Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Enfin la réalité — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Enfin la réalité
Chapitre 1
L'histoire que je vais vous raconter s'est déroulée il y a dix ans environ.
Depuis un certain temps, j'y pensais. Je voulais franchir le pas, passer du fantasme à la réalité. Lorsque ma femme s'absentait, j'avais pris l'habitude de lui emprunter quelques tenues, de les enfiler et de me regarder longuement dans la glace. Mais, depuis quelque temps, quelque chose avait changé. Je ne voulais plus seulement rester seul devant mon reflet. J'avais envie d'aller plus loin, de sortir de cet univers secret qui n'appartenait qu'à moi.
J'avais besoin d'autre chose. J'avais envie de savoir ce que cela ferait d'être regardé par un homme. De sentir son regard sur moi, de découvrir dans ses yeux le désir que, jusque-là, je n'avais fait qu'imaginer. Puis, un jour, ma femme m'annonça qu'elle devait s'absenter pendant deux jours. Deux jours complets durant lesquels j'allais me retrouver seul.
Je me suis alors dit que c'était le moment. J'avais acheté quelques accessoires pour compléter ma tenue, notamment une perruque et une paire de chaussures. Je préparai mes affaires avec une fébrilité que j'avais du mal à contenir : une petite jupe, des bas, un ensemble de dessous noirs, un petit chemisier, ma perruque et les chaussures que je venais d'acheter. Je réunis tout cela et me demandai si j'aurais vraiment le courage d'aller jusqu'au bout.
— Allez... Je vais sortir comme ça.
Toute la journée, j'attendis. Je repoussais sans cesse le moment de partir. Puis, en fin de journée, je pris enfin ma décision. Je m'habillai rapidement, enfilant ma tenue avec des gestes un peu fébriles, puis me maquillai à la hâte. Je mis ma perruque, chaussai mes nouvelles chaussures et me regardai un instant dans le miroir. Le cœur battant, je montai finalement dans ma voiture et pris la route, direction une aire de repos où j'avais déjà remarqué que de nombreuses personnes s'arrêtaient. J'allais enfin réaliser mon fantasme. Être vue, être touchée par des hommes, des inconnus. Et être soumise à eux, à leurs désirs, à leurs envies.
En arrivant, plusieurs camions étaient stationnés. Je me garai et restai là. Un quart d'heure passa. Puis une demi-heure. J'étais incapable de me décider à sortir de la voiture. La peur, l'excitation et le doute se mélangeaient. Alors, après une dernière hésitation, j'ouvris enfin la portière. Je commençai à faire quelques pas, timidement. Peu à peu, je remarquai que deux hommes, installés dans leurs camions, suivaient mon passage du regard. Puis un appel de phares lors de mon dernier passage. C'était à moi qu'il s'adressait. Cela me donna un peu d'assurance. Je me redressai, adoptai une démarche que je voulais plus féminine et continuai mon petit tour, en essayant de donner l'impression que tout cela était parfaitement naturel. Soudain, la portière d'un camion s'ouvrit. Un homme descendit et s'approcha de moi.
— Bonjour. Vous êtes toute seule ?
— Oui.
— Et vous cherchez quoi ?
— Une rencontre sympathique.
— Oui.
— Et vous cherchez quoi ?
— Une rencontre sympathique.
Il sourit.
— Et si je vous proposais un café dans mon camion, vous accepteriez ?
J'hésitai quelques secondes. Puis je finis par acquiescer. Je suivis cet homme que je ne connaissais absolument pas, mais qui, à cet instant, me paraissait plutôt sympathique. Arrivés devant son camion, il ouvrit la porte et me laissa passer devant lui. En montant, je sentis son regard se poser sur moi. Je compris qu'il observait ma tenue, ma silhouette, et notamment la façon dont mes vêtements épousaient mes formes. Puis, au moment où je montais la dernière marche, je sentis sa main se poser sur mes fesses.
Je sursautai, surpris par ce geste inattendu. Mon cœur se mit à battre plus vite. Je ne savais pas encore ce qui allait se passer, mais une chose était certaine : j'étais désormais allé beaucoup plus loin que je ne l'avais prévu. Nous nous installâmes dans le camion et il referma la porte derrière moi. Rapidement, il ouvrit une thermos de café et me servit une tasse. À cet instant, son téléphone sonna. Il s'excusa d'un geste et décrocha.
— Oui... Non, je ne suis pas seul. Ben écoute, je ne sais pas... Écoute, on verra bien.
Il raccrocha et je le regardai, interrogatif.
— C'est un copain. Il propose de venir prendre un café, vite fait. Vous êtes d'accord ?
— Oui.
— Oui.
Il me regarda avec un sourire.
— Mon copain s'appelle Alain, il aime bien les femmes comme toi.
Je compris qu'il venait de passer au tutoiement. Ce simple changement me troubla davantage que je ne l'aurais imaginé. Jusqu'alors, il y avait encore une certaine distance entre nous. Maintenant, quelque chose semblait avoir changé. Peu à peu, je me détendis. Je croisai puis décroisai les jambes plusieurs fois, cherchant une position plus naturelle, tout en essayant de ne pas laisser paraître mon trouble.
Je remarquai alors son regard qui descendait parfois vers mes jambes. À plusieurs reprises, je le surpris à observer la jarretière de mes bas. Je fis semblant de ne rien remarquer, mais intérieurement, je sentais mon assurance grandir. Quelques minutes plus tôt, je n'aurais jamais imaginé me retrouver dans cette situation. Et maintenant, j'attendais presque avec curiosité l'arrivée de son ami.
Quelqu'un frappa à la porte du camion. Elle s'ouvrit et je vis un homme monter et venir s'installer juste à côté de moi. Le camion était grand, mais, à cet instant, je me retrouvai avec quelqu'un presque collé à moi. Il s'adressa immédiatement à moi :
— Ah, t'es nouvelle, toi ? Je ne t'ai jamais vu ici.
Il posa une main sur ma cuisse et, à cet instant, je compris rapidement que la situation risquait de déraper. Pourtant, j'étais à la fois troublé et fier d'attirer ainsi l'attention de ces deux hommes. J'avais envie de leurs sexes. L'homme m'embrassa dans le cou et je le laissai faire. Celui qui m'avait fait monter dans son camion me regardait sans détour. Je le vis commencer à dégrafer son pantalon et à faire glisser son caleçon. En quelques instants, il se retrouvait complètement nu devant moi. Il regarda son copain et dit :
— Je vais me faire sucer pendant que tu t'occupes de son cul.
Son sexe grossissait à vue d'œil, au fur et à mesure qu'il le branlait d'une main ferme. J'étais subjuguée, incapable de détourner les yeux, et pourtant une pointe d'appréhension grandissait en moi. C'était précisément le moment que j'avais imaginé tant de fois.
— Allez ma belle, vas-y... elle est à toi.
— C'est la première fois pour moi.
— C'est la première fois pour moi.
Il marqua un silence, visiblement surpris.
— Ne me dis pas que tu n'as jamais sucé un mec ?
— Non.
— Tu vas voir, on va faire de toi une bonne pipeuse !
— Non.
— Tu vas voir, on va faire de toi une bonne pipeuse !
Le chauffeur appuya sur ma tête afin que je m'approche tout doucement de son sexe et que je le prenne en bouche. C'était la première fois pour moi. Pourtant, j'y ai pris goût immédiatement, et cette sensation de soumission fut accentuée par ses mains sur mon crâne.
— Tu vas me faire une gorge profonde ! Et je veux sentir tes lèvres sur mes couilles !
C'est alors que je sentis deux mains saisir doucement le bord de ma jupe. Je fus rapidement retroussé et des mains commencèrent à me caresser les fesses.
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