Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La collaboratrice de l’ombre — Chapitre 3 · La confrontation
Auteur
La collaboratrice de l’ombre
Chapitre 3 · La confrontation
La porte du bureau de Valentine claque contre le mur. Je tiens encore la feuille de papier entre deux doigts tremblants, comme s'il s'agissait d'une pièce à conviction ou d'une bombe prête à exploser. Je n'étais même pas au courant qu'on cherchait un « Électron Libre ». Valentine lève les yeux de son écran, surprise par mon intrusion, mais un sourire coupable commence déjà à s'imprimer sur ses lèvres.
— Valentine, c’est quoi ce bordel ? Je secoue la lettre d'Astrid sous son nez avant de la jeter sur son bureau. Tu m'expliques ?
Valentine s’arrête net. Son sourire amusé se fige lorsqu'elle réalise que je cite des passages entiers d'un courrier. Elle jette un coup d'œil gourmand et terriblement curieux sur la feuille froissée que je viens de balancer au milieu de ses dossiers.
Valentine s’arrête net. Son sourire amusé se fige lorsqu'elle réalise que je cite des passages entiers d'un courrier. Elle jette un coup d'œil gourmand et terriblement curieux sur la feuille froissée que je viens de balancer au milieu de ses dossiers.
— Attends... Tu as reçu une candidature ? Je ne l'ai même pas lue ! fit-elle en tendant le bras pour attraper la lettre, les yeux brillants d'excitation. Fais voir ça !
Elle s'empare de la feuille et commence à la parcourir des yeux. Très vite, son attitude change. Ses sourcils se froncent, sa bouche s'entrouvre, et un silence total s'installe dans le bureau. Je la regarde lire. Au moment où ses yeux atteignent le passage sur les confidences audacieuses à l'aube dans un bistrot, un petit bruit étouffé s'échappe de sa gorge. Quand elle arrive à la proposition d'Astrid de devenir mon joker stratégique pour déstabiliser les adversaires lors des négociations, Valentine lève lentement les yeux vers moi, soufflée.
Elle s'empare de la feuille et commence à la parcourir des yeux. Très vite, son attitude change. Ses sourcils se froncent, sa bouche s'entrouvre, et un silence total s'installe dans le bureau. Je la regarde lire. Au moment où ses yeux atteignent le passage sur les confidences audacieuses à l'aube dans un bistrot, un petit bruit étouffé s'échappe de sa gorge. Quand elle arrive à la proposition d'Astrid de devenir mon joker stratégique pour déstabiliser les adversaires lors des négociations, Valentine lève lentement les yeux vers moi, soufflée.
— Eh bien... murmure-t-elle en posant délicatement la feuille sur son bureau. J'ai demandé un « catalyseur de potentiel », mais je crois que j'ai réveillé une bombe thermonucléaire. J’ai fait ça pour toi. Pour te rendre service. Regarde-toi, tu es au bout du rouleau, tu étouffes dans la routine. Ta banalité est affligeante !
— Tu te rends compte du délire ?! Je m'appuie contre le bord de son bureau, à bout de nerfs. Tout ça parce que tu as inventé un personnage de génie ténébreux au lieu de dire la vérité : que je suis juste un mec normal, un anonyme fondu dans le décor, un numéro interchangeable parmi tant d'autres !
— Tu vas lui répondre ? me demande Valentine, l'œil frisant et le ton presque trop détaché pour être honnête.
— Mais arrête tes conneries !!! Tu fais chier, Valentine, putain !
— Tu devrais, lance-t-elle avec un haussement d'épaules provocateur. Elle a l’air « sympa ».
— Arrête Valentine !!! Sinon je te convoque dans mon bureau pour te…
Je m'arrête net. Ma phrase reste suspendue dans l'air, trop lourde, trop chargée. Mes mains sont toujours ancrées sur le bord de sa table, mes yeux plantés dans les siens. Le silence qui suit est presque physique. Valentine ne cille pas. Au contraire, son sourire ironique s'efface pour laisser place à un regard d'une intensité subite. Elle pousse lentement son fauteuil en arrière, se lève, et contourne son bureau sans jamais rompre le contact visuel. Elle s'arrête à quelques centimètres de moi, croise les bras, et me toise avec une assurance provocante.
Je m'arrête net. Ma phrase reste suspendue dans l'air, trop lourde, trop chargée. Mes mains sont toujours ancrées sur le bord de sa table, mes yeux plantés dans les siens. Le silence qui suit est presque physique. Valentine ne cille pas. Au contraire, son sourire ironique s'efface pour laisser place à un regard d'une intensité subite. Elle pousse lentement son fauteuil en arrière, se lève, et contourne son bureau sans jamais rompre le contact visuel. Elle s'arrête à quelques centimètres de moi, croise les bras, et me toise avec une assurance provocante.
— Pour me ? murmure-t-elle, la voix plus basse, presque feutrée. Que de la gueule !
Je fais volte-face et retourne à mon bureau d'un pas rageur, la lettre d'Astrid dans les mains. Je m'enferme, le souffle court. Tout se bouscule dans ma tête : Valentine, Astrid... Soudain, un léger bip retentit. En bas à droite de mon écran, une bulle Outlook s'affiche. Le message de Valentine est d'une concision redoutable, direct et sans fioritures :
Je fais volte-face et retourne à mon bureau d'un pas rageur, la lettre d'Astrid dans les mains. Je m'enferme, le souffle court. Tout se bouscule dans ma tête : Valentine, Astrid... Soudain, un léger bip retentit. En bas à droite de mon écran, une bulle Outlook s'affiche. Le message de Valentine est d'une concision redoutable, direct et sans fioritures :
« Alors, Monsieur le Directeur ? J'attends toujours ma convocation dans votre bureau. À moins que ce ne soit vraiment que de la gueule ? V. »
J'hésite, mais au final, je tape une réponse tout aussi courte, sans formule de politesse : « Dans mon bureau. Tout de suite ! » et je clique sur Envoyer.
Moins de deux minutes plus tard, la porte de mon bureau s'ouvre. Valentine entre. Elle la referme soigneusement derrière elle, tourne la clé dans la serrure sans me lâcher des yeux. Elle s'approche de mon bureau d'un pas mesuré. Elle me chauffe, me provoque, m'excite. Je résiste d'apparence, mais je chauffe intérieurement.
J'hésite, mais au final, je tape une réponse tout aussi courte, sans formule de politesse : « Dans mon bureau. Tout de suite ! » et je clique sur Envoyer.
Moins de deux minutes plus tard, la porte de mon bureau s'ouvre. Valentine entre. Elle la referme soigneusement derrière elle, tourne la clé dans la serrure sans me lâcher des yeux. Elle s'approche de mon bureau d'un pas mesuré. Elle me chauffe, me provoque, m'excite. Je résiste d'apparence, mais je chauffe intérieurement.
Elle voit que je bande comme un âne, ma réaction physique est indéniable à travers le tissu de mon pantalon. Valentine ne recule pas d'un millimètre. Ses yeux descendent une fraction de seconde vers ma braguette tendue, puis remontent, ancrés dans un défi encore plus brûlant. Elle pose sa main à plat sur mon torse, sentant mon cœur cogner à tout rompre sous mon polo, et se penche tout près.
— Et toi, tu vas pousser le jeu jusqu’au bout ? Montre-moi donc ! la défiant, brut, franchissant définitivement la ligne rouge.
Valentine a un infime tressaillement, mais ses pupilles se dilatent de plaisir. Elle glisse ses ongles sur ma nuque et me souffle dans un murmure brûlant :
Valentine a un infime tressaillement, mais ses pupilles se dilatent de plaisir. Elle glisse ses ongles sur ma nuque et me souffle dans un murmure brûlant :
— Si ça t’inspire pour répondre à Astrid…
Mes mains attrapent Valentine par la taille pour la faire basculer entre mon fauteuil et mon bureau, dégageant d'un geste brusque les dossiers qui s'y trouvent.
Mes mains attrapent Valentine par la taille pour la faire basculer entre mon fauteuil et mon bureau, dégageant d'un geste brusque les dossiers qui s'y trouvent.
— Enlève le bas, ordonne-je, la voix rauque, dépouillée de toute la retenue qui m'étouffait depuis des mois. Les chaussures, le jean, le string. Tout.
Valentine soutient mon regard, un sourire de défi au coin des lèvres, mais ses doigts tremblent légèrement lorsqu'elle détache son pantalon. Elle se glisse hors de ses vêtements avec une assurance provocante, révélant sa nudité dans la lumière crue du bureau. Elle se réinstalle sur le bord du bureau, face à moi, écartant largement les jambes pour poser ses deux pieds nus directement sur les accoudoirs de mon fauteuil.
Valentine soutient mon regard, un sourire de défi au coin des lèvres, mais ses doigts tremblent légèrement lorsqu'elle détache son pantalon. Elle se glisse hors de ses vêtements avec une assurance provocante, révélant sa nudité dans la lumière crue du bureau. Elle se réinstalle sur le bord du bureau, face à moi, écartant largement les jambes pour poser ses deux pieds nus directement sur les accoudoirs de mon fauteuil.
La vision est imprenable, d'une impudeur totale. Je vois l'éclat de son désir, cette humidité qui trahit son envie absolue d'être prise, là, tout de suite. Mais je ne bouge pas d'un pouce.
— Caresse-toi. Et regarde-moi en le faisant.
Ses pupilles se dilatent. Elle obéit, ses doigts s'immisçant entre ses cuisses avec une lenteur calculée, ses yeux plantés dans les miens. Le contraste entre son attitude provocante et cette soumission immédiate me fait monter le sang à la tête.
Ses pupilles se dilatent. Elle obéit, ses doigts s'immisçant entre ses cuisses avec une lenteur calculée, ses yeux plantés dans les miens. Le contraste entre son attitude provocante et cette soumission immédiate me fait monter le sang à la tête.
Soudain, la sonnerie de mon téléphone brise le silence lourd de la pièce. Valentine sursaute à peine, son rythme se calquant sur l'urgence du bruit. Je tends le bras, saisis mon portable posé juste à côté. Je refuse l'appel et d'un mouvement rapide et invisible, je prends Valentine en photo sans qu'elle s'en aperçoive. L'image de Valentine, offerte et incandescente, est désormais enregistrée dans mon téléphone. Un secret de plus. Je repose l'appareil, face contre table.
— Continue ! Plus sauvagement. Mais je ne veux pas entendre un seul bruit. Si quelqu'un passe dans le couloir, tu restes de marbre.
Le jeu de la frustration la pousse à bout. Ses mouvements deviennent plus pressants, plus rythmés, ses lèvres serrées pour étouffer les gémissements qui menacent de franchir sa gorge. La tension dans le bureau est devenue presque physique, respirable.
Le jeu de la frustration la pousse à bout. Ses mouvements deviennent plus pressants, plus rythmés, ses lèvres serrées pour étouffer les gémissements qui menacent de franchir sa gorge. La tension dans le bureau est devenue presque physique, respirable.
Je ne résiste plus. Mes mains descendent vers ma braguette. Je déboutonne mon pantalon, le laisse glisser à mi-cuisses, libérant ma raideur. Tout en gardant les yeux ancrés sur le spectacle de sa main qui s'agite, je commence à me branler. Le plaisir est violent, démultiplié par l'interdit, par le risque, par le regard de Valentine qui dévore chacun de mes mouvements. Elle meurt d'envie que je me lève, que je la prenne sauvagement, qu'on en finisse avec cette torture psychologique.
Mais je reste assis. Je refuse de lui céder ce contrôle.
Le pic de tension me submerge. Dans un grognement étouffé, je jouis, l'esprit totalement embrasé par la scène. Le sperme perle sur mon ventre, j'évite de peu le tissu de mon polo. Je respire un grand coup, le cœur battant la chamade, tandis que Valentine s'arrête, haletante, s'attendant enfin au dénouement qu'elle espère.
— Lèche-moi, ordonne-je froidement en désignant les traces de mon plaisir.
Elle s'exécute sans un mot, descendant du bureau, se penchant en avant, sa langue chaude nettoyant ma peau avec une application presque dévote. L'excitation remonte d'un coup. Dès qu'elle a fini, pensant que le moment est enfin venu, Valentine prend appui sur mes épaules. Elle écarte les cuisses pour m'enjamber, positionnant son bassin juste au-dessus de ma queue encore tendue, prête à s'enfiler d'un coup sec pour assouvir son propre manque.
Elle s'exécute sans un mot, descendant du bureau, se penchant en avant, sa langue chaude nettoyant ma peau avec une application presque dévote. L'excitation remonte d'un coup. Dès qu'elle a fini, pensant que le moment est enfin venu, Valentine prend appui sur mes épaules. Elle écarte les cuisses pour m'enjamber, positionnant son bassin juste au-dessus de ma queue encore tendue, prête à s'enfiler d'un coup sec pour assouvir son propre manque.
Mes mains se posent fermement sur ses hanches, bloquant son élan à quelques centimètres du but.
— Non, dis-je en la repoussant gentiment mais sans équivoque. Rhabille-toi. Et retourne travailler.
Le choc se lit instantanément sur son visage. Ses yeux s'écarquillent, la frustration pure remplaçant le plaisir. Elle reste suspendue un instant, incrédule, avant de comprendre que je ne céderai pas. Un grognement de dépit comme réponse tandis qu'elle ramasse ses affaires au sol. Sa frustration est palpable, immense. La mienne l'est tout autant, mon corps réclamant encore sa part, mais la satisfaction de lui avoir refusé ce plaisir, de l'avoir dominée dans son propre jeu, est bien plus jouissive.
Le choc se lit instantanément sur son visage. Ses yeux s'écarquillent, la frustration pure remplaçant le plaisir. Elle reste suspendue un instant, incrédule, avant de comprendre que je ne céderai pas. Un grognement de dépit comme réponse tandis qu'elle ramasse ses affaires au sol. Sa frustration est palpable, immense. La mienne l'est tout autant, mon corps réclamant encore sa part, mais la satisfaction de lui avoir refusé ce plaisir, de l'avoir dominée dans son propre jeu, est bien plus jouissive.
Elle remet son jean, ajuste ses chaussures, déverrouille la porte d'une main rageuse et sort sans se retourner. Je me réinstalle face à mon écran, le souffle court, le sourire aux lèvres. La lettre d'Astrid est là, posée sur le coin de mon bureau. Valentine voulait me donner de l'inspiration ? Une chose est certaine, elle a réussi à me faire douter ...
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Commentaires ()
Les personnages se mettent en place tranquillement. La relation avec Valentine est désormais connue. Quelle sera la place d'Astrid dans cette relation équivoque ?
Bravo pour ces textes !