Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon patron - Mon fantasme — Chapitre 6 · L’attente brûlante
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon patron - Mon fantasme
Chapitre 6 · L’attente brûlante
La machine à café crachotait encore lorsqu'il s'approcha de moi, un gobelet fumant à la main. Le bureau était calme à cette heure-là, mais pas assez pour que nous puissions nous permettre la moindre imprudence. Son regard accrocha le mien à la dérobée, furtif mais chargé, puis il se pencha légèrement, comme s'il allait me confier un secret sans importance.
— C'est tout bon pour moi, dit-il simplement.
Je compris aussitôt. Les tests, cette étape que nous avions attendue sans oser trop en parler, venaient de s'achever.
— Moi aussi. Tout est bon, répondis-je sans détourner les yeux.
Un frisson remonta lentement le long de mon échine. L'instant fut bref, presque insignifiant pour quiconque nous aurait observés de l'extérieur. Mais déjà un collègue passait derrière nous, et il se redressa aussitôt, retrouvant ce masque impeccable de patron sérieux, distant et irréprochable. Les jours qui suivirent furent étranges, suspendus dans une attente presque douloureuse. Nous nous croisions dans les couloirs, échangions des regards trop longs, des sourires à peine esquissés mais terriblement lourds de sens. Pourtant, nos emplois du temps semblaient s'acharner contre nous : réunions interminables et dossiers urgents repoussaient sans cesse ce désir brûlant.
Je le surpris à plusieurs reprises venant dans mon bureau sous de vagues prétextes. Ses doigts tambourinaient nerveusement sur le bord du bois, son corps s'attardait plus que nécessaire, cherchant désespérément une excuse pour rester encore quelques secondes. Un matin, il entra sans frapper, son téléphone à la main.
Je le surpris à plusieurs reprises venant dans mon bureau sous de vagues prétextes. Ses doigts tambourinaient nerveusement sur le bord du bois, son corps s'attardait plus que nécessaire, cherchant désespérément une excuse pour rester encore quelques secondes. Un matin, il entra sans frapper, son téléphone à la main.
— Dans deux semaines, on a un déplacement. Trois jours. Une réunion importante à Lyon. Tu viens avec moi.
Je relevai lentement la tête, un sourcil légèrement haussé.
— Avec toi ? Pourquoi moi ?
Son regard soutint le mien, sérieux en apparence, mais chargé de cette intensité familière.
— Parce que j'ai besoin de toi pour ce dossier, évidemment. Et parce que… on dormira à l'hôtel. Trois nuits.
Mon ventre se noua aussitôt. Trois jours loin du bureau, loin des regards et des contraintes, enfermés dans un hôtel où rien ne nous retiendrait. L'idée me donna presque le vertige.
— Tu es sûr que c'est une bonne idée ?
Il referma la porte derrière lui, lentement, puis s'adossa à mon bureau. Son regard se fit brûlant, sans détour.
— Non. Ce n'est pas une bonne idée. Mais c'est ce que je veux. Et je crois que toi aussi.
Le jour J arriva enfin. À la réception de l'hôtel, il demeura parfaitement maître de lui, annonçant nos noms d'un ton neutre pour obtenir deux chambres distinctes, séparation de façade nécessaire pour ne pas éveiller les soupçons. Dans l'ascenseur, le silence était lourd, électrique. Nos épaules se frôlèrent, et ce simple contact suffit à me tirer un frisson incontrôlable. Arrivés à l'étage, il me lança un bref regard avant de murmurer :
— Repose-toi un peu. On se retrouve pour dîner ?
Une heure plus tard, on frappa doucement à ma porte. J'allai ouvrir, simplement vêtu d'un tee-shirt et d'un caleçon. Il se tenait là, dépouillé de son costume et de sa cravate, portant une chemise claire largement entrouverte sur son torse. Ses yeux brillaient d'une tension qu'il ne cherchait plus à dissimuler, parcourant avec une intensité nouvelle ma silhouette ainsi dévoilée.
— Prêt ? demanda-t-il, sa voix déjà marquée par une légère fêlure.
— Pour dîner ?
— Pour dîner ?
Il esquissa un sourire et secoua la tête. Sans attendre, il entra et referma la porte derrière lui. Il s'approcha d'un pas décidé, l'air chargé de cette assurance tranquille qui le caractérisait.
— Romain… trois jours à côté de toi… tu crois vraiment que je vais tenir ?
Ses mains agrippèrent mes épaules, ses lèvres écrasèrent les miennes dans un baiser bousculé, affamé. Il me poussa avec une hâte contenue jusqu'au lit, où je me laissai tomber. Ses doigts, d'ordinaire si précis, devinrent fiévreux pour achever de me mettre à nu. Il saisit le bas de mon tee-shirt et le fit glisser par-dessus ma tête d'un geste sec, avant de s'attaquer à mon caleçon qu'il écarta avec une impatience qui trahissait son manque. Je me retrouvai totalement offert à son regard.
— Putain… souffla-t-il, les yeux rivés sur mon corps. J'en rêvais depuis des jours.
Il s'installa alors entre mes cuisses et s'abandonna à une gourmandise sauvage. Il m'engloutit avec une application recueillie, chaque mouvement de ses lèvres marquant sa prise de possession. Tandis qu'il s'affairait avec cette ferveur, sa propre main s'agitait sur son sexe, incapable de rester passif devant le plaisir qu'il me donnait. Sa respiration devint un râle saccadé ; soudain, il se releva brusquement pour se tenir debout devant moi, le corps cambré par l'imminence de sa propre fin. Un râle lui échappa alors que des jets chauds venaient éclabousser mon torse, scellant ce moment d'abandon absolu.
Fasciné, je le regardai s'offrir ainsi, le corps tendu par l'extase, avant qu'il ne reprenne sa place pour me conduire, à mon tour, vers l'explosion. Ses mains, redevenues expertes, encadrèrent mon plaisir avec une ferveur renouvelée. Sous l'assaut de ses caresses et la chaleur de sa bouche, je sentis mes sens vaciller et, dans un souffle court, je ne pus m'empêcher de gémir :
Fasciné, je le regardai s'offrir ainsi, le corps tendu par l'extase, avant qu'il ne reprenne sa place pour me conduire, à mon tour, vers l'explosion. Ses mains, redevenues expertes, encadrèrent mon plaisir avec une ferveur renouvelée. Sous l'assaut de ses caresses et la chaleur de sa bouche, je sentis mes sens vaciller et, dans un souffle court, je ne pus m'empêcher de gémir :
— Oh... c'est trop bon...
Lorsque mon sperme jaillit enfin, il tenta de l'accueillir avec une volonté manifeste. Mais, sous l'effet d'un réflexe incontrôlable, son visage se crispa brusquement. Il se redressa, reculant d'un mouvement saccadé, et recracha malgré lui la semence qu'il venait de recevoir sur mes poils pubiens. Le reste de mes jets, libérés par la force de mon orgasme, vint finir sa course sur son propre ventre, marquant sa peau de traînées blanchâtres et brûlantes.
Il resta un instant immobile, le souffle haché, le regard baissé sur le mélange de nos fluides, visiblement déstabilisé par cette sensation nouvelle qui venait de le heurter.
Il resta un instant immobile, le souffle haché, le regard baissé sur le mélange de nos fluides, visiblement déstabilisé par cette sensation nouvelle qui venait de le heurter.
— Putain… désolé, dit-il d'une voix sourde. Je voulais… mais j'ai pas réussi. La texture… ça m'a bloqué.
Je me redressai lentement, faisant fi de la gêne pour ne garder que la tendresse du moment, et posai une main apaisante sur sa nuque.
— Arrête. Tu n'as rien à prouver. Tu as essayé, et c'est déjà énorme.
Il détourna un instant les yeux, le visage marqué par une pointe de regret, mais je caressai doucement sa joue pour le ramener à moi. J'ancrai mon regard dans le sien pour dissiper ses doutes, puis murmurai avec douceur :
— Alors la prochaine fois. Il n'y a rien de pressé.
Il releva les yeux, troublé mais visiblement apaisé par mes mots. Sous l'eau chaude de la douche, nos corps se lavèrent ensuite dans une tendresse silencieuse, faite de baisers lents et de caresses complices qui n'appelaient plus l'urgence, mais la profondeur. Plus tard, après un dîner où nos regards continuaient de tisser des liens invisibles par-dessus la table, il s'arrêta devant ma porte avec une détermination nouvelle.
La distance professionnelle avait totalement laissé place à une intimité assumée lorsqu'il prononça, la voix basse :
La distance professionnelle avait totalement laissé place à une intimité assumée lorsqu'il prononça, la voix basse :
— Cette nuit, je dors ici. Dans ta chambre.
Je n'eus pas besoin de répondre. J'ouvris simplement la porte, m'effaçant pour le laisser entrer dans mon univers. Tandis que le battant se refermait sur nous, j'eus la certitude que les heures à venir, dans le calme de la nuit, scelleraient davantage notre lien.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()