Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le château des perverses — Chapitre 5
Auteur
Le château des perverses
Chapitre 5
Des chatouillis parasites fourmillent dans mon ventre, des sentiments affolants m'étreignent. Sentiments que je repousse tant ils me paraissent insensés. Cependant, je dois me rendre à l'évidence : ce que vient de m'offrir Kiona dépasse le simple délire sexuel.
— Kio, tu m'as fait atteindre des sommets insensés !
Parfaitement inimaginables !
Parfaitement inimaginables !
— Plus forts que ceux que t'ont offerts Morgane et Satou ? demande timidement ma compagne.
— Rien à voir ma douce, rien de comparable ! Elles m'ont fait jouir ces deux furies, c'est sûr mais sur une échelle de un à dix, je leur donne huit. Alors que toi… toi ma douce, tu es bel et bien hors norme ma chérie ! Il n'y a plus d'échelle qui tienne. Toi, tu n'as pas juste fait jouir, tu m'as donné du bonheur, LE bonheur. Mon corps est laminé, exténué, presque anesthésié mais mon esprit ne rêve que de recommencer à te choyer tendrement.
Kiona enfouit son visage dans mon aisselle. Lorsqu'elle se redresse, son visage est baigné de larmes. Dire que je suis surprise serait exagéré : moi-même, je suis au bord de pleurer, de joie, tant je suis heureuse.
— Tu sais, avoue Kiona, j'ai eu un énorme crush pour toi dès que je t'ai vue ! Envie de te prendre dans mes bras, de me perdre dans les tiens, de te câliner. Insensé, plus fort que moi ! Ça ne s'explique pas, si ce n'est à cause de ton air candide de petite fille sage…
— Humpf ! Pas si sage que ça ! En tout cas, pas depuis que j'ai mis les pieds ici. Me découvrir bisexuelle m'a été une fabuleuse révélation avec Morgane et Satou ! Mais ce n'était rien, vraiment rien à côté de ce que tu viens de me faire vivre !
— Je suis bi mais peut-être pas aussi fixée que certaines autres. Disons que je n'ai pas, que je n'avais pas encore vraiment choisi mon camp jusqu'ici : vivre ma vie avec un homme ou plutôt une femme ? En fait, avec toi, j'ai compris désormais et je me dis que j'aimerais vivre au jour le jour avec une fille comme toi. En m'offrant à l'occasion des petites parenthèses hétéros…
— Pardon ? Vivre au jour le jour avec une fille comme moi ?
Je suis ébranlée jusqu'au tréfonds par cette déclaration.
« Avec Kiona, j'ai découvert une autre facette de ma sexualité, plus riche, plus douce et confiante, plus dans le respect de l'autre. Des rapports plus apaisés qu'avec les hommes. Et que certaines voraces démentes. Évidemment, c'est tout nouveau pour moi. Mais... »
— Une fille comme moi, je répète rêveuse.
J'ancre mon regard dans le sien. Je veux qu'elle comprenne ma sincérité.
— Et pourquoi pas… toi avec moi ?
Elle pose sa main à plat sur ma joue. Ce geste simple, ce contact tiède et grave, me dit tout ce que les mots ne sont pas encore capables de formuler.
« Vivre avec Kiona ? C'est sans doute folie qu'imaginer cela à cet instant. Mais une folie que j'envisage sérieusement, comme manifeste, inéluctable, incontournable. Simplement évidente ! »
Kiona suffoque littéralement de joie ! Des larmes silencieuses coulent sur ses joues.
— Toi et moi ? Tu… tu crois vraiment ?
— C'est folie bien entendu mais ça ne coûte rien d'essayer. Me réveiller à côté de toi chaque matin, voilà ce que j'aimerais ! Est-ce raisonnable ? Sûrement pas mais nous méritons de ne pas être raisonnables ! Après, plus tard, nous verrons si on tient la distance...
— Tara, l'amour, je dis bien l'Amour que j'ai pour toi me verrouille à toi. Si un jour, il te paraît trop encombrant...
— Tais-toi, moi aussi je t'aime de façon ahurissante. Nous nous aimons, sincèrement aujourd'hui. Demain est un autre jour. Laissons faire le temps...
Le baiser que nous nous offrons alors est empreint de passion, passion débordante, assumée et sereine. Il est surtout acceptation pleine et entière d'un avenir commun, d'une vie à deux, partagée et confiante.
Je flotte sur un petit nuage, en compagnie d'une adorable coquine dont je n'imagine plus pouvoir me séparer.
Kiona finit par me tirer de mes rêveries.
— Nous devrions rejoindre la veillée je crois… Sinon, notre absence va paraître suspecte !
— Suspecte ? Tu crois qu'ils pourraient s'imaginer des choses ? Et alors ! Je ne vais pas cacher l'amour que j'ai pour toi ! Je t'aime Kiona, je t'aime vraiment et je veux le proclamer à la terre entière !
De fait, pendant la veillée, je garde Kiona pelotonnée contre moi, l'embrasse à pleine bouche plusieurs fois. Pour bien marquer, proclamer haut et fort notre passion commune. Et surtout, parce que j'en ai simplement l'envie. Tellement envie de ses lèvres douces et chaudes qui me donnent de si merveilleuses sensations.
— Oh les filles, c'est un coming-out que vous nous faites ? demande Guitou.
— Ma foi, s'il faut nommer les choses clairement, oui, c'est un coming out. Petite colline bombée et moi, nous nous aimons, intégralement et sans réserve !
Si Doumenique fait carrément la gueule, Satou applaudit chaleureusement !
— Vous allez si bien ensemble ! Aimez-vous, fort et longtemps !
— Ne soyez pas trop exclusives, ne nous oubliez pas ! ajoute Morgane avec un sourire en coin.
Elle ne perd pas le nord la gentille garce, espère remettre le couvert. Pourquoi pas ? Mais elle devra patienter : pas ce soir ! Kiona et moi avons d'autres projets !
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De retour dans notre chambre, l'amérindienne fouille dans ses affaires de toilette.
— Et si on s'occupait de ton buisson ?
— Comme tu voudras…
— Tu veux quoi, une toison totalement élaguée, un bosquet en forme de flèche, de cœur, un ticket de métro ?
— Ce qui te fera plaisir ma chérie, je te suis totalement soumise.
— Holà, soumise, je n'en demande pas tant ! Mais si le choix m'est laissé, j'opte pour un ticket de métro, fin et long. Que quelques poils coquins dépassent d'un éventuel mini-slip.
Je fouille dans mes affaires et extirpe un string ridiculement petit que je plaque sur ma pachole.
— Dans ce genre ?
— Oh, tu seras irrésistible avec ça ! Plus de la moitié de ta toison brune s'en échappera, je salive déjà. Car bon, je reconnais que je fais une fixette sur les poils pubiens ! C'est tellement plus sexy que les pubis totalement ratiboisés ! À mon sens du moins !
Kiona se colle à moi et me déshabille rapidement. Totalement. Je m'allonge sur le lit, bassin au bord du matelas. Mais bon, l'opération est rapide : je n'avais réenfilé qu'une petite robe sur mon corps nu pour aller à la veillée.
Être ainsi impudiquement nue et outrageusement exposée me ravit. Carrément salope, heureuse de l'être et pour le besoin de l'opération « élagage », j'écarte largement mes cuisses. Mon esthéticienne personnelle étale précisément la crème dépilatoire sur ma motte et mon sexe.
— Bonbon tout nu sous le ticket ! Tu vas voir, ce sera magnifique !
« C'est vrai que ma toison, sans être envahissante, déborde quelque peu sur ma foufoune. Vierge de tous poils, mon pruneau n'en sera que plus appétissant ! »
— Bon, maintenant, il va falloir patienter dix minutes au moins. Mais qu'est-ce qu'on pourrait bien faire pendant ce temps-là, s'interroge faussement la joyeuse perverse.
J'ai bien une petite idée !
— Si tu virais ta robe, te mettais à poil toi aussi et venais confier à ma bouche ton sourire vertical…
Pas besoin de répéter la demande : Kiona se déloque, grimpe sur le lit et vient plaquer son autel juteux sur mes lèvres. Comme je la lèche avec gourmandise, elle se moque de moi !
— Fallait le dire que tu avais tellement soif !
Je lui répondrais bien que j'étais effectivement si déshydratée que je ne veux pas perdre une seule goutte de son nectar. Je bois à sa source chaude, mes lèvres fouillent son corallin vermillon, suçote son grain de joie, ma langue s'insinue dans la caverne merveilleuse. Mes mains ne sont pas en reste et paluchent savamment ses tout petits nichons.
Kiona ne tarde pas à onduler. Si elle relève par instants ses fesses pour échapper à mes caresses linguales, c'est pour mieux y replonger dans la foulée et subir mes assauts. Je la sens grimper l'échelle du plaisir, sa mouille m'inonde jusqu'aux yeux. La voilà qui tangue, gîte de droite à gauche, je l'entends haleter de plus en plus fort. Ses mains ont chassé les miennes sur ses seins et elle se torture allègrement ses bouchons noisettes. Elle grimpe la gracieuse, je la sais dangereusement perchée désormais tout au bord du précipice ascensionnel.
Et voilà qu'elle décolle ma chérie d'amour, s'expédie violemment dans les cieux en gémissant de bonheur. Sa chatte m'échappe, revient, se ventouse à ma bouche, m'étouffe presque. Elle jouit, longuement, délicieusement, finit par s'affaler totalement sur moi avant de se retourner pour m'offrir ses lèvres tremblantes.
Quand elle revient sur terre, elle ébouriffe sa longue chevelure de jais, en rejette la masse sur une épaule, se masse vigoureusement les joues et m'offre le plus délicieux sourire qui soit.
— Bon, ben là, je crois qu'on n'est pas loin du quart d'heure maintenant.
Elle remplit une bassine, fait riper mon bassin hors du matelas. Elle frotte avec une éponge abrasive, enlève la crème et les derniers poils récalcitrants, essuie consciencieusement grandes lèvres et nymphettes. Petit bisou sur ma quetsche, elle brandit un miroir.
— Alors, qu'est-ce tu en penses, c'est pas mignon ?
Superbe mon sexe tout nu et le ticket de métro tout fin. Je me mate dans le miroir, toute excitée de voir mon sexe glabre aux indécentes mouillettes étalées. Carrément irrésistible ! On en mangerait !
C'est d'ailleurs ce que fait mon efficiente toiletteuse de foufoune ! À genoux au sol, elle a replongé son nez dans ma forêt de nymphettes ciselées. Elle me suce, me lèche avec avidité, je sens bien que je ne résisterai pas longtemps à ce traitement quelque peu sauvage. Mais elle s'arrête brusquement, se relève et va fouiller dans son armoire. Je comprends qu'elle est partie à la recherche d'un accessoire de jeu...
— Ferme les yeux baby, m'ordonne-t-elle.
J'obéis. Je suis en totale confiance. Même pas peur ! Quelques secondes s'écoulent, je ne triche pas !
— C'est bon, regarde.
Kiona est debout, jambes écartées. La garce a enfilé un gode-ceinture : une belle grosse pine noire.
— Je vais te baiser ma chérie ! Fort !
Le gode est impressionnant. Au moins aussi large et long que la pine de Doumenique ! Peut-être même davantage ! Une sacrée belle pièce !
Kiona me saisit sous les cuisses, relève mon bassin et l'engin s'introduit sans dommage dans ma cheminée. Pas profondément au départ : plus précautionneuse qu'une certaine sombre brute, elle ne fait entrer l'engin que peu à peu, allant et venant pour s'enfoncer progressivement. Jusqu'à buter au fond de ma cambuse. La fausse queue me comble, m'envahit du sol au plafond.
— Prête, me demande-t-elle.
J'acquiesce silencieusement et je ferme les yeux. Je concentre mon esprit sur ma chatte : je veux savourer pleinement chaque mouvement dans mon tunnel velouté.
« C'est Kiona qui est en moi. Kiona. Pas n'importe qui ! »
Doucement, la belle contrôle ses allées et venues, augmente progressivement l'allure, crescendo. Je visualise mon labyrinthe de Cypris, je vois des lumignons clignoter à chaque passage de la tête de nœud dans ma guitoune, des feux d'artifice fusent en tous sens : la pine me retourne l'atelier ! Un mascaret titanesque me submerge, des frissons orga-sismiques me disloquent alors que ma maîtresse maltraite mes pauvres nichons si sensibles. Le pied intégral !
Quand je reviens sur terre, la bite est toujours enfoncée en moi. Dans mon tiroir ravagé.
— Kiona, je veux être toute à toi ! Me donner toute à toi ! Alors, baise mon cul aussi !
« Ce n'est pas que je sois extraordinairement friande de sodomie mais lui donner mon cul est le cadeau ultime, signe de mon allégeance totale... »
— Oh-oh, tu veux te faire enculer ma chérie ? D'accord, mais pas avec ça ! Pas comme ça !
Ma Pocahontas se débarrasse de sa ceinture magique, retourne fouiller son armoire.
— Une petite feuille de rose pour commencer ? Oui ? Tu veux te faire défoncer l'œil du Diable ? D'accord mais à condition que tu me rendes la pareille ! Je te prends, tu prends aussi mon joufflu !
— Tu te donnes, je me donne. Je me donne à toi !
Sixty-nine obligatoire ! Couchées sur le côté, nous nous faisons face, enfin, faces… à fesses ! J'introduis ma tête entre ses cuisses à l'équerre, je plonge mon museau dans le cul de ma belle, ma langue vient mignoter son étoile polaire. Relation bijective et simultanée, elle lance sa langue à la conquête de l'anneau de ma turne glauque.
Ces caresses baveuses sur nos rosettes nous galvanisent. Des doigts viennent forcer nos entrées interdites, un d'abord pour déverrouiller le passage, deux pour évaser le trou et même trois qui forcent nos portes, élargissent au max nos trous de balle. Putain, c'est bon ces phalanges qui fouillent nos terriers noirs. C'est bon mais peut-être pas assez !
Kiona se dégage, m'allonge à plat dos sur le lit, et brandit un godemichet double, long et souple, pourvu de glands (raisonnables !) à chaque extrémité. Je la vois s'introduire le jouet dans le croupion, je saisis mon bout de l'engin et le pousse dans mon rectum. Nous avons bien travaillé nos fions, l'introduction est relativement facile.
Nos deux mains se rejoignent sur le serpent double pine. Tout en nous dévorant nos bouches, nous activons alternativement le « nanaconda » dans nos derches, une fois l'une, une fois l'autre pour que le monstre explose jusqu'aux tréfonds de nos valseurs. Œillets défoncés, nous nous enculons avec force et bonheur. Dans le même temps, nos chattes se frottent, s'éliment, nos clitos sont largement assez chahutés pour se tétaniser et nous projeter dans les hautes terres du Grand Ouest !
Nos deux mains se rejoignent sur le serpent double pine. Tout en nous dévorant nos bouches, nous activons alternativement le « nanaconda » dans nos derches, une fois l'une, une fois l'autre pour que le monstre explose jusqu'aux tréfonds de nos valseurs. Œillets défoncés, nous nous enculons avec force et bonheur. Dans le même temps, nos chattes se frottent, s'éliment, nos clitos sont largement assez chahutés pour se tétaniser et nous projeter dans les hautes terres du Grand Ouest !
Une, non, deux petites minutes suffisent à nous satelliser !
S'enculer l'une l'autre, se donner, s'offrir aussi pleinement est pour nous deux un véritable acte d'union sans réserve, de communion ultime. Pas juste une honteuse dérive scatologique mais un véritable don de soi, cadeau de son corps tout entier à l'autre. Nous nous appartenons pleinement l'une et l'autre désormais !
Exténuées par notre gymnastique lubrique, nous gisons désormais sur le lit. Caresses molles sur nos seins (surtout pas sur nos chattes trop sensibles encore) et nous discutons de nos demains.
De l'avenir. de NOTRE avenir — parce que nous savons, toutes les deux, que nous ne pourrons nous passer l'une de l'autre. Ce qui viendra viendra : nous traverserons la vie ensemble, c'est tout ce qui compte.
Jusqu'à quand ? Bof, nous verrons bien !
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