La dernière séance — Chapitre 1 · Une histoire ondes de peau
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L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.
Le rythme des dialogues est redoutable — chaque réplique fait mouche, et on sent la complicité qui s'installe presque malgré les personnages. L'auteur a un vrai sens du décor : un cinéma vide la nuit, ça devient presque un personnage à part entière. La tension entre professionnalisme et désir est tenue avec beaucoup de finesse, sans jamais forcer. Une très belle surprise.
La dernière séance
Chapitre 1 · Une histoire ondes de peau
Je relevai les yeux. Et merde. Grande. Blonde. Cheveux attachés en queue-de-cheval. Jean noir, baskets blanches, chemisier clair sous une veste sombre. Pas vraiment mon style habituel. Enfin... C'est ce que je pensais avant qu'elle me sourie.
— Clara. Je reste avec vous cette nuit.
— Vous êtes condamnée jusqu'à la fin ?
— Apparemment.
Elle regarda mes deux grosses valises.
— Tout ça pour écouter un film ?
— Si seulement.
Elle attrapa une poignée.
— Donnez-moi ça.
— Ça pèse trente kilos.
Elle tira. La valise bougea de trois centimètres. Elle la lâcha. Me regarda.
— D'accord.
— Je vous avais prévenue.
— Je vérifiais.
Premier sourire. Je sentis que la nuit allait être longue.
— J'ai quelques heures devant moi.
— Ce n'est pas une raison pour vous empoisonner.
Elle disparut derrière le comptoir. Revint deux minutes plus tard avec une tasse.
— Essayez.
Je bus. Vrai café. Je relevai les yeux.
— Je retire ce que j'ai pensé sur vous.
— Qu'est-ce que vous aviez pensé ?
— Que vous étiez uniquement là pour vérifier que je ne casse rien.
— Ah non.
Elle s'assit en face de moi.
— Je dois aussi vérifier que vous ne volez pas les fauteuils.
Je regardai autour de moi.
— Ils ne rentrent pas dans ma voiture.
— Vous avez déjà essayé ?
— Secret professionnel.
Elle rit. Le cinéma se vidait progressivement. Une famille. Un couple. Quelques adolescents. Puis plus personne. Les dernières portes se refermèrent. Et soudain... Silence. Un complexe entier. Plusieurs centaines de fauteuils. Deux personnes. Clara regarda autour d'elle.
— C'est là que c'est le mieux.
— Ça fait surtout film d'horreur.
— Merci. Très rassurant.
— Vous avez peur ?
— Absolument pas.
Elle me regarda.
— Menteur.
— Rien.
— C'est long ?
— Oui.
— Passionnant.
Je lançai la première séquence. Le bruit rose remplit brutalement la salle. Elle sursauta. Je me retournai.
— C'est affreux.
— Ça, c'est mon quotidien.
— Vous avez vraiment choisi un métier étrange.
Je changeai le microphone de place. Nouvelle séquence. Puis encore une. Une heure passa. Clara finit par retirer sa veste. La posa sur le fauteuil voisin. Chemisier clair. Manches retroussées. Elle me regardait parfois traverser la salle. Et elle voyait parfaitement que j'avais remarqué. Très bien. On allait rester professionnels.
Elle vint s'asseoir à côté de moi. La salle était presque entièrement noire. Seulement la lumière mouvante de l'écran. Bleu. Puis orange. Puis noir. Une explosion. Le fauteuil vibra légèrement sous nous. Elle tourna la tête.
— Oui.
— Et vous aimez ?
— Quand c'est bien réglé.
Elle se pencha légèrement.
— Et là ?
Je regardai l'écran. Puis elle.
— Là, c'est plutôt bien.
Son sourire apparut dans la lumière du film.
— Moi aussi.
Elle rit doucement. Nos bras se touchèrent sur l'accoudoir. Aucun de nous ne bougea. Il y avait quelque chose d'absurde à être aussi proches alors que trois cents autres fauteuils étaient disponibles autour de nous. Son parfum. Sa chaleur. La lumière qui changeait constamment sur son visage. Elle murmura :
— J'essaie.
— Ça a l'air fatigant.
— Très.
Elle rapprocha légèrement son visage.
— Vous devriez faire une pause.
Je tournai la tête.
— C'est une proposition professionnelle ?
— Pas vraiment.
Son visage était à quelques centimètres. Je pourrais me lever. Retourner vers l'ordinateur. Faire ce que j'étais venu faire. C'est probablement ce que je devrais faire. Elle regarda mes lèvres. Puis mes yeux. Et m'embrassa. Doucement. Un premier contact très court. Elle recula. Comme si elle voulait voir ce que j'en faisais. Je la regardai. Puis posai une main derrière sa nuque et l'attirai de nouveau. Cette fois, le baiser dura. Sa main vint sur mon torse. La mienne trouva sa taille. L'écran continuait de projeter derrière elle des images que ni l'un ni l'autre ne regardait. Elle sourit contre ma bouche.
— Quoi ?
— Vous avez l'air moins sérieux.
— Vous perturbez les conditions d'essai.
— Je vais essayer de vivre avec.
Elle m'embrassa encore. Et soudain l'écran devint presque entièrement blanc. La salle s'illumina. Nous nous séparâmes instinctivement. Nous regardâmes l'écran. Puis l'un l'autre. Et éclatâmes de rire.
— Il n'y a personne.
— Heureusement.
L'image redevint sombre. Elle posa une main sur ma cuisse.
— Où ?
Elle se leva.
— Plus haut.
— Pourquoi ?
Elle se retourna dans l'escalier.
— Parce que tu as choisi les pires places de la salle.
Je remarquai le tutoiement. Elle aussi probablement. Mais aucun de nous ne revint dessus. Je la suivis. Dernier rang. Elle s'installa au centre. Posa les pieds sur le dossier devant elle.
— Tu fais souvent ça dans ton cinéma ?
— Je suis la directrice.
— Ce n'est pas une réponse.
— Exactement.
Je m'assis à côté d'elle. Elle regarda quelques secondes le film. Puis tourna le visage vers moi.
— Non.
— Personne ne peut me dire de ne pas mettre les pieds sur les sièges.
Je ris.
— Une vraie rebelle.
— Tu te moques ?
— Un peu.
Elle se rapprocha.
— Pourquoi ?
— Parce que maintenant j'ai envie de te faire taire.
— Comment ?
Elle m'embrassa. Cette fois, elle ne resta pas sagement dans son fauteuil. Elle vint contre moi. Presque sur mes genoux. Je posai les mains sur ses hanches. Elle entoura mon cou de ses bras. Son genou heurta l'accoudoir. Elle grimaça. Puis rit contre mes lèvres.
— C'est toi qui as choisi les places.
— Alors viens.
Elle se leva. Prend ma main. Nous descendîmes quelques rangées. Puis elle s'arrêta au milieu de l'allée. M'attira de nouveau. La lumière de l'écran traversait son visage par intermittence. Bleu. Noir. Rouge. Puis presque blanc. À chaque changement de plan, j'avais l'impression de la redécouvrir. Ses cheveux blonds étaient maintenant détachés. Je ne sais même pas exactement quand elle avait retiré son élastique. Ils tombaient sur ses épaules. Ses joues étaient légèrement rouges. Son sourire n'avait plus rien de professionnel. Elle recula jusqu'à un fauteuil. S'assit. M'attira entre ses jambes. Ses mains passèrent sous mon t-shirt. Je sentis ses doigts dans mon dos. Puis ses lèvres contre mon ventre. Je baissai les yeux. Elle leva les siens.
— Rien.
— Tu me regardes.
— Beaucoup.
— Tant mieux.
Elle revint vers moi. Nos bouches se retrouvèrent. Et nous repartîmes. Une autre rangée. Quelques marches plus bas. Comme si nous étions incapables de rester au même endroit. Plus nous descendions vers l'écran, plus l'idée devenait absurde. Et plus elle nous plaisait. La salle paraissait immense derrière nous. Vide. Normalement remplie de gens. Clara abandonna sa veste quelque part au passage. Mon t-shirt finit sur un fauteuil quelques rangées plus bas. Elle le regarda tomber.
— On improvisera.
— Très professionnel.
— Arrête avec ça.
Elle sourit.
— Enfin.
Nous arrivâmes à la première rangée. Puis dans l'espace vide juste devant l'écran. Clara leva la tête. Des visages hauts de plusieurs mètres passaient au-dessus de nous. Je la regardai.
Elle observa l'écran. Puis moi.
— Là...
Elle vint contre moi.
— C'est parfait.
Elle m'embrassa. Et cette fois, nous ne repartîmes pas. La lumière du film glissait sur sa peau. Nos ombres apparaissaient parfois derrière nous. Immenses. Déformées. Elle les remarqua. Éclata de rire.
Je tournai la tête. Nos silhouettes couvraient une partie de l'écran.
— On ruine complètement le film.
— Il est nul de toute façon.
— Tu es directrice du cinéma.
— Je n'ai pas dit que j'aimais tous les films.
Elle me ramena vers elle. Le rire disparut progressivement. Nos baisers devinrent plus longs. Mes mains parcoururent son dos. Sa taille. Ses hanches. Les siennes ne furent pas plus sages. Tout devint moins ordonné. Plus chaud. Plus instinctif. Nous ne cherchions même plus à savoir qui entraînait l'autre. Elle me fit reculer. Je la ramenai. Elle tourna entre mes bras. Puis revint immédiatement contre moi. Nous rîmes encore une fois. Puis plus du tout.
— Oui.
Elle garda ses yeux dans les miens.
— Continue.
Alors je continuai. L'immense écran derrière elle. Les centaines de fauteuils vides. Cette impression parfaitement irrationnelle que nous pourrions être vus alors qu'il n'y avait personne. Et quelque chose dans cette contradiction nous fit complètement déborder. Je sentis son corps se tendre contre le mien. Sa bouche près de mon oreille. Ses doigts dans mon dos. Elle murmura mon prénom. Une première fois. Puis encore. Nos gestes devinrent plus pressés. Nos respirations prirent progressivement plus de place que la bande-son. Clara s'accrocha à mes épaules. Je la serrai davantage. Elle ferma les yeux. Le rythme devint instinctif. Évident. Celui qu'on ne cherche plus. Celui qui s'impose simplement lorsqu'on cesse enfin de réfléchir. Elle laissa échapper un son contre mon cou. Puis releva les yeux. Je vis exactement ce qui était en train de lui arriver. Et je n'étais pas loin derrière. Tout était au bon endroit. La façon dont elle revenait vers moi. Ses mains. Son souffle. Le rythme qui accélérait encore. Je sentis son corps commencer à trembler. Un premier frisson. Puis un autre. Ses doigts se crispèrent. Elle enfouit son visage dans mon épaule. J'étais moi-même beaucoup trop loin maintenant pour ralentir. Encore quelques secondes. Peut-être moins. Et puis...
Une porte s'ouvrit tout en haut de la salle. Nous nous séparâmes à une vitesse remarquable.
Clara récupéra son chemisier. Je cherchai mon t-shirt.
— C'est qui ?
— J'en sais rien !
— C'est ton cinéma !
— Justement !
Une silhouette apparut en haut des marches.
Elle ferma les yeux.
— Oh non.
— Qui ?
— Le projectionniste.
— Il n'était pas parti ?
— Si !
Nous remontâmes en catastrophe entre les rangées. Je récupérai mon t-shirt sur un fauteuil. Elle chercha sa veste. La salle entière était éclairée comme un bloc opératoire. Impossible de faire plus discret.
— J'en sais rien !
— Clara ?
Elle prit une longue inspiration. Se redressa. Et, d'un seul coup, la directrice du cinéma réapparut. Enfin... À peu près. Cheveux en bataille. Joues rouges. Chemisier reboutonné dans l'urgence. Mais directrice.
Le projectionniste descendit quelques marches. Un type d'une vingtaine d'années. Il regarda Clara. Puis moi. Puis Clara. Petit silence.
— Ah.
— Et j'ai vu que la salle s'était rallumée, alors je suis venu voir.
Clara acquiesça avec un sérieux admirable.
Je la regardai. Elle évita soigneusement mes yeux.
Je baissai immédiatement la tête. Parce que si je la regardais maintenant, j'allais rire. Le projectionniste regarda mon matériel quelques rangées plus haut. Puis moi. Puis Clara. Puis l'écran. Il réfléchissait probablement à la raison pour laquelle des mesures acoustiques nécessitaient deux adultes à moitié rhabillés devant un écran à deux heures du matin. Mais il possédait manifestement une qualité rare. Il ne posa pas de question.
— Merci.
— Bonne nuit.
— Bonne nuit.
Il remonta quelques marches. Puis s'arrêta.
Clara hésita.
— D'accord.
La porte se referma. Silence. Nous restâmes immobiles. Une seconde. Deux. Je tournai la tête vers Clara. Elle me regarda. Et nous éclatâmes de rire. Un vrai fou rire. Nerveux. Complètement incontrôlable. Elle cacha son visage dans ses mains.
— Les mesures acoustiques ?
— J'ai paniqué !
— C'était très crédible.
— Ta gueule.
— Surtout devant l'écran.
Elle me frappa sur le bras.
Je ris encore. Elle aussi. Puis progressivement... le rire disparut. Parce que quelque chose venait de se casser. Pas le désir. Il était toujours là. Peut-être même davantage. Mais cette bulle dans laquelle nous étions venait d'exploser. La salle était beaucoup trop claire. Nous étions rhabillés. Un type venait de nous surprendre. Et soudain, tout paraissait plus réel. Clara remit correctement son chemisier. Je récupérai mes affaires. Je pourrais l'embrasser. Elle pourrait reprendre ma main. Nous pourrions éteindre la salle et retourner exactement là où nous étions. Je pense que nous y pensons tous les deux. Elle me regarda. Je fis un pas. Puis je vis quelque chose. Un reflet sur sa main gauche. Petit. Doré. Je m'arrêtai. Une alliance. Simple. Fine. Mais une alliance. Je fixai probablement sa main une seconde de trop. Clara suivit mon regard. Elle baissa les yeux. Et son visage changea. Complètement. Plus de rire. Plus de gêne amusée. Elle regarda sa propre main. Puis passa instinctivement le pouce sur l'anneau. Lorsque ses yeux revinrent vers moi, nous savions tous les deux que la nuit venait de prendre une autre direction.
Elle secoua doucement la tête.
— Je sais.
Silence.
Je regardai encore son alliance. Puis elle.
— Je savais pas.
— Je sais.
Elle inspira.
— J'aurais dû te le dire.
Je pourrais demander depuis combien de temps elle est mariée. Si elle est heureuse. Si son couple va mal. Si elle fait souvent ça. Pourquoi moi. Pourquoi ce soir. Toutes ces questions qu'on pose lorsqu'on cherche une justification qui permettrait de revenir quelques minutes en arrière. Mais aucune réponse ne changerait ce petit cercle doré autour de son doigt. Alors je ne demandai rien. Elle non plus. Nous remontâmes lentement la salle. Quelques minutes auparavant, nous étions incapables de descendre trois rangées sans nous arrêter pour nous embrasser. Maintenant nous marchions côte à côte. Sans nous toucher. Elle retrouva sa veste. Je récupérai mon matériel. Je rangeai lentement. Elle resta là. À quelques mètres. Aucun de nous ne savait vraiment quoi dire. Je fermai une valise. Puis l'autre.
Je regardai mon ordinateur. Il m'en manquait une. Peut-être deux. Je pourrais les faire. Rester encore une heure. Faire comme si rien ne s'était passé. Je refermai l'écran.
C'était faux. Elle le comprit.
Nous traversâmes le hall ensemble. Tout était éteint maintenant. Seulement quelques éclairages de sécurité. Je trouvai presque ça plus intime que la salle. Mais plus du tout de la même manière. Elle ouvrit la porte d'entrée. L'air frais de la nuit entra. Je posai ma première valise dehors. Puis la deuxième. Quand je me retournai, Clara était toujours là. Veste sur les épaules. Cheveux détachés. Et maintenant que je savais qu'elle existait, son alliance me paraissait presque impossible à ne pas voir.
— Bon.
Elle sourit légèrement. Mais ses yeux disaient autre chose. Du regret. Je crois qu'il y en a dans les miens aussi. Pas seulement pour ce que nous avions fait. Surtout pour ce qui s'était arrêté quelques secondes avant d'aller jusqu'au bout. Clara fit un pas vers moi. Puis s'arrêta.
Je souris légèrement.
— Je sais.
Elle baissa les yeux.
— C'est peut-être mieux comme ça.
Je pourrais répondre oui. Ce serait probablement la bonne réponse. Je n'y arrivai pas. Elle releva les yeux.
Je regardai un instant sa main. Puis son visage.
— J'ai pas dit ça.
Son sourire revint. Très faible. Presque triste. Elle posa une main contre ma joue.
— On me l'a déjà dit.
Elle garda sa main là. Quelques secondes. Puis m'embrassa. Une seule fois. Lentement. Ce baiser n'avait rien à voir avec tous ceux de la salle. Il ne cherchait plus à commencer quelque chose. Il savait qu'il terminait. Et c'est probablement pour ça qu'il dura un peu trop longtemps. Quand elle recula, son visage resta à quelques centimètres du mien.
Je regardai ses yeux. Puis son alliance. Puis de nouveau ses yeux.
— Peut-être dans une autre vie.
Elle sourit. Une petite tristesse passa dans son regard.
Je souris à mon tour.
— La séance ?
— Aussi.
Elle m'embrassa encore une fois. Beaucoup plus brièvement. Puis recula.
— Bonne nuit, Clara.
Je pris mes valises. Elle resta dans l'encadrement pendant que je rejoignais ma voiture. Je rangeai mon matériel. Fermai le coffre. Puis me retournai. Elle était toujours là. Nous échangeâmes simplement un regard. Pas de signe. Pas de mot. Ça suffisait. Je montai dans la voiture. Et je partis. Sur l'autoroute, je repensai au moment exact où la lumière s'était allumée. Quelques secondes plus tard, nous aurions terminé ce que nous avions commencé. Quelques secondes plus tôt, peut-être que rien ne se serait passé. C'est étrange, finalement, tout ce qu'une lumière peut révéler. Une salle vide. Deux personnes rhabillées à la hâte. Un débordement qu'aucun des deux n'avait prévu. Et parfois un petit cercle doré que l'obscurité avait réussi à cacher jusque-là. J'étais venu mesurer une salle de cinéma. Cette nuit-là, je n'ai jamais vu la fin du film. Clara et moi non plus. Peut-être que c'était mieux ainsi. Peut-être pas. Certaines histoires n'ont pas vraiment de fin. Elles s'arrêtent simplement au milieu d'une scène. Avec cette étrange impression qu'une autre fois, dans une autre vie peut-être, nous reprendrons exactement là où la lumière s'est allumée. Et cette fois-là... nous finirons la dernière séance.
Ondes de peau
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