Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jalousie et perversion — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jalousie et perversion
Chapitre 1
—Yannis ? C’est bien toi ?
Je m’arrête avec un léger temps de retard, un peu surprise par une interpellation en français alors que je suis à l'autre bout du monde pour une conférence internationale. Je me retourne lentement, essayant de mettre un nom et un visage sur cette voix qui me rappelle vaguement quelque chose.
—Bonjour… Romane ?
Je marque une légère hésitation en prononçant son nom, espérant avoir bien reconnu la femme souriante en face de moi. Romane est une ancienne camarade de classe du master, que je n’ai pas vu depuis 10 ans. Elle rigole doucement, avant de répondre :
—Roxane. Tu avais le bon début, je ne t’en veux pas.
Je rougis, honteux de me tromper comme ça. Au moins c'est bien mon ancienne camarade de classe.
—Désolé, ça fait un petit bout de temps. Comment tu vas en ce moment ? Je ne savais pas que tu étais ici…
Elle m’adresse un grand sourire charmeur :
—Pas de soucis. Tu as le temps d’aller manger un morceau, on pourra se raconter nos vies.
J’accepte d’un hochement de tête, bien que nous n’ayons jamais été proches. En y réfléchissant, je pense que nous ne nous sommes jamais dit bien plus que bonjour et au revoir. J’avais souvenir d’une fille plutôt timide, dans son coin. On la voyait uniquement en cours, mais jamais au bar ou en soirée, elle était studieuse sans être brillante.
Je la suis, légèrement derrière elle, elle marche d’un pas rapide et assuré. Nous nous asseyons face à face dans la cafétéria. Après quelques questions superficielles sur la raison de notre participation à cette conférence, l’avancée de nos travaux et nos vies professionnelles respectives, la conversation devient assez rapidement plus personnelle. À ma grande surprise, c’est elle qui entame :
—Et les amours, tu en es où ? Je me souviens qu’en master, tu sortais avec… margaux.
Je fais une moue, hausse les épaules avant de répondre :
—Tu sais, pas grand-chose en ce moment, je bosse beaucoup. Et toi, tu en es où ?
J’espère que ma réponse évasive suffira à éviter le sujet, vu comme ma situation affective est désastreuse.
—Ne me dit pas que c'est encore Margaux ?
Elle ne semble pas avoir remarqué que je ne souhaitais pas parler de ça, ou en tout cas elle fait semblant de pas avoir remarqué. Je scrute son visage : elle a toujours son long nez fin, aquilin, mais ce qui a changé par rapport à mes souvenirs, c’est son petit air malicieux. Elle a un petit sourire en coin, presque provocant, et ses beaux yeux verts pétillent de malice. Je cherche une réponse qui me permettrait de ne pas rentrer dans son jeu, puis finit par décrocher :
—Si, c’est encore Margaux. Ça ne va pas fort en ce moment.
Elle éclate de rire, d'un rire franchement moqueur qui me vexe un peu :
—Ça n’allait déjà pas fort avec elle en master. Il faut te réveiller Yannis… 10 ans sérieusement !
Sa petite remarque achève de me vexer, et je décide de lui renvoyer une petite pique acerbe :
—12 ans. Et toi Roxane ? On ne t’as jamais vu avec un mec en master, ça va mieux depuis ?
Sans se départir de son sourire, elle répond d'une voix légère :
—Je suis libre comme le vent. Mais prise chaque soir de la semaine…
Je la dévisage pendant un moment, surpris par l’allusion sexuelle évidente. Sans me laisser plus de temps pour réagir, elle m’attaque à nouveau, sans se départir de son sourire :
—Arrête d’esquiver la question, raconte vraiment comment ça se passe avec Margaux.
Je souffle pour signifier mon agacement, avant de répondre d'une voix traînante :
—On s’est disputé avant mon départ… Un gars de son boulot la drague ouvertement, je lui ai dit mille fois que ça me dérangeait, mais elle continue de rentrer dans son jeu.
—Une dispute ? Combien de temps avant ton départ ?
Je réfléchis un instant, avant de révéler honteusement :
—2 mois.
—Putain ! Je suppose que tu es toujours aussi fidèle ?
Je hausse la voix, sentant mon agacement monter :
—Oui, je suis fidèle.
—La vache tu dois avoir les couilles bien pleines…
Je sens la colère monter de plus en plus.
—Roxane, stop. Ça ne te concerne pas.
Elle ignore mon avertissement, et continue d'une voix mesquine :
—Ta chère et tendre petite Margaux se fait tringler dans ton dos depuis plus de 10 ans, et tu continues d’accepter une chasteté imposée…Sérieusement il faut te reprendre.
—Je ne te permet pas, arrête maintenant.
—Gabriel, Marvin, Maxime, Bilal, Laurent, Romaric, Marius… Juste en master, et uniquement les histoires que je connais. Comment tu peux te faire autant marcher dessus ?
Les mots de Roxane perforent mon cœur comme des poignards, l’évocation de chaque nom, dont certains que j'apprends aujourd'hui, me rappelle des disputes, des doutes, des suspicions. Rouge de colère, et forcément dans le déni, je me lève et lui lance :
—Tu veux savoir ? Elle est grande, blonde, drôle, avenante, intelligente, et elle baise bien.
Je la juge de haut en bas, regardant la petite brune, cheveux bouclés en face de moi, avant d’ajouter :
—Tu peux en rêver et être jalouse autant que tu veux, ça ne change rien. Laisse-moi gérer mon couple maintenant.
Je m’apprête à partir, mais une main s'approche doucement de ma cuisse et la caresse doucement. Nos regards se croisent, les miens brillants de colère, les siens provocants. Je m’arrête, comme subjugué par cette main qui caresse tendrement la toile de mon pantalon. Je proteste, mais ma voix a déjà perdue de sa colère :
—Je… Arrête… Je dois aller voir la présentation d’un de mes élèves.
La main remonte lentement vers mon entrejambe, tentatrice. Je regarde autour de nous, la cafétéria est vide, tout le monde doit être au séminaire. Je sens mon corps réagir fortement, ma queue se gonfle dans mon pantalon, incontrôlable. Roxane l’a évidemment remarqué :
—Je pense que tu as mieux à faire en ce moment non ?
Sa voix est mielleuse. J’essaie de résister, mais mon corps et mon esprit sont envahis par le désir. Elle n’a pas tort, ça fait longtemps que je n’ai pas été touché aussi tendrement par une femme. Les doigts arrivent au niveau de mon entrejambe, tâtant ma queue gorgée de désir.
—Pas mal… Je comprends pourquoi cette pute de Margaux profite autant de toi.
—Je ne te permet pas de la…
Roxane descend délicatement ma fermeture éclair, puis abaisse mon pantalon et mon caleçon d’un geste expert. Elle me coupe au milieu de ma phrase :
—Si, je me permets.
Les doigts se posent délicieusement sur ma verge dressée. Je ne peux retenir un petit gémissement d’excitation.
—Je détestais tellement ta Margaux… cette chienne se tapait le monde entier tout en te tenant en laisse.
—Elle est gentille, appréciée de tout le monde…
Les doigts de Roxane passent furtivement sur mon gland, titillant ma peau sensible, jouant avec mon désir.
—Effectivement elle arrivait à amadouer tout le monde avec son air de princesse parfaite. Mais on était plusieurs à ne pas être dupées par cette garce.
Un frisson me parcourt, tandis que la main de Roxane s’active lentement sur ma verge. Elle semble être une experte, très habituée à faire monter le désir de son partenaire. Je ferme les yeux, incapable de défendre ma copine. Je sens les doigts de la main gauche de Roxane saisir mes boules, les soupeser délicieusement. Sa voix moqueuse continue sa diatribe contre ma compagne :
—Chaque matin en la voyant arriver avec sa démarche prétentieuse et hautaine, j'étais en colère contre cette pétasse.
Elle sert mes couilles d’un mouvement brusque, m’arrachant un glapissement de douleur.
—Hé ! Ça va pas ? Je n’y suis pour rien…
Son ton se fait plus accusateur, tandis qu'elle commence à masturber fermement ma verge.
—Bien évidemment que si. Tu aurais pu la remettre à sa place, lui dire ses quatres vérités. Mais non tu étais bien content de cette situation, en échange de sa chatte tu fermais les yeux sur son comportement.
—Ce n’est pas juste, j’ai beaucoup souffert de la relation avec Margaux, et ça continue.
Le rythme qu’impose Roxane sur ma queue se fait plus pressant, plus rapide. Je sens le plaisir monter en moi. Je gémis tandis qu’elle répond :
—Hmmmmmm !
—Tu vois, même là tu préfères ton petit orgasme plutôt que de défendre ta copine, tu es vraiment un lâche je devrais m’arrêter.
Je proteste vigoureusement, sentant un immense sentiment de frustration monter en moi alors que les mouvements de Roxane s’arrêtent :
—Non ! C’est tellement bon continue.
—Reconnais la vérité alors.
Ma voix se fait suppliante :
—Je t’en supplie, continue Roxane. Tu ne peux pas me faire ça.
—J’attends.
—Oui, tu as raison, Margaux est loin d’être parfaite.
Le pouce de Roxane caresse doucement mon gland, encourageant.
—Juste ça ?
Elle recommence à me masturber, lentement.
—Je sais au fond de moi que tu as raison, mais j’ai du mal à…. Putain je lui ai donné 12 ans de ma vie quand même.
—Allez, tu peux le dire, c’est une ?
Les doigts de Roxane reprennent leur divine danse sur mon sexe dressé. Les mouvements de va-et-vient m'arrachent des gémissements de plaisir incontrôlables.
—Une… pute. Hmmmmm. Putain c’est bon, tu n’as pas menti tu sais t’y prendre.
Elle émet un petit rire amusé, tandis qu’elle continue de me masturber. Rapidement, je sens un plaisir immense envahir mon corps, ma verge vibre de bonheur en expulsant une grande quantité de sperme. Je ferme les yeux, profitant de cet orgasme que Margaux me refusait depuis de longues semaines. Je sens à peine Roxane qui rassemble ses affaires et quitte la pièce.
Après avoir repris mes esprits, je cherche rapidement des mouchoirs pour nettoyer les traces de ma semance, puis me rhabille rapidement. Je me dirige au pas de course vers la salle de conférence, honteux de ne pas avoir pu assister à la présentation de mon élève. Je reste planté devant, incapable de rentrer et d’interrompre la présentation, qui se termine quelques minutes après. Je vois Baptiste qui sort, et vais directement le voir, penaud et honteux.
—Baptiste, je suis vraiment désolé de ne pas avoir pu être là… C’était comment ? Je suis sûr que tu as bien géré.
—C’était top Yannis, merci. Franchement, le public avait l’air content de mon travail.
—Tant mieux. J’espère que tu ne m’en veux pas.
—Oh non. Tu sais, à la fin de ma présentation, une petite brune, cheveux bouclés, est venue me voir pour t’excuser. Elle m’a dit que tu étais en pleine réflexion sur la proposition qu’elle t'avait faite.
Je le regarde un instant sans répondre, sans savoir vraiment comment interpréter ce geste de la part de Roxane. Baptiste m'interrompt dans mes pensées :
—C’est une proposition de partenariat ? De recherche en commun ?
J’acquiesce de la tête sans répondre. Baptiste me salue d’un signe de la tête, avant de me laisser seul avec mes pensées.
Merci pour votre lecture. À suivre.
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