Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
M.Y.L.F. — Chapitre 2 · Une tunique rétrécissant sans lavage.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
M.Y.L.F.
Chapitre 2 · Une tunique rétrécissant sans lavage.
Autrement dit tapé intégralement avec mes petits doigts, sur le clavier de mon ordinateur, à mesure que les mots sortaient de mon imagination débridée.
χ χ χ
Comme ce n'était pas encore l'heure de dîner, j'ai d'abord retiré mes chaussettes afin de faire plus couleur locale, puis pris mon matériel de dessin pour descendre dans un des salons. Celui qui a une vocation artistique vu que là comme dans les autres, se trouvaient un canapé confortable ainsi que des fauteuils.
Je me suis installé dans un de ces derniers, le dos à une fenêtre de manière à profiter de la lumière naturelle, puis posant une feuille de papier canson
Papier fabriqué avec du coton, donc plus épais et résistant que celui qu'on utilise pour écrire. De nombreux artistes l'ont utilisé, depuis son invention en 1910
au format A4 sur un support en bois, j'ai commencé une esquisse au fusain Baguette de charbon de bois, la plupart du temps en saule
. Sans y avoir réfléchi, mes mains s'activant comme de leur propre volonté, la silhouette de Madame Dessailly n'a pas tardé à apparaître.
Comprenant ce que j'étais en train de faire et ne sachant pas comment elle réagirait en l'apprenant, après tout cette femme était très réservée, j'ai d'abord pensé faire une boule en le froissant de ce début de crayonnage. Puis haussant les épaules, me disant que ça n'avait rien d'indécent, vu que j'avais représenté ma modèle avec la robe orientale dans laquelle elle m'avait accueilli, j'ai continué.
Absorbé par ma tâche, j'ai sursauté quand une voix douce et grave s'est adressée à moi :
― Je vous cherchais Enzo, car le repas est prêt.
M'empourprant comme un enfant pris en faute, j'ai répondu en bafouillant :
― Je… désolé… je n'ai pas vu le temps passer…
― Ce n'est pas bien grave. Je peux voir ce que vous êtes en train de dessiner, ou c'est personnel ?
― Eh bien… je n'ai pas encore terminé… mais ça n'a rien de confidentiel. En tout cas pas pour vous…
― Ce n'est pas bien grave. Je peux voir ce que vous êtes en train de dessiner, ou c'est personnel ?
― Eh bien… je n'ai pas encore terminé… mais ça n'a rien de confidentiel. En tout cas pas pour vous…
Rougissant à son tour, elle m'a posé une autre question :
― Pas pour moi mais pour les autres si ?
Plutôt que me lancer dans des explications confuses, j'ai tourné mon fusain dans sa direction et elle s'est exclamée :
― Mais c'est superbe ! Nathan m'avait dit que vous êtes un artiste, mais je ne m'attendais pas à ce que vous soyez si doué ! C'est confondant de réalisme.
― Je… c'est juste un passe-temps…
― De toute évidence bien employé. Vous gardez toutes vos œuvres pour vous ?
― Non, pas forcément. Là je n'ai pas encore tout à fait terminé, mais si vous le voulez je vous ferai cadeau de celui-là.
― J'en serais ravie, même si comme vous l'avez fait remarquer c'est personnel et que par conséquent, personne d'autre que moi ne le verra.
― Je… c'est juste un passe-temps…
― De toute évidence bien employé. Vous gardez toutes vos œuvres pour vous ?
― Non, pas forcément. Là je n'ai pas encore tout à fait terminé, mais si vous le voulez je vous ferai cadeau de celui-là.
― J'en serais ravie, même si comme vous l'avez fait remarquer c'est personnel et que par conséquent, personne d'autre que moi ne le verra.
χ χ χ
Laissant mon matériel sur place, j'ai suivi Madame Dessailly jusqu'à la cuisine en me traitant d'idiot, parce que j'avais pensé que la dessiner pourrait lui poser un problème.
Une fois arrivés sur place, elle m'a déclaré :
― Comme avec Nathan on mange au comptoir, je me suis dit que ça ne vous dérangerait pas.
Le couvert pour deux avait en effet été dressé sur la planche en bois massif, faisant dans les cinquante centimètres de large sur pas loin de trois mètres de long, fixée en haut d'un demi mur. Et bien entendu j'ai répondu :
― Pas du tout. Dans la mesure du possible, il faut que vous fassiez comme vous en avez l'habitude, Stéphane.
Même si je ne l'avais pas fait exprès il y avait le sous-entendu du nudisme, qu'elle pratiquait en étant seule ou avec son fils. Si bien que tandis qu'elle rougissait à nouveau légèrement, je me suis empressé d'ajouter afin de faire diversion :
― En plus ça sent rudement bon, on va se régaler.
― Pour ce soir j'ai pris un risque en préparant une quiche lorraine, qui sera accompagnée de salade verte. Mais en ce qui concernera la suite, j'aimerais que vous me dressiez la liste des plats que vous n'aimez pas.
― C'est très gentil de vous en inquiéter, mais mis à part quelques abats comme le boudin et les tripes, ou alors les andouillettes et la sauce béchamel, je mange à peu près de tout.
― Et pour ce qui est des légumes ?
― Je déteste les blettes et le concombre.
― Les desserts ?
― Là je suis plus difficile. Je n'aime pas la meringue, le nougat, la crème pâtissière ni la chantilly et en général tout ce qui est trop sec ou sucré. Par contre j'ai une nette préférence pour le chocolat, plus il est noir mieux c'est.
― Si c'est la liste complète, effectivement vous n'êtes pas bien difficile.
― J'ai probablement de la chance.
― Ou alors, vous avez eu une bonne éducation.
― Je ne pense pas que ça vienne de ça, car ma sœur aînée est très différente de moi au niveau des goûts.
― Pour ce soir j'ai pris un risque en préparant une quiche lorraine, qui sera accompagnée de salade verte. Mais en ce qui concernera la suite, j'aimerais que vous me dressiez la liste des plats que vous n'aimez pas.
― C'est très gentil de vous en inquiéter, mais mis à part quelques abats comme le boudin et les tripes, ou alors les andouillettes et la sauce béchamel, je mange à peu près de tout.
― Et pour ce qui est des légumes ?
― Je déteste les blettes et le concombre.
― Les desserts ?
― Là je suis plus difficile. Je n'aime pas la meringue, le nougat, la crème pâtissière ni la chantilly et en général tout ce qui est trop sec ou sucré. Par contre j'ai une nette préférence pour le chocolat, plus il est noir mieux c'est.
― Si c'est la liste complète, effectivement vous n'êtes pas bien difficile.
― J'ai probablement de la chance.
― Ou alors, vous avez eu une bonne éducation.
― Je ne pense pas que ça vienne de ça, car ma sœur aînée est très différente de moi au niveau des goûts.
χ χ χ
Madame Dessailly m'a proposé un verre de blanc pour l'apéritif, me demandant d'ailleurs d'ouvrir la bouteille tandis qu'elle coupait des rondelles de saucisson, puis elle s'est renseignée au sujet de mes études, tandis que nous buvions et grignotions. Au départ la conversation était formelle, mais elle n'a pas tardé à devenir plus décontractée.
L'alcool bu vu que nous avons continué au vin blanc en mangeant sa quiche, contribuant probablement à ce qu'on se sente plus à l'aise. Même s'il n'y a eu aucune exagération par rapport à la consommation d'alcool. Cette détente ne l'a pas empêchée de rougir, quand je l'ai complimentée au sujet de sa tarte, sans flatterie vu qu'elle était très bonne.
Quant au dessert il s'agissait d'un tiramisu, mon préféré et j'ai eu une petite pensée pour Nathan, qui avait très certainement donné ce renseignement à sa maman. Ce gâteau était tout bonnement délicieux et bien entendu ma cuisinière, s'est à nouveau légèrement empourprée quand je l'ai chaudement félicitée.
Bref ce repas s'est très bien passé et après avoir aidé à débarrasser, je suis allé dans le salon ludique dans le but de jouer à un jeu vidéo, tandis que mon hôtesse se rendait dans celui dédié au visionnage, afin de regarder la télévision.
C'est quand elle est venue me souhaiter de passer une bonne nuit, que j'ai décidé d'aller moi aussi me coucher, bien content d'avoir été accepté par la propriétaire des lieux. Ce qui m'ôtait une grosse épine du pied.
χ χ χ
Le lendemain matin, quand je suis descendu prendre mon petit déjeuner, il y avait un changement notable dans la tenue de Madame Dessailly. Sa nouvelle robe orientale était en effet identique dans ses teintes à la première, toujours le même vert sapin avec des galons d'argent, mais montrait davantage sa peau.
Ses manches à présent courtes s'arrêtaient en haut des bras, son décolleté était plus ouvert, dévoilant le tiers intérieur de ses seins. De plus elle se terminait au dessus des genoux, fendue sur les côtés jusqu'au tiers supérieur de ses cuisses.
Quant à ses babouches, elles aussi de la même couleur que celles de la veille, elle avaient à présent des talons plein incurvés, qui lui faisaient gagner encore deux ou trois centimètres en hauteur.
Me souvenant de ce que Nathan m'avait dit, j'ai aussitôt pensé que j'avais marqué des points mais gardant la tête froide, je me suis efforcé de ne rien avoir remarqué. Ce qui n'a pas empêché ma charmante hôtesse de rougir, bien entendu en raison de sa pudeur. Ce que j'ai trouvé plus attendrissant qu'autre chose.
Sinon elle m'a préparé mon repas matinal, après m'avoir demandé ce que j'avais l'habitude de prendre, cette attitude très maternelle même si je n'étais pas son fils et qu'en plus j'avais 21 ans, me permettant de rester dans une certaine normalité.
Pendant que nous mangions, Stéphane m'a annoncé :
― Après je vais aller faire des courses. Parce que si comme ça continue à se raconter on reste bloqués chez nous, il vaudrait mieux prévoir. Même s'il y a dans le cellier, un grand congélateur pratiquement plein.
― Le problème, c'est que tout le monde risque d'avoir eu la même idée.
― Raison de plus pour ne pas lambiner. Mais dites moi Enzo, vous y croyez vous à cette pandémie ?
― Qu'elle existe oui, mais qu'elle soit si mortelle que ça pas vraiment. Dans les romans d'anticipation, quand le danger est réel, les autorités cachent la vérité au peuple dans le but d'éviter la panique et les pillages.
― Donc, vous pensez qu'on nous teste ?
― J'ai pour habitude de ne jamais accuser sans preuve, par conséquent je me contenterai de dire que j'ai des doutes.
― C'est une manière d'évaluer la situation assez sage. Beaucoup plus que ce qui est dit à la télévision.
― Le problème, c'est que tout le monde risque d'avoir eu la même idée.
― Raison de plus pour ne pas lambiner. Mais dites moi Enzo, vous y croyez vous à cette pandémie ?
― Qu'elle existe oui, mais qu'elle soit si mortelle que ça pas vraiment. Dans les romans d'anticipation, quand le danger est réel, les autorités cachent la vérité au peuple dans le but d'éviter la panique et les pillages.
― Donc, vous pensez qu'on nous teste ?
― J'ai pour habitude de ne jamais accuser sans preuve, par conséquent je me contenterai de dire que j'ai des doutes.
― C'est une manière d'évaluer la situation assez sage. Beaucoup plus que ce qui est dit à la télévision.
χ χ χ
Nous en sommes restés là à ce sujet et je suis allé avec Madame Dessailly en commissions. Un peu dans le but de l'aider, ne sachant pas si elle avait vraiment l'intention d'acheter tout un stock de nourriture, mais aussi je dois bien l'avouer, pour avoir le plaisir de sortir en sa compagnie.
S'étant changée, elle avait revêtu un jogging en coton assez ample, qui par conséquent masquait en grande partie ses formes féminines, ainsi que mis aux pieds une paire de chaussures de sport. Ce qui n'avait absolument rien de sexy, mais au contraire devait être sa manière de se dissimuler aux yeux des autres. Les siens étant cachés par une paire de lunettes wayfarer
Modèle iconique de la marque Ray-ban, porté notamment par les [i
Blues Brothers[/i]]. Malgré ce déguisement j'étais tout de même assez fier, convaincu que si cette milf avait porté un sac de pommes de terres en toile de jute, avec des trous pour y passer la tête et les bras, elle aurait tout de même été magnifique.
J'ai même été encore plus joyeux, quand la porte du double garage s'est ouverte électriquement et qu'à côté de la DS3 de Nathan, ma vieille 308 faisant déjà pâle figure en comparaison, j'ai découvert un coupé Z4 et que sa propriétaire m'a demandé, en me tendant sa clef :
― Vous voulez conduire, Enzo ?
Impressionné j'ai hoché la tête pour répondre oui, ce qui l'a fait(e) sourire mais sans aucune moquerie et c'est ainsi, que nous sommes partis pour la zone commerciale de Plan de Campagne.
Ce qui nous a pris pas loin d'une demi-heure, bien qu'il y ait moins de vingt kilomètres au compteur. Tout simplement parce que n'ayant pas l'habitude de piloter ce genre de bolides, j'ai été très prudent le temps de prendre celui-là en main. Ce qui ne m'a attiré aucun reproche, ma passagère affichant un calme serein, tout en écoutant Gary Moore jouer de la guitare, grâce aux enceintes intégrées aux portières.
Il nous a fallu aller dans plusieurs supermarchés, pour réussir à trouver tout ce que Stéphane avait l'intention d'acheter. Parce que les gens avaient commencé à les dévaliser, comme si nous étions en cas de guerre, en cas de crise ou de victoire de la gauche
Renaud : Banlieue Rouge (1981)
. C'est la raison pour laquelle nous avons pris notre repas de midi sur place, dans un restaurant plutôt cossu et quand la serveuse m'a pris pour le fils de ma convive, cela m'a remis les idées en place. Car j'ai réalisé que personne ou alors pas grand monde, ne pourrait jamais considérer sérieusement que nous puissions être en couple.
Cette constatation je n'ai probablement pas été le seul à la faire, vu que ma compagne a rougi en même temps que moi. À moins que je me fasse des idées et qu'elle ait réagi de cette manière, par mimétisme.
Puis nous sommes retournés à la villa, sans avoir exagéré au niveau des achats que mon hôtesse avait tous réglés. Y compris la note du restaurant. En même temps sa voiture n'étant pas une 404, on n'aurait pas pu mettre dans son coffre quinze tonnes de lessive et des monceaux de bidoche
Référence à la même chanson qu'un peu plus haut
. χ χ χ
Après avoir aidé Madame Dessailly à décharger, elle m'a ensuite assuré qu'elle allait se débrouiller pour ranger seule les commissions. Je suis par conséquent retourné à mon dessin qu'une fois terminé, j'ai protégé à l'aide d'un fixatif en bombe. Dans le but qu'il ne se dégrade pas.
j'en ai attaqué un autre dans la foulée, toujours au format A4 et comme j'avais eu l'agrément de ma modèle, elle s'est trouvée représentée cette fois dans sa nouvelle tenue. Pas son jogging en coton qui dissimulait en grande partie ses charmes, mais la même que la veille en plus sexy.
Me demandant un bref instant s'il y en existait une autre, qui le serait encore plus. J'ai cependant préféré chasser cette idée de ma tête, voulant éviter de penser aux parts de tissu encore enlevées, de peur de me retrouver en érection. Ce qui n'aurait pas été un drame en étant seul, mais pouvait également m'arriver en sa compagnie. Situation beaucoup plus gênante vous en conviendrez.
Puis laissant là mon fusain, je suis allé dans le bureau de Nathan afin de faire mes devoirs, vu que je devrais retourner à la fac le surlendemain. M'interrompant vers cinq heures et demi, afin de contacter mon ami en visio. Ce que normalement on ne faisait pas tous les jours, mais là je me trouvais dans une situation exceptionnelle, parce que nouvelle et en plus chez lui.
Il n'a pas tardé à me répondre, visiblement ensommeillé et comme on était samedi, j'ai réalisé avec une pointe de culpabilité qu'il avait dû la veille, se coucher plus tard que d'habitude. Cependant d'avoir été réveillé n'a pas entaché sa bonne humeur, puisqu'il m'a demandé sur un ton joyeux :
― Salut mon pote. Ça va comme tu veux ?
― On ne peut mieux et toi ?
― J'ai la gueule dans le cul à cause de la bière australienne, mais je survivrai. Ça se passe toujours bien la cohabitation ?
― Oui, mis à part que la robe d'intérieur de ta maman, a rétréci dans la nuit.
― Hum, ça veut dire qu'elle se sent à l'aise avec toi. Ce qui est une excellente chose, vu qu'ici on parle de plus en plus sérieusement du lockdown
― Comme partout je suppose. Même si moi j'évite de regarder les infos, de peur que ça me file le bourdon.
― Sinon, tu es bien installé ?
― Je suis au paradis comparé à mon studio. Le lit est super confortable, la nourriture excellente et en plus aujourd'hui, j'ai conduit une béhème coupé sport.
― Mamounette était avec toi ?
― Oui, on est allés faire des courses à Plan de Campagne.
― Alors ça va. Parce que si elle te la prête sans monter dedans, je vais être jaloux.
― Oui mais aussi, tu conduis ta DS3 comme un calu
― Quand on a des chevaux c'est pour les faire galoper, Mon Pote.
― Gosse de riche.
― C'est clair que ça va te faire tout drôle, quand tu retourneras dans ta cabane à lapins.
― Je retrouverai tout simplement ma normalité.
― En attendant, si tu n'as rien d'autre à m'apprendre, moi je vais retourner dans mon pieu.
― OK, excuse moi de t'avoir réveillé.
― T'inquiète, j'en mourrais pas.
― On ne peut mieux et toi ?
― J'ai la gueule dans le cul à cause de la bière australienne, mais je survivrai. Ça se passe toujours bien la cohabitation ?
― Oui, mis à part que la robe d'intérieur de ta maman, a rétréci dans la nuit.
― Hum, ça veut dire qu'elle se sent à l'aise avec toi. Ce qui est une excellente chose, vu qu'ici on parle de plus en plus sérieusement du lockdown
Confinement en anglais
. ― Comme partout je suppose. Même si moi j'évite de regarder les infos, de peur que ça me file le bourdon.
― Sinon, tu es bien installé ?
― Je suis au paradis comparé à mon studio. Le lit est super confortable, la nourriture excellente et en plus aujourd'hui, j'ai conduit une béhème coupé sport.
― Mamounette était avec toi ?
― Oui, on est allés faire des courses à Plan de Campagne.
― Alors ça va. Parce que si elle te la prête sans monter dedans, je vais être jaloux.
― Oui mais aussi, tu conduis ta DS3 comme un calu
Fou, fada
. Alors il ne faut pas t'étonner qu'elle ne te fasses pas confiance, en tout cas à ce sujet. ― Quand on a des chevaux c'est pour les faire galoper, Mon Pote.
― Gosse de riche.
― C'est clair que ça va te faire tout drôle, quand tu retourneras dans ta cabane à lapins.
― Je retrouverai tout simplement ma normalité.
― En attendant, si tu n'as rien d'autre à m'apprendre, moi je vais retourner dans mon pieu.
― OK, excuse moi de t'avoir réveillé.
― T'inquiète, j'en mourrais pas.
χ χ χ
Cette fois encore Nathan a coupé subitement la communication, dire au revoir n'étant pas son fort mais j'en avais pris l'habitude. Moi je suis retourné à mes chères études et sans surprise de ma part, Madame Dessailly est venue me chercher pour le repas du soir. Alors qu'elle avait remis sa tunique et ses babouches du matin, ce qui semblait ne plus lui poser de problème au niveau de sa pudeur.
J'en ai profité pour lui donner le premier dessin que j'avais pris avec moi, sans parler du second commencé un peu plus tôt. Ce présent l'a visiblement émue, alors qu'il s'agissait pour moi d'un crayonnage parmi tant d'autres, que je savais pourvoir reproduire de mémoire.
Seule la modèle étant exceptionnelle, car elle aurait pu rivaliser avec des mannequins ou certaines actrices. Si bien que quand toujours rouge, mon archétype féminin m'a proposé de me dédommager par rapport au temps passé, j'ai répondu après avoir souri :
― Si vraiment vous trouvez que ce fusain a de la valeur, il paiera le gîte et le couvert.
Mon hôtesse a accepté ce compromis avec un sourire qui a illuminé sont superbe visage et on en est restés là.
Un peu plus tard pendant le souper, elle m'a déclaré :
― Vous savez Enzo, en attendant de remplir la piscine extérieure, vous pouvez profiter de celle qui se trouve au sous-sol. Mais aussi des autres installations, car Nathan ne m'a pas caché que c'est le sport qui vous a rapprochés.
― C'est gentil de me le proposer Stéphane. D'autant que comme je suis pratiquement à jour avec mes cours, j'aurai le temps d'y aller demain. Par la suite, eh bien ça dépendra essentiellement de la tournure des évènements. De quand je vais pouvoir retourner dans mon studio, principalement.
― C'est gentil de me le proposer Stéphane. D'autant que comme je suis pratiquement à jour avec mes cours, j'aurai le temps d'y aller demain. Par la suite, eh bien ça dépendra essentiellement de la tournure des évènements. De quand je vais pouvoir retourner dans mon studio, principalement.
S'empourprant à nouveau, elle a précisé :
― Au risque de me répéter rien ne presse. Vous pourrez rester ici autant que vous le voudrez.
Cette proposition renouvelée était des plus alléchante. Car non seulement depuis mon arrivée j'avais gagné au niveau du confort, mais en plus étant nourri et blanchi, cela pourrait me permettre si la situation perdurait d'économiser mon argent. Enfin, celui de mes parents.
Sauf que je ne saurais pas comment annoncer à ces derniers, que je logeais chez une milf et c'est la raison pour laquelle, j'ai répondu :
― Ça aussi c'est très gentil de votre part et je vous promets d'y réfléchir sérieusement.
Elle a paru se satisfaire de ma réponse, la recevant avec un petit sourire.
Le repas étant délicieux j'ai bien entendu félicité ma cuisinière, ce qui lui a provoqué une énième rougeur et après l'avoir aidée à débarrasser et tout ranger, je suis allé terminer mes devoirs scolaires avant de me divertir avec un jeu vidéo.
Comme la veille c'est Stéphane qui a donné le signal du coucher, en venant me souhaiter de passer une bonne nuit.
χ χ χ
Le lendemain matin en me réveillant, vu que Madame Dessailly me l'avait proposé j'ai décidé d'aller nager. Dans le doute connaissant l'existence de cette possibilité, se trouvaient parmi mes affaires un maillot de bain, ainsi que des lunettes de protection.
C'est en arrivant au sous-sol qu'une surprise de taille m'attendait, un souvenir inoubliable, car en entrant dans la salle principale et immense contenant le bassin, j'ai vu mon hôtesse dans une position de yoga, alors que j'ignorais qu'elle le pratiquait.
Elle se trouvait dans la première pièce à gauche, face au panneau vitré donnant sur l'extérieur, accroupie les talons au sol, ses pieds formant un angle d'environ quatre-vingt-dix degrés l'un par rapport à l'autre.
Les épaules droites, les mains jointes devant elle paumes collées et doigts vers le haut, comme pour prier, ses avant-bras à l'horizontale alignés, les coudes repoussant ainsi ses genoux pour ouvrir largement les cuisses. Le bas des fesses se trouvant en l'air au niveau de ses chevilles.
Dans un équilibre parfait, le visage détendu et les yeux fermés, sereine comme en pleine méditation, ce qu'elle était d'ailleurs probablement en train de faire, elle ne semblait fournir aucun effort. Alors que j'aurais été dans l'impossibilité de l'imiter, principalement je pense par manque de souplesse.
Cette posture je l'apprendrais plus tard était celle du malasana, traduite bizarrement en français par la guirlande. Mais la chose la plus bluffante restait que la timide Stéphane, ne portait absolument rien sur elle. Des grains de beauté parsemant ça et là sa peau nue, assez nombreux pour l'agrémenter sans pour autant paraître envahissants, ou pire maladifs.
J'ai du coup pu pour la première fois voir ses seins en forme de poires, qui même s'ils étaient victime de la pesanteur, restaient bien accrochés à son buste, leurs tétons sépia
Brun clair
aux aréoles dans une teinte plus claire mais bien délimitée, pointant fièrement vers l'avant. Son ventre toujours plat au nombril creux, dans lequel venait se loger une émeraude maintenue en place grâce à un piercing. Plus grosse que celles se trouvant à ses oreilles, mais approximativement de la même taille que le pendentif à son cou.
Mais aussi et surtout son intimité. Sa toison pubienne triangulaire et bien fournie, aux poils à leur longueur naturelle assortis à sa chevelure, ce qui mettait en évidence sa vulve juste en dessous. Parce que cette dernière parfaitement lisse, avait été débarrassée de tous les siens.
Avec de grandes lèvres charnues, de la même nuance que ses aréoles et étirées pour l'occasion, qui s'étaient séparées l'une de l'autre afin de dévoiler leurs petites sœurs. Pour leurs parts du même sépia que le bout de ses seins, courtes et fines avec en haut là où elles se rejoignaient, le capuchon du clitoris d'une teinte identique.
À ma grande stupéfaction, la pointe de ce dernier pour sa part rose vif était visible. Une tige de métal recourbée empêchant son prépuce qu'elle traversait, de le trousser complètement. Cet autre piercing devait passer sous le bourgeon, une petite pierre elle aussi une émeraude, mais taillée de manière à être parfaitement lisse, se trouvant en son sommet.
L'ensemble même si environ un tiers n'était pas visible puisque intérieur, faisant immanquablement penser à une bague miniature.
χ χ χ
J'ai pu remarquer ces détails, parce que je me trouvais à moins de trois mètres de Madame Dessailly. Les sons que j'avais du produire en arrivant très probablement étouffés par le vitrage, elle restait sereine ne s'étant pas rendue compte de ma présence.
Nul doute que dans le cas contraire elle en aurait éprouvé de la gêne, s'empourprant comme jamais je ne l'avais encore vue et certainement, dissimulé sa pourtant splendide nudité.
Du coup je me suis senti comme un voyeur, mon sexe soudain à l'étroit dans mon maillot de bain, voulant en sortir en essayant de se dresser. Afin de voir lui aussi, ce que mes yeux émerveillés avaient le privilège de contempler.
Ne pouvant bien évidemment pas rester là à mater ma si gentille hôtesse, ne s'offraient à moi que deux solutions. La première étant de repartir discrètement et ainsi remettre ma baignade à plus tard, ainsi pour elle je ne serais jamais venu. La seconde faire comme si je n'avais rien remarqué d'anormal et aller dans la piscine.
Décidant d'assumer cette situation pourtant indépendante de ma volonté, au lieu de me comporter tel un garnement pris en faute, c'est la deuxième option que j'ai choisie. Par conséquent je me suis dirigé vers le bassin, ai mis mes lunettes puis plongé. Sans savoir si le bruit de mon corps fendant l'eau, pouvait être entendu par la deuxième occupante des lieux.
J'ai nagé le crawl sur les vingt mètres du bassin, ce qui a rapidement calmé mon érection puis me retournant, j'ai constaté que Stéphane n'avait pas bougé. Sauf que j'étais à présent trop loin, pour discerner chez elle un changement d'humeur. Ensuite j'ai continué à avancer enchaînant les longueurs, jusqu'à ce que je constate que la belle avait disparu.
Se rendant finalement compte de ma présence, ou alors elle l'avait réalisé avant mais continué son yoga, mais peut-être tout simplement que sa séance était finie, la magnifique milf, profitant d'une des quinzaines de secondes pendant lesquelles je lui tournais le dos, avait rapidement quitté le sous-sol.
Ce qui en définitive nous arrangerait tous les deux, puisque nous pourrions faire, comme si on ne s'y était jamais trouvés en même temps.
χ χ χ
Un peu plus tard ayant moi aussi terminé ma session de sport, j'ai pris une douche sur place en me mettant nu. Afin de faire disparaître la présence du chlore, dont je sentais l'odeur ténue mais désagréable. Ensuite je me suis séché grâce à une des serviettes se trouvant là, rangées dans un meuble, que j'ai emmenée avec moi pour la mettre dans une corbeille à linge sale, en remontant dans ma chambre afin de m'habiller.
C'est par conséquent les cheveux encore humides, que je suis descendu à la cuisine pour y prendre mon petit-déjeuner. Là une nouvelle surprise m'attendait, sous la forme d'une tunique toujours du même vert sapin et agrémentée de galons d'argent, mais bien plus minimaliste que celle de la veille. Il s'agissait un réalité d'une chasuble, vu qu'elle n'était pas fermée sur les côtés tout en couvrant les épaules.
Le devant, était composé de deux bandes de tissu d'une quinzaine de centimètres de large, donc ne dissimulant pas entièrement les seins qui dépassaient de chaque côté. Ces chevrons se rejoignaient en vé à peine plus haut que le nombril, le pan avant se rétrécissant plus bas pour former une pointe, au niveau des mollets.
L'arrière était plein donc cachait presque tout, autre différence les motifs en arabesques gris brillant eux aussi, partant des épaulières et allant en torsades jusqu'au buste, ne se retrouvaient qu'au niveau des fesses. Ces dessins ayant un style similaire mais des formes différentes.
L'ensemble était tenu par une ceinture en cuir, formée de plusieurs lanières tressées sans surprise teintées couleur argent, ne possédant pas de boucle mais nouée sur la taille. Ce qui mettait en valeur la poitrine ainsi que les fesses, ces dernières rebondies grâce à une cambrure de reins des plus avantageuse.
Quant à ses babouches elles étaient pratiquement identiques à celles de la veille, sauf qu'aujourd'hui elle avaient des talons pleins et incurvés, d'une dizaine de centimètres de haut.
Mis à part les chaussures, les amateurs de R.P.G.
Role Playing Game, jeu de rôle au départ sur plateau puis plus tard en vidéo
ont sans doute compris par rapport à ma description, que cette robe ressemblait furieusement en tout cas au niveau de sa coupe, à celle de Nocturne dans Skyrim. Il ne manquait plus que la capuche et les rossignols. Nocturne dans la saga [i
The Elders Scroll[/i], plus particulièrement Skyrim, est une Princesse Daedra autrement dit une divinité mineure, représentée en statue avec un de ces oiseau posé sur chacune de ses mains]χ χ χ
En portant cette tunique terriblement sexy, Madame Dessailly avait décidé d'assumer complètement sa féminité en ma présence. En tout cas au moment de la mettre, car m'ayant très probablement entendu monter puis redescendre les escaliers, quand je suis entré dans la cuisine elle m'a brusquement tourné le dos. Sa tresse de cheveux pourtant lourde et se terminant par un lacet de cuir, se balançant dans le mouvement.
Agrippant le rebord de l'évier, visiblement tendue, elle était rouge jusqu'aux oreilles en me déclarant :
― Je me suis dit... qu'à présent que vous m'avez vue complètement nue…
Dans un élan de sincérité qui devait pourtant lui coûter, ma plus que charmante hôtesse jouait franc-jeu et aussi ému qu'elle par la situation, j'ai répliqué :
― Je suis désolé Stéphane… si j'avais su que vous étiez en bas…
― Vous n'avez pas à l'être Enzo, c'est moi qui ai provoqué cette situation. J'ai tout simplement pensé que comme Nathan, vous aviez tendance à vous lever tard le week-end. Sinon je me serais habillée, quant à ma tenue…
― Je vous ai dit qu'il vous faut faire comme vous en avez l'habitude… par contre…
― Par contre quoi ?
― Eh bien... vous êtes une très belle femme et moi un jeune homme... qui n'a pas beaucoup d'expérience. Alors il se pourrait... que je ne reste pas insensible à vos charmes.
― Vous n'avez pas à l'être Enzo, c'est moi qui ai provoqué cette situation. J'ai tout simplement pensé que comme Nathan, vous aviez tendance à vous lever tard le week-end. Sinon je me serais habillée, quant à ma tenue…
― Je vous ai dit qu'il vous faut faire comme vous en avez l'habitude… par contre…
― Par contre quoi ?
― Eh bien... vous êtes une très belle femme et moi un jeune homme... qui n'a pas beaucoup d'expérience. Alors il se pourrait... que je ne reste pas insensible à vos charmes.
Bien moins empourprée je l'ai sentie se décontracter, comme soulagée par mes paroles et se décidant à me faire face, elle m'a déclaré en me regardant droit dans les yeux :
― Vous savez, si ça devait vous arriver je n'en serais pas choquée. Mais au contraire flattée, que vous me trouviez encore désirable.
J'ai alors senti avec un certain effroi, la pression se relâcher au niveau de l'ensemble de mon corps, pour se concentrer sur mon sexe. Si bien que je me suis rapidement trouvé pourvu d'une solide érection.
Ce que bien évidemment la magnifique milf n'a pas manqué de remarquer, vu que redevenant écarlate sous le coup de ses émotions, elle a pourtant scellé notre destin :
― Eh bien je pourrais si ça ne vous dérange pas, vous faire passer vos raideurs jusqu'à ce que vous soyez habitué à ma présence.
La proposition était on ne pouvait plus explicite, j'ai par conséquent eu une petite pensée pour Nathan, qui anticipant ce qui allait se passer m'avait donné sa bénédiction.
C'est quand même beau l'amitié, vous ne trouvez pas ?
χ χ χ
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Commentaires ()
Merci pour cette délicate attention xenos69. :)
Je préfère évidemment que ce soit vous qui leviez ce (petit) mystère ;)
Ps: en fait, je viens de trouver la réponse !
L'acronyme M.Y.L.F. ne se trouve que dans le titre et il ne s'agit pas d'une erreur de ma part.
Enzo est le narrateur, il s'adresse à ses lecteurs, par conséquent pour eux Stéphane est la Mom You'd Like to Fuck (Maman que vous aimeriez baiser), parce que je ne pense pas dévoiler grand chose, en disant que lui seul aura ce privilège. :)
Merci pour cette belle histoire dont je vais aller lire le 3e chapitre…
Et je suis déçue que vous ne m'ayez pas demandé pourquoi. :)
Quoi qu'il en soit, merci pour votre sympathique message. :) :)
Vivement la suite
Très belle histoire comme d'habitude. Vivement la suite.
Merci beaucoup Conteuse
J'espère que cette suite vous plaira. :)
Effectivement, la glace semble brisée entre Stéphane et Enzo. :)