ?", étaient les questions que je me répétais en boucle.
J'étais sur le point de tomber dans un abîme dangereux qu'on appelle dépression.
Les jours suivants n'étaient guère meilleurs. Réveil, études, job étudiant, et broyer du noir dans mon appartement.
Je finis par tomber malade, rien de grave, une simple grippe, mais qui me forçait à rester chez moi.
On aurait pu croire que cela allait empirer ma situation, mais ce fut tout le contraire.
J'étais sur le point de tomber dans un abîme dangereux qu'on appelle dépression.
Les jours suivants n'étaient guère meilleurs. Réveil, études, job étudiant, et broyer du noir dans mon appartement.
Je finis par tomber malade, rien de grave, une simple grippe, mais qui me forçait à rester chez moi.
On aurait pu croire que cela allait empirer ma situation, mais ce fut tout le contraire.
Les symptômes étaient les habituels de la grippe : fièvre, mal de crâne, fatigue et courbature, nez bouché et mal de gorge. À cause de la fièvre, j'étais grelottante et envahie par le froid et je dormais toute la journée avec le chauffage, emmitouflée dans plusieurs couches de vêtements et sous un plaid et une couverture.
Je me réveillais, à moitié, somnolente, sans aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, la nuit ou le jour, je n'en avais pas la moindre idée. J'étais trempée de sueur et j'étouffais sous la chaleur. Immédiatement, j'enlevai mon pantalon de jogging très épais et mis sur le côté les plaids et les couvertures et me couchai sur le côté. Les jambes nues, en culotte grise confortable qui me rentrait légèrement entre les fesses et avec d'épaisses chaussettes, j'étais luisante et ruisselante de transpiration. Je n'ouvris pas les yeux, je restai allongée. La situation était très agréable, la chaleur, la moiteur, je me sentais bien malgré la fièvre. Je passai une main sur l'une de mes fesses, elle glissa toute seule sur la transpiration.
J'avais encore trop chaud, ma main gauche remonta pour enlever l'écharpe en laine avec laquelle je dormais. Une fois enlevée, je passai ma main sur mon front. Mon mal de crâne était devenu supportable, mais était toujours présent. Ma main descendit de mon front vers ma bouche et, toujours somnolente, inconsciemment, je commençai à lécher la sueur de mes doigts, puis à sucer délicatement mon pouce.
La moiteur m'avait excitée, dès cet instant, malgré mon esprit à moitié déconnecté, je savais que j'avais envie de me faire du bien. Je ne m'étais pas caressée depuis ma visite dans ce gloryhole, je n'avais pas même eu des pensées érotiques en une semaine.
Allongée sur le côté, mon pouce ainsi que le reste de ma main redescendirent vers ma fesse et ma cuisse. Du bout des ongles, je les caressais, je descendis de ma fesse vers le haut de ma cuisse en dessinant de petits cercles avec mes doigts. Un frisson me parcourut, et ce n'était pas dû à la fièvre. Mes caresses continuaient et mon autre main alla près de ma bouche. Puis glissèrent mon index et mon majeur dans ma bouche pour que je les lèche. J'avais l'impression de ne pas les contrôler, dans ma fièvre et l'état de sommeil dans lequel j'étais, mes gestes se faisaient machinalement, sans avoir l'intention de les effectuer. Mes mains avaient en quelque sorte basculé en pilote automatique.
Je suçotais mon index et mon majeur, toujours en ayant les yeux fermés. Une fois humides de salive, ils descendirent vers mon entrejambe. Mes deux doigts se sont glissés entre mes cuisses et à travers ma culotte frottaient mes lèvres. Du clitoris jusqu'au bout de ma vulve, ils glissaient en alternant les passages à l'extérieur de mes lèvres et entre elles. Ma respiration s'accéléra et je raclai ma gorge pour retenir les premiers gémissements. Le mouvement de main alla de plus en plus vite, et mit plus de pression sur mes lèvres. Je commençai à me déhancher et à bouger mon bassin, et me frotter à mes doigts. Mes doigts et ma main droite remontèrent vers ma bouche pour que je les lèche à nouveau. Chacun des doigts devait être sucé, un par un. Ma main gauche tapotait mon clitoris à travers ma culotte.
Mes doigts humides retournèrent vers ma vulve, cette fois avec l'intention de la pénétrer. Ma culotte a rapidement été écartée sur le côté de mes lèvres encore fermées et mon majeur les sépara, elles étaient trempées de mouille et de sueur, mon doigt rentra facilement dans mon vagin. Pas profond, simplement la première phalange, mais ce fut suffisamment stimulant pour m'arracher mon premier couinement. Il suffit de quelques va-et-vient pour que j'aie envie de l'avoir plus profond.
Toujours couchée sur le côté, je relevai ma jambe et ma main gauche se saisit de ma culotte pour l'écarter complètement. Mon majeur s'enfonça plus profondément, un nouveau cri de ma part. Ma main droite devenait frénétique, elle me pénétrait, glissait deux doigts le long de mes lèvres, secouait mon clitoris ou s'étalait entièrement sur ma vulve pour la frotter et être imbibée de mouille. Cela a duré plusieurs minutes, dans un silence seulement brisé par ma respiration, et les bruits de succion étaient de plus en plus audibles.
Ma jambe levée commençait à me faire mal. Je la rebaissai et coinçai ma main droite entre mes cuisses serrées, contre ma chatte. Seuls mes doigts pouvaient bouger, ma main droite me doigtait et ma main gauche agrippa et griffa légèrement mes fesses. Je me pénétrai avec un deuxième doigt, mon majeur et mon annulaire pénétrèrent mon trou. Je gémissais à chaque mouvement de doigts, ma main gauche commença à me fesser. Des fessées fortes, je me sentis rougir dès la troisième et sentis la chaleur sur mes fesses. Au bout de quelques minutes, je fus secouée par un orgasme intense. Impossible de contenir le long râle bruyant qui brisait le silence.
Je respirai fort, mes cheveux étaient devant mon visage et je me rendis compte que j'avais commencé à les mâchouiller inconsciemment. Je n'étais pas rassasiée, il fallait que je continue. Je me couchai sur le dos, enlevai ma culotte, remontai mon pull et écartai mes cuisses. Mon sexe ainsi que mes seins étaient libérés, exposés. J'étais évidemment seule chez moi, mais dans ma fièvre et dans mon excitation, j'imaginais qu'ils étaient visibles à la vue de tous. Ma chatte était lisse, les lèvres roses et dégoulinantes de mouille. Mes tétons pointaient et s'étaient durcis dans l'excitation.
Je passai ma main droite dessus et entre les lèvres pour l'imbiber, et m'étalai mon jus sur le visage, puis léchai mes doigts. J'y réintroduisis mon majeur, il y glissa tout seul. Mon autre main glissa sous mon pull et se saisit de mon sein gauche, le malaxa, joua avec mon téton en le pinçant légèrement. Ma main droite arrêta la pénétration, et glissa vers mon clitoris, ma main à plat et commença à la frotter à toute vitesse. Tout l'intérieur de mes cuisses était luisant et glissant, je ne contrôlais plus rien, je récoltais ma cyprine pour l'étaler sur mon corps, mes seins et mon visage. Frénétiquement, je tapotais sur mon clitoris, le frottais, le pinçais, avec insistance. Je gémissais, m'agitais, tremblais, me déhanchais pour danser du bassin sur mes doigts. Je me rapprochais de mon deuxième orgasme.
L'intensité de ma transe me faisait imaginer des obscénités, je fantasmais des hommes autour de mon lit, se masturbant sur moi, m'éclaboussant de foutre et que je nettoyais une fois qu'ils avaient éjaculé. Je me doigtais en ouvrant la bouche, imaginant sucer des hommes. Le plaisir fut si intense que j'ai frôlé de m'évanouir.
Haletante, épuisée, de la cyprine sur le visage et le corps, j'avais envie de rester comme ça pour l'éternité.
Une dizaine de minutes s'écoulèrent et mon esprit et mes pensées semblaient à nouveau cohérents et plus dans ce délire érotique qui m'avait possédée. Je repensais calmement à mes ébats dans cette cabine. Je venais d'avoir la séance de masturbation la plus intense de ma vie. Quand le plaisir et l'excitation arrivaient vers leurs apogées, je m'imaginais en train de sucer des inconnus. J'ai finalement fait preuve de pragmatisme et arrivai à cette conclusion : « Je prends du plaisir à offrir ma bouche, à faire des fellations à des inconnus que je ne vois pas. Je ne veux pas plus, je ne veux pas autre chose. Ma sexualité est différente, bizarre sûrement pour la plupart, mais je n'en aurai plus honte. »
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Commentaires ()
Merci pour ce dernier chapitre et content pour vous que vous ayez (re)trouvé votre équilibre émotionnel et érotique
Il y a beaucoup de questions que l’on peut se poser sur l’attrait, l’aspect moral du gloryhole, sur le jugement appliqué aux personnes qui pratiquent de la part de celles qui ne pratiquent pas ou qui parfois jugent mais en profitent.
Bref, pas mal de questions en suspens, comme, est-ce ;
- le refus de la pénétration? refus d’être passive?
- le pouvoir de garder le contrôle ?
- une manière d’éviter le regard et le jugement de l’autre, en particulier, si on est introverti ?
- l’attrait du pénis poussé à son paroxysme? on ne s’intéresse qu’au sexe et à l’éjaculation
- le côté extrême ? Les éjaculations à la chaine, jusqu’à ce que la machoire devienne douloureuse
- lié au fétichisme, à l’exhib/voyeurisme, au candaulisme, au masochisme ( sensation de se sentir souillée) ?
- du vice, de l’égoisme, de l’impureté ?
- simplement mal ?
Voilà bien des questions que ton texte suscite ainsi que des termes qui mériteraient d’être mieux définis. Au final, tout ceci, demanderait un débat plus approfondi … rire!
Merci pour ton récit Alice, moi qui suis très cérébrale, je me suis totalement projetée dans ce que tu as raconté.
Et tu écris toujours si bien.
Merci à vous.
Un texte littéraire.