Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une soirée décisive — Chapitre 3 · See you again…
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une soirée décisive
Chapitre 3 · See you again…
Ça y est, c'est aujourd'hui. Je vais enfin le revoir. Quand j'ai dû partir de chez Max ce jour-là, sans le réveiller, j'ai craint qu'il m'en veuille, qu'il m'oublie. J'ai espéré qu'il voudrait me revoir et trouve le moyen de me contacter, parce que je savais que moi, je n'oserais pas. Je lui avais tout de même déposé un mot sur son oreiller, mais je n'avais mis ni mon numéro ni mes réseaux sociaux. Je ne sais pas pourquoi, la peur sans doute. Alors quand j'ai reçu ce message de Sacha qui avait réussi à choper mon numéro, qui plus est tout ça pour me voir, mon cœur a fait un bon. Autant dire que j'ai sauté sur la notification. Mais la peur m'a encore légèrement freinée, j'ai écrit mon message puis l'ai supprimé, plusieurs fois, avant de définitivement l'envoyer. J'ai tout fait pour le revoir le plus vite possible. Bon, OK, j'abuse, j'ai juste proposé le jeudi au lieu du week-end. J'ai déjà mené des combats plus féroces.
Il est huit heures. Je suis plongée dans mon bain. La lumière est tamisée, la chaleur ambiante est douce, mais presque étouffante. De la buée s'est déposée sur le miroir et l'abat-jour de ma lampe. Ma respiration est lourde, j'ai la sensation d'aspirer de l'air chaud. J'ai allumé des bougies et de l'encens, un parfum floral enveloppe la pièce. Les mouvements à la surface de l'eau caressent légèrement ma chair nue dissimulée par la fine mousse. Je regarde une dernière fois mon téléphone et sélectionne une musique d'ambiance [Agnès Obel – Riverside]. Une nouvelle notification : « Sacha a aimé votre story », il s'agit de la première photo d'un de mes dessins que j'ose poster. Je clique sur son profil, regarde ses quelques photos. Referme mon téléphone et le pose sur le bord de ma baignoire. J'ai la sensation que la chaleur de la pièce a encore augmenté d'un cran.
Mes doigts glissent le long de mes seins, suivent la délicate ligne de mes abdos et viennent caresser l'intérieur de mes cuisses. Ma poitrine réagit au contact de l'eau. Je prends mon jouet qui m'attend sur le rebord. Après plusieurs pressions sur le bouton d'allumage, les premières aspirations commencent. Je ne le mets pas tout de suite en contact avec mon clitoris. Je prolonge ce jeu avec moi-même, m'empêchant d'atteindre trop vite l'extase. M'attarde un instant autour de ma zone sensible puis lui accorde toute mon attention. Ma respiration se fait de plus en plus complexe. J'ai la sensation d'étouffer. Je transpire. Je ne sais plus si je suis trempée à cause de mon bain, de la chaleur ou de l'excitation. Mon plaisir atteint son apogée, mes cuisses se contractent autour de mon jouet, sous l'intensité de cet orgasme, m'arrachant des gémissements, témoignant de ma jouissance. Je laisse mon corps, lourdement, retomber sous l'eau.
Après quelques secondes, immergée, à essayer de reprendre mes esprits. J'entreprends finalement ma douche comme si de rien n'était.
Je m'enroule dans ma serviette, chaude, épuisée et dans le gaz à cause du bain que je viens de m'offrir. Encore sous le coup de l'excitation, j'envoie un message à Sacha.
Je regrette déjà légèrement ce message qui trahit mes envies de voir ce café s'éterniser. Sacha me répond par un simple « Moi aussi ! » suivi d'un smiley malicieux. Je suppose que nous sommes bien sur la même longueur d'onde, ce qui me ravit instantanément.
Face à moi, deux tenues. Une jupe courte en cuir, de bas noirs et une chemise blanche, avec des manches transparentes et un peu bouffantes. La seconde se compose d'un pantalon marin noir et d'un simple haut blanc, décolleté collier. Après un temps de réflexion exagérément long, je choisis la deuxième option, avec une paire de talons carrés blancs et un blazer cintré. N'ayant pas choisi la tenue la plus sexy, je choisis de l'agrémenter d'un soutien-gorge en dentelle lie de vin, d'un porte-jarretelles marquant ma taille ainsi qu'un string échancré à double bride assorti. Je me mate alors en petite tenue dans le miroir, tournant sur moi-même, regardant mon cul, parfaitement mis en valeur, la courbure de mes seins dessinée par ma lingerie. J'enfile le reste de mes vêtements à la suite de ce petit manège, plutôt satisfaite de l'ensemble. J'espère avoir l'occasion de lui montrer cette part sexy. Mon but, ne pas sembler avoir pris mille ans à décider de ma tenue, tout en restant élégante.
Bordel, que c'est compliqué d'avoir un date. Maintenant que la tenue est faite, il faut que le reste suive, cheveux et maquillage. On fait simple ! Je me répète cette phrase en boucle depuis bien 20 minutes. Je me sèche les cheveux, les ondule rapidement et passe au maquillage. Bon, il fallait s'y attendre, je n'ai pas réussi à faire simple. Je me démaquille et je recommence. Cette fois, « ON FAIT SIMPLE ! » Je range la moitié de mon maquillage et ne garde que liner, mascara et rouge à lèvres rosé, nude. C'est bon, j'ai enfin réussi. Il est dix heures à peine et je suis prête, j'ai donc tout mon temps avant qu'il n'arrive. Tout le temps de stresser, surtout.
Je passe le reste de la journée à essayer de m'occuper l'esprit. Passant de ranger mes quelques mètres carrés à regarder l'heure, griffonner dans un carnet, écouter de la musique, regarder l'heure. Je suis une véritable boule de nerf, je me contiens pour ne pas me venger sur les gâteaux dans ma cuisine. J'ai l'impression de tourner en rond, je n'arrive pas à déterminer si le temps passe extrêmement vite ou extrêmement lentement. Je me regarde dans le miroir, j'ai l'impression que mon maquillage est trop simple, que je devrais changer de tenue. « Est-ce que j'ai mis du parfum ? », un mauvais remake de Bref se joue dans mon salon.
16 : 45, il m'envoie un message
Mon cœur s'accélère. Je ne suis plus aussi sûre de moi. Et si finalement il réalisait que c'était seulement l'alcool et « l'ambiance soirée » qui m'avaient rendue digne d'intérêt. S'il se rendait compte qu'au fond, je ne suis pas si jolie, si intelligente qu'il le disait. S'il voyait qu'au fond, je ne suis qu'une coquille vide. « Coquille vide », ce sont les derniers termes employés par mon ex pour me décrire, et si ce jour-là, dans ses messages, il avait eu raison, si je n'étais qu'une coquille vide. L'angoisse m'envahit, je m'affaire dans tous les sens. « Mes clefs ! » C'est bon, elles sont sur ma porte, « mon portefeuille ! mon sac ! mon manteau ! », c'est comme si je ne savais plus réfléchir. « Nahia respire », me répété-je à haute voix, entamant une respiration en carré. Inspire trois secondes, bloque trois secondes, expire trois secondes, bloque à nouveau trois secondes et recommence.
Une fois calmée, je me mets deux vaporisations de parfum dans la nuque et dans le creux de mon coude. Vérifie mon maquillage, mes bijoux, ma tenue pour la cinquième fois au moins, depuis qu'il m'a dit qu'il arrivait. Alors que je m'apprête à vérifier une dernière fois mon sac à main, la sonnerie retentit. Je me dirige pleine d'excitation et d'appréhension vers cette porte, arrangeant une dernière mèche. Je souffle un coup et ouvre la porte, sourire aux lèvres.
Sacha se tient devant moi, un bouquet de Camélias à la main. Putain, il s'en est souvenu. Grand sourire vêtu d'une chemise blanche à motif bleu, dont le premier bouton est détaché, d'un pantalon à pince anthracite. Et le tout dissimulé par un grand manteau camelle.
— Euh, salut, je... ça me fait vraiment plaisir de te voir, tu es superbe, intimidée je prends le bouquet qu'il me tend. Tu n'étais pas obligé, tu sais, mais merci beaucoup !
— Tu n'es pas mal non plus, rétorque-t-il en me dévorant du regard. Pas mal, voire plutôt magnifique. Mais pourquoi, elles ne te plaisent pas ?
— Ah, mais bien sûr que si, je m'empresse de le rassurer. Elles sont magnifiques, c'est seulement que je ne m'attendais pas à ce que t'en souviennes.
— Comment ne pas m'en souvenir, je pense me souvenir de toutes tes paroles, finit-il par un clin d'œil.
— Tu n'es pas mal non plus, rétorque-t-il en me dévorant du regard. Pas mal, voire plutôt magnifique. Mais pourquoi, elles ne te plaisent pas ?
— Ah, mais bien sûr que si, je m'empresse de le rassurer. Elles sont magnifiques, c'est seulement que je ne m'attendais pas à ce que t'en souviennes.
— Comment ne pas m'en souvenir, je pense me souvenir de toutes tes paroles, finit-il par un clin d'œil.
J'ai l'impression de ne plus savoir parler, je me sens gênée et insignifiante. Son magnétisme me happe à nouveau, il m'intimide. Le charisme qu'il dégage sans s'en apercevoir, mêlé à une pointe de timidité, le rendent à tomber. Sacha m'entraîne à sa suite dans le couloir, me laissant juste le temps de fermer ma porte. Je m'installe maladroitement dans sa voiture. Il démarre de la musique, Maneskin vient combler le silence de l'habitacle. Après quelques minutes de trajet, je sens mon corps se détendre. Nous commençons à discuter, c'est fluide et léger. Je me rends compte que ce n'est pas l'alcool qui l'avait fait m'apprécier. Je ne suis pas une coquille vide...
Après une vingtaine de minutes de trajet, qui m'en ont paru à peine cinq, il se gare en centre-ville avec une facilité déconcertante. Je descends du véhicule. Il me rejoint de mon côté et m'effleure la taille d'une main, m'indiquant la direction à suivre. Après une centaine de mètres, je fais face à une entrée exiguë, sur une façade en pierre. Une fois à l'intérieur, nous sommes baignés dans une ambiance chaleureuse avec un style que je qualifierais d'old-British. Un mur en fausse brique orné de cadres dorés, de dessins à la sanguine, de portraits, machines à écrire, un vieux téléphone. Sur une étagère trône une vieille horloge, des livres et des lettres. Une superbe cheminée réchauffe l'atmosphère. Un serveur nous emmène dans une seconde salle à l'étage et nous indique une table dans un coin de la pièce. Mes yeux se posent instantanément sur un vieux piano à queue en bois qui s'impose au centre de la pièce. Magnifique. La main de Sacha dans mon dos vient m'arracher à mes pensées.
Un frisson de plaisir me traverse le corps en son entièreté. Je n'ai qu'un seul désir, là, me plaquer davantage contre lui, lui faire comprendre que j'ai envie de lui. Mais je ne peux pas, pas maintenant, pas ici.
Nous nous retrouvons face à face dans un coin discret et légèrement reculé. Il me regarde intensément, à mesure de nos conversations. Nos jambes se frôlent sous la table. Au début par inadvertance, contraint par le peu d'espace qui nous est accordé. Puis cela devient un jeu. Je soutiens son regard et tout en continuant à converser, je recherche chez lui le moindre signe de faiblesse, d'excitation. Je triture un petit morceau de papier sur la table pour canaliser mon excitation, me faisant agréablement surprendre par la main de Sacha qui se pose sur la mienne, d'un geste rassurant et chaleureux. Bordel, cet effet qu'il me fait. Une seule envie, partir d'ici, arrêter ce petit jeu et qu'il m'appartienne tout entier, juste un instant. Ce n'est pas dans mes habitudes, mais sa jambe qui n'a de cesse de me caresser me fait vriller. C'est comme si mon corps venait de passer en automatique. Mon pied effleure doucement le tissu de son pantalon, remontant avec langueur.
Mon regard s'intensifie, j'observe un changement subtil dans le sien. En un signe discret, il interpelle le serveur qui enregistre nos règlements, indiquant notre départ.
La porte du café à peine franchie, il vient posséder ma taille de sa main, nous dirigeant vers sa voiture. Je lève la tête, tout en contemplant son visage.
— Tu veux faire quoi ?
— Si tu le souhaites, je te propose de terminer la soirée avec un dîner, où tu veux.
— Ce serait avec plaisir ! Il me faut absolument une excuse pour retrouver un peu d'intimité. Mais je commence à saturer du bruit et du monde... je n'ai même pas le temps de terminer ma phrase, il me répond la mine déconfite.
— Ah, oui, je comprends, une autre fois alors.
— Un dîner chez moi, ça te dit ? J'ai rien de prêt, mais on trouvera bien. Merde, j'espère ne pas lui avoir fait peur avec mon enthousiasme.
— Avec grand plaisir !
— Si tu le souhaites, je te propose de terminer la soirée avec un dîner, où tu veux.
— Ce serait avec plaisir ! Il me faut absolument une excuse pour retrouver un peu d'intimité. Mais je commence à saturer du bruit et du monde... je n'ai même pas le temps de terminer ma phrase, il me répond la mine déconfite.
— Ah, oui, je comprends, une autre fois alors.
— Un dîner chez moi, ça te dit ? J'ai rien de prêt, mais on trouvera bien. Merde, j'espère ne pas lui avoir fait peur avec mon enthousiasme.
— Avec grand plaisir !
À nouveau dans sa voiture. Nous nous dirigeons vers mon appartement. J'ai une boule au ventre, mon angoisse refait surface se mêlant à une forme d'impatience. La musique continue de tourner en fond, mais est à peine perceptible. Tout en continuant les discussions entamées au café, il vient naturellement joindre sa main à ma cuisse. Je tressaille, il retire instantanément sa main en un « désolé » gêné, la remettant en place sur le levier de vitesse. Je reprends sa main, mêlant mes doigts aux siens, la faisant retrouver sa position initiale. Le regarde en souriant, ma main remonte le long de son avant-bras en une douce caresse. Une respiration profonde traduit son plaisir et son soulagement face à mon geste. Il resserre ma cuisse entre ses doigts, remontant plus proche de mon entrejambe. Ma respiration a changé, je me contracte à son contact. J'en veux plus. Le trajet qui m'avait paru si rapide à l'aller me semble alors interminable.
Enfin arrivé à mon appartement. Ma clef déjà dans les mains, je m'empresse d'ouvrir. Je tourne la clef, simultanément Sacha, posté derrière moi, glisse ses mains sous ma veste, entrant en contact avec ma poitrine toujours couverte. Je frémis. Ouvre la porte, l'entraîne rapidement à ma suite. Il referme la porte en un claquement, m'attrape par la taille et me retourne face à lui, me plaquant contre ladite porte. Son corps vient se presser contre le mien, effaçant le peu de distance nous séparant jusqu'à présent. Ma main effleure son torse, puis se faufile habilement vers la bosse se formant sous son pantalon. Mon autre main remontant le long de sa colonne jusqu'à atteindre sa nuque, le plaquant davantage contre moi, pour l'embrasser un peu plus. Il appuie plus intensément son bassin contre le mien. Sa bouche recherche la mienne. Ses baisers se font plus fougueux, nos langues se mêlent avec passion en un délicieux tourbillon d'excitation.
Je m'empare de son entrejambe, toujours dissimulée par le tissu, commençant par des caresses qui se transforment rapidement en va-et-vient appuyés. Il enfouit sa tête dans mon cou, son souffle profond caresse ma peau. Sa main empoigne mes cheveux, les tirant légèrement, ce qui augmente drastiquement mon excitation. Alors qu'il s'apprête à s'emparer de mes fesses, je le repousse, sachant qu'il a vraiment envie de moi.
Je dépose un léger baiser sur ses lèvres. Lui fais un clin d'œil provocateur, tout en tournant les talons, « Bouge pas. » Et avant même qu'il n'ait le temps d'ouvrir la bouche, m'éloigne en direction de ma salle de bain. Je retire rapidement mon pantalon et mon haut. Ressors, vêtue d'un déshabillé en dentelle et satin, dissimulant à peine mon ensemble de lingerie. Sacha me détaille du regard, avec envie. Je m'approche de lui, une démarche lente et enjôleuse lui laissant le temps d'observer mes courbes. Une lueur scintillante dans son regard, un sourire ravageur s'étire sur son visage, me donnant d'autant plus envie de l'embrasser. Je m'arrête face à lui, indiquant la direction de ma chambre. Il me soulève avec une facilité qui m'impressionne. J'enroule mes jambes autour de lui. Il se dirige vers la chambre sans cesser de m'embrasser. Me dépose sur mon lit, ses lèvres parcourent ma chair. Il dénoue la ceinture de ma nuisette, mon corps se dévoilant un peu plus à lui.
S'éloigne de moi un instant pour observer l'objet de ses désirs. Ses lèvres effleurent ma nuque avec tendresse, suivent sensuellement la ligne naturelle de mon entre seins, jusqu'à arriver à mon bas-ventre. Je glisse ma main dans ses cheveux, tout en laissant aller ses doigts en quelques tendres caresses. Il mord avec douceur la base de mon cou et remonte, me léchant subtilement jusqu'à mon lobe d'oreille. Je tourne la tête, me retrouvant face à son regard, l'embrasse, lui mordillant la lèvre inférieure au passage, guidée par mon excitation. Prends son visage entre mes mains un instant, il est encore plus beau que dans mes souvenirs. Je lui souris avant de jouer avec lui, effleurer ses lèvres, aller dans son cou, revenir vers sa bouche, la frôler lentement jusqu'à le faire craquer. Il plaque sa bouche contre la mienne, m'embrassant comme si sa vie en dépendait ; nos langues se mêlent en un instant. Des gémissements que je ne peux réprimer tintent dans la pièce.
Il descend à nouveau, mais cette fois-ci ne s'attarde pas, il m'embrasse un moment la poitrine, dégrafe mon soutien gorge avec une habilité sans pareille, puis retire le reste de mon ensemble. Le contact de sa bouche avec l'intérieur de mes cuisses fait monter mon envie. Mon corps se contracte comme pour l'appeler à moi. Sa langue entre finalement en contact avec ma fente remontant sur mon clitoris. Mes mains se crispent sur le tissu de mes draps, je mords l'intérieur de ma lèvre entre de petits gémissements. Je me contracte, mes jambes se resserrent de plaisir autour de son visage. Mes doigts rejoignent son menton, l'invitant à revenir vers mon visage. Une fois sa bouche de nouveau en contact avec la mienne, je me délecte de son goût. Je m'empresse de déboutonner sa chemise. Mon besoin de sentir sa chair contre la mienne me consume, je brûle de désir pour lui. Il retire enfin sa chemise et ne tarde pas à faire disparaître le reste de tissu qui dissimule son corps.
Sacha enfile rapidement une capote qui l'attendait sur ma table de nuit. Il m'embrasse à nouveau, s'assurant que je sois suffisamment humide et prête avant de s'insérer en moi. Il s'allonge sur moi, sans jamais lâcher ma bouche. Je sens son sexe s'immiscer entre mes cuisses, se frottant en un contact délicieux à moi. Mon envie de le sentir en moi devient irrépressible. Son membre me pénètre sans difficulté dans un mélange de douceur et de passion naturelle, nous soutirant simultanément un râle de plaisir instantané. J'enroule mes jambes autour de sa taille, surélevant mon bassin, permettant ainsi une communion parfaite de nos deux corps. Nos mouvements s'accordent et se complètent en des va-et-vient rythmés par nos gémissements. Cette fois, c'est plus doux, presque plus vrai, naturel que la dernière fois, où c'était plus animal, primaire. En un instant, je me retrouve au-dessus de lui. Nos regards se croisent, s'accrochent l'un à l'autre.
Toujours enlacée à lui, je l'embrasse en un baiser humide et appuyé. Me redresse, ondulant sur ses reins avec sensualité, adaptant la cadence à l'écoute de son plaisir. Sa main gauche entremêlée à la mienne me presse avec vigueur, témoin de son délice. Son autre, appuyée dans mon dos, accompagne mes gestes. Nos désirs se mêlent en une danse envoûtante. Sacha me retourne avec délicatesse, m'allongeant sur le ventre. Son corps chaud et transpirant recouvre le mien en une pression délicieuse. Sa main gauche se joint à ma poitrine, resserrant notre étreinte. Quant aux doigts de sa main droite, qui s'entrelacent aux miens. Il me possède de tout son être en cet instant. Son sexe en moi me provoque presque des spasmes de plaisir. Je mords dans l'oreiller qui s'offre à moi pour canaliser mon plaisir et étouffer mes gémissements qui se transforment peu à peu en cris. Sa bouche se perd dans ma nuque, son souffle est comme une caresse.
Il me prévient qu'il ne va pas tenir encore très longtemps. « C'est rien, fini où tu veux. » Il termine alors en moi après quelques coups de reins, plus lents, plus puissants, plus intenses. Il laisse son corps retomber sur le mien. Je sens mon corps se contracter autour de lui, toujours en moi. On reste comme ça un instant, avant qu'il ne m'embrasse, se retirant finalement.
Alors qu'il se débarrasse du préservatif, je m'empare de ma nuisette, tout en lui indiquant ma poubelle d'un mouvement de tête. Il y jette la marque de nos pêchés. Revient à mes côtés. Assise en tailleur sur le lit, il me prend par la taille, ce qui me fait tomber à la renverse. Je me retrouve allongée contre lui en un instant, il enroule ses jambes aux miennes, mon dos est calé contre son torse, son bras m'entoure d'une force apaisante. Son souffle est léger contre mon cou.
— Désolé.
— Pourquoi le serais-tu ?
— Et bien pour moi, c'était génial, hein, mais toi, tu n'as pas joui.
— Alors, pour commencer, si, j'ai joui. En effet, je n'ai pas eu d'orgasme, mais cela n'en était pas moins génial. Donc merci à toi, fini-je en lui calant un baisé sur la joue.
— Pourquoi le serais-tu ?
— Et bien pour moi, c'était génial, hein, mais toi, tu n'as pas joui.
— Alors, pour commencer, si, j'ai joui. En effet, je n'ai pas eu d'orgasme, mais cela n'en était pas moins génial. Donc merci à toi, fini-je en lui calant un baisé sur la joue.
Il me fixe avec douceur, je me lève rapidement pour aller nous chercher à chacun un verre d'eau. Le tout toujours en nuisette. Je déambule d'un point à l'autre de l'appartement sous son regard qui me hurle presque : « Tu es magnifique ». Je romps le silence animé par nos yeux qui ne se lâchent et se dévorent. « Bon on se le prépare se dîner ! ». Il se lève, remet son pantalon. Passe derrière moi, me prend par la taille, m'embrasse tendrement la nuque, avant de se diriger vers la cuisine où je le rejoins.
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