Jo, l'homme à tout faire
Chapitre 2
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Couverture de Jo, l'homme à tout faire, par hinéros
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jo, l'homme à tout faire — Chapitre 2

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Jo, l'homme à tout faire

Chapitre 2

Rappel : à cette époque le SIDA n’existait pas encore. Les préservatifs étaient surtout utilisés pour que les femmes ne « tombent » pas enceintes.
À cette époque, Laurence venait de trouver un poste d’infirmière dans une maison de retraite. Elle approchait de la quarantaine et se retrouvait seule après une séparation difficile. Elle avait tout quitté et décidé de changer de vie, quittant son travail et sa ville pour essayer de se reconstruire à plusieurs centaines de kilomètres de distance. Elle avait fini par trouver ce poste auprès des personnes âgées et avait intégré une équipe sympathique dirigée par Nathalie, une quinquagénaire sympathique. Comme tout le personnel soignant, elle était vêtue d’un pantalon blanc et d’un haut en forme de tunique fermée par des boutons pression.
Nathalie, en sa qualité de directrice, était en civil et habituellement en jupe.
Dans ce milieu féminin évoluaient quelques rares hommes dont un certain Jo, homme à tout faire, tour à tour jardinier, magasinier, électricien. On avait parlé à Laurence de certains de ses talents qu’elle avait découverts fortuitement en le surprenant dans la réserve en compagnie de Nathalie dans une bacchanale échevelée. Elle avait eu l’occasion de l’essayer à son tour pour son plus grand plaisir. Curieusement, lorsqu’elle le croisait dans l’établissement, il feignait de ne pas la voir. Il faisait de même avec toutes celles qui en avaient fait leur sextoy.
Ce matin-là, l’équipe soignante s’apprêtait à faire la pause-café du matin à dix heures. Laurence travaillait avec Muriel, une aide-soignante de quarante-cinq ans. Elle la savait mariée à un routier, souvent absent la semaine. « Je vous rejoins tout à l’heure », avait-elle dit, et joignant le geste à la parole, elle la vit filer vers la réserve. Laurence se doutait qu’elle allait y retrouver Jo et esquissa un sourire. En même temps, elle vit Nathalie suivre la même direction. À son tour, l’infirmière prit le long couloir. La porte de la réserve venait d’être repoussée tout en restant entre-ouverte. Laurence connaissait le code. Cela signifiait « voyeur ou participant accepté (ou bienvenu) ». Elle poussa la porte doucement et se glissa à l’intérieur. À quelques mètres se trouvaient Muriel et Jo. Le jeune jardinier était entièrement nu, sa verge déjà raide. Muriel s’était débarrassée de son pantalon et de sa culotte. Elle se retourna et prit appui sur une table, écartant légèrement les jambes et cambrant les reins. Jo s’approcha, et la pénétra d’un coup sec, s’agrippant à ses hanches. Juste devant Laurence, Nathalie, jupe retroussée, la main dans sa culotte, se masturbait sans vergogne, les yeux rivés sur le couple. Laurence était tétanisée par le spectacle et sentait la cyprine couler. Un mouvement derrière elle. Elle tourna la tête. C’était Maurice. Un des pensionnaires. Il avait soixante-douze ans mais en paraissait au moins dix de moins. Il était svelte et continuait d’entretenir son corps. Il sourit et vint se placer derrière elle. Contre elle. Tout contre. Plus grand, il avait posé son menton sur son épaule. Elle le sentait se frotter contre ses reins. Elle n’osa pas le repousser. Nathalie venait de bouger. Elle vint se placer à côté de l’infirmière. Maurice enserra la taille de Laurence et, d’une main assurée traduisant une certaine habitude, déboutonna le pantalon de l’infirmière. Il le fit glisser sur ses cuisses.
— Enlève-le et enlève ta culotte, glissa-t-il dans son oreille. Toi aussi, enlève ta culotte, dit-il à Nathalie.
Comme une automate, Laurence lui obéit. Il ne lui restait plus que la tunique de son haut de travail et son soutien-gorge.
Devant eux, Jo continuait de limer Muriel à grands coups de boutoir. On les entendait ahaner tous les deux. Maurice avait glissé une main sur le sexe mouillé, le pénétrant de deux doigts. Son autre main faisait de même dans le sexe de Nathalie. Maurice les masturbait. Il trouva assez facilement les clitoris. — Tu es belle Laurence. Très belle. Un de ces quatre, on va baiser tous les deux si tu veux bien.
Il interrompit sa masturbation le temps de déboutonner son pantalon. Laurence sentit alors une barre dure se frotter contre ses fesses. À côté d’elle, Nathalie se mit à gémir. Elle jouit rapidement. Elle s’accroupit et prit la hampe de Maurice dans sa bouche. Ils formaient un curieux trio. Nathalie à genoux, jupe retroussée, suçant Maurice pendant que celui-ci doigtait fiévreusement Laurence.
À quelques mètres, la joute atteignait son paroxysme. Dans un cri étouffé, Muriel avait atteint l’orgasme. Jo s’agitait comme un dératé entre les cuisses de l’aide-soignante. Il se retira, la verge encore raide, prête pour une prochaine étreinte qui ne tarderait probablement pas. Muriel se rhabilla. Jo, toujours nu, sans bouger, regardait à présent la direction du trio. Le traitement infligé par Nathalie amena rapidement Maurice au plaisir. Nathalie se recula et la semence de l’homme décrivit une courbe avant de tomber au sol. Nathalie avança vers Laurence à genoux. Elle la caressa en pressant doucement le clitoris. Les efforts conjugués de Maurice et Nathalie et le regard de Jo amenèrent l’infirmière à l’orgasme. Quand elle ouvrit les yeux, elle croisa le regard fiévreux de Jo qui n’avait rien perdu du spectacle. Sa verge était toujours tendue et plus que jamais elle avait envie de la sentir au fond d’elle. Mais le temps de la pause était passé…
Les jours suivants, lorsqu’elle croisait Jo dans les couloirs, une folle excitation lui nouait le ventre avec l’envie de se livrer à lui et le sentir en elle.
Elle réussit à tenir cinq jours malgré des séances de masturbation nocturne.
Cela faisait plus de six mois qu’elle n’avait plus d’activité sexuelle avec un homme si on excepte la séance récente avec Jo. Avec son mari, la dégradation de leur relation les avait éloignés l’un de l’autre. Sa dernière fois ? Une sortie en discothèque avec des collègues de travail. Un jeune qui dansait près d’elle, tournant autour d’elle jusqu’à l’arrivée du quart d’heure des slows. Il l’avait draguée sans complexe, collé à son corps, s’excitant mutuellement. Ils avaient fini sur le parking de la discothèque, elle allongée sur le capot, jupe retroussée, tee-shirt et soutien-gorge relevés. Il s’était débraguetté, avait écarté son string et avait pénétré son sexe avide et trempé. Ils avaient joui rapidement. Il s’était relevé, s’était réajusté et avait disparu dans la nuit. Cet épisode avait provoqué un sentiment de honte pour la jeune femme. Impression d’avoir été prise pour un objet de plaisir qu’on utilise et qu’on jette ensuite. Du reste, elle ne se souvenait même pas du prénom de ce coup d’un soir.
Un après-midi, Nathalie la convoqua dans son bureau.
— Laurence, va dans la réserve. Je vois que tu en crèves d’envie. Et de toute façon, tu plais à Jo. En échange, je vais vous regarder baiser.
Dans la réserve, Jo attendait déjà, nu, le sexe au zénith.
— Salut. Nathalie m’a dit que tu viendrais.
Laurence s’adossa contre le mur. Il vint à elle, écrasant sa bouche. Nathalie avait suivi. Elle se tenait à moins d’un mètre.
— Jo, déshabille-la entièrement et baise-la, elle en crève d’envie. Fais ce que tu veux d’elle. Fais-la jouir. Elle est à toi.
Jo se frottait à elle. Elle sentait sa verge cogner contre son ventre.
— Laurence, tu sens comme il a envie de toi ?
Jo ouvrit la tunique et l’en débarrassa, il fit sauter le soutien-gorge, s’emparant de ses seins, faisant rouler les pointes déjà durcies entre ses doigts. Puis il enleva le pantalon, emportant le string avec. Laurence sentait sa verge battre contre son sexe trempé. Toujours debout, il souleva une de ses jambes et l’investit d’une seule poussée, entrant sans difficulté dans sa chatte inondée.
Elle cria brièvement au moment de l’intromission puis se mit à respirer rapidement et à gémir.
Elle le sentait en elle, elle se sentait totalement remplie. Elle ne se sentait plus un simple objet. C’est Jo qui était son jouet. Aucun sentiment de honte. Juste une furieuse envie de jouir. Il se mit en mouvement tel un marteau-piqueur, forant le vagin accueillant, butant contre le fond.
— C’est bien Jo, vas-y, bourre-la, fais-la jouir. Hein que tu vas jouir Laurence ? Dis-nous que c’est bon, que tu aimes ça te faire démonter par le plantoir de Jo.
Laurence sentait qu’elle commençait à perdre pied et que la jouissance viendrait rapidement. Elle gémissait de plus en plus fort.
— Oh oui c’est bon. C’est bon Jo. J’aime ton sexe. Vas-y, prends-moi, va au fond, tape fort. Oh je te sens bien. J’aime quand tu me baises. Elle est bonne ta queue. Oh vas-y. Vas-y ! Baise-moi. Prends-moi bien. Je suis à toi. J’ai envie de toi. De ta queue.
Jo accélérait le mouvement. Plus vite, plus fort. Il cognait tel un bûcheron dans son antre dilatée à un rythme endiablé. Mais c’est de cela dont elle avait besoin. Une bonne baise sans fioriture. Le plaisir montait, embrasant son bas-ventre et tendant ses seins devenus hypersensibles par le frottement contre son torse.
— Oh oui. Ça vient. Oh Jo vas-y, vas-y encore. Elle est bonne ta queue. Continue. C’est trop bon. Oh j’en avais tellement envie. Baise-moi. Vas yyyyyyy…
Le reste de la phrase se perdit dans un râle rauque, un cri étranglé. Il dut la soutenir pour ne pas qu’elle tombe. Il se retira et se tourna vers Nathalie. Celle-ci, le défiant du regard, souleva sa jupe en passant sa langue sur ses lèvres. La directrice n’avait pas mis de culotte. Son sexe luisant, déjà entrouvert, s’offrait à leurs regards. Jo s’approcha d’elle et la pénétra d’un coup sec, lui arrachant un cri.
— Oh oui. Oh tu es encore dur. C’est Laurence qui t’a bien excité. Vas-y. Prends-moi. Fais-moi jouir aussi. Oh c’est bon. Oh je suis ta salope. Je suis ta chose. Ta chienne. Tu le sais. Vas-y, emporte-moi.
Laurence assistait à leur joute dont il n’y aurait ni vainqueur ni vaincu. Pendant un quart d’heure, il la baisa, debout, appuyée contre la cloison. Nathalie jouit brutalement, tremblant et gesticulant comme un pantin désarticulé. Elle le repoussa, échevelée. Il restait, nu, le sexe toujours raide, l’épée prête à de nouveaux assauts.
— Viens, dit Nathalie, il faut laisser la place.
Elles retournèrent dans son bureau.
— Je ne sais pas à qui c’est le tour maintenant. Tu sais Laurence, mon mari est plus âgé que moi. Il y a deux ans, il a eu un cancer de la prostate. Chirurgie, rayons. Libido en berne. Moi j’étais encore pleine d’envies même si j’aime profondément mon mari. Alors un jour j’ai craqué. J’avais entendu parler de Jo par certaines collègues. Je l’ai appelé dans mon bureau. Je lui ai expliqué ce que j’attendais de lui. Il m’a prise sur le bureau. J’ai joui comme jamais. Le soir, j’ai tout raconté à mon mari. Lui en parler l’a stimulé et il a eu un début d’érection. Tu vois Laurence, moi j’ai besoin de lui. Il baise si bien. Ce soir je vais raconter notre aventure à mon mari et on fera l’amour. Peut-être arrivera-t-il à bander et à rentrer sinon on se caressera. Avec Jo, je baise seulement. En fait, je me suis aperçue que j’étais accro à lui. Pas amoureuse. Juste accro. J’ai besoin de baiser avec lui. Tu ne le sais pas, mais je baise ainsi au moins trois fois par semaine. Au fait, je te déconseille de te lancer dans une aventure avec Maurice. C’est un vrai pot de colle sinon. On a eu une intérimaire l’an dernier qui lui a cédé. Elle n’arrivait plus à s’en défaire. Il l’a harcelée jusqu’à chez elle. J’ai fait un deal avec lui. Je veux bien qu’il assiste et participe à nos petits jeux mais c’est tout. Tu es seule, tu es encore jeune, quarante ans c’est jeune, tu as besoin de sexe. Jo est une chance pour nous. Toujours prêt. Et pas emmerdant. C’est un encas provisoire mais utile.
En rentrant chez elle, Laurence repensait aux paroles de Nathalie. Dans le désert de sa vie affective du moment, elle avait à disposition un sextoy humain, prêt à l’emploi et qui ne posait pas de question. Pourquoi s’en priver ? D’autant qu’à l’évidence ce sextoy était particulièrement performant.
Un jeudi, alors qu’elle était de congé, Laurence partit faire les courses au supermarché. Sans être particulièrement coquette, elle aimait se mettre en jupe quand elle ne travaillait pas. Il fallait qu’elle n’oublie pas d’acheter une ampoule pour remplacer celle de son bureau qui avait grillé. Elle hésitait devant le modèle à acheter. C’est alors qu’elle vit Jo arrivant à quelques mètres, s’arrêtant pour choisir des articles et les empiler dans son caddie. Visiblement, il faisait des courses pour la maison de retraite. Elle lui sourit.
— Bonjour Jo, ça va ? Peux-tu me conseiller ? Quelle ampoule pour un bureau ?
— En puissance, si ta pièce est grande, il faut du cent watts. Après tu as vis ou baïonnette.
Elle le remercia et déposa un bisou sur sa joue. Comme si ce geste anodin était un signal, il l’enlaça, plaquant sa main sur ses fesses.
— Je bande. Parce que tu me fais bander.
— Tu es fou Jo, pas ici !
Elle se dégagea rapidement, constatant qu’heureusement personne n’avait surpris son geste.
— Ah, pas ici. Où alors ?
Son geste insensé faisait naître en elle une folle envie. Elle ne se voyait pourtant pas l’emmener chez elle ni aller à la maison de retraite.
Jo la regardait.
— Finissons nos courses. On s’attend sur le parking. On avisera.
Un quart d’heure plus tard, après avoir fini les courses et être passée à la caisse, elle se dirigeait vers sa voiture. La fourgonnette de la maison de retraite était garée à côté, Jo assis au volant. Laurence mit ses achats dans le coffre. Elle était penchée en avant, calant les sacs dans le coffre quand elle sentit deux mains fermes se poser sur ses hanches et un corps se presser contre le sien. Elle sentait avec netteté une bosse dure appuyer avec insistance contre ses reins.
— Arrête Jo. Pas ici.
— Il n’y a personne. Je surveille. T’inquiète. T’as juste envie de baiser et moi aussi.
Il est vrai qu’ils étaient garés un peu à l’écart des autres voitures et des allées de circulation. Et la fourgonnette faisait un barrage à la vue. Jo venait de retrousser sa jupe sur ses reins. Elle le sentait farfouiller dans son pantalon. Il avait sorti sa verge. Il écarta sa culotte et présenta son gland contre l’entrée de son sexe. Elle était trempée. Laurence ne se reconnaissait pas. Son corps appelait le mâle. Il n’eut aucun mal pour la pénétrer tellement elle était mouillée. Se faire prendre dans un endroit public ajoutait à son excitation. Il ne la ménageait pas, elle sentait son gland cogner au fond d’elle et se retirer. Et recommencer.
— C’est bon, hein, tu aimes la queue de Jo, hein ? Tu vois, t’en as besoin même dehors. T’es une bonne salope. Une bonne p’tite pute.
Habituellement Laurence n’aimait pas la vulgarité, mais là, le lieu, l’incongru de la situation, ces mots crus s’ajoutaient à son excitation.
— Oh oui… j’aime ta bonne queue… ta bite… baise-moi comme une salope… fais-moi jouir… défonce-moi… Fais de moi tout ce que tu veux. Je suis toute à toi…
— Ce que je veux. OK. Demain tu bosses ?
— Oui. L’après-midi.
— Alors rendez-vous à cinq heures dans la réserve. À poil sous ta blouse. On va te baiser avec Maurice. Promis ?
Laurence ne savait plus où elle en était. Le plaisir grondait en elle. Elle allait jouir, là, sur un parking, troussée comme une catin. Elle ne réfléchissait plus.
— Oui. Promis. Mais achève-moi maintenant.
Un dernier coup de rein et elle explosa.
Le temps qu’elle reprenne ses esprits, la fourgonnette démarrait.
Mon dieu, qu’avait-elle promis sous le coup de l’excitation ?
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