Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Vénus aux escarpins — Chapitre 3 · Premières livraisons
Auteur
La Vénus aux escarpins
Chapitre 3 · Premières livraisons
Chaque jour, Léo espérait entendre de nouveau les talons marquer la présence de cette cliente qu'il attendait avec fébrilité. Elle vint de nouveau faire quelques emplettes, à chaque fois elle portait des talons hauts, pas toujours les mêmes. À chaque fois, il la regardait partir, sans se soucier des clients qui attendaient leur tour, outré par son manque de discrétion et le désintérêt qu'il leur portait subitement.
Un jour, il prit son courage à deux mains, il était dix-sept heures, ce qui marquait la fin de sa journée. Il la suivit dans la rue et lui proposa de porter ses courses.
— Pour quelle raison, jeune homme ? l'interrogea-t-elle. Il ne sut que répondre et indiqua simplement :
— Car ces sacs sont lourds.
— Car ces sacs sont lourds.
Elle sourit, peu convaincue, mais ne voyait pas d'objection à ce qu'un homme au regard si doux lui vienne en aide. Il la suivit, les yeux hypnotisés par la démarche régulière et fluide de son guide, malgré les dix centimètres de talon sur lesquels elle était juchée. Dans l'escalier qui menait à son appartement, il profitait pleinement de la vue, les yeux rivés sur les talons, sur les chevilles fines qui laissaient deviner des pieds délicats, sur les jambes que la jupe fendue dévoilait à chaque marche avec une régularité parfaite.
La Vénus ouvrit la porte de son appartement et il la suivit dans un couloir qui débouchait sur une grande pièce haute de plafond avec une grande rosace. Le mobilier était un signe évident de richesse, elle lui indiqua la cuisine, dans laquelle il put déposer les sacs de provisions.
Léo avisa une console en bois laqué, contre le mur, sur laquelle se trouvait un bloc-notes et un stylo. Il inscrivit son prénom et son numéro de téléphone.
— Que faites-vous ? l'interrompit celle qui lui avait ouvert sa porte.
— Pour vos prochaines courses, répondit-il.
— Et comment vais-je vous payer ?
— Vous ne paierez pas, dit Léo avec assurance.
— Et pour quelle raison ? répondit-elle, avec le sourire de celle qui commençait à comprendre.
— Pour vos prochaines courses, répondit-il.
— Et comment vais-je vous payer ?
— Vous ne paierez pas, dit Léo avec assurance.
— Et pour quelle raison ? répondit-elle, avec le sourire de celle qui commençait à comprendre.
Le jeune homme qui se trouvait devant elle rougit, puis se jeta à l'eau :
— Pour vous servir, Madame.
Il sentit une vague de chaleur empourprer ses joues et fit ce qui lui sembla le plus approprié, il se retourna et prit la direction des escaliers en se forçant à ne pas courir.
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