Ma voisine mais pas que
Chapitre 1
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✦ Xenos1719 Ma voisine mais pas que XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma voisine mais pas que — Chapitre 1

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Xenos1719
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Ma voisine mais pas que

Chapitre 1

Ils se croisèrent un soir d'été, sur la terrasse d'un petit restaurant en bord de mer. Lui, soixante-dix ans, le corps encore ferme, les épaules larges, la peau tannée par le soleil et les années. Il n'avait pas l'air d'un vieil homme. Juste d'un homme qui avait vécu, et qui savait encore regarder.
Elle, cinquante ans, mère de six enfants. Petite, pétillante, les yeux vifs, les lèvres toujours prêtes à sourire. Un peu enveloppée, oui — des hanches généreuses, une poitrine souple, un ventre doux qui gardait la mémoire des grossesses. Elle était très jolie. Pas d'une beauté parfaite, mais d'une beauté qui donnait envie de la toucher.
Il la regarda longtemps. Elle sentit son regard et rougit un peu, avant de rire.
— Vous me dévorez des yeux, dit-elle.
— C'est que vous êtes délicieuse à regarder, répondit-il, la voix grave, calme.
Ils parlèrent. Longtemps. Puis ils partirent ensemble, sans vraiment décider. Juste en se suivant.
Dans sa chambre d'hôtel, la lumière était basse. Elle s'approcha de lui, posa ses petites mains sur sa poitrine. Il sentit la chaleur de ses doigts à travers la chemise. Elle déboutonna lentement, découvrant la peau, les poils grisonnants, les muscles encore solides. Elle glissa ses lèvres sur son cou, puis plus bas, avec une curiosité gourmande.
Il la souleva facilement — elle était légère malgré ses formes — et la porta jusqu'au lit. Elle rit, un rire de femme qui savait ce qu'elle voulait.
Il la déshabilla avec une lenteur presque respectueuse. La robe tomba. Puis le soutien-gorge. Ses seins apparurent, lourds, tendres, les pointes déjà dures. Il les prit dans ses mains, les caressa, les embrassa. Elle poussa un petit soupir quand sa bouche prit un sein, puis l'autre, suçant doucement, léchant, mordillant à peine.
Ses mains descendirent le long de son ventre doux, de ses hanches rondes. Il glissa ses doigts sous la culotte, la retira. Elle était déjà humide. Il passa deux doigts entre ses lèvres chaudes, les écarta, trouva ce point sensible qu'il caressa en cercles lents. Elle s'arqua, agrippa ses épaules.
— Plus fort... murmura-t-elle.
Il obéit. Ses doigts pénétrèrent plus profondément, tandis que son pouce continuait de jouer avec son clitoris. Elle commença à gémir, petite, jolie, le visage rougi, les cuisses qui tremblaient.
Il se plaça entre ses jambes. Elle le regarda descendre son pantalon. Son sexe était déjà dur, épais, veiné. Elle tendit la main, le prit, le caressa, le guida vers elle.
Quand il entra en elle, lentement, elle ferma les yeux et souffla un long « ahhh ». Il était chaud, plein, et il la remplissait complètement. Il commença à bouger, d'abord doucement, puis plus profondément, la tenant par les hanches, la regardant.
Elle était belle comme ça : les seins qui bougeaient à chaque coup de rein, la bouche entrouverte, les yeux brillants de plaisir. Il pencha le corps, prit un sein dans sa bouche tout en continuant de la prendre. Elle enlaça ses jambes autour de sa taille, l'attirant plus près, plus fort.
Le rythme s'accéléra. Le lit gémit avec eux. Elle cria d'abord tout bas, puis plus fort, les ongles plantés dans son dos. Il sentit son sexe se resserrer autour de lui, se contracter par vagues. Elle jouit en le serrant contre elle, le visage enfoui dans son cou, en murmurant des mots incohérents.
Il la suivit peu après, profondément en elle, le corps tendu, un gémissement rauque dans la gorge.
Ils restèrent collés l'un à l'autre un long moment, essoufflés, la peau moite, les mains qui continuaient de se caresser sans vraiment s'arrêter.
Plus tard, elle s'allongea sur le côté, le regard pétillant malgré la fatigue.
— Tu as vraiment soixante-dix ans, dit-elle en souriant. Tu ne les fais vraiment pas.
Il rit doucement, glissa une main sur sa hanche ronde, l'attira contre lui.
— Et toi, répondit-il, tu es encore plus jolie qu'au premier regard.
Elle posa sa tête sur sa poitrine. Dehors, la mer continuait de respirer. Dedans, leurs corps, encore chauds, déjà prêts à recommencer.
Après la première fois, ils étaient restés allongés l'un contre l'autre, la peau encore moite, le souffle qui se calmait lentement. Elle avait posé une main sur sa poitrine, sentant son cœur battre sous ses doigts. Lui, il lui caressait le dos, les hanches, la courbe douce de son ventre, sans rien demander.
Elle murmura, la voix encore un peu rauque :
— Tu... tu peux encore ?
Il sourit, un sourire un peu fatigué, un peu tendre.
— À mon âge, mon corps a ses limites. Une fois, c'est déjà beaucoup. Mais je peux te donner autre chose.
Elle releva la tête, un peu surprise. Il glissa plus bas dans le lit, s'installa entre ses cuisses avec une lenteur presque cérémonieuse. Elle ouvrit la bouche pour protester — par réflexe, par cette vieille habitude de ne jamais tout prendre — mais les mots restèrent coincés dans sa gorge quand elle sentit sa bouche se poser sur elle.
Il savait s'en servir. Vraiment.
Sa langue était chaude, précise, patiente. Il commença par de longs coups lents, du bas vers le haut, comme s'il goûtait vraiment. Puis il trouva son clitoris et le caressa du bout de la langue, en cercles, en va-et-vient, tantôt doux, tantôt plus appuyés. Ses lèvres se refermèrent autour, suçant doucement, pendant que deux doigts glissaient à nouveau en elle, cherchant ce point qui la faisait déjà trembler.
Elle agrippa les draps. Puis ses cheveux. Un gémissement lui échappa, plus fort que la première fois.
— Mon Dieu...
Il ne répondit pas. Il continua. Sa bouche travaillait avec une constance presque impitoyable. Elle sentait chaque mouvement, chaque variation de pression, chaque fois que sa langue changeait de rythme. Son corps réagissait d'une façon qu'elle ne connaissait pas. Des vagues de plaisir montaient, retombaient, remontaient plus fort. Ses cuisses tremblaient. Son ventre se contractait. Elle essaya de se retenir, de rester digne, mais c'était impossible.
Elle jouit une première fois sous sa bouche, en poussant un cri étouffé, les hanches qui se soulevaient malgré elle. Il n'arrêta pas. Il ralentit juste assez pour la laisser reprendre son souffle, puis il recommença, plus lentement encore, plus profondément. Ses doigts continuèrent de la pénétrer, courbés, cherchant exactement l'endroit qui la faisait perdre le contrôle.
Elle découvrit quelque chose de nouveau. Une façon de faire l'amour où elle n'avait presque rien à donner, où elle pouvait seulement recevoir. Où son corps, ce corps de mère de six enfants, un peu enveloppé, un peu fatigué par les années, devenait le centre de tout. Chaque frisson, chaque contraction, chaque gémissement lui appartenait. Cela la perturbait. Elle se sentait à la fois libre et coupable, offerte et un peu perdue.
Mais elle en voulait encore.
Quand il releva la tête, le visage brillant de son plaisir à elle, elle le regarda avec des yeux un peu fous.
— Encore... murmura-t-elle. S'il te plaît.
Il sourit et se plaça entre ses cuisses. Cette fois, il prit son temps autrement. Il embrassa l'intérieur de ses cuisses, lécha le pli de son aine, puis revint sur son sexe avec une gourmandise tranquille. Il utilisa sa langue, ses lèvres, même le bout de son nez parfois, pour la stimuler sous tous les angles. Ses mains tenaient ses hanches, l'empêchant de se dérober quand le plaisir devenait trop fort.
Elle jouit une deuxième fois, plus longuement, le corps entièrement tendu, la voix cassée. Puis une troisième, presque douloureuse de pureté, les larmes aux yeux cette fois. Non pas de tristesse. Juste de trop de sensations.
Quand il s'allongea enfin à côté d'elle, elle était tremblante, la peau en feu, le souffle court. Elle se colla contre lui, la tête dans son cou.
— Je... je ne savais pas que mon corps pouvait encore faire ça, dit-elle d'une voix basse. Ça me perturbe. Mais... je veux encore. Même si je sais que demain je vais me détester un peu.
Il passa une main dans ses cheveux, l'embrassa sur le front.
— Tu n'as pas à te détester. Tu as juste le droit de sentir.
Elle ferma les yeux. Dehors, la mer continuait de respirer. Dedans, son corps, encore parcouru de petits frissons, savait déjà qu'il allait redemander. Même si ça ne menait nulle part. Même si elle était encore mariée. Même si les enfants l'attendaient quelque part.
Pour cette nuit-là, elle avait découvert qu'elle pouvait être prise autrement. Et qu'elle en était affamée.
Le lendemain matin, elle partit avant qu'il se réveille. Elle enfila sa robe à la hâte, les cheveux encore un peu en bataille, le corps encore sensible entre les cuisses. Dans le taxi qui la ramenait, elle ferma les yeux et revit tout. Sa bouche. Ses doigts. La façon dont il l'avait regardée quand elle jouissait. Les frissons qui lui avaient parcouru le ventre, les cuisses, jusque dans le bas du dos. Des sensations qu'elle n'avait jamais vraiment connues. Ou peut-être qu'elle avait oubliées. Ou qu'on ne lui avait jamais données.
Chez elle, les enfants étaient déjà levés. Le plus jeune sauta dans ses bras. Son mari leva à peine les yeux de son téléphone. Elle prépara le petit-déjeuner comme d'habitude, la tête ailleurs. Chaque mouvement de son corps lui rappelait la nuit. Quand elle s'asseyait, elle sentait encore une légère sensibilité. Quand elle marchait, ses seins frôlaient le tissu de son soutien-gorge et elle repensait à sa bouche dessus.
Elle voulait le revoir.
Pas seulement pour le sexe. Mais pour ça aussi. Surtout pour ça. Elle redécouvrait des plaisirs qu'elle n'avait pas l'impression d'avoir vraiment vécus auparavant. Des vagues longues, profondes, qui partaient du bas-ventre et remontaient jusqu'à la gorge. Des orgasmes qui la laissaient tremblante, un peu perdue, un peu affamée. Avec son mari, c'était devenu mécanique depuis des années. Rapide. Prévisible. Ici, c'était autre chose. Quelque chose qui la rendait vivante d'une façon presque inquiétante.
Trois jours plus tard, elle lui envoya un message.
— Je pense encore à l'autre soir.
Il répondit presque tout de suite.
— Moi aussi.
Elle hésita longtemps avant d'écrire la suite. Les doigts suspendus au-dessus de l'écran. Elle connaissait sa femme. Pas intimement, mais assez. Elles s'étaient croisées plusieurs fois, dans des dîners, des soirées. Une femme élégante, un peu distante, qui semblait avoir accepté depuis longtemps que son mariage soit devenu une cohabitation polie. Pourtant, la culpabilité était là. Lourde. Elle se disait qu'elle n'avait pas le droit. Qu'elle volait quelque chose. Qu'elle trahissait non seulement son propre mari, mais aussi une femme qu'elle connaissait.
Puis elle pensa à sa bouche entre ses cuisses. À la façon dont son corps avait répondu, encore et encore. À ce sentiment d'être vraiment touchée, vraiment désirée, vraiment regardée.
On ne vit qu'une fois.
Et c'était trop bon pour ne pas recommencer.
Elle écrivit :
— Je peux venir jeudi. L'après-midi. Les enfants sont chez leur père.
Il répondit :
— Je t'attends.
Le jeudi, elle arriva avec le cœur qui battait trop fort. Elle sonna. Il ouvrit. Ils se regardèrent une seconde sans parler. Puis elle entra. La porte se referma. Elle posa son sac, se tourna vers lui, et dit d'une voix basse, presque en colère contre elle-même :
— Je me sens coupable. Je connais ta femme. Je sais que c'est mal. Mais... mon corps n'arrête pas de me le redemander. Et je n'ai plus envie de résister.
Il s'approcha, prit son visage entre ses mains.
— Moi non plus, dit-il simplement.
Cette fois, il ne la prit pas tout de suite. Il la déshabilla lentement, pièce par pièce, en l'embrassant partout. Puis il l'allongea sur le lit et se mit à genoux entre ses jambes. Elle ouvrit les cuisses sans qu'il le demande. Elle savait déjà ce qui allait venir. Elle le voulait.
Sa bouche se posa sur elle avec la même science qu'au premier soir. Lente. Précise. Gourmande. Elle ferma les yeux et se laissa aller. Les sensations étaient encore plus fortes, parce qu'elle savait maintenant ce que son corps pouvait ressentir. Elle gémit plus librement. Elle agrippa ses cheveux. Elle poussa son bassin vers sa bouche quand le plaisir montait trop vite.
Elle jouit une première fois assez vite, le corps secoué, un cri étouffé dans l'oreiller. Il n'arrêta pas. Il continua, plus doucement d'abord, puis plus profondément, ses doigts glissant en elle pendant que sa langue travaillait. Elle redécouvrit, encore une fois, cette façon d'être aimée où elle n'avait presque rien à donner, où elle pouvait seulement recevoir. Cela la perturbait toujours. Cela la rendait un peu folle. Mais elle en voulait encore.
Après le deuxième orgasme, elle le tira vers elle, l'embrassa, goûta son propre plaisir sur sa bouche. Elle glissa une main entre leurs corps et sentit qu'il n'était pas dur. Elle ne dit rien. Elle posa juste sa tête contre son épaule et murmura :
— Ce n'est pas grave. Reste avec ta bouche. C'est... c'est tellement bon.
Il sourit contre sa peau et redescendit.
Cette après-midi-là, elle jouit trois fois sous sa langue et ses doigts. Chaque fois un peu plus forte. Chaque fois un peu plus consciente que ce qu'elle faisait était impossible, injuste, sans avenir. Et chaque fois un peu plus incapable d'arrêter.
Quand elle repartit, les jambes un peu molles, les joues encore chaudes, elle se dit que la culpabilité reviendrait. Qu'elle penserait à sa femme. Qu'elle penserait à ses enfants. Qu'elle se jugerait.
Mais en marchant vers sa voiture, elle sentait encore les traces de sa bouche entre ses cuisses. Et elle savait déjà qu'elle reviendrait.
On ne vit qu'une fois. Et c'était trop bon pour s'arrêter.
Lui aussi se posait les mêmes questions.
Le soir où elle repartit après cette deuxième fois, il resta longtemps assis au bord du lit, les draps encore tièdes de leur chaleur. Il sentit sur ses lèvres le goût d'elle, ce goût chaud, légèrement salé, qu'il n'arrivait pas à chasser. Il avait aimé la caresser. Il avait aimé la goûter. Il avait aimé la regarder se perdre sous sa bouche, les cuisses qui tremblaient, les petits cris qu'elle n'arrivait plus à retenir, le visage qui se détendait d'une façon qu'il n'avait vue chez aucune femme depuis longtemps.
Elle l'attirait. Pas seulement son corps — bien qu'il aimât ses formes généreuses, ses seins lourds, son ventre doux, ses hanches qui s'offraient sans fausse pudeur. C'était aussi sa façon d'être là : hésitante et affamée en même temps. Coupable et pourtant incapable de s'arrêter. Pétillante même dans le trouble.
Il savait que c'était probablement sa dernière aventure.
À soixante-dix ans, le corps avait encore des ressources, mais plus la même endurance. Une fois, parfois, et encore. Après, c'était sa bouche, ses mains, sa patience qui prenaient le relais. Il n'avait plus l'illusion de pouvoir recommencer indéfiniment. Et sa femme... ils vivaient l'un à côté de l'autre depuis des années, dans une sorte de respect fatigué. Elle savait, ou elle préférait ne pas savoir. Il ne se faisait plus d'illusions sur ce qui restait entre eux.
Alors, face à cette femme de cinquante ans, mère de six enfants, petite et enveloppée, qui redécouvrait son propre plaisir avec une intensité presque douloureuse, il se dit une chose simple :
Profitons-en au maximum.
Quand elle lui écrivit, quelques jours plus tard :
— Je peux venir mardi. L'après-midi encore.
Il répondit tout de suite :
— Viens.
Cette fois, quand elle entra, il la prit dans ses bras sans attendre. Il l'embrassa longuement, les mains déjà sur ses hanches, sous sa jupe, remontant le long de ses cuisses. Elle gémit dans sa bouche. Il la porta jusqu'au lit — elle était légère malgré ses formes — et l'allongea.
— Enlève tout, dit-il d'une voix calme. Je veux te voir.
Elle se déshabilla sous son regard. Il la regarda sans se presser. Puis il se mit à genoux au bord du lit et écarta ses cuisses.
Il passa un long moment à la caresser d'abord avec les doigts, à l'ouvrir doucement, à sentir à quel point elle était déjà humide. Puis sa bouche se posa sur elle. Il ferma les yeux et se concentra uniquement sur ça : la goûter. La faire monter. La faire perdre le contrôle. Il aimait la façon dont son corps réagissait, ces petites contractions involontaires, ces soupirs qui devenaient des gémissements, cette main qui s'agrippait à ses cheveux quand le plaisir devenait trop fort.
Il la fit jouir une première fois assez vite. Puis il ralentit, changea de rythme, utilisa sa langue autrement, plus large, plus pressante, pendant que ses doigts la pénétraient lentement. Elle jouit une deuxième fois en disant son prénom d'une voix brisée. Il continua encore un moment, juste pour le plaisir de la sentir trembler sous lui, de l'entendre supplier presque.
Quand il s'allongea enfin à côté d'elle, elle était rouge, essoufflée, les yeux un peu brillants.
— Tu aimes vraiment faire ça, murmura-t-elle.
— Oui, répondit-il simplement. J'aime te goûter. J'aime te sentir. Et je sais que je n'aurai peut-être plus beaucoup d'occasions comme celle-ci. Alors je prends.
Elle le regarda un long moment, puis elle posa sa tête sur sa poitrine.
— Moi aussi je prends, dit-elle. Même si je me sens coupable. Même si je connais ta femme. Même si ça ne mènera nulle part.
Il glissa une main dans ses cheveux.
— Alors on profite. Au maximum. Tant que c'est possible.
Elle hocha la tête contre lui. Dehors, le jour déclinait doucement. Dedans, leurs corps, encore chauds, savaient déjà qu'ils recommenceraient. Bientôt. Aussi souvent qu'ils le pourraient.
Parce qu'on ne vit qu'une fois. Et que c'était trop bon pour s'arrêter.
Elle ouvrit les cuisses sans un mot. Largement. Il se plaça entre elles comme un homme qui savait exactement ce qu'il voulait prendre.
Sa bouche s'abattit sur elle avec une faim quasi brutale. Plus de préliminaires. Il écarta ses lèvres avec les pouces et plongea sa langue profondément, la léchant de bas en haut, puis se concentrant sur son clitoris avec une pression ferme, rythmée, presque impitoyable. Elle cria dès les premières secondes.
— Putain... oui... comme ça... ne t'arrête pas...
Il grogna contre elle, le son vibrant sur sa chair sensible. Deux doigts entrèrent en elle d'un coup, courbés, cherchant ce point qui la faisait déjà se contracter. Il les enfonça jusqu'à la jointure pendant que sa langue travaillait plus vite.
— Tu es si ouverte... dit-il en relevant à peine la tête, la voix rauque. Si trempée. Tu mouilles pour moi alors que tu te sens sale. Dis-le. Dis-moi que tu mouilles parce que je te mange.
— Oui... j'avoue... je mouille... je mouille tellement... ta bouche me rend folle... j'en peux plus...
Il replongea. Cette fois il prit son clitoris entre ses lèvres et commença à sucer, doucement d'abord, puis plus fort, en même temps que ses doigts la pénétraient d'un rythme profond, régulier. Elle s'arqua violemment.
— Je vais jouir... je vais... ah putain je jouis...
Le cri fut long, déchiré. Son corps se tendit, les cuisses serrées autour de sa tête, les hanches qui battaient contre sa bouche. Il continua pendant tout l'orgasme, forçant les vagues à rester plus longtemps, la faisant gémir jusqu'à ce que le son devienne presque douloureux.
Quand elle retomba, tremblante, il ne retira pas sa bouche. Il ralentit juste, léchant plus doucement, plus large, pendant que ses doigts restaient enfoncés en elle, immobiles, la sentant encore se contracter autour d'eux.
— Encore, ordonna-t-il d'une voix basse. Tu vas encore jouir. Je ne te lâche pas.
— Attends... attends... c'est trop... j'ai déjà...
— Non. Tu ouvres. Tu prends. C'est ça qu'on a décidé. On prend tout.
Elle gémit, à moitié protestation, à moitié supplique. Il recommença. Cette fois plus lentement, plus profondément. Sa langue traçait des cercles larges, puis se resserrait sur le point exact. Ses doigts recommençaient à bouger, plus fort, plus vite. Elle essaya de se dérober, de remonter dans le lit, mais il plaqua une main sur son bas-ventre pour la maintenir.
— Reste là. Regarde-moi. Je veux que tu me regardes pendant que je te fais jouir.
Elle ouvrit les yeux, le regard déjà trouble. Leurs regards se croisèrent pendant qu'il la léchait. C'était presque trop intime. Trop cru.
— Tu aimes que je te regarde comme ça ? souffla-t-elle, la voix cassée. Pendant que tu... pendant que tu me manges...
— Oui. J'aime te voir perdre la dignité. J'aime te voir devenir une chienne sous ma bouche. Et toi tu aimes ça. N'est-ce pas ?
— Oui... merde oui... je suis une chienne... pour toi... seulement pour toi...
Le troisième orgasme la frappa plus fort que les précédents. Elle cria son prénom, les ongles plantés dans ses épaules, le corps entièrement secoué. Des larmes coulèrent sur ses tempes. Pas de tristesse. Juste trop de sensations.
Il se releva enfin, le visage brillant de son plaisir à elle. Il s'allongea contre elle, la prenant dans ses bras. Elle tremblait encore. Il lui caressa le dos, les seins, le ventre, avec une lenteur presque tendre après la violence de ce qu'il venait de lui faire.
Elle parla la première, d'une voix rauque, presque en colère :
— Je me déteste. Je connais ta femme. Je la croise. Je lui souris. Et là je suis allongée, trempée, avec le goût de ta bouche partout sur moi. Et je veux déjà que tu recommences.
Il prit son menton, la força à le regarder.
— Et moi je pense à elle aussi. Parfois. Mais là, maintenant, je pense à toi. À ton goût. À tes cris. À la façon dont ton corps se donne. À mon âge, je sais que c'est peut-être la dernière fois que je ressens une femme comme ça. Alors je prends. Tout. Sans pitié. Sans excuses.
Elle le fixa, les yeux encore brillants.
— Alors ne sois pas tendre. Pas maintenant. Remets ta bouche. Fais-moi mal de plaisir. Jusqu'à ce que je ne puisse plus parler.
Il sourit, un sourire sombre, presque cruel.
— Tourne-toi. À quatre pattes. Je veux te prendre autrement avec ma bouche.
Elle s'exécuta sans hésiter, le visage dans l'oreiller, le cul offert. Il se plaça derrière elle, écarta ses fesses avec les deux mains, et plongea sa langue plus bas, plus profond, léchant tout, de son sexe jusqu'à l'endroit le plus intime. Elle poussa un cri étouffé, surpris.
— Putain... tu... tu fais ça aussi...
— Oui. Je te goûte partout. Tout ce que tu as. Et tu vas jouir encore. Une dernière fois. Pour moi.
Sa langue devint vorace. Ses doigts revinrent en elle. L'autre main glissa sous son ventre pour trouver son clitoris et le frotter en même temps. Elle s'effondra en avant, le visage écrasé dans le matelas, les gémissements devenus des sanglots de plaisir.
— Je jouis... encore... je peux plus... je...
— Si. Tu peux. Donne-le-moi.
Le quatrième orgasme la laissa brisée. Elle resta à quatre pattes, tremblante, incapable de bouger, le souffle en lambeaux. Il s'allongea à côté d'elle, la ramena contre son torse, et la tint pendant qu'elle revenait doucement à elle.
Long silence. Puis sa voix, faible, presque détruite :
— On ne devrait pas. On le sait tous les deux.
— On le sait, répondit-il. Et on va recommencer. Dès que tu pourras ouvrir les cuisses à nouveau.
Elle rit, un rire cassé, un peu fou.
— Dans dix minutes. Peut-être cinq.
Il posa sa main entre ses cuisses, sentant encore la chaleur, l'humidité.
— Alors je compte.
Deux jours plus tard, elle la vit.
C'était dans un magasin, en centre-ville. Elle cherchait un cadeau pour l'un de ses fils. Et là, au détour d'un rayon, elle se retrouva face à elle. La femme. Élégante, les cheveux parfaitement coiffés, un sourire poli. Elles se reconnurent immédiatement.
— Oh, bonjour... dit la femme. On ne s'est pas vues depuis... le dîner chez les Moreau, non ?
Elle sentit le sang battre dans ses tempes. Sa gorge se resserra. Elle sourit, trop vite, trop large.
— Oui... c'est ça. Ça fait un moment.
Elles échangèrent quelques phrases banales. Le temps. Les enfants. Les vacances. Pendant tout ce temps, elle sentait encore, quelque part dans son corps, le souvenir de la bouche de cet homme entre ses cuisses. Le goût de sa propre jouissance sur ses lèvres. Les cris qu'elle avait poussés dans son lit. Et là, devant elle, se tenait la femme de cet homme. Celle qu'elle trahissait à chaque fois qu'elle ouvrait les jambes pour lui.
Quand elles se séparèrent, elle resta figée un long moment dans le rayon, le cœur battant trop fort. La culpabilité la frappa de plein fouet, presque physique. Elle eut envie de vomir. Elle se dit : ça s'arrête. Maintenant. Plus jamais. Je ne lui écris plus. Je ne vais plus. C'est fini.
Le soir, en rentrant, elle prépara le dîner comme une automate. Les enfants parlaient, riaient, se chamaillaient. Son mari regardait son téléphone. Elle sourit, répondit, joua son rôle. Mais à l'intérieur, c'était le chaos. Elle voulait que ça s'arrête. Vraiment. Elle se le répétait en boucle.
Pourtant, dès que la maison se calma, dès que les enfants furent couchés, le désir revint. Sournois. Chaud. Insistant. Elle pensait à sa bouche. À la façon dont il l'avait tenue à quatre pattes. À sa voix basse qui lui ordonnait de jouir. À ses doigts en elle pendant que sa langue travaillait. C'était trop bon. Beaucoup trop bon. Elle n'y arrivait pas.
Elle monta se coucher avant son mari, prétextant un mal de tête. Dans la chambre, elle ferma la porte à clé. Elle s'allongea sur le lit, encore habillée, et glissa une main sous sa jupe. Elle était déjà humide. Juste à force d'y penser.
Ses doigts trouvèrent son clitoris. Elle ferma les yeux et le vit. Lui. À genoux entre ses cuisses. Le regard sombre. La bouche brillante d'elle. Elle se caressa plus vite, deux doigts glissant en elle pendant que le pouce frottait en cercles pressés.
— Putain... murmura-t-elle toute seule dans le silence de la chambre. Ta bouche... j'en veux encore...
Elle jouit une première fois assez vite, en mordant l'oreiller pour ne pas crier, les hanches qui se soulevaient contre sa propre main. Mais ce n'était pas assez. Le vide était encore là. Elle recommença presque aussitôt, plus fort, plus profond, en se rappelant la façon dont il l'avait léchée par-derrière, les mains écartant ses fesses, la langue partout. Elle se tourna sur le ventre, le visage dans l'oreiller, les doigts enfoncés en elle, et elle se masturba avec une sorte de rage.
Le deuxième orgasme la laissa tremblante, les cuisses serrées sur sa main, un gémissement long et étouffé dans le tissu. Elle resta ainsi un moment, le souffle court, la culpabilité qui revenait déjà. Elle se voyait dans le magasin, face à sa femme. Elle se voyait sourire poliment pendant que son corps se souvenait encore d'avoir joui dans la bouche de son mari.
Mais le désir n'était pas mort. Il était juste un peu assouvi. Elle glissa à nouveau la main entre ses cuisses, plus lentement cette fois. Elle pensa à sa voix :
— Tu es une chienne pour moi. Donne-le-moi.
Elle se caressa en se répétant ces mots, en imaginant qu'il était là, derrière elle, en train de la regarder se toucher. Le troisième orgasme fut plus long, plus sourd, presque douloureux. Elle pleura un peu en jouissant, sans vraiment savoir si c'était de plaisir, de honte, ou des deux.
Quand ce fut fini, elle s'allongea sur le dos, la main encore entre ses cuisses, le corps mou, le cœur lourd. Elle savait qu'elle allait lui écrire. Peut-être pas ce soir. Peut-être demain. Mais elle savait.
Elle voulait que ça s'arrête. Elle n'y arrivait pas. C'était trop bon.
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