Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La clé de l’appartement d’en face — Chapitre 2
Auteur
La clé de l’appartement d’en face
Chapitre 2
Deux jours plus tard, son interphone sonna.
Léa était en train de travailler sur son ordinateur, en legging et débardeur, les cheveux encore humides de la douche. Elle savait déjà qui c’était. Elle n’avait pas oublié le regard de Marc en la quittant, ni la façon dont son corps avait réagi juste en repensant à ce qui s’était passé dans sa cuisine. Depuis deux jours, elle n’arrêtait pas d’y revenir. La sensation de ses mains, de sa bouche, de son sexe en elle. Elle s’était même touchée la veille en y pensant, le visage enfoui dans son oreiller.
Elle se leva, appuya sur le bouton.
— Oui ?
— C’est Marc.
— C’est Marc.
Sa voix était calme, un peu rauque. Léa sentit son ventre se contracter.
— Monte.
Elle lui ouvrit la porte avant même qu’il ait eu le temps de frapper. Il était habillé simplement, jean sombre, chemise noire ouverte au col. Ils se regardèrent une seconde sans rien dire. L’air entre eux était déjà chargé.
Puis Marc entra, ferma la porte derrière lui et la plaqua presque immédiatement contre le mur de l’entrée.
Cette fois, il n’y eut pas de prudence. Le baiser fut direct, profond, affamé. Sa langue s’invita dans sa bouche sans demander la permission. Léa gémit en sentant ses mains descendre le long de son corps, s’approprier ses hanches, ses fesses, les malaxer fort. Elle s’accrocha à son cou, se hissant un peu sur la pointe des pieds pour mieux coller contre lui. Elle sentait déjà son sexe dur presser contre son ventre.
— J’ai pas arrêté d’y penser, murmura-t-il contre ses lèvres, la voix rauque.
— Moi non plus…
Il l’embrassa encore plus fort, une main remontant sous son débardeur pour s’emparer d’un sein. Ses doigts pinçant le téton déjà dur. Léa poussa un petit cri dans sa bouche. Marc la fit pivoter, la colla face au mur, tira son legging et sa culotte d’un seul geste jusqu’au milieu de ses cuisses. Elle entendit le bruit de sa ceinture, le froissement du jean. Une seconde plus tard, la tête chaude et dure de son sexe pressait contre son entrée déjà trempée.
Il s’enfonça d’un coup sec, jusqu’au bout. Léa poussa un cri étouffé, le front contre le mur. Marc ne lui laissa pas le temps de s’habituer. Il la prit fort, presque brutalement, une main dans ses cheveux, l’autre agrippant sa hanche. Chaque coup de rein la faisait avancer contre le mur. Le bruit de leurs peaux se rencontrant était obscène. Léa gémissait sans retenue, les jambes tremblantes.
— Putain… t’es encore plus serrée que l’autre jour, grogna-t-il contre son oreille.
Il la baisait plus fort, plus profond, en tirant légèrement sur ses cheveux. Léa sentait déjà l’orgasme monter trop vite. Elle essaya de le retenir, mais Marc passa une main devant elle et se mit à caresser son clitoris en rythme avec ses coups de rein. Elle jouit en se contractant violemment autour de lui, un long gémissement rauque s’échappant de sa gorge.
Marc ne s’arrêta pas. Il continua de la prendre pendant qu’elle jouissait, la forçant presque à supporter la sensibilité. Puis il se retira brusquement, la retourna et la souleva. Léa enroula ses jambes autour de sa taille. Il la porta jusqu’au salon et la jeta sur le canapé.
Il s’agenouilla entre ses jambes, tira complètement son legging et sa culotte, et plongea sa bouche entre ses cuisses. Léa se cambra en sentant sa langue la parcourir avec voracité. Il la lécha, la suça, enfonça sa langue en elle, puis ajouta deux doigts, puis trois, la baisant rapidement pendant que sa bouche s’acharnait sur son clitoris. Léa avait une main dans ses cheveux, l’autre agrippant le dossier. Elle jouit une deuxième fois assez vite, les cuisses serrées autour de sa tête, en gémissant son prénom.
Marc se releva, le visage brillant de son excitation. Il déboutonna complètement sa chemise, l’enleva, puis poussa son jean et son boxer plus bas. Son sexe était dur, luisant, encore humide d’elle. Léa n’attendit pas. Elle se pencha en avant et le prit en bouche d’un coup, aussi profond qu’elle put. Marc laissa échapper un grognement sourd, une main posée sur sa nuque. Elle le suçait salement, en le regardant, la salive coulant un peu le long de la verge. De temps en temps, elle s’arrêtait pour lécher le gland, le sucer fort, avant de le reprendre entièrement.
Au bout d’un moment, il la tira en arrière par les cheveux.
— À quatre pattes. Maintenant.
Léa obéit. Elle se mit à quatre pattes sur le canapé, le dos creusé. Marc se plaça derrière elle, lui écarta les fesses et s’enfonça d’un seul mouvement brutal. Elle cria. Il la prit fort, sans retenue, une main sur sa nuque pour la maintenir baissée, l’autre sur sa hanche. Le rythme était sec, profond, presque punitif. Léa gémissait dans le coussin, les yeux mi-clos, les seins ballottant à chaque coup de rein.
— Plus fort… supplia-t-elle entre deux râles.
Marc obéit. Il la baisait vraiment fort maintenant, le bruit de leurs peaux claquant remplissant tout l’appartement. Il lui donna quelques claques sur les fesses, assez fortes pour laisser une marque rosée. Léa poussait en arrière à chaque fois, avide.
Il se retira, la retourna à nouveau et l’allongea sur le dos. Il releva ses jambes, les posa sur ses épaules, et s’enfonça encore plus profondément. Dans cette position, il la pénétrait tellement fort qu’elle en avait les larmes aux yeux. Il la regardait jouir une troisième fois, le visage défait, la bouche ouverte, incapable de retenir ses cris.
Quand elle se fut calmée un peu, Marc se retira, se mit sur le dos et la tira sur lui.
— Monte.
Léa s’exécuta. Elle s’empala lentement sur son sexe, le sentant glisser en elle centimètre par centimètre, jusqu’à être complètement emplie. Puis elle commença à bouger. D’abord lentement, en roulant les hanches, puis plus vite. Marc la tenait par les fesses, les doigts enfoncés dans sa chair, et la guidait. Il la regardait avec une intensité presque animale. De temps en temps, il se redressait pour prendre un de ses seins en bouche, mordre le téton, le sucer fort.
Léa finit par perdre le contrôle. Elle le chevauchait vraiment fort, les mains appuyées sur son torse, les seins rebondissant. L’orgasme la prit par surprise, violent, la faisant se contracter par vagues autour de lui. Marc la tira contre sa poitrine et continua de la baiser par en dessous, de plus en plus vite, jusqu’à la suivre. Il jouit en elle en grognant son prénom, les hanches soulevées, la remplissant par secousses profondes.
Ils restèrent un long moment l’un contre l’autre, en sueur, le souffle court, le sexe de Marc encore en elle.
Plus tard, allongés dans le lit de Léa, elle avait la tête sur son épaule. Marc jouait distraitement avec une mèche de ses cheveux. Sa main glissait lentement le long de son dos, puis plus bas, caressant sa fesse encore un peu sensible.
— Tu restes dormir ? demanda-t-elle à voix basse.
Il tourna la tête vers elle, un petit sourire au coin des lèvres.
— Si tu m’y invites…
Elle sourit à son tour, se hissa un peu et l’embrassa lentement.
— Je t’y invite.
Dehors, la nuit était tombée sur la rue des Lilas. Dans l’appartement du 3A, plus personne ne pensait aux clés perdues.
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