Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les sorcières — Chapitre 1 · Parties 1 et 2
Auteur
Les sorcières
Chapitre 1 · Parties 1 et 2
--1--
Il pleut, il pleut depuis plusieurs jours maintenant. L’atmosphère est calme et chargée de cette langueur caractéristique des longues périodes de pluie. Elina est une femme qui entre dans sa trentième année. Et avec ça, toutes les vagues de questions et autres remises en question qui peuplent ce passage somme toute symbolique mais puissant.
La jeunesse est cette fois définitivement finie et l’âge adulte se profile à l’horizon avec ses cruelles promesses et surtout, les anciens piliers qui jadis semblaient indestructibles vacillent aujourd’hui.
La femme se tient debout devant la fenêtre du jardin, contemplant la pluie, regardant le mouvement des arbres sous le vent. Nous sommes en début d’après-midi mais il fait déjà sombre comme un début de soirée. Une atmosphère étrange règne aujourd’hui. Elina le sait au fond d’elle mais ne peut encore le voir ni même le savoir : aujourd’hui est le premier jour de sa nouvelle vie.
Maric, le mari de la jeune femme, arrive derrière elle. Il voit qu’elle est plongée dans ses pensées, il approche doucement puis l’enserre dans ses bras. La maison est calme, les enfants sont devant un dessin animé avec le goûter, l’après-midi est doux et calme. Toute la famille semble détendue et profite de cette météo qui invite à la détente et à l’inactivité. Maric serre dans ses bras sa femme, aucune parole ne vient troubler ce moment.
Dans ce couple, la parole ne vient pas toujours spontanément. Non pas qu’ils n’aient rien à se dire mais plutôt qu’ils sentent leur état, leurs idées. Du coup, ils n’ont pas besoin de parler souvent, l’un devinant ce que l’autre pense. Et là, Elina sent que son mari a envie d’elle. Il a souvent envie ces temps-ci et de manière générale, il est toujours partant. Elina sent cette énergie étrangement douce et puissante, presque suffocante, tant elle est forte et directe, une belle énergie primordiale, pure et sans mensonge. Il faut dire que depuis quelques années maintenant, leurs relations intimes étaient plutôt compliquées, comme la propre vie d’Elina. Lui est parfois très insistant, guidé, voire possédé par ses pulsions et elle, semble se chercher, hésiter, oui et non à la fois... et depuis longtemps en fait. Elle laisse son compagnon venir l’enlacer et profiter de ce lien. Elle aime bien cette main qui descend vers son intimité, caresse sa culotte discrètement, ce souffle chaud dans l’oreille, cette étreinte qui devient de plus en plus puissante. Mais alors pourquoi ? Pourquoi est-elle comme retirée, effacée. Au fond d’elle, elle sait qu’elle peut être peut-être une vraie chienne, elle a envie parfois d’être une chienne ! Comme elle a envie d’être une femme pleine de punch, une mère parfaite ou en tout cas qui ne se laisse pas abattre, une femme active qui mène sa vie et non cette femme endormie depuis trop longtemps.
Elle regardait la pluie couler le long des grandes vitres. Sa vie ressemblait à ces gouttes d’eau empruntant des chemins tortueux. Mais quelles que soient leurs résistances et le chemin emprunté, elles finissaient irrémédiablement en bas, noyées dans la multitude. Mortes. Elina eut un frisson, les doigts de son homme avaient contourné sa culotte et jouaient autour de son clitoris. C’était à la fois doux et intense, elle resta immobile concentrée sur ses pensées.
C’est cette foutue pression sociale, se dit Elina. Il faut être parfaite partout ou en tout cas, il faut y donner l’air. Elina enrage. Au fond d’elle, elle sait que ce n’est qu’apparence, qu’elle doit se lâcher, être qui elle est mais il y a toujours ce “regard”, de la société, des autres parents, et même de sa mère ! Son regard continue de regarder les gouttes qui font la course dehors sur la vitre. Une idée lui vient alors comme portée par le vent du dehors, avec puissance et douceur, un courant d’air qui a l’odeur de sa propre présence.
Depuis quelques temps, elle cherche des solutions pour sortir de cette apathie, maladie sociale par excellence. En cherchant un peu, elle avait bien entendu, fini par tomber sur des personnes qui parlaient de magie, de sorcellerie, de pierre, de cartes, etc... Elina était une femme qui avait les pieds sur terre mais depuis quelques temps, ces mondes l’attiraient de plus en plus, cette idée s’imposait chaque jour un peu plus et encore plus maintenant. Cette rumeur dans le vent ? Ce sentiment qui la parcourait au rythme des caresses de son homme, cette présence persistante de cette pensée, cette magie... c’était stupide mais c’était comme si cela avait toujours été une évidence. Elle aurait voulu pleurer mais ses yeux étaient secs depuis bien longtemps. Le doigt de son homme avait adroitement mouillé sa culotte, il était doué pour jouer avec son clitoris, elle avait de la chance, se disait-elle, de la chance dans sa non-vie. Elle n’était pas malheureuse, mais pas heureuse, elle était dans une zone grise, un fossé au bord du chemin, comment en sortir ?
Elle réfléchissait. Les oracles, peut-être ? La sorcellerie ?... Son mari l’attirait maintenant par le bras. Le couple se dirigeait vers le lit. Elina n’en avait pas très envie de plus, elle n’aimait pas faire l’amour quand les enfants étaient debout (sauf quand c’est elle qui était chaude, ce qui n’arrivait que trop rarement) mais elle laissa faire. Elle n’avait pas la force de s’opposer et quelque part au fond d’elle, elle avait envie de se faire prendre, prendre même avec violence, se soumettre, ressentir la vie exploser en elle. Exister au moins un moment mais elle savait que son mari n’oserait pas la violenter et encore moins si les enfants auraient pu entendre. Elle se demandait quand même comment une femme qui désirait tant être baissée n’arrivait pas à participer à l’action, comment elle n’arrivait pas à sortir de sa coquille ou plutôt de sa forteresse.
Comment une jeune femme de trente ans ne peut pas avoir de force ! La force de dire non ! La force de prendre cet homme par le bras et de le chevaucher comme une dragonne ! La force de se battre contre les petits coups de la vie qui semblent ne jamais finir. Les enfants sont toujours calmes. Ils devraient avoir une dizaine de minutes avant que l’un des petits monstres se manifeste (appréciation purement théorique !)
--2--
Elina se retrouve sur le dos, son mari se charge d’enlever les vêtements sans trop de préliminaires, pas le temps pour ça, Elina n’en a jamais vraiment eu envie de préliminaires toute façon. Pour ça, elle tient plus des mecs, faut y aller, ne pas perdre de temps, baise-moi maintenant !
Mais du temps de toute manière, ils n’en avaient pas ou du moins, pas maintenant en cette après-midi pluvieuse. Maric avait déjà reproché à sa femme de préférer perdre son temps devant la télé à regarder des choses qu’elle avait déjà vues mille fois, de s’endormir devant l’écran, plutôt que de venir le rejoindre pour un moment câlin.
Bien sûr, une fois de plus, ce mari pervers ramenait tout au sexe, bien sûr, c’était peut-être parce qu’il le pratiquait une fois par mois en moyenne voire moins, voire éventuellement beaucoup moins s’il n’insistait pas toujours autant. Du temps donc, elle n’en avait pas pour faire l’amour, mais elle préférait se mentir en se disant qu’elle n’avait pas le temps plutôt que d’avouer ne pas en avoir la force. D’où venait cette inaction ? Elle sentait son homme la caresser, ses baisers descendaient entre ses jambes, elle sentait la langue de son homme glisser autour de son sexe chatouilleux mais elle laissait faire, elle savait qu’il aimait bien lui lécher sa chatte et elle aussi d’ailleurs aimait ça. Il fallait quand même avouer qu’elle aimait ce moment.
Maintenant qu’elle était là, elle se remplissait d’envie, quelque chose en elle se réveillait et reprenait le contrôle de sa paresse. Elle poussa la tête de Maric vers son cul, deuxième zone de fantasme de son homme et zone de fantasme secrète pour Elina qui avait déjà rêvé de choses assez extrêmes avec cet endroit ! Elle avait découvert l’anulingus avec Maric qui avait toujours été étonné de savoir que personne avant lui n’avait eu envie de lui faire ça avant. Au début, elle avait été surprise par la sensation puis, en se détendant un peu, elle trouvait ça extrêmement agréable et très excitant. Elle sentait maintenant la langue de son homme entrer et sortir de son anus, elle sentait le souffle chaud, l’humidité, elle entendait les petits gémissements de plaisir de son homme qui lui jouait avec l’ouverture du démon. Elina porta sa main à sa chatte et caressait son clitoris. Maric aimait beaucoup voir sa femme se toucher quand il la léchait. Il aimait voir sa femme prendre son pied, se faire du bien. Il savait qu’elle ne se touchait pas toute seule, ou en tout cas, il le supposait et il avait raison.
La queue de Maric était prête à exploser, il aimait particulièrement quand sa femme le guidait, il aimait être l’objet de sa femme plutôt que celui qui profite. Il savait qu’il profitait de la situation, il aurait aimé que ce beau couple qu’ils formaient ait plus de temps de câlins, déjà pour en profiter car voilà ! Mais aussi pour ne pas être comme ces “vieux” couples qui ne font plus rien, qui ne ressentent plus rien, ces couples qui s’aiment sans la flamme du désir. Mais au plus profond de lui, il ne savait pas très bien pourquoi il y tenait autant, une sensation étrangement familière lui disait que c’était important, comme un appel de son être intérieur, et Maric avait pris l’habitude de répondre à sa voix intérieure. Il était allé plus loin qu’il aurait dû et il savait quelque part au fond de lui qu’il parviendrait à ses fins.
Il était là, entre les jambes de sa femme, c’était un endroit merveilleux où se bousculait une multitude de sensations enivrantes, d’odeurs exquises, d’une vue des plus excitantes, il sentait la chaleur du sexe de sa femme rayonner sur son visage, la chaleur de son cul autour de sa langue, il aimait vraiment être ici, il y était bien, voire très bien. Mais le moment était venu, le temps passait et il était temps de lancer la conclusion.
Maric remonta et entreprit d’embrasser sa femme tout en lui pénétrant son sexe. Il la bloqua entre ses bras d’homme puissant et la prit avec une belle énergie, Elina aimait bien ce moment où elle se sentait contrainte dans son plaisir, elle ne pouvait plus bouger juste recevoir son dû et elle était alors aux portes de se laisser complètement aller. Maric lui fit alors l’amour ainsi jusqu’à ce qu’il l’entende jouir puis, il jouit à son tour. Elina avait toujours une sensation étrange dans ces moments, elle sentait cet homme sur elle, elle était alors à la fois un peu étouffée et à la fois en état d’excitation montante, comme si au fond d’elle, il y avait une salope qui voulait venir prendre son pied ! Qui tapait à l’intérieur d’elle lui hurlant de la libérer !
Elina avait joui très vite et très vite, elle voulut se relever avec l’impression qu’elle avait perdu son temps ! Elle s’en voulait de penser ça, elle qui en perdait du temps aussi en se laissant aller à des errances télévisuelles, Internet et autres mollesse qui lui faisaient perdre au final souvent plusieurs heures par jour alors qu’un câlin ça durait finalement parfois pas plus de cinq à dix minutes, loin, très loin du temps qu’elle était capable de passer sur les toilettes en regardant son téléphone. Si faire l’amour à son homme était une perte de temps, alors que restait-il de leur couple... de leur amour et surtout d’elle-même ?
Elina se souvenait de leurs premières semaines. Elle se souvenait comme elle désirait être contre l’homme de sa vie. Bien sûr, la passion du début diminue mais là, elle s’était presque effacée. Ils ne font pour ainsi dire plus l’amour, pas de petit câlin, elle se couche toujours après lui et lui tourne le dos, le laissant venir, au matin, il se lève avant et elle ne répond pas aux bisous tendres, ni aux caresses très osées et ses bisous très chauds en bas pour tenter de l’émoustiller. Elle reste amorphe, semi-endormie, laissant son homme repartir frustré et déçu de n’avoir suscité aucune réaction.
La journée, c’est à peine si elle pense à lui. Elina était encore persuadée de l’amour qu’elle portait à Maric et lui l’aimait encore plus qu’aux premiers jours, il fallait trouver ce qui la retenait au fond, elle avait trente ans et espérait bien encore profiter de la vie.
Elina se leva donc assez vite et partit sous la douche, laissant son mari s’occuper des enfants. Elle avait besoin de réfléchir. Comme souvent après un acte sexuel. C’était étrange ce rapport au sexe ; perte de temps, fatigue... Quelque chose n’allait pas, quelque chose tournait de travers, comme si elle traînait un boulet... Sa famille ? Son passé ? Sa vision déformée d’elle ? Un peu de tout ça ?... Sous la douche, elle eut soudain envie de se toucher un peu le clitoris. Se laissant porter par l’envie, elle se caressa doucement puis, les gestes prirent plus de force. Sa respiration s’accéléra, elle mit le jet de la douche sur massage et le dirigea vers sa chatte. Elle dut se couvrir la bouche lorsqu’elle poussa le jet à fond et mit le plus chaud qu’elle pouvait tenir, la sensation était un mélange déroutant de douleur et de plaisir, que lui arrivait-il ? C’était bon, c’était fort, elle vivait à nouveau mais pas pour longtemps malheureusement, la jouissance explosive passée, elle finit sa douche et eut à ce moment une révélation qui arriva en même temps qu’un relent de petite jouissance légère mais qui remonta jusqu’en haut de son épine dorsale ;
Ce sera la sorcellerie !
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Merci pour vos encouragements ! La suite arrive bientôt, sauf si la magie décide de me jouer des tours d’ici là…