Fantasme
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une expérience inattendue, des hôtes naturistes — Chapitre 2 · Une relation naissante... et intense
Auteur
Une expérience inattendue, des hôtes naturistes
Chapitre 2 · Une relation naissante... et intense
Béatrice n'hésita pas, elle ne semblait qu'à moitié surprise, en tout cas bien moins que Christophe et moi.
— Oops, désolée ! dit-elle tout en souriant et en faisant un pas dans la salle de bains.
Elle ferma la porte et se tourna vers nous. Encore à genoux, je me levai — nous étions tous deux tournés vers Béatrice sans trop savoir quoi dire ou faire. Consciente de notre embarras, elle tenta de nous mettre à l'aise :
— Vous semblez profiter de votre week-end. Je n'avais pas remarqué que vous étiez ensemble. Mais pas de souci, ne vous inquiétez pas, je garde cela pour moi. Ce genre de moments de vie, je ne le partage qu'avec Bernard.
— Ah oui, vraiment ? répliqua Christophe.
— Oui, mais cela reste entre nous. Vous êtes majeurs, consentants… et beaux aussi. J'aurais même aimé arriver une minute avant. Mais ce sera peut-être pour une autre fois, ajouta-t-elle en riant.
Je me tournai vers Christophe :
— Oui, pour le moment je préfère que cela reste entre nous. Nous ne sommes pas vraiment encore ensemble.
Nous retournâmes donc vers la piscine, laissant la salle de bains à Béatrice qui était juste venue pour se soulager. En me croisant, elle me fit signe d'un doigt sous le menton pour me suggérer d'essuyer le filet de sperme encore visible.
— Merci !
La suite de l'après-midi se déroula en bonne partie au bord de la piscine, alternant moments de discussion, de repos et de détente dans l'eau.
À un certain moment, je pus me retrouver un peu isolée dans un coin de la piscine avec Béatrice, qui visiblement attendait l'occasion de m'approcher « innocemment » pendant que le reste de la troupe vaquait oisivement à ses occupations.
— Vous n'étiez pas ensemble avant ce jour avec Christophe ? m'interrogea-t-elle.
— Non, c'est arrivé comme cela. J'ai toujours eu un peu le béguin, et la situation a fait que nous nous sommes retrouvés ainsi. J'ai beaucoup apprécié, lui aussi visiblement. Nous n'avons même pas pris le temps de nous embrasser — notre premier contact « amoureux » a été cela.
— Ouah ! Tu démarres avec un mec par une fellation… c'est fort.
— Cela ne fait pas de moi une salope tout de même ?
— Bien sûr que non, sinon moi que serais-je ?
— Comment cela ?
— Bernard et moi, nous sommes très ouverts et à l'aise avec notre corps. En plus du plaisir de rester nus, même en public, nous sortons parfois en club libertin…
— Ah, effectivement. Je comprends pourquoi vous n'avez pas été trop choqués de la scène, et que vous partagez tout avec Bernard.
— Oh que non — j'ai vu baiser des couples de tous âges et dans toutes les positions. Et toi, tu as déjà surpris ou observé tes amis, par exemple comme Inès et Julien, en plein ébat ?
— Non, jamais. Ni mes amis, ni personne d'autre. J'ai juste une fois pu entendre un couple le faire… les parents d'Inès, alors que je dormais chez elle.
— Et ça ne t'a pas donné envie de voir ?
— Oui, totalement. Surtout que je n'avais aucune expérience de la chose à l'époque — j'étais encore vierge.
— J'imagine que cela a dû attiser ta curiosité. Alors raconte-moi : ta première fois, c'était quand et avec qui ?
Béatrice avait l'art de mettre en confiance, et parler de ce sujet ne me déplaisait pas.
— C'était il y a quelques mois seulement. Je suis sortie avec ce garçon quelques semaines, je lui ai offert ma virginité. Nous n'avons eu des rapports que trois fois en tout, après c'était terminé.
— Tu as connu l'orgasme avec ce garçon ?
— Oui… je pense.
J'ajoutai en baissant la voix, presque intimidée :
— Mais honnêtement, j'ai eu des orgasmes plus intenses toute seule.
Béatrice sourit à cette remarque et ajouta :
— Je comprends, j'ai connu cela aussi. Mais c'était avant Bernard. Depuis, je n'ai jamais eu d'orgasmes plus intenses qu'avec lui.
Après quelques secondes de silence, elle reprit la conversation :
— Dis donc, si cela t'intéresse, tu peux nous regarder — ce soir même, si ça te tente.
— Euh… vraiment ? Bernard serait d'accord ?
— Bien sûr. Je te rappelle que nous sommes un peu libertins : être vus ne nous dérange pas, bien au contraire.
Après un peu d'hésitation — et l'image de Bernard, monté comme un cheval, à l'action, qui s'imposait à moi —, je finis par acquiescer, presque honteuse :
— D'accord, si vous êtes d'accord. Mais peut-être après avoir passé un peu de temps avec Christophe, si c'est possible ? On a comme un rancard ce soir.
— Oui, bien sûr. Quand tu veux, on t'attendra.
Arriva ensuite l'heure du dîner. Nous quittâmes tous la piscine pour retourner vers la maison et prendre nos douches. Inès et moi pûmes squatter la fameuse salle de bains, qui comportait une douche et une baignoire. Ce fut l'occasion de discuter un peu avec ma meilleure amie pendant que nous nous douchions — et de lui annoncer ma relation naissante avec Christophe, en me gardant bien d'évoquer Béatrice. Ce silence me laissa une drôle de sensation : Inès était ma meilleure amie, et je lui cachais déjà quelque chose. Mais comment lui expliquer une invitation pareille sans qu'elle me regarde différemment ?
— Donc ce soir vous allez remettre cela, j'imagine ? me questionna-t-elle.
— Oui, je pense. Mais nous n'avons pas votre chance — nous ne serons pas dans la même chambre, et le lit qui m'a été attribué est bien trop petit pour y passer la nuit à deux. Mais on verra, on trouvera un moyen.
— Dommage pour la chambre. De notre côté, je vais pouvoir passer la nuit entière avec Julien pour la première fois — cela nous excite tous les deux depuis ce matin. Mais comme ça n'a pas été anticipé, il n'a qu'un reste de boîte de préservatifs. Plus que deux ! Faudra faire avec.
— Effectivement c'est dommage. Surtout que Christophe comptait demander à Julien s'il en avait à lui refiler — donc c'est raté pour nous, répliquai-je en riant.
Je n'étais en fait que moyennement déçue. L'invitation de Béatrice à venir les observer était quelque chose qui me titillait autant que faire des choses avec Christophe — je ne pensais plus qu'à ça.
Après la douche, nous avions tous remis nos vêtements, mais légers, car la chaleur était toujours pesante. Le dîner fut très agréable — tout le monde était heureux d'être là.
Après le dessert, chacun vagua à ses occupations. Jordan rejoignit le salon avec son oncle et Béatrice. Inès et Julien se dirigèrent discrètement vers leur chambre — ils étaient visiblement impatients. Christophe et moi retournions tout aussi discrètement au bord de la piscine. Je sentais l'excitation monter doucement, mêlée à cette autre anticipation que je gardais secrète — et la nuit qui tombait semblait faite pour les deux.
L'obscurité arrivant, dans la douceur de cette soirée qui s'annonçait chaude (dans les deux sens du terme), ce fut Christophe qui me proposa de retourner à l'eau, pour un « bain de minuit ». Ce que j'approuvai sans hésiter.
Nous nous débarrassâmes rapidement de nos quelques vêtements pour nous retrouver nus une nouvelle fois et plonger dans la piscine. Nous y étions seuls, à priori pas visibles des voisins, ni du reste des occupants de la villa — nous n'avions donc aucune retenue à nous faire des caresses et des « câlins ».
Nous prenions enfin le temps de nous embrasser langoureusement et longuement. J'étais tout aussi excitée que Christophe, dont l'érection était au maximum. Nous étions debout dans l'eau jusqu'au cou — personne ne pouvait voir. J'étais appuyée dos au bord du bassin et sentais la pression de cette verge raide contre mon ventre.
En m'embrassant, Christophe retira sa main droite de mon visage pour commencer à me caresser le bas-ventre, effleurant d'abord ma petite touffe de poils avec ses doigts pour aller jusqu'à mes lèvres et commencer à me caresser le sexe. J'approuvai.
— Tu veux me faire un cunnilingus ?
— Oui, tout ce que tu veux.
Il me prit doucement par la taille pour m'aider à m'asseoir sur le rebord de la piscine et avoir accès à mon sexe. J'étais assise, les pieds dans l'eau, il restait debout, la tête au même niveau. Il m'écarta légèrement les jambes, resta quelques secondes à observer mon sexe de si près, à le caresser d'un doigt — et je vis dans ses yeux quelque chose qui ressemblait à de la fascination. C'est à ce moment qu'apparut Béatrice, qui avait probablement remarqué notre disparition. Christophe, qui lui tournait le dos, ne l'avait pas encore remarquée. Je fis mine de rien et la laissai approcher — elle me regardait en souriant. Quand elle fut tout près, Christophe la remarqua enfin.
— Décidément, vous êtes douée pour nous surprendre au bon moment, lui dit-il.
— Simple coïncidence, encore désolée si j'interromps quelque chose.
— Nous ne sommes pas obligés de nous interrompre, n'est-ce pas ? dis-je à Christophe.
— Euh… non, si ça ne vous dérange pas, répondit Christophe, un peu contraint, en se tournant vers Béatrice.
— Je ne pense pas que cela la dérangera, répondis-je en riant.
— Bien au contraire, ajouta Béatrice. Tu peux lui faire des bisous et même plus — rien de mal à cela.
Christophe continua donc à me caresser le sexe pendant que Béatrice s'assit à côté de moi.
— Tu as déjà fait cela avec ta langue ? demanda-t-elle à Christophe.
— Non, pas vraiment. Mais je pense que ce n'est pas sorcier.
Béatrice posa sa main sur mon épaule, m'invitant à m'allonger, les jambes encore dans l'eau.
— Détends-toi. Je vais lui montrer.
Elle prit ma jambe droite, qu'elle souleva sous le genou pour l'écarter un peu plus et offrir ainsi à Christophe l'espace dont il avait besoin. Mes lèvres étaient ouvertes et exposées, mon clitoris probablement visible et bien gonflé.
— Tu permets ? me demanda Béatrice.
Et avant que je n'aie eu le temps de répondre, elle posa son doigt délicatement sur mon clitoris, indiquant à Christophe où il devait aller.
— Glisse doucement ta langue ici.
Christophe s'exécuta immédiatement et me lécha à cet endroit. Je sentis ses lèvres tièdes contre moi — une première onde, douce et hésitante.
— Moins vite, lui dit Béatrice. Fais des mouvements de gauche à droite — cela aura plus d'effet.
Christophe s'adapta, et ce seul changement de rythme me fit libérer un gémissement qu'ils purent bien entendre. La chaleur commença à irradier depuis mon bas-ventre, lente d'abord, puis de plus en plus insistante — une vague que je sentais venir de loin et qui prenait toute la place. Mes doigts cherchèrent machinalement le bord du bassin pour s'y accrocher.
Béatrice semblait satisfaite de me voir ainsi prendre mon pied. Elle approcha son visage du mien, alors que j'étais allongée en train de gémir et soupirer continuellement. Elle me regarda dans les yeux, comme pour ressentir mon plaisir, avant de déposer un baiser amical sur mon front, puis posa sa main sur mon sein — ce à quoi je ne m'attendais pas. Christophe non plus, qui du coup s'arrêta.
— Oh non, continue s'il te plaît, ne t'arrête pas — je vais venir.
Il reprit donc sa douce caresse avec sa langue. Je l'entendis souffler un peu plus fort, et dans ce souffle je devinai son propre désir, contenu, tendu. Béatrice, face à aucune objection de ma part, franchit une autre étape en embrassant l'autre sein et en titillant le téton de sa langue.
Sa langue jouant avec un téton, ses doigts jouant avec l'autre, et la langue de Christophe sur mon clitoris — cela alla très vite ensuite. Je dus m'abandonner et laisser venir l'orgasme incontrôlable qui envahit tout mon corps, qui se mit à en trembler.
Mes deux partenaires s'arrêtèrent, me laissant souffler. Je restai allongée ainsi, si satisfaite de l'intensité de ce qui venait de m'arriver — une intensité que je n'avais jamais encore expérimentée.
Après un instant de pause bien méritée, Béatrice brisa le silence :
— Tu étais magnifique, Stéphanie. Et bravo Christophe — tu lui as offert un véritable orgasme. Tu mérites une récompense en retour, je pense ?
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