Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'inconnue de la Seine — Chapitre 1
Auteur
L'inconnue de la Seine
Chapitre 1
J’ai toujours aimé me promener sur les quais de la Seine. Admirer ce soleil flamboyant, doucement se coucher sous les toits de Paris. C’est justement à cette heure, quand naît le crépuscule, que Paris vit, que Paris s’éveille.
Il faisait froid, ce jour-là, et je portais mon fidèle manteau, un bouquin à la main. L’idiot, je pense. Les bouquinistes fermaient leurs caisses, les terrasses se remplissaient. Quand j’ai levé le regard, un bus arrivait. En descendit une jeune femme, ou plutôt une jeune fille. Son écharpe rouge cachait une bonne partie de son visage, mais ne nous empêcha pas d’échanger un regard, trop court. Je ressentis sur-le-coup un tiraillement dans le bas-ventre. Elle s’éloigna.
Son écharpe flottait au vent derrière elle. Elle se dirigeait vers le pont, retenant les pans de son blouson avec ses mains. Je ne pus m’empêcher de garder mon regard fixé sur elle. Enfin, elle tourna, et je la perdis de vue.
Il faisait froid, ce jour-là, et je portais mon fidèle manteau, un bouquin à la main. L’idiot, je pense. Les bouquinistes fermaient leurs caisses, les terrasses se remplissaient. Quand j’ai levé le regard, un bus arrivait. En descendit une jeune femme, ou plutôt une jeune fille. Son écharpe rouge cachait une bonne partie de son visage, mais ne nous empêcha pas d’échanger un regard, trop court. Je ressentis sur-le-coup un tiraillement dans le bas-ventre. Elle s’éloigna.
Son écharpe flottait au vent derrière elle. Elle se dirigeait vers le pont, retenant les pans de son blouson avec ses mains. Je ne pus m’empêcher de garder mon regard fixé sur elle. Enfin, elle tourna, et je la perdis de vue.
* * *
Je sortis du café avec mon ami. On y vient souvent, il est tranquille et le café est bon, ce qui est plutôt rare à Paris. On y aperçoit la Seine. Et elle était là. Toujours avec son écharpe rouge.
— Elle est belle, n’est-ce pas ? fis-je à mon ami.
— Oui, me répondit-il, son éclat bleu est incroyable !
— Oui, me répondit-il, son éclat bleu est incroyable !
Il parlait sans doute de ses yeux.
Je la vis s’éloigner. J’avais une envie irrépressible de la suivre, de m’élancer à ses côtés, glissant, de chanter, de danser tout comme elle. Mais elle m’échappait. Marchant dans la nuit naissante, écharpe au vent, veste rabattue. J’ai donc suivi mon ami.
Je n’ai plus vu cet ami. Qui est-il ? Nous sommes maintenant sous le pont, Elle, et moi. Je la sens, chaude, elle a abandonné sa veste. Elle m’embrasse, m’embrase, sa peau frémit au contact de mes doigts. Ses cheveux longs volent au vent, et ses yeux, ses yeux me percent et me retiennent, collé à ses lèvres. Nous nous fondons, nous ne faisons plus qu’un, et je rêve d’aller plus loin, d’explorer l’intérieur de cette grande fille aussi attrayante que mystérieuse.
Je suis sur le quai, face à la Seine, mes pensées vagabondent. Je dois la retrouver, la dénuder. Nous étions sous le pont, mais, avec un sourire, elle a glissé entre mes doigts, elle s’est évaporée. Je me promène, gagne la Cité, je sens que ma présence glace les touristes lorgnant Notre-Dame. Je m’en vais. Je cours. Je sors de Paris, les larmes aux yeux, et il se met à pleuvoir. Je m’élance à travers le Pays de Caux, vers Le Havre, havre de paix et de notre amour inassouvi.
Elle est là, les cheveux flottants, comme à leur habitude, je m’élance, je n’en peux plus d’attendre ! Je sens de plus qu’elle est proche du départ, elle se défile, mais elle veut autant que moi sentir nos parties génitales unies, emboîtées. Je lui caresse les cheveux, lui embrasse l’oreille, puis descends. Mes lèvres parcourent ses joues chaudes, son nez, ses pommettes. Elle lève la tête dans un râle, et j’en profite pour perdre ma bouche dans la tendresse de son cou, une main plongée dans ses cheveux, l’autre dans son dos.
Mes lèvres tombent sur sa gorge, j’ose déboutonner son chemisier, dévoiler ses seins fiers, libres de toute emprise. Mes doigts s’égarent sur ses tétons, tandis que ma langue souligne le dessin de ses glandes. J’approche mes dents de sa mamelle, la mordille, elle se cabre, la faisant pointer contre le tissu fin de ma chemise, et laisse sortir un gémissement. Son dos se tend, ma main le parcourt, caresse ses omoplates, elle descend dans son pantalon.
Ma langue se niche dans le creux de son nombril, et ma paume forme une coquille tout autour de son sein, bouillant. Je déboutonne maintenant son bas, y fourre mon menton. Je sens une odeur de cyprine me monter à la tête. On s’allonge, ses mains se perdent dans mes cheveux, de ses lèvres sort un murmure étranglé, tandis que je bouche ses autres lèvres avec ma langue. Je rentre en elle. Mes doigts mettent du cœur à l’ouvrage, et, bientôt, je sens la barrière de son hymen encore intact. J’ôte alors son pantalon, et le mien également. Pendant un instant, je suis paralysé dans mes mouvements par son regard perçant, criant l’envie.
Ses jambes sont douces, musclées. Je les parcours de la pointe de mes lèvres, je rejoins les siennes. Mon membre est au bord de l’explosion quand je le fais pénétrer dans l’antre magique. Elle sursaute, tremble. Elle s’agrippe à mes fesses, accompagne les à-coups de mon bassin en gémissant profondément. Mes mains torturent ses tétons plus tendus encore que mon gland. Soudain, nous explosons en chœur, son vagin se remplit en un long hurlement de joie.
* * *
Nous nous revoyons tous les samedis, et nous ne nous occupons que d’une chose… Ensuite, nous nous épanchons en autant de confidences que de caresses, que de baisers.
Elle s’est installée chez moi, et moi chez elle, cela dépend. Un jour, mon ami – je l’ai retrouvé – est venu manger un repas arrosé. Elle était là, n’a pas beaucoup parlé. Nous avons beaucoup ri, à s’en éclater l’estomac. Nous avons opté pour le triolisme.
Cette fois, je n’ai pas pris le temps de faire monter son excitation. Mon ami est impatient. Il s’est d’abord collé dans mon dos tandis que je la caressais, elle. Je remplissais son cou de baisers sans fin. Je titillais ses tétons, sous-pesais ses lourds seins. Palpais la toison protectrice de ses lèvres. Glissais mon gland entre ses deux fesses rondes, tandis qu’il faisait la même chose avec les miennes, saisissant en plus mon pénis, et le masturbant doucement. Il devint plus direct quand elle passa derrière lui, lui effleurer le dos de ses mamelons. Il me fit pivoter, m’embrassa à pleine bouche en frottant violemment son sexe contre le mien. Il m’agrippa les fesses, j’agrippai celles de ma bien-aimée. Je vis son regard, ironique, cachant quelque chose, percer au-dessus des trapèzes de mon ami.
Nous nous couchâmes. J’offris un cunnilingus à ma chérie, tandis qu’elle s’affairait autour du vit de mon ami. Lui faisait de même sur moi. Et quand elle me chevaucha, la tête renversée, le bout de sa langue dépassant de mes lèvres, le dos cambré, prête à jouir, alors que mon ami me caressait de la tête aux pieds, je n’en pus plus, et je lâchai ma semence dans son vagin.
* * *
Deux jours plus tard, je suis assis, sous les caisses des bouquinistes, sur les quais de la Seine, Mirage à la main, mon ami à mes côtés.
— Je ne savais pas que tu étais gay, me dit-il.
Je lui répondis que je ne l’étais pas, que d’ailleurs je vivais avec une femme, qu’il l’avait bien vue, que même si elle était restée plutôt silencieuse, il avait quand même copulé avec elle…
— Qui ça ?
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