Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon éducation chez ma logeuse — Chapitre 1 · Le tablier de satin
Auteure
Mon éducation chez ma logeuse
Chapitre 1 · Le tablier de satin
La chambre de Stéphanie
Stéphane était un tout jeune étudiant. Il venait de passer son bac.
La voie qu'il avait choisie l'avait conduit dans une ville étudiante à trois cents kilomètres de chez lui.
Compte tenu de son jeune âge, sa mère avait préféré le loger chez des amis d'amis, afin qu'il y trouve une ambiance attentionnée.
Il allait être grandement surpris par cette forme d'attention.
Stéphane arriva chez sa logeuse. Le mari était souvent en déplacement ; il ne le vit pas avant plusieurs mois. La maison était une grande demeure bourgeoise. Mme L. l'accueillit avec une immense gentillesse. Cette femme de quarante-cinq ans était d'une élégance rare. Fine et féminine, elle portait une robe cintrée qui mettait en valeur ses formes. Stéphane remarqua immédiatement ses jambes gainées de nylon et sa démarche chaloupée sur ses escarpins à talons aiguille.
Elle l'invita à prendre le thé. Stéphane était un garçon timide, aux traits fins, un peu complexé par sa taille. Il ne mesurait qu'un mètre soixante et onze, et ses cheveux mi-longs le faisaient souvent confondre de dos avec une jeune fille.
Mme L. lui indiqua les règles de la maison :
— Je veux, dit-elle, que tu te sentes ici chez toi. Une seule chose à respecter : la propreté. Cela sera notre seule règle impérative, mais je tiens à ce qu'elle soit respectée. Tu passeras l'aspirateur dans ta chambre tous les jours et tu m'aideras à faire la vaisselle. Le reste, je m'en occupe.
Elle poursuivit :
— Je vais te conduire à ta chambre. Plutôt que te donner la chambre d'amis, j'ai pensé qu'une chambre de quelqu'un de ton âge te permettrait de te sentir plus à ton aise.
Elle ouvrit à l'étage la porte de la chambre. Stéphane découvrit une véritable chambre de jeune fille dont la couleur dominante était le rose. Arrivé depuis moins d'une heure, Stéphane n'osa rien dire.
Mme L. poursuivit :
— C'est la chambre de ma fille Stéphanie. Oh, comme c'est amusant Stéphanie, Stéphane. D'ailleurs, je trouve que vous avez des points communs, notamment la taille.
Mme L. expliqua que sa fille âgée de quelques années de plus que Stéphane était partie pour son premier poste à l'étranger :
— Un poste dans les pays chauds, Stéphanie a eu beaucoup de difficultés à laisser la plupart de ses affaires qui n'étaient pas adaptées au climat chaud. C'est une jeune fille très féminine, et cela lui a déchiré le cœur de laisser ses jupes, ses chemisiers. Je n'ai pas vidé son armoire. La deuxième armoire est pour toi, elle est vide.
Stéphane prit comme il put possession de sa chambre aux rideaux roses poudrés.
Il descendit pour le dîner et la vie commença à s'organiser.
Le tablier de satin
Un matin au petit-déjeuner, Mme L. fit une réflexion à Stéphane :
— Si je me permets Stéphane, j'ai remarqué que tu faisais beaucoup de taches. Tu es un peu maladroit, n'est-ce pas ?
Stéphane, toujours aussi timide, hocha la tête en signe d'approbation.
— Écoute-moi, je vais t'aider à progresser. Tu es d'accord ?
Elle poursuivit sans attendre sa réponse :
— Pour éviter ces taches, dans un premier temps tu vas mettre un tablier que tu porteras à table et lorsque tu feras le ménage également d’ailleurs.
Et sur ces mots, elle sortit un tablier en coton neutre.
Après sa première surprise passée sur cette proposition, Stéphane, semaine après semaine, s'habitua aux conseils de bonne tenue de Mme L et à porter un tablier au quotidien.
Un matin au retour d’un week-end, il ne trouva pas son tablier que Mme L. lui lavait toutes les semaines.
— Oh, suis-je distraite, je m'en suis servi pour faire du jardinage et je ne l'ai pas lavé. Attends, je vais t'en chercher un autre.
Elle revint avec dans les mains un tablier blanc certes, mais celui-ci était en satin avec des froufrous.
— C'est un peu féminin mais cela fera bien l'affaire pour aujourd'hui.
Stéphane pour la première fois contesta :
— Mais Mme L. Je ne peux pas porter cela !
Mme L comme à son habitude avait l'art de convaincre en douceur
— Comme tu veux Stéphane, mais tu vois j'essaie de t'aider et je ne voudrais pas que tous nos efforts s'effondrent pour un simple... froufrou.
Elle s'apprêta à quitter la chambre. Stéphane la rattrapa :
— Très bien, je vais le mettre.
— Tu es un gentil garçon, lui dit-elle en lui passant maternellement la main dans ses cheveux.
— Tu es un gentil garçon, lui dit-elle en lui passant maternellement la main dans ses cheveux.
C'est ainsi que Stéphane arriva le soir à table honteux de porter ce tablier en satin.
En fait, en réalité un tablier de soubrette. Il ne lui manquait plus que la petite coiffe sur la tête pour que le tableau soit complet.
Le soir dans sa chambre, il s'empressa de retirer ce tablier qui lui faisait tant honte. Quelle soirée !
Au passage, il toucha la matière si douce qu'est le satin. Il sentit une légère excitation monter. Il se déshabilla pour se mettre au lit. Au moment d'enfiler son pyjama, sa main rencontra de nouveau sur la chaise son tablier en satin. Sans réfléchir, il le mit ainsi à même la peau, noua le joli nœud du tablier de soubrette derrière son dos. Il se tourna vers la glace de son armoire. Il fut surpris, car devant lui se dressait une silhouette féminine vêtue d'un simple tablier de soubrette. Son corps imberbe et fin mettait en valeur son côté féminin. C'était troublant. Il ne cessait de passer la main sur le tissu. Le contact était délicieux. Il sentit son sexe se dresser sous son tablier. Sans réfléchir, il se caressa avec le satin entre sa main et son sexe. Il jouit très rapidement.
Le lendemain, à son retour de cours, Stéphane trouva sur son lit son ancien tablier de coton et à côté bien repassé son tablier de satin de soubrette.
Il hésita, pourquoi Mme L. avait-elle mis les deux tabliers ?
Est-ce le hasard ? Mme L. passa devant la chambre et vit Stéphane en pleine réflexion.
— Je me suis permise de mettre les deux tabliers sur ton lit. J'ai en effet remarqué hier soir et ce matin que tu n'avais fait aucune tache en portant ce tablier. Peut-être est-ce parce qu'il est plus délicat et tu fais inconsciemment plus attention.
Mme L. avait comme d'habitude une explication à tout et par définition incontestable dans son aimable logique.
Et sur ces mots, Mme L. tourna les talons et retourna à ses occupations. Stéphane regardait les deux tabliers. En posant la main sur le tablier en satin, il retrouva instantanément la sensation excitante de la veille.
Il était partagé entre la honte de porter ce tablier et l'envie d'avoir sur lui cette matière qui lui faisait tant d'effet. S'il choisissait le tablier de satin ce soir, il savait qu'il ne pourrait plus en changer.
Sa main se dirigea vers le tablier en coton, il hésita et finalement il prit le tablier en satin.
Stéphane venait de sceller par ce geste son destin.
Le sac échangé
Au retour d'un week-end, en arrivant Stéphane eut la désagréable surprise de découvrir en ouvrant son sac, que celui-ci avait été échangé dans le train avec celui identique d'une autre voyageuse. Il en avertit Mme L. On téléphona, mais la jeune fille qui avait pris le sac par mégarde, elle aussi désappointée, lui indiqua qu'elle avait poursuivi son voyage et qu’elle ne pouvait lui rendre son sac qu'au retour le week-end prochain.
Mme L. intervint :
— Bon, ce n'est pas si grave, je te laverai chaque soir la tenue que tu portes en ce moment, pas question que tu remettes des affaires portées : propreté, rappelle-toi Stéphane, propreté !
Stéphane trouva l'idée bonne. Et on en resta là.
Le lundi soir, rentré des cours, Mme L. demanda ses vêtements à Stéphane.
C'est à ce moment précis qu'il se posa enfin la question : qu'allait-il porter entre-temps ? Mme L., jamais à court d'idée, lui dit :
— Écoute Stéphane, je ne pense pas me tromper si je te dis que tu fais la même taille que ma fille Stéphanie. Nous allons trouver dans son armoire de quoi t'habiller. Elle sortit un chemisier de l'armoire. Mais les seuls qui restaient étaient en satin. Cela ne changera pas beaucoup de ton tablier.
Encore un argument irréfutable, exprimé avec le sourire mais appuyé d’une certaine autorité.
— Bien, un pantalon maintenant. Mais enfin où sont-ils, je ne vais tout de même pas te donner une jupe !
Stéphane ne répondit pas tellement cette idée était incongrue. Mme L. finalement trouva un pantalon fluide noir en lycra dont la coupe était féminine.
Mme L. avait l’air satisfaite, mais un détail la chagrinait :
— Stéphane, ces vêtements vont très bien t’aller mais pas question de mettre tes vieux chaussons avec cela.
Et sur ces mots, elle sortit de l’armoire de jolies petites ballerines noires, bien évidemment sans talons. Stéphane subissait la situation comme d’habitude.
Les choses allaient toujours trop vite pour lui et sa timidité. En sortant, la redoutable Mme L. lui lança :
— Dépose tes affaires sales dans la lingerie, je vais m’en occuper tout de suite, rejoins-moi pour le dîner vers huit heures comme d’habitude.
Et au moment de partir, elle glissa :
— Nous avons oublié un point important, pour ta lingerie, tu trouveras bien quelque chose qui fera l’affaire dans l’armoire de Stéphanie.
Et Mme L. laissa Stéphane hébété dans sa chambre.
De la lingerie !!
Après quelques minutes, il était prêt à aller voir Mme L. pour lui expliquer que tout cela n’était pas possible, que cela le rendait mal à l’aise. Il se dirigea vers sa porte, commença à descendre l’escalier. Il croisa sur le palier Mme L. qui le regarda avec surprise. Elle prit l’initiative de la parole comme d’habitude, et comme toujours elle gagna cette joute verbale :
— Mais, que fais-tu Stéphane ? Tu n’es pas encore changé. Allez dépêche-toi, il faut que je lave tes affaires pour demain et je dois préparer le dîner, ne me mets pas en retard !
Stéphane sentit le courage le quitter. Il voulut parler, mais ne sut quoi répondre et retourna dans sa chambre tout penaud.
Il se déshabilla, regarda ces vêtements féminins et se convainquit comme il put. Après tout ce n’est que pour le soir et pour une semaine. L’étape la plus dure était évidemment la lingerie.
Mme L. passa près de la chambre de Stéphane et frappa :
— Stéphane, tes affaires s’il te plaît.
Il se déshabilla et entrouvrit la porte pour passer ses affaires. Mme L. était redoutable et s’aperçut qu’il manquait son slip :
— Stéphane, toutes tes affaires ! Tu ne comptes quand même pas porter toute la semaine le même slip ?
Stéphane s’exécuta et se retrouva nu comme un ver. Résigné, il se dirigea vers l’armoire de Stéphanie et ouvrit les tiroirs.
Enfin, sous ses yeux, apparut un festival de petites culottes, soutien-gorge en dentelle et même des porte-jarretelles.
Stéphane n’en avait finalement jamais vu de près. Le contact était agréable. Il était nu devant ce tiroir plein de belles dentelles. Son sexe se dressa encore une fois. Il enfila une première culotte en lycra plutôt classique et même plutôt sage. L’excitation croissante le dirigea vers une petite culotte rose en dentelle. Son sexe dépassait du petit triangle transparent. L’heure avançait, et Mme L. l’appela du rez-de-chaussée pour le dîner. Comme pris en faute. Il s’habilla en vitesse avec le pantalon noir fluide, le chemisier en satin et les ballerines noires plates. Son sexe était toujours tendu. Il enfila son tablier de soubrette blanc. Et se regarda dans la glace. Il se sentait ridicule. L’excitation passa immédiatement. Mais il se rendait compte qu’il se laissait conduire. Et inconsciemment, il commençait à se rendre compte de l’effet que cela lui procurait.
À table, Mme L. n’eut de cesse de complimenter à nouveau Stéphane. Elle trouvait qu’il portait très bien la toilette.
Peu à peu, Stéphane s’habitua à cette nouvelle tenue. Ce changement le soir finissait par l’amuser. Il adorait passer sa main sur son chemisier en satin ou le long de ses fesses sentir le lycra de son pantalon épouser ses formes. Et plus encore chaque soir, il se masturbait à plusieurs reprises avec les petites culottes qu’il avait portées.
Le week-end arriva. Stéphane récupéra son sac à la gare SNCF. Tout rentra dans l’ordre. Le lundi soir à son retour de fac, Stéphane trouva sur son lit, bien pliés et repassés, le pantalon en lycra noir, le chemisier et les cinq petites culottes qu’il avait utilisées la semaine dernière. Mme L. comme par miracle passa à ce moment :
— J’ai trouvé que tu avais fait un très bon choix de lingerie, tu aurais pu te contenter des culottes en lycra, mais tu as préféré une lingerie plus délicate.
Bien sûr, Stéphane n’avait pas pensé à cela. Elle savait ce qu’il avait porté puisqu’elle s’occupait de laver les vêtements. Quel idiot. Il en rougit. Mme L. poursuivit :
— J’ai pensé que cela te ferait plaisir de les retrouver cette semaine, et j’ai oublié de ranger le pantalon et le chemisier dans l’armoire. Si tu veux te remettre dans la même tenue que la semaine dernière, cela ne me dérange aucunement. Nous dirons que c’est ta tenue d’intérieur.
Stéphane ne répondit pas. Mais comme à son habitude, il céda facilement à la suggestion sans véritablement en tirer des conclusions sur son comportement.
Ainsi de semaine en semaine, Stéphane s’habilla toujours avec cette même tenue. Toujours en pantalon, mais toujours un peu plus féminine sur les conseils avisés de Mme L.
Il portait désormais des mi-bas avec ses ballerines, un foulard en soie de temps à autres.
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