Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nuit chaude et fantasme — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nuit chaude et fantasme
Chapitre 1
Le soleil de fin d’après-midi filtrait à travers les stores à demi baissés, traçant sur le mur une bande de lumière dorée qui s’amincissait peu à peu. Assis à son bureau, torse nu, Lucas avait posé le front sur ses avant-bras croisés. La casquette noire Miu Miu lui ombrait encore le visage, même dans cette posture d’abandon. Ses épaules larges, encore marquées par les séances de natation de la veille, se soulevaient et s’abaissaient au rythme d’une respiration devenue lente. Sur le plateau de bois clair, l’ordinateur portable diffusait la lumière froide d’un document ouvert, tandis qu’une bouteille verte de Perrier, à moitié vide, condensait déjà de fines gouttelettes.
Il n’avait pas prévu de s’endormir.
Pourtant le corps avait décidé autrement.
Pourtant le corps avait décidé autrement.
Dans le rêve, la pièce ne changea presque pas. Le même bureau, la même lumière oblique, le même parfum d’eau minérale et de peau chaude. Seulement, quelqu’un était entré.
Une main posée d’abord sur la nuque, juste sous la casquette. Doigts longs, un peu rudes, qui glissèrent le long de la colonne vertébrale comme s’ils connaissaient déjà chaque vertèbre. Lucas ne releva pas la tête. Il savait, sans savoir comment, que c’était Étienne. Étienne qu’il n’avait croisé que trois fois dans la vraie vie : une fois à la piscine municipale, une fois dans le bar du coin, une fois encore, plus tard, dans un ascenseur trop étroit où leurs regards s’étaient accrochés trop longtemps.
Dans le rêve, Étienne n’avait pas besoin de permission.
Ses paumes s’ouvrirent sur les omoplates de Lucas, pressèrent, écartèrent les muscles encore tendus. Les pouces tracèrent le sillon de la colonne, remontèrent, redescendirent, jusqu’à la naissance des reins. Lucas gémit contre le bois du bureau. Le son resta étouffé, presque animal. La casquette glissa un peu sur le côté, libérant une mèche de cheveux bruns bouclés qui collait déjà à sa tempe.
— Tu es beau comme ça, murmura Étienne derrière lui.
La voix était basse, proche de l’oreille.
— Fatigué. Offert. Exactement comme j’y ai pensé depuis l’ascenseur.
La voix était basse, proche de l’oreille.
— Fatigué. Offert. Exactement comme j’y ai pensé depuis l’ascenseur.
Les lèvres d’Étienne se posèrent entre les omoplates. Une simple pression d’abord, puis la langue, chaude, qui dessina un cercle lent. Lucas sentit le frisson descendre jusqu’à son sexe, déjà dur contre le bois. Il se redressa à demi, les avant-bras toujours appuyés, le dos arqué. Étienne en profita pour coller son torse nu contre le sien. La chaleur de leur peau se mêla. Lucas reconnut l’odeur de savon de Marseille et de chlore léger — la même qu’à la piscine.
Les mains d’Étienne glissèrent le long des flancs, remontèrent sur le ventre, s’arrêtèrent juste au-dessus de la ceinture du pantalon. Les doigts s’attardèrent, caressèrent le trait de poils fins qui descendait vers le bas-ventre. Lucas poussa les hanches en arrière, cherchant le contact. Il le trouva : le sexe dur d’Étienne, encore prisonnier du tissu, appuyé contre le creux de ses fesses.
— Enlève-moi ça, demanda Lucas, la voix rauque.
Étienne obéit sans se presser. Il détacha le pantalon, le fit glisser le long des cuisses, puis le caleçon. L’air de la pièce caressa la peau nue de Lucas. Son sexe battit une fois contre le rebord du bureau. Étienne s’agenouilla derrière lui. Les mains écartèrent les fesses, les pouces s’enfoncèrent légèrement dans la chair ferme. Puis la langue, à nouveau. Plus bas. Plus précise.
Lucas ferma les yeux. La sensation était trop nette pour n’être qu’un rêve : la chaleur humide qui traçait des cercles autour de l’anus, la pointe de la langue qui s’insinuait, se retirait, revenait plus profonde. Il gémit plus fort, le front toujours collé au bois. Ses doigts s’agrippèrent au plateau. Étienne le suçait avec une lenteur délibérée, comme s’il voulait le faire supplier.
Quand la langue fut remplacée par un doigt humide, Lucas poussa un cri étouffé. Le doigt pénétra facilement, trouva immédiatement la prostate, appuya. Un second doigt suivit. Étienne les fit bouger en ciseaux, étirant, préparant, tout en continuant de lécher les bords. Lucas se sentait ouvert, vulnérable, et en même temps d’une puissance étrange. Il se redonna un peu, offrit davantage de son corps.
— Je veux te sentir, souffla-t-il.
Étienne se releva. Lucas entendit le bruit d’un pantalon qu’on fait tomber, le froissement d’un emballage. Puis la tête chaude du sexe d’Étienne se posa contre son entrée. Une pression lente, inexorable. Lucas expira longuement. La pénétration se fit centimètre par centimètre, jusqu’à ce qu’Étienne soit entièrement enfoui en lui. Ils restèrent immobiles un instant, respirations mêlées.
Puis Étienne commença à bouger.
D’abord des va-et-vient courts, presque tendres. Puis plus amples. Ses mains agrippèrent les hanches de Lucas, le tirèrent en arrière à chaque poussée. Le bruit de peau contre peau remplit la pièce. Lucas sentait chaque veine, chaque pulse, chaque fois que le gland frottait sa prostate. Il gémissait sans retenue maintenant, la casquette complètement de travers, les cheveux collés de sueur.
Étienne se pencha, colla sa bouche à l’oreille de Lucas.
— Regarde-toi, dit-il. Torset nu, casquette sur la tête, le dos en sueur, le cul ouvert sur mon sexe… Tu es mon rêve exact.
Lucas ouvrit les yeux. Dans le reflet sombre de l’écran d’ordinateur éteint, il se vit : le dos musclé, la courbe des fesses, le visage à demi caché sous la casquette noire, les lèvres entrouvertes. Derrière lui, le torse d’Étienne, les bras puissants qui le tenaient. L’image le fit encore plus dur. Son propre sexe, coincé entre le bois et son ventre, frottait à chaque mouvement.
Étienne accéléra. Les coups de reins devinrent plus profonds, plus secs. Lucas sentit la jouissance monter, partant de bas-ventre, irradiant dans tout le corps. Il tendit la main vers son sexe, mais Étienne l’intercepta, lui fit écarter les bras sur le bureau, l’immobilisa.
— Pas encore. Je veux que tu jouisses uniquement de moi.
Les poussées se firent plus brutales. Lucas cria. La prostate était frappée à chaque fois, sans pitié. Sa vision se brouilla. Il sentit les testicules d’Étienne claquer contre les siens, le rythme devenir irrégulier. Étienne gémissait maintenant, un son grave, presque animal.
— Je vais… en toi…
Lucas ne put répondre. L’orgasme le prit comme une vague. Son corps se convulsa, le sperme jaillit sur le plateau de bois, en longs jets chauds. Au même instant, Étienne s’enfonça jusqu’à la garde et se vida en lui, par saccades profondes. Lucas sentit la chaleur se répandre à l’intérieur, le remplir, le marquer.
Ils restèrent collés, tremblants, pendant de longues secondes. Étienne embrassa la nuque de Lucas, juste sous la casquette, puis le long de l’épaule. Lentement, il se retira. Lucas sentit le sperme couler le long de sa cuisse. Il n’avait pas la force de bouger.
Étienne s’assit sur le bord du bureau, face à lui. Il releva doucement le visage de Lucas, lui enleva la casquette, passa une main dans les cheveux bouclés.
— Dans la vraie vie, murmura-t-il, je n’oserais jamais. Mais ici… ici je peux tout te prendre.
Lucas sourit, encore essoufflé. Il se redressa, s’assit à son tour, les cuisses ouvertes, le sexe encore demi-dur et brillant de sperme. Étienne s’agenouilla entre ses jambes et le prit en bouche sans hésiter. La langue chaude nettoya, suçota, lécha jusqu’à la racine. Lucas posa une main sur la tête d’Étienne, laissa sa tête basculer en arrière.
Le second orgasme fut plus doux, plus long. Il se vida encore une fois dans la bouche d’Étienne, qui avala tout, puis remonta l’embrasser. Leur baiser goûtait le sel et le plaisir.
Puis la lumière changea.
La bande dorée sur le mur s’était éteinte. La pièce redevint celle d’avant. Étienne n’était plus là. Lucas se réveilla le front encore collé au bureau, le pantalon déboutonné, le sexe douloureux de désir. La casquette était tombée par terre. Sur le plateau, la bouteille de Perrier avait laissé un cercle d’humidité. L’ordinateur affichait toujours le même document.
Il se redressa lentement. Son dos portait encore la mémoire des mains d’Étienne. Entre ses fesses, une sensation fantôme de plénitude. Il passa une main sur son visage, sourit malgré lui.
Ce n’était qu’un rêve.
Mais il savait déjà qu’il le ferait revenir.
La prochaine fois, peut-être, la casquette resterait sur la tête jusqu’au bout.
Et Étienne, cette fois, ne disparaîtrait pas au réveil.
Mais il savait déjà qu’il le ferait revenir.
La prochaine fois, peut-être, la casquette resterait sur la tête jusqu’au bout.
Et Étienne, cette fois, ne disparaîtrait pas au réveil.
Lucas referma l’ordinateur.
Dehors, la nuit tombait.
Il garda la fenêtre ouverte, juste au cas où.
Dehors, la nuit tombait.
Il garda la fenêtre ouverte, juste au cas où.
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Commentaires ()
C'est très bien écrit, très romantique, juste ce qu'il faut de sexe.
Et même si c'est un rêve, on est complètement submergé par la douceur et l'excitation.
Une suite bientôt ?