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Coup d’un soir à BasicFit — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Coup d’un soir à BasicFit
Chapitre 1
La douche commune était déserte — ou du moins, Lucas le croyait.
Il avait vingt-deux ans, un corps sculpté par trois ans d’entraînement intensif : épaules larges, pectoraux saillants sous une peau hâlée, abdominaux gravés comme de la pierre. Il laissa l’eau chaude couler sur sa nuque, les yeux fermés, les muscles encore gonflés après une séance d’une heure et demie.
Le bruit d’une porte. Des pas.
Il ouvrit les yeux.
Mathieu. Son voisin de casier depuis six mois. Vingt-quatre ans, un mètre quatre-vingt-cinq de muscles denses et compacts — le genre de corps construit pour la puissance, pas pour l’esthétique, même si le résultat était les deux à la fois. Des bras épais, des trapèzes qui remontaient jusqu’au cou, un torse large couvert d’une légère toison sombre. Et ce regard — toujours un peu trop long, un peu trop direct.
— Je croyais que t’étais parti, dit Mathieu en posant sa serviette.
— J’avais besoin de me détendre.
Mathieu ne répondit pas. Il s’approcha du pommeau d’à côté, tira sur le robinet, et l’eau l’enveloppa. Lucas essaya de ne pas regarder. Il regarda quand même.
La ligne du dos de Mathieu était une carte de reliefs — les dorsaux évasés en ailes larges, la colonne encadrée de deux colonnes de muscles, les fessiers fermes et ronds sous le jet. Lucas sentit quelque chose se contracter bas dans son ventre.
— T’as un problème ? demanda Mathieu sans se retourner.
— Non.
— Alors arrête de me regarder comme ça.
Un silence. Puis Mathieu se retourna. Son regard descendit lentement sur le corps de Lucas — les pectoraux mouillés, le ventre plat, plus bas encore — sans aucune gêne.
— Ou alors, dit-il, arrête pas.
Lucas traversa l’espace entre eux en deux secondes.
Leurs bouches se heurtèrent — pas un baiser doux, quelque chose de plus urgent, de plus brutal. Les mains de Mathieu empoignèrent les hanches de Lucas, les doigts s’enfonçant dans la chair ferme. Lucas attrapa les épaules de l’autre, sentit les muscles rouler sous ses paumes, solides comme du bois. Ils s’écrasèrent l’un contre l’autre sous l’eau chaude, torse contre torse, cuisses contre cuisses.
Mathieu glissa une main dans le dos de Lucas, la fit descendre lentement le long de la colonne, s’arrêta au creux des reins. Lucas émit un son qu’il ne reconnut pas tout de suite comme venant de lui.
— Depuis combien de temps ? souffla-t-il contre les lèvres de Mathieu.
— Depuis le premier jour.
Mathieu le fit pivoter, le plaça doucement dos contre le carrelage froid — contraste saisissant avec la chaleur de l’eau, avec la chaleur du corps massif contre lui. Il enfouit son visage dans le cou de Lucas, mordit doucement, puis moins doucement. Lucas rejeta la tête en arrière, les mains à plat sur les pectoraux de Mathieu, sentant son cœur battre sous ses paumes.
Les doigts de Mathieu explorèrent, prirent leur temps, apprirent. Lucas s’arc-bouta, les cuisses nouées autour des hanches de l’autre, les abdominaux contractés sous l’effort et le plaisir mêlés. L’eau continuait à tomber sur eux, indifférente.
Quand Mathieu le pénétra — lentement, avec une précision presque cruelle — Lucas laissa échapper un long soupir qui ressemblait à du soulagement. Comme si son corps avait attendu ça depuis des mois sans lui en parler.
Ils trouvèrent un rythme, d’abord lent, puis de plus en plus affirmé. Les mains de Lucas remontèrent sur les bras de Mathieu, sentirent les biceps se contracter à chaque poussée, durs et ronds sous les doigts. Mathieu avait les yeux ouverts, fixés sur lui — ce regard intense, sans détour, qui ne demandait pas la permission.
Le plaisir monta par vagues. Lucas s’agrippa plus fort.
Quand il jouit, ce fut avec le dos arqué et les yeux fermés, les ongles dans les épaules de Mathieu. Quand Mathieu suivit quelques secondes plus tard, ce fut en murmurant son prénom — une seule fois, mais avec une intensité qui valait beaucoup plus.
Ils restèrent immobiles un moment, l’eau devenue tiède autour d’eux.
— Demain soir, dit finalement Mathieu. Chez moi.
Ce n’était pas une question.
Lucas sourit contre son épaule.
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