Porno amateur : la voisine veut me faire jouir face caméra. — Chapitre 3
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L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.
Ce qui frappe d'emblée, c'est la précision chirurgicale du regard de Nolan : la cicatrice sur l'index, le vernis écaillé sur l'auriculaire, le grain de beauté sous le sein gauche. On est dans la tête d'un inventoriste du désir, et c'est une façon de raconter une scène érotique qu'on n'avait pas vue venir. L'image des avocats soupesés fait mouche. Le texte a un rythme de métronome qui serre là où il faut.
Porno amateur : la voisine veut me faire jouir face caméra.
Chapitre 3
Le trac ne disparaît pas quand on monte sur scène. Il se déplace. Il descend dans les cuisses. Il attend.
Dans le porno, il n'y a pas de coulisses. Pas de rideau. On est déjà sur scène quand on comprend que ça a commencé. Il y a juste un objectif qui filme, posé sur un trépied, qui s'est allumé au moment où elle l'a décidé.
Le public, pour l'instant, c'est une seule personne, et cette personne a les doigts refermés autour de ma queue en ce moment même.
L'autre public n'existe pas encore. Il est quelque part, dans quelques heures, dans une semaine, dans un mois, dans une chambre que je ne verrai jamais, avec le son coupé et une main sur la souris, prêt à revenir en arrière de dix secondes. Ce public-là ne rit pas, n'applaudit pas, ne s'en va pas. Il a tout son temps.
Elle descend, elle remonte. Le pouce reste sous le gland comme s'il avait un bail là-dessus. À chaque passage, la peau glisse sur la couronne et je sens l'anneau de ses doigts s'accrocher une demi-seconde avant de céder.
Jade crache dans sa main. Le bruit est court, précis. Elle étale la salive sur toute la longueur, et maintenant ça glisse pour de vrai, plus de frottement, juste le mouvement et le petit claquement humide à chaque descente.
Elle change de main. Puis les deux. L'une à la base qui serre, l'autre qui tourne autour du gland, dans un sens, puis dans l'autre. Ça, c'est nouveau.
Elle lâche tout d'un coup. Ma queue retombe contre mon ventre, mouillée, froide là où la salive sèche. Elle passe les mains dans son dos, défait l'agrafe, et le soutien-gorge triangle glisse le long des bras et tombe par terre à côté du caleçon gris. Ses seins sont plus lourds qu'ils n'en avaient l'air dans le satin. Les aréoles sont larges, brunes, avec ce grain de beauté sous le gauche que j'ai déjà vu sur un écran, avec un autre visage au-dessus.
Le visage ment, le corps jamais.
Elle crache encore, mais cette fois dans le sillon entre ses seins. Elle se redresse sur les genoux, attrape ma queue, la couche dans la salive et referme la chair dessus avec ses deux mains, une de chaque côté, en pressant. Elle monte et descend comme ça, avec tout le buste. C'est mou, c'est chaud, c'est moins serré que la main et c'est pire. Le gland ressort à chaque montée, rouge, juste sous son menton, et elle baisse les yeux dessus.
Je m'en aperçois après, comme on s'aperçoit qu'on ne pense plus à sa langue. Elle est toujours là. Mais je ne pourrais plus dire à quelle distance. Je ne pourrais plus dire de quel côté est la lampe. Il y a ses seins, la salive, ses mains qui reprennent le relais parce que la pression monte et qu'elle le sent, une main serrée à la base et l'autre qui va vite, juste sous le gland, un mouvement court, mécanique, celui qui ne pardonne pas.
Puis elle ralentit. Elle desserre les doigts. Elle continue, plus doucement, toute la longueur, en pressant un peu au sommet pour faire sortir ce qui reste. Une goutte. Elle l'étale sur le gland avec le pouce. Ma queue tressaute encore deux fois dans sa main, toute seule, et elle attend que ça s'arrête.
Le sperme coule le long de son cou. Une ligne blanche jusqu'à l'épaule. Elle ne l'essuie pas.
Je respire. J'entends que je respire. C'est le seul son de la pièce.
Elle lâche.
Elle se lève d'un mouvement, sans utiliser les mains, les genoux marqués en rouge par le tapis. Elle traverse le salon, se penche vers le téléphone, appuie sur l'écran.
Le point rouge s'éteint.
Et sa voix redevient sa voix.
Je suis nu sur un canapé trop mou, les cuisses écartées, la queue qui ramollit contre ma jambe.
Elle a déjà commencé à scroller.
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