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Couverture de Volley, massages et jeux de mains - partie 2 : l'étincelle et le feu, par Louist
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Volley, massages et jeux de mains - partie 2 : l'étincelle et le feu — Chapitre 4 · Chapitre 4 : le jeu des pièces et des verres

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Louist
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Volley, massages et jeux de mains - partie 2 : l'étincelle et le feu

Chapitre 4 · Chapitre 4 : le jeu des pièces et des verres

Les séances qui suivirent notre dispute sur le parvis extérieur devinrent d'un professionnalisme absolument glacial, une véritable mise en scène de détachement thérapeutique qui confinait à la torture psychologique. Le petit cabinet d'Alexandre se transforma instantanément en un tribunal de marbre aseptisé où ne résonnaient plus que des formules de politesse mécaniques, tranchantes et vidées de toute humanité : « Bonjour. Allonge-toi. Tourne-toi. Merci. Au revoir. » Rien de plus, pas une syllabe superflue.
Ses grandes mains d'athlète sur ma peau nue étaient devenues purement cliniques, chirurgicales, presque robotiques. Il évitait avec une précision métronomique et une prudence de Sioux la moindre dérive, le moindre attardement sur la lisière de mon intimité. Pourtant, ce détachement feint, cette froideur de façade était une torture d'une tout autre nature, bien plus perverse. Le moindre frôlement de ses paumes tièdes contre le galbe de mes cuisses continuait de me faire brûler intérieurement, déclenchant des décharges électriques souterraines que nous feignions tous deux d'ignorer avec une hypocrisie monumentale.
Le vendredi suivant, le couperet médical tomba enfin après un ultime examen palpatoire d'une neutralité désolante : j'étais totalement guérie. La cicatrice de mon ischio-jambier était solide. J'eus enfin le bonheur de fouler à nouveau le parquet ciré et de reprendre l'entraînement intensif à pleine puissance avec le reste de l'équipe. Quel bonheur indicible de retrouver mes sensations athlétiques, de courir, de smasher et de sauter au-dessus du filet blanc ! Mon corps exultait, libérant toute la rage accumulée pendant ces jours de frustration forcée.
Pourtant, en retournant au vestiaire après deux heures d'une séance intensive qui m'avait laissée ruisselante de sueur, le cœur battant à tout rompre, mon pouls rata un battement d'une violence inouïe. Un petit morceau de papier blanc, soigneusement plié en deux, était posé bien en évidence sur le rabat de mon sac de sport noir. Je le dépliai, les doigts légèrement tremblants, sentant une bouffée de chaleur m'envahir le visage à la lecture de ces quelques mots tracés d'une écriture masculine, nerveuse et assurée :
J’ai fini mon service pour aujourd'hui. Je veux bien prendre ce verre avec toi si tu le désires toujours et si ton emploi du temps le permet. Je t'attends à la cafétéria du complexe. — Alex.
Un dilemme terrible, un véritable combat entre ma fierté et mon désir, m'assaillit alors que je me glissais sous les jets d'eau brûlante de la douche collective. Foncer tête baissée, cédant immédiatement à son invitation après ses multiples rejets ? Ou rester distante, digne et inaccessible pour lui faire payer sa froideur des derniers jours ? Je ne voulais pas passer pour la fille acquise, la proie facile qui accourt au moindre sifflement du beau kiné.
— Morguy ! Pile ou face ? lançai-je à travers la vapeur d'eau à Morgane qui s'essuyait vigoureusement les cheveux un peu plus loin, sa silhouette svelte entièrement nue, sa peau dorée ruisselant encore de gouttes d'eau.
— C’est pour quoi encore ? demanda-t-elle en suspendant son geste, un sourcil brun levé, un sourire malicieux et lourd de sous-entendus étirant ses lèvres charnues. Tu joues ton avenir amoureux sur une pièce de monnaie, Mamy ? Ne me dis pas que notre bel Apollon médical a enfin mordu à l'hameçon ?
— Peu importe les détails, Morguy. Réponds juste : pile ou face ?
— Face, alors, sans hésiter ! s'écria-t-elle en riant, ses seins fermes bougeant au rythme de son éclat de voix.
Je sortis une pièce d'un euro de ma trousse de toilette en toile et la fis tourner haut dans l'air poisseux du vestiaire. Elle retomba dans un claquement sec sur ma paume tendue. Face. Le destin s'en mêlait, ou peut-être simplement mon envie viscérale d'y croire. De toute façon, pour cette occasion spéciale, mon subconscient avait déjà choisi son camp depuis bien longtemps : j'avais prévu dans mon sac de rechange un jean noir ultra-moulant qui épousait chaque courbe de mes hanches, un haut en maille fine noire au décolleté plongeant mettant superbement en valeur le volume généreux de mon 90D, et mes bottes en cuir souple à talons hauts. Pour le look de la capitaine indifférente et détachée, on repasserait plus tard.
Je pénétrai dans la cafétéria du complexe d'un pas conquérant, le claquement sec et rythmé de mes talons résonnant sur le carrelage blanc comme une déclaration de guerre. Alexandre était assis seul sur un tabouret haut, près du comptoir en zinc, un verre de bière à moitié vide devant lui. Dès que la porte grinça, nos regards s'aimantèrent immédiatement, avec une force magnétique presque physique qui balaya le reste de la pièce. Sa gorge se contracta lorsqu'il avala sa salive avec difficulté, ses yeux bleus descendant lentement, sans aucune pudeur, le long de mon décolleté plongeant avant de remonter vers mes yeux.
Je m'installai sur le tabouret juste en face de lui, commandant un simple soda pour garder les idées parfaitement claires. Les minutes se transformèrent en heures fluides. Le masque professionnel qu'il arborait avec tant de rigidité tomba en éclats. Nous parlâmes de tout, de volley, de sa passion dévorante pour la traumatologie sportive, de nos vies privées en dehors des murs du club.
Mais le véritable dialogue était souterrain, charnel : le trouble entre nous grandissait à chaque seconde, alimenté par la tension sexuelle suspendue et accumulée depuis des jours. Chaque fois que son regard s'attardait sur la naissance de ma poitrine ou que ses longs doigts effleuraient le bord de mon verre par inadvertance, mon cœur s'emballait.
Quand la barmaid annonça poliment la fermeture de l'établissement en éteignant les lumières principales pour ne laisser qu'une veilleuse tamisée, la tension était au paroxysme. En sortant sur le parvis, la fraîcheur saisissante de la nuit normande nous enveloppa.
— Ta voiture est garée dans quel secteur ? demanda-t-il d'une voix basse, rauque, ses épaules larges se rapprochant de moi au point que je pouvais sentir son souffle.
— Je n’en ai pas ce soir, on me l'a empruntée. Je rentre à pied, ce n’est pas loin, juste à dix minutes d'ici, répondis-je en serrant ma veste de cuir contre moi pour masquer un frisson qui n'avait rien à voir avec le froid.
— Pas question, il est bien trop tard pour que tu rentres seule dans ces rues sombres, ordonna-t-il avec cette autorité brute, masculine et protectrice que j'aimais tant chez lui. Je te ramène. Monte.
Sans même attendre mon accord ou une quelconque protestation de ma part, il attrapa mon lourd sac de sport noir. Les muscles de ses avant-bras se bandèrent sous l'effort, dessinant des lignes parfaites sous le tissu de sa veste. Il me guida d'une main ferme dans le bas du dos vers sa Golf noire garée un peu plus loin sous les arbres.
Le trajet dans l'habitacle exigu ne dura que trois minutes. Trois minutes d'un silence lourd, épais, presque étouffant, où le ronronnement sourd du moteur et le bruit de nos respirations synchronisées semblaient s'amplifier de manière démesurée. Une chaleur diffuse, intense, s'empara de mes cuisses. Devant mon immeuble, il coupa le contact d'un geste sec. Les phares s'éteignirent, plongeant la voiture dans une pénombre intimiste et protectrice. Le silence devint assourdissant. Je me tournai vers lui pour lui dire bonne nuit, bien décidée à briser ce sortilège qui me rendait folle.
C’est cet instant précis qu’il choisit pour abattre ses cartes et abandonner toute réserve. Sa grande main droite glissa sur la console centrale et attrapa la mienne avec une urgence contenue. Ses longs doigts chauds s'enlacèrent aux miens dans une prise ferme, sans échappatoire possible.
— Miléna... souffla-t-il, sa voix n'étant plus qu'un murmure rauque, brisé par l'émotion.
Nos visages s'approchèrent lentement, centimètre par centimètre, guidés par une force magnétique totalement irrésistible qui balayait toutes nos barrières de protection. À quelques millimètres l'un de l'autre, nos lèvres s'effleurèrent d'abord, testant notre résistance défaillante, reculant d'un souffle dans un ultime et cruel jeu de provocation érotique. Je laissai échapper un soupir tremblant contre sa bouche. C'en était trop. Nos bouches s'emparèrent enfin l'une de l'autre avec une fureur sauvage.
Le baiser explosa littéralement dans l'habitacle. C'était un échange affamé, dicté par des semaines de frustration contenue, de massages chastes et de désir refoulé. Je lâchai sa main pour ancrer mes ongles longs dans sa nuque chaude, savourant la douceur de ses cheveux blonds et la puissance de ses épaules massives. Alexandre lâcha un grognement sourd, animal, directement dans ma gorge. Ses mains à lui vinrent encadrer mon visage avec une passion dévorante, ses pouces caressant mes pommettes brûlantes tandis que nos langues se mêlaient dans un ballet torride, profond et interminable qui me privait de tout oxygène.
Il s'avança vers moi autant que l'étroitesse de la voiture le permettait, sa poitrine athlétique écrasant fermement mes seins contre le dossier du siège passager. À travers mon jean noir ultra-moulant, je pouvais deviner la tension extrême de ses cuisses et l'affirmation sans équivoque de son désir grandissant, ce corps d'athlète dont j'avais tant rêvé sur sa table de massage et qui se pressait maintenant contre le mien avec une virilité sans concession. Le feu nous submergeait complètement, effaçant le reste du monde.
Quand nos bouches se séparèrent enfin par manque d'air, nous étions tous les deux essoufflés, le cœur au bord de la rupture, les lèvres rougies, gonflées de plaisir et d'interdit. Ses yeux bleus, presque noirs dans l'obscurité de la nuit, me fixaient avec une intensité folle, sauvage.
Je lui murmurai un « Bonne nuit, Alex... » d'une voix totalement cassée, méconnaissable. Je sortis de la Golf les jambes tremblantes, l'esprit en dérive complète. En refermant la portière, j'envisageai déjà la suite : j'avais volontairement laissé mon énorme sac de sport sur le siège passager arrière. Un prétexte vieux comme le monde, mais terriblement efficace pour être certaine de revoir mon bel Apollon dès le lendemain matin.
Le samedi matin, à huit heures trente précises, un coup de sonnette strident, électrique et particulièrement insistant transperça le silence lourd de mon appartement, m'arrachant brutalement à un sommeil de plomb encore peuplé de souvenirs torrides de la veille. Je poussai un soupir agacé, les paupières lourdes, le corps engourdi. Je descendis les escaliers en colimaçon en grognant, les cheveux châtains en bataille totale. Dans ma hâte et ma léthargie, je n'avais absolument pas réfléchi à ma tenue : je portais mon pyjama d'été le plus léger, un petit top en coton gris à fines bretelles, enfilé sans le moindre soutien-gorge, qui laissait deviner sans aucun effort la pointe durcie de mes seins et le volume généreux de ma poitrine, ainsi qu'un pantalon de flanelle large enfilé à la hâte sur mon shorty de nuit.
J'ouvris la porte d'un coup sec, une réplique cinglante et matinale au bord des lèvres pour chasser l'intrus. Les mots me restèrent instantanément bloqués dans la gorge, s'évaporant dans l'air frais de l'entrée.
— Alexandre ?!?
Face à moi, sur le pas de la porte, se tenait mon Apollon. Il portait son blouson de sport noir boutonné jusqu'au cou, les cheveux impeccablement coiffés, l'air frais et dispo, tenant mon énorme sac de volley à bout de bras. En me découvrant ainsi, au naturel, sortant du lit et à moitié déshabillée sous le tissu fin, son regard bleu azur s'écarquilla légèrement avant de descendre, comme aimanté par une force gravitationnelle, sur le mouvement rapide de ma poitrine qui se soulevait sous l'effet de la surprise. Sa gorge se serra alors qu'il avalait péniblement sa salive, ses yeux fixant les contours transparents de mes tétons sous le coton gris.
— Euh... Salut. Je... tu dormais ? Pardon, je ne voulais pas te réveiller si tôt, balbutia-t-il, perdant pour la première fois sa superbe assurance de soignant et son calme olympien. Je venais juste te rendre ton sac de sport... Tu l'as oublié sur mon siège arrière hier soir après notre... après le trajet.
Le plan du sac ! Le souvenir me revint d'un coup en plein visage. J'avais complètement occulté ma propre stratégie de la veille dans les brumes du sommeil. Dans mes scénarios nocturnes, j'étais censée lui ouvrir la porte en étant fraîche, parfaitement maquillée, parfumée à la vanille et terriblement fatale. Là, je ressemblais à une rescapée du sommeil, mais à en juger par l'intensité de son regard fauve qui dévorait mon décolleté sans pouvoir s'en détacher, l'effet de ce laisser-aller matinal était encore plus dévastateur sur ses nerfs.
Un sourire malicieux, vainqueur et purement provocateur s'étira lentement sur mes lèvres. Je m'adossai avec une lenteur calculée contre le chambranle en bois de la porte, croisant les bras juste sous ma poitrine pour remonter et accentuer encore mes formes généreuses sous ses yeux.
— Tu as bien deux minutes pour entrer et prendre un café, Alex ? demandai-je, ma voix encore un peu enrouée, basse et sensuelle par le réveil.
— Je... Oui, je vais les prendre, répondit-il d'une voix qui avait soudainement perdu toute sa neutralité professionnelle, devenant beaucoup plus grave, sourde, presque rauque de désir contenu.
Il franchit le seuil d'un pas lourd et je refermai immédiatement la porte derrière lui, tournant le verrou d'un coup sec pour exclure le reste de l'univers.
— Bouge pas, j'en ai pour une petite minute. Reste sagement dans l'entrée !
Je montai les marches de l'escalier quatre à quatre, le cœur battant à tout rompre. Dans ma chambre, ce fut une tempête express, un ouragan de mouvements : je jetai mon haut de pyjama gris au sol, sautai dans un jean propre qui moulait parfaitement mes hanches et un petit top blanc ajusté en coton fin. Un coup de brosse à dents frénétique pour chasser le sommeil, un nuage rapide de déodorant, et je redescendis en coup de vent, les cheveux simplement brossés et détachés, ondulant sur mes épaules.
Alexandre m'attendait de pied ferme au pied des marches, mon sac noir posé à ses pieds, sa stature imposante remplissant l'espace étroit du couloir. Dès que mes pieds touchèrent le sol de l'entrée, il ne me laissa pas le temps de prononcer une seule parole ou de reprendre mon souffle. Ses grandes mains puissantes, ces mains de masseur dont je connaissais la force, s'emparèrent de ma taille avec une fougue contenue depuis trop longtemps. Il me souleva presque de terre pour me coller brutalement contre son torse large et musclé. Le choc de nos corps massifs me tira un faible soupir de surprise et de soumission.
Ses paumes chaudes remontèrent pour encadrer mon visage avec une fermeté absolue, ses longs doigts plongeant profondément dans l'épaisseur de mes cheveux châtains. Ses lèvres douces, brûlantes et affamées retrouvèrent les miennes avec une urgence totalement nouvelle, balayant instantanément le jeu de provocation de la veille pour laisser place à une passion brute. Une nuée de papillons électriques embrasa mon bas-ventre, me liquéfiant sur place. Sa bouche se fit de plus en plus pressante, exigeante, presque possessive. Sa langue entrouvrit mes lèvres sans demander la permission et explora ma bouche avec une sensualité brute, profonde, qui me fit totalement perdre le sens de l'équilibre.
Je m'accrochai à ses épaules comme à une bouée de sauvetage au milieu de la tempête. Mes mains s'égarèrent frénétiquement sous sa veste de sport ouverte, tâtant à travers le tissu fin de son t-shirt les reliefs fermes, sculptés et denses de ses pectoraux et de ses abdominaux d'athlète. Alexandre lâcha un gémissement sourd, un râle de plaisir masculin directement contre ma bouche. Ses mains quittèrent mes joues, glissèrent le long de mon cou tendu, descendirent le long de ma colonne vertébrale en une caresse appuyée, lourde, pour venir se poser tout en bas de mes reins, juste au-dessus de mes fesses moulées dans le jean.
Dans une impulsion physique d'une virilité absolue et sans compromis, il me pressa plus fort contre lui, me cambrant sans ménagement contre son entrejambe. À travers l'épaisseur de nos jeans respectifs, je pouvais deviner sans l'ombre d'un doute l'ampleur de son érection et la violence du désir qui le tordait. Le monde tanguait autour de nous. Mes cuisses se firent de coton, totalement liquéfiées par cette promesse de possession imminente.
Dring... Dring... Dring...
Le hurlement strident, mécanique et agressif de son téléphone portable retentit soudainement dans la poche de sa veste, brisant instantanément le sortilège érotique qui nous unissait dans la pénombre de l'entrée. Alexandre n'y prêta pas attention au début, grognant de frustration contre mes lèvres, prolongeant le baiser avec une rage désespérée, mais la sonnerie persista, lancinante, impitoyable.
— Ne... réponds pas, s'il te plaît... murmurai-je entre deux baisers fiévreux, mes lèvres brûlantes de sa bouche.
— Je dois... C'est peut-être une urgence pour le club, haleta-t-il contre ma bouche, le souffle court, les yeux sombres de frustration.
Il recula d'un centimètre à peine, le visage altéré par l'effort. Il sortit l'appareil de sa poche, consulta l'écran tactile et jura copieusement entre ses dents. C'était Michel, l'entraîneur. On avait besoin du kiné en urgence absolue au hall des sports pour le tournoi junior national ; un des passeurs venait de se faire une entorse grave de la cheville sur un bloc.
Alexandre rangea son téléphone d'un geste sec, ses poings se contractant. Son regard bleu azur plongea une dernière fois dans le mien, chargé d'un regret immense, d'une colère noire contre le timing et d'une promesse torride qui ne laissait place à aucun doute. Il se pencha et m'embrassa une ultime fois sur les lèvres, un baiser court mais d'une intensité à couper le souffle qui me laissa pantelante.
— Je dois y aller, Miléna... murmura-t-il, sa voix totalement brisée par l'effort surhumain qu'il faisait pour s'arracher à mes bras et reculer vers la porte. À tout à l'heure au club. On ne perd rien pour attendre, crois-moi. Ce n'est que partie remise.
Il ramassa ses clés de voiture sur le meuble, m'adressa un dernier regard brûlant qui me déshabilla sur place et franchit le seuil de la porte. Je restai plantée seule au milieu de mon entrée déserte, le souffle court, les lèvres rougies, gonflées et palpitantes, le corps encore vibrant de son empreinte massive, savourant la douce et délicieuse certitude que la capitaine et son soignant avaient définitivement franchi le point de non-retour.
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