Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Louison — Chapitre 1 · La découverte
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Louison
Chapitre 1 · La découverte
— Tu vas voir, c'est fantastique. Tu planques ça dans ta voiture et tu sais toujours où elle se trouve. Si on te la vole, hop, direct, tu la localises et tu la récupères...
C'est mon pote Bruno qui me vante sa dernière trouvaille : l'AirTag. Pas con, ça ne coûte rien et c'est vrai que si on me vole la voiture, c'est pratique, même si, de ma vie, on ne m'a jamais volé de voiture.
— T'as jamais perdu ta voiture sur un parking IKEA ? insiste-t-il. — Ben là encore, pas de souci, tu la retrouves.
Devant l'insistance de Bruno, j'en commande deux, selon le principe « qu'on sait jamais. »
Moi, je suis Antoine, quarante-cinq ans, marié, deux enfants, un en Australie et Emma, dix-neuf ans, toujours à la maison. Assez grand (un mètre quatre-vingt-cinq) j'essaie de m'entretenir en faisant du sport régulièrement et sans me vanter, j'ai mes petits succès. Je suis agent immobilier. Et donc le week-end suivant, installation de l'AirTag caché dans ma chère Volvo, et on l'oublie... Les mois se passent.
Onze juin, vingt et une heures, foot Mexique Afrique du Sud, je suis collé devant la télé.
— Chérie, je sors avec ma copine Charlotte et j'emmène Emma à une fête, on ne rentrera pas tard.
— OK mon amour, moi, je ne bouge pas, dis-je en riant... Et Emma, sois sage, pas de connerie.
— Oui, papa comme d'hab, allez bon match.
— OK mon amour, moi, je ne bouge pas, dis-je en riant... Et Emma, sois sage, pas de connerie.
— Oui, papa comme d'hab, allez bon match.
Que je vous présente mon amour. Louison, quarante-quatre ans, grande (un mètre soixante-dix), cheveux châtains aux épaules, sportive, soixante-quatre kilos et un bon quatre-vingt-dix B/C, une silhouette de rêve dont je suis très fier même si je n'y suis pour rien. On adore courir ensemble le week-end. Une sportive qui entretient son corps. Des grandes jambes, des fesses fermes. Pour résumer, une belle femme. Emma lui ressemble beaucoup bien que blonde « vénitienne », un peu plus petite que sa mère, sportive elle aussi et mince, mais avec un bon quatre-vingt-dix E qui la complexe un peu. Je m'en rends compte maintenant, deux très jolies femmes qui attirent les regards. Louison et moi, on se connaît depuis le lycée et notre vie est devenue une routine pépère, j'avoue.
Le match n'est pas passionnant et à la mi-temps, par curiosité, je prends mon téléphone et mon application pour localiser la voiture. Voir si ça fonctionne quoi. Par désœuvrement.
— Merde !! Punaise, on a volé la voiture !!! Elle se trouve, d'après l'AirTag, à une trentaine de kilomètres dans une petite zone artisanale. Prenant mon courage à deux mains et la petite voiture de ma femme, me voilà parti en mode détective pour retrouver ma chère voiture. Ma Volvo !! Je suis les indications du GPS avec application et j'arrive dans un petit parking discret. Quelques voitures, dont la mienne, sont garées... j'en fais le tour, pas d'effraction, et je vois un homme se diriger vers moi... Banal, monsieur Toutlemonde — elles sont au fond là-bas, derrière les containers. Bonne soirée mec, vraiment ça vaut le coup. Il monte dans une des voitures et il démarre.
Je suis resté figé, une chape de béton me tombe sur les épaules, j'envisage sans comprendre, et mécaniquement, je me dirige vers les containers, mon corps tremble de toute part, mon esprit vide, le souffle court, j'avance groggy, mécanique.
Puis il y a cette voix masculine : — Allez, profite, elle est bonne et elle adore ça... J'hésite au bord du malaise, craignant le pire, et je passe la tête sur le côté du container.
Louison a les fesses posées sur une table de pique-nique, cambrée en arrière, robe ouverte, nue et devant elle un homme massif est en train de la baiser. Elle a une main posée sur sa nuque. Lui, short sur les chevilles, se déchaîne. On voit ses fesses se contracter à chaque mouvement et la poitrine de ma femme suivre le même mouvement sous les coups de boutoir.
Il a ses grosses mains sur les cuisses de Louison et y va comme un bourrin. On entend le claquement de leurs bassins qui se cognent. L'homme qui a parlé semble là comme spectateur, ou peut-être a-t-il déjà consommé, je ne sais pas. Son regard se tourne un peu dans une direction qu'il me cache de son corps... Visiblement, l'amant de Louison vient de se vider dans un râle bestial. Il reste en elle puis se retire, enlève la capote et remet son short. — T'es vraiment super bonne. De sa grosse main, il caresse un sein de ma femme qui se laisse faire en souriant.
— J'arrive, j'ai bientôt fini, dit une troisième voix sortie de nulle part. Et là, un choc me paralyse... Le spectateur s'est décalé et je découvre Emma à genoux devant ce troisième homme, torse nu, et qui le pompe. L'homme a sa main sur sa tête. — Oui, vas-y avale tout. Il se cambre, je ferme les yeux.
Je suis tétanisé, collé au container, le cœur à cent à l'heure. Au bout d'une ou deux minutes, les hommes passent devant moi sans me prêter attention... Ils rigolent... — Putain de bon plan... Comme un zombie, je retourne à la voiture incapable de démarrer. Une minute, deux minutes, trois minutes. — Mais qu'est-ce que tu fais là ??? La voix de Louison claque. Je les regarde comme un con...
Elles montent dans la voiture. Le silence s'installe long, lourd, interminable.
— Ça va mon chéri ? T'es tout pâle...
— Bon, on ne va pas rester là non plus Emma, tu prends ma voiture, je file avec papa.
— Ça va mon chéri ? T'es tout pâle...
— Bon, on ne va pas rester là non plus Emma, tu prends ma voiture, je file avec papa.
Les kilomètres défilent, les images dans ma tête aussi.
— Tu m'expliques ? dis-je au bout de dix longues minutes.
— Tu m'expliques ? dis-je au bout de dix longues minutes.
— T'expliquer quoi ? T'as vu non. Je vais nier. Je vais me faire sauter par des inconnus certains soirs. Pas grand-chose à en dire...
— Comment ça ?? Mais... Tu fais ça souvent.
— Tu sais, c'est un peu ta faute, mon chéri.
— Ma faute ??
— Tu te souviens de Cindy, ta « secrétaire » ?? Tu étais sous la douche, ton téléphone a vibré, j'ai regardé. Oh, je me souviens très bien — dépêche-toi mon chéri, j'ai envie de ta queue... — Explicite non ? Merde, je l'avais oubliée, celle-là...
— Tu sais, c'est un peu ta faute, mon chéri.
— Ma faute ??
— Tu te souviens de Cindy, ta « secrétaire » ?? Tu étais sous la douche, ton téléphone a vibré, j'ai regardé. Oh, je me souviens très bien — dépêche-toi mon chéri, j'ai envie de ta queue... — Explicite non ? Merde, je l'avais oubliée, celle-là...
— Furieuse, j'ai pris la voiture pour faire un tour, je voulais te tuer... À la place, je suis tombée sur un mec charmant, il voulait se faire sucer, je me suis dit que je te devais bien ça. Et, j'y ai pris goût, alors de temps en temps...
— Putain, tu fais ça depuis deux ans ??? Mais Emma.
— Ah, ça mon chéri c'est une autre histoire.
— Ah, ça mon chéri c'est une autre histoire.
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