Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le stage de photographie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Le stage de photographie
Chapitre 1
La pluie cognait contre les grandes vitres de l'atelier depuis le début de l'après-midi.
C'était un de ces orages d'été qui arrive sans prévenir, lourds, presque trop chauds, et qui laissent l'air saturé d'humidité après.
Au dernier étage d'un immeuble haussmannien rénové à la va-vite, l'appartement sentait le bois ciré, le café froid et cette odeur particulière que dégage un homme qui vit seul depuis trop longtemps : tabac blond, vieux cuir, et un reste discret de vétiver.
C'était un de ces orages d'été qui arrive sans prévenir, lourds, presque trop chauds, et qui laissent l'air saturé d'humidité après.
Au dernier étage d'un immeuble haussmannien rénové à la va-vite, l'appartement sentait le bois ciré, le café froid et cette odeur particulière que dégage un homme qui vit seul depuis trop longtemps : tabac blond, vieux cuir, et un reste discret de vétiver.
Antoine avait cinquante-quatre ans.
Grand, épaules encore solides malgré les années, cheveux gris coupés court, barbe taillée, mais pas trop, yeux bleu-gris qui semblaient toujours un peu ailleurs. Il portait un jean usé et une chemise en lin bleu marine ouverte sur un torse qui n'avait plus la fermeté de vingt ans, mais qui gardait une densité rassurante. Ses mains surtout : grandes, veinées, marquées par des années à manipuler des appareils photo, des objectifs, des pellicules, puis plus tard des ordinateurs et des écrans tactiles. Des mains qui savaient exactement où poser la pression.
Grand, épaules encore solides malgré les années, cheveux gris coupés court, barbe taillée, mais pas trop, yeux bleu-gris qui semblaient toujours un peu ailleurs. Il portait un jean usé et une chemise en lin bleu marine ouverte sur un torse qui n'avait plus la fermeté de vingt ans, mais qui gardait une densité rassurante. Ses mains surtout : grandes, veinées, marquées par des années à manipuler des appareils photo, des objectifs, des pellicules, puis plus tard des ordinateurs et des écrans tactiles. Des mains qui savaient exactement où poser la pression.
Lucas avait vingt-six ans.
Il était arrivé à 16 h 47 pour récupérer un tirage papier qu'Antoine avait promis de lui faire « en échange d'un café et d'une conversation ». C'était la troisième fois qu'il montait ici en deux mois. La première fois pour un stage de trois jours en photographie argentique. La deuxième pour rendre un livre emprunté et rester deux heures de trop à parler de lumière, de grain, de désir dans l'image. La troisième... il ne savait même plus pourquoi il avait sonné. Ou plutôt si, il le savait très bien, mais il n'osait pas encore se l'avouer à voix haute.
Il était arrivé à 16 h 47 pour récupérer un tirage papier qu'Antoine avait promis de lui faire « en échange d'un café et d'une conversation ». C'était la troisième fois qu'il montait ici en deux mois. La première fois pour un stage de trois jours en photographie argentique. La deuxième pour rendre un livre emprunté et rester deux heures de trop à parler de lumière, de grain, de désir dans l'image. La troisième... il ne savait même plus pourquoi il avait sonné. Ou plutôt si, il le savait très bien, mais il n'osait pas encore se l'avouer à voix haute.
Lucas était mince, presque maigre, peau très claire, cheveux châtains un peu trop longs qui bouclaient sur la nuque, yeux noisette qui s'agrandissaient quand il écoutait vraiment. Un piercing discret à la lèvre inférieure, un autre à l'arcade sourcilière droite. Un tatouage fin qui dépassait de la manche de son t-shirt : une ligne d'horizon stylisée, noire, qui courait sur l'avant-bras gauche.
Ils étaient assis sur le vieux canapé en cuir cognac, face à face, une tasse de café fumant entre eux. La pluie rendait la pièce plus sombre ; Antoine avait allumé une lampe sur pied qui diffusait une lumière orangée, intime.
— Tu trembles un peu, remarqua Antoine sans sourire, mais sans moquerie non plus.
Lucas baissa les yeux sur ses propres mains. Effectivement, léger tremblement.
— C'est la caféine... ou l'orage... ou...
Il ne termina pas sa phrase. Antoine posa sa tasse sur la table basse, lentement, comme s'il donnait à Lucas le temps de fuir s'il le voulait vraiment.
Il ne bougea pas.
Antoine se leva, fit le tour de la table basse, vint s'asseoir juste à côté de lui. Pas collé, mais assez près pour que leurs genoux se frôlent. Lucas sentit la chaleur du corps plus massif irradier à travers le tissu fin de son jean.
— Dis-moi ce que tu veux, Lucas. Juste ça. Pas besoin de faire joli.
Lucas déglutit. Sa pomme d'Adam monta et descendit visiblement.
— Je veux... que tu me touches. Comme tu touches tes appareils. Comme si j'étais précieux et fragile, mais que tu savais exactement comment me démonter quand même.
Antoine resta silencieux quelques secondes. Puis il posa sa main gauche sur la nuque de Lucas, pouce contre la mâchoire, doigts dans les cheveux humides de transpiration et de pluie. Il ne serra pas. Il tint. Juste assez pour que Lucas sente le contrôle.
— Relève la tête. Regarde-moi.
Lucas obéit. Ses pupilles étaient dilatées, presque noires.
Antoine se pencha très lentement. Pas pour l'embrasser tout de suite. D'abord il approcha son nez du cou de Lucas, inspira profondément, comme s'il voulait mémoriser l'odeur : savon bon marché, sueur propre, un reste de parfum vanillé qui venait probablement du gel douche. Puis il posa ses lèvres fermées juste sous l'oreille, là où la peau est la plus fine. Lucas frissonna violemment.
La bouche d'Antoine descendit, lente, déposant des baisers à peine appuyés le long de la colonne du cou, puis sur la clavicule. Il écarta le col du t-shirt avec les dents, mordilla doucement la peau tendue au-dessus de l'os. Lucas gémit, un son très bas, presque animal.
Antoine glissa une main sous le t-shirt, paume à plat sur le ventre plat, chaud, qui se contractait à chaque respiration. Il remonta jusqu'aux pectoraux, effleura un téton déjà durci, le pinça légèrement entre pouce et index. Lucas cambra le dos, tête en arrière contre le dossier du canapé.
— Enlève ça, murmura Antoine.
Lucas attrapa l'ourlet de son t-shirt, le fit passer par-dessus sa tête en un mouvement un peu maladroit. Torse nu, il était beau d'une façon vulnérable : peau pâle, côtes légèrement visibles, nombril percé d'un petit anneau argenté. Antoine passa un doigt autour de l'anneau, tira doucement. Lucas haleta.
Antoine se pencha et prit le téton gauche dans sa bouche. Langue chaude, succion lente, puis un petit coup de dents. Lucas attrapa les cheveux d'Antoine à deux mains, pas pour le repousser, pour le maintenir là. Antoine changea de côté, fit pareil avec l'autre téton, pendant que sa main libre descendait, ouvrait le bouton du jean de Lucas, faisait glisser la fermeture.
Il glissa sa main dans le boxer sans le baisser complètement. La queue de Lucas était déjà très dure, courbée vers le haut, gland luisant. Antoine la caressa du bout des doigts d'abord, effleurant seulement la veine principale, puis le frein, puis il referma sa grande main autour et serra juste assez pour que Lucas pousse un « ah » étouffé.
— Tu bandes depuis que t'es entré, pas vrai ?
— Oui... depuis la porte...
— Oui... depuis la porte...
Antoine sourit contre sa peau. Il descendit plus bas, écarta les cuisses de Lucas d'un genou ferme, puis s'agenouilla entre elles, sur le tapis usé. Il baissa le jean et le boxer jusqu'aux chevilles, sans les retirer complètement – il aimait cette sensation d'entrave légère.
La queue de Lucas se dressait maintenant librement, rouge sombre, palpitante. Antoine la prit à la base, la tint immobile, et posa seulement la langue à plat sur le gland, un long coup lent de bas en haut. Lucas sursauta, hanches qui décollèrent du canapé.
Antoine recommença, plusieurs fois, langue large, humide, sans jamais prendre le gland en bouche. Juste pour le torturer doucement. Puis il descendit, lécha les testicules un par un, les aspira doucement dans sa bouche chaude, pendant que sa main libre massait le périnée, pressant rythmiquement.
— Putain... Antoine...
Antoine releva les yeux, croisa ceux de Lucas.
— Retourne-toi. À quatre pattes sur le canapé.
Lucas obéit presque trop vite. Il se mit à genoux sur les coussins, torse penché en avant, fesses offertes, front contre le dossier. Antoine se redressa, retira sa propre chemise, puis son jean. Il était plus épais que Lucas, queue lourde, veinée, pas excessivement longue, mais très grosse à la base. Il cracha dans sa paume, enduisit son sexe, puis cracha encore directement entre les fesses de Lucas.
Il écarta les globes avec les deux mains, observa l'entrée rose, déjà contractée d'anticipation. Il posa la langue là, sans hâte : cercles lents autour de l'anneau, puis la pointe qui poussait, entrait un peu, ressortait, recommençait. Lucas gémissait sans discontinuer, hanches qui roulaient toutes seules.
Quand il sentit l'entrée s'assouplir, Antoine glissa un doigt, puis deux, lentement, en tournant, en courbant vers le haut pour trouver la prostate. Lucas cria quand il la toucha, corps entier qui trembla.
— T'es prêt ?
— Oui... s'il te plaît...
— Oui... s'il te plaît...
Antoine se positionna derrière lui, guida son gland contre l'ouverture, poussa doucement. La résistance fut forte au début ; il s'arrêta, caressa le dos de Lucas, murmura des « respire... voilà... laisse-moi entrer... » Puis d'un coup de reins contrôlé, il passa le sphincter. Lucas cria, mélange de douleur et de plaisir. Antoine s'enfonça centimètre par centimètre, jusqu'à ce que ses hanches touchent les fesses de Lucas.
Il resta immobile quelques secondes, laissant Lucas s'habituer à la plénitude. Puis il commença à bouger : très longs va-et-vient, presque jusqu'à sortir, puis jusqu'au fond. À chaque fois qu'il touchait le fond, Lucas gémissait plus fort, les ongles plantés dans le cuir du canapé.
Antoine accéléra progressivement. Ses mains agrippaient les hanches de Lucas, laissant des marques rouges. La peau claquait contre la peau, humide, obscène. Lucas se cambrait de plus en plus, cherchant à faire entrer Antoine encore plus loin.
— Touche-toi, ordonna Antoine.
Lucas glissa une main sous lui, empoigna sa propre queue, se branla au rythme des coups de reins. Antoine changea légèrement d'angle, visa mieux la prostate. Lucas se mit à haleter très vite.
— Je vais... je vais jouir...
— Attends-moi.
— Attends-moi.
Antoine accéléra encore, coups plus courts, plus durs. Il sentait ses propres testicules se contracter, la chaleur monter.
— Maintenant...
Lucas jouit le premier : un cri rauque, spasmes violents, son sperme jaillit en jets puissants sur le cuir du canapé, sur sa main, sur son ventre. Son anus se contracta rythmiquement autour d'Antoine, serrant si fort que celui-ci ne put retenir plus longtemps. Il s'enfonça une dernière fois profondément, grogna longuement et se vida à l'intérieur, chaque pulsation envoyant une nouvelle vague de chaleur dans Lucas.
Ils restèrent ainsi, soudés, haletants. Antoine caressa le dos de Lucas, descendit jusqu'aux reins, puis aux fesses, les écarta doucement pour regarder son sexe encore enfoui, le sperme qui commençait à perler autour.
Il se retira lentement. Un filet blanc coula le long des cuisses de Lucas. Antoine se pencha, passa la langue une dernière fois sur l'entrée rougie, goûtant son propre goût mélangé à celui de Lucas. Celui-ci frissonna, hypersensible.
Antoine le fit pivoter, l'allongea sur le dos, vint s'étendre à moitié sur lui. Ils s'embrassèrent enfin vraiment : langues lentes, salive partagée, goût de sueur et de sexe.
— Reste ce soir, murmura Antoine contre ses lèvres.
Lucas sourit, épuisé, comblé.
— J'avais pas prévu de repartir.
La pluie continuait de tomber.
Ils restèrent enlacés sur le canapé taché, respirations qui se calaient peu à peu, pendant que la lumière orangée de la lampe caressait leurs corps emmêlés.
Ils restèrent enlacés sur le canapé taché, respirations qui se calaient peu à peu, pendant que la lumière orangée de la lampe caressait leurs corps emmêlés.
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Commentaires ()
une écriture sincère, délicate, sensuelle et tellement excitante...
On voudrait participer, être l'un, l'autre, les deux.