Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tes lèvres sous ma jupe — Chapitre 3 · L'inconnu
Auteur
Tes lèvres sous ma jupe
Chapitre 3 · L'inconnu
Alors que la soirée défilait, la jeune fille n'attendait qu'une chose : elle comptait retourner dehors le soir même. Ce qu'il s'y était passé pour elle était plus qu'un simple doigtage. Elle n'avait plus en tête que de découvrir qui était l'inconnu qui s'était ainsi permis de la toucher. Elle monta se « coucher » lorsque tout le monde remonta dans sa chambre. Elle attendit quelques instants, puis elle redescendit, avant de se rendre pied nu jusqu'à la chaise longue, dans le jardin.
Il n'y avait personne. Déçue, April tomba sur la chaise longue, avec le faible espoir qu'il revienne plus tard. Sans le vouloir, elle avait tant espéré le revoir ce soir. Pour une raison dont elle commençait à cerner les contours, ce moment l'avait marquée. Était-ce parce qu'il s'agissait d'un inconnu ? Était-ce parce que c'était la nuit ? Peut-être était-ce sa voix qui était restée en elle. Elle décida que c'était cela : sa voix. Une voix qu'elle reconnaîtrait entre mille, si seulement elle parvenait à la rattacher à un visage.
Soudainement, alors que son espoir disparaissait peu à peu à mesure qu'elle attendait, la voix de l'inconnu l'appela derrière elle.
— April ? Tu m'attendais ?
— Comment arrives-tu à me reconnaître dans le noir ? demanda-t-elle.
— Mes yeux sont habitués à voir dans le noir. Je te vois très bien. Toi, tes longs cheveux au reflet violet, ton visage d'ange, tes lèvres qui me paraissent si douces…
— Hola ! Tu y vas un peu vite, non ?
— Tu ne te souviens pas de ce que je t'ai fait hier ? C'est pourtant allé bien plus vite hier.
— Oui, c'est vrai, mais…
— Chut ! Je pourrais faire la même chose…
— Non, pas si vite ! Je voudrais d'abord voir qui tu es… Tu sais très bien que je n'ai pas capté qui tu es.
— Et c'est mieux comme ça, non ?
L'inconnu s'assit à côté d'elle sur la chaise longue ; la nuit, encore plus obscure que la veille, ne lui permettait pas de savoir qui était ce mystérieux jeune homme. Il était bien bâti : large d'épaules, des bras musclés qu'elle sentait contre elle.
Puis il se leva, et se posa sur ses genoux, face à elle, entre ses deux cuisses. Il posa ses mains sur ses cuisses, sous son short, et les caressa en les avançant sous son mini short de pyjama. Il descendit son visage contre le sien et l'embrassa. Ses lèvres, sa langue, tout était bon. April appréciait les gestes du jeune homme qui semblait assez à l'aise. Cependant, à l'inverse de Léo, il était plus romantique. Il prenait son temps et jouait avec sa sensualité à elle.
Tomber sous le charme d'un inconnu. Elle ne savait pas très bien ce qui lui plaisait avec cette idée — ou plutôt si : c'était sa voix. Une voix qu'elle connaissait peut-être, quelque part. Ce n'était pas vraiment un inconnu, c'était une identité mystère. Un homme qu'elle côtoyait, mais dont elle ignorait le visage dans cette obscurité. Elle savait pourtant qu'apprendre son identité l'aurait excitée davantage encore. Ce qui se passait entre eux dépassait le sexe pur ; il y avait une vraie alchimie derrière tout ça.
Cet homme passait en ce moment même ses lèvres sur son cou, son visage, et descendit tout le long du décolleté de sa veste de pyjama. Elle se laissait faire, savourait le charme de chaque initiative de cet homme mystérieux qui savait y faire. Sans réfléchir, elle glissa une main dans sa nuque — juste pour sentir qu'il était réel.
Il écarta ses jambes, et sa main disparut dans son bas de pyjama. Ses doigts se déposèrent sur sa culotte et malaxèrent sa zone de plaisir. Sa bouche, elle, s'était mise à lécher sa poitrine, à sucer ses tétons.
— Arrête ! demanda April.
— Pourquoi, ça ne te plaît pas ? Ta mouille dit le contraire…
— Je, je ne sais pas…
L'inconnu s'écarta. Il ne dit pas un mot, laissant April s'exprimer quant à ses envies.
— En fait, je veux que tu continues, que tu fasses ce que tu veux de moi… accepta-t-elle.
— Alors approche-toi de moi et mets-toi à genoux.
Elle se leva de la chaise longue et s'approcha de lui. Elle l'écouta et se mit à genoux devant lui. Sachant ce qu'il comptait faire, elle laissa sa bouche grande ouverte et ferma les yeux. Lorsqu'elle sentit sur ses lèvres celles de son partenaire, elle sut qu'elle s'était trompée. Il était différent de ce que voulaient tous les hommes.
Il passa sa main dans ses cheveux, caressa ses hanches, poursuivit son chemin en retirant sa brassière, qui tomba sous son pyjama. Soudainement, il ouvrit sa chemise de nuit en deux. La poitrine à l'air en plein milieu du jardin, April se sentit complètement à découvert ; mais devant cet homme, cela ne lui déplaisait pas — au contraire. Il faisait ce qu'il voulait d'elle, et c'était bien plus excitant qu'avec Léo.
Il fit basculer April sur le dos, dans l'herbe rase fraîche. Il se mit à déposer une foule de baisers sur son short de pyjama qui s'était déjà humidifié quelque peu. Il écarta ses jambes et aspira sa chatte à travers le tissu. April, en chaleur, transpirante de désir, laissait sa respiration s'approfondir — plus lente, plus lourde, plus incontrôlée.
L'inconnu s'arrêta, attrapa son corps et la retourna sur le ventre. Il tira d'un coup sec son short. La chatte contre l'herbe humide, April se sentait vulnérable, ainsi exposée sur le sol. Il continua de retirer la chemise. Complètement nue sous lui, sur la terre naturelle, elle entendit sa bouche se refermer sur ses fesses — il la dévorait, suçait sa rondelle avec une application qui lui arracha un gémissement étouffé contre le sol.
April sentait sur son cul la langue humide et chaude de l'inconnu se régaler entre ses deux fesses. Il remonta peu à peu, léchant son dos, puis ses épaules, puis finalement sa nuque. Instinctivement, elle tendit les bras et agrippa des touffes d'herbe — quelque chose à saisir pendant qu'il la reprenait, la reconquérait centimètre par centimètre. La poitrine et la chatte contre l'herbe, à découvert dans cette position, elle se sentait entièrement livrée. Et cela l'excitait au-delà de tout.
Lorsqu'il fut lassé de son petit jeu, il la retourna, puis la porta en princesse jusqu'à la chaise longue. Être portée ainsi lui donnait déjà beaucoup d'effet d'habitude, mais nue, dans la nuit, elle se sentait comme une princesse complètement vulnérable. Contrairement à ce qu'elle pensait d'elle, elle aimait se faire dominer ainsi. Son caractère de dominante s'était complètement effacé, et elle comprenait enfin ce que cela produisait sur certaines filles de son entourage.
L'inconnu s'allongea en premier sur la chaise longue, et plaça April au-dessus de lui. Allongée sur lui, elle sentait son corps musclé — et le bruit de sa ceinture qu'il défaisait. Elle le sentit dur contre sa chatte avant même qu'il ne l'effleure. Il la frotta contre elle, lentement, puis l'enfonça profondément. April posa les mains à plat sur son torse — les mains cherchant un appui, un contact, quelque chose de lui à tenir pendant qu'il commençait les va-et-vient, soulevant son corps au rythme du sien.
Quelle extase. Le plaisir qu'il lui donnait était indescriptible. Sa chatte lui faisait tellement de bien qu'elle avait l'impression qu'elle allait exploser. Elle lâchait prise, tandis que l'inconnu faisait tout le travail. Lorsqu'elle sentit en elle le liquide de son partenaire, elle bascula sur le côté, privée de ses forces un court instant. Heureusement, il la rattrapa, la déposa sur le sol herbeux, et continua de la pénétrer aussi fortement qu'auparavant. April cria de plaisir tandis qu'elle sentait monter en elle l'orgasme.
Lorsqu'elle monta au septième ciel, elle hurla, alertant presque tout le voisinage. Elle voulait que tout le monde comprenne son bonheur. Puis elle redescendit sur terre — et comprit que l'inconnu avait déjà quitté les lieux.
Elle resta un moment immobile sur l'herbe fraîche, la peau à l'air, à fixer le ciel noir au-dessus d'elle. Elle aurait pu être en colère qu'il disparaisse encore. Mais non. Il lui avait laissé sa voix, encore une fois — et cette fois, peut-être un indice de plus. Elle remonta, nue, ses vêtements à la main, et tomba sur son lit, épuisée, rongée par l'envie de continuer.
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