Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma copine et les SDF — Chapitre 2 · Sophie et Adama
Auteur
Ma copine et les SDF
Chapitre 2 · Sophie et Adama
Me revoici pour la deuxième partie. Sophie mesure un mètre soixante-neuf — elle est blonde, très jolie, avec un physique musclé et quelque chose dans sa façon de se déplacer qui fait se retourner les gens dans la rue. Je mesure un mètre soixante-dix, brun, assez musclé sans excès, pour soixante-douze kilogrammes. À ce moment-là, nous vivons ensemble à Orléans.
Deux jours après cette rencontre, ma copine rentre à la maison et me dit qu'elle avait croisé Adama, et qu'elle lui avait proposé de venir chez nous ce soir-là. J'ai été étonné mais je n'ai rien dit — j'ai accepté. Elle m'a dit qu'elle avait acheté quelques petits trucs pour l'occasion : des vêtements et de quoi faire un apéritif pour bien accueillir Adama. Il passerait vers vingt et une heures. Il était vingt heures à ce moment-là.
Ma copine se prépare. Moi je m'occupe des apéritifs. J'ai vu qu'elle avait acheté du whisky — j'adore le whisky. Elle arrive dans une magnifique nuisette très sexy, assez maquillée, et ça sonne à l'interphone. Ma copine se jette dessus, répond — c'était Adama. Elle lui indique l'étage et le numéro de la porte. Trois minutes après, on entend toquer.
Je vais ouvrir. C'est Adama. Il entre, on se dit bonjour, puis ma copine vient se jeter dans ses bras. Ils s'embrassent. Adama dit :
— À ce que je vois, je t'ai manqué, ma petite princesse.
— Oui, tu m'as grave manqué. Et ta matraque aussi.
— Oui, tu m'as grave manqué. Et ta matraque aussi.
Adama me demande s'il peut aller prendre une douche. Je dis bien sûr, je lui montre la salle de bain, et je lui propose de lui laisser des vêtements de rechange. Il accepte.
Pendant qu'il était sous la douche, j'ai appris à le connaître un peu ce soir-là — par bribes, au fil de l'apéritif. Il a cinquante-quatre ans, né au Mali, arrivé en France il y a trente ans. Beaucoup de choses s'étaient enchaînées. Il avait été marié, avait un fils et une fille. Le divorce, il y a trois ans, l'avait mis à la rue. On ne le devinait pas à le regarder : un mètre quatre-vingt-dix, quatre-vingt-sept kilogrammes, une carrure qui en impose.
Dix minutes après, il arrive tout propre avec les vêtements de rechange. Il regarde ma copine — la nuisette, les jambes, les cinquante et un kilogrammes de Sophie dans ce bout de tissu — et dit :
— Bah dis donc, c'est pour moi que tu t'habilles comme ça, ma belle ?
Sophie sourit et lui dit :
— Bien évidemment. Pour qui tu crois que je me suis vêtue comme ça ?
On s'installe. Le whisky est bon, la conversation s'allonge, Sophie rit facilement ce soir-là — ce rire qu'elle a quand elle est bien, un peu plus sonore que d'habitude. Elle s'assoit à côté de lui, il la caresse, ils discutent entre eux. Puis ma copine décide d'aller chercher d'autres apéritifs. Elle arrive, se place devant lui et se penche bien pour lui montrer ses fesses. Adama lui claque fort les fesses. Ma copine dit :
— Ah oui, Adama, je mérite une deuxième, non ?
Il en met une autre. Après ça, Adama et Sophie commencent à s'embrasser, à se caresser. Moi j'étais là à les regarder, et je sentais quelque chose de chaud monter en moi — un mélange d'excitation et d'une légère tension dans la poitrine que je n'arrivais pas tout à fait à nommer. Quelque chose entre l'envie et une forme de vertige tranquille. Puis Adama commence à se lever et à enlever ses vêtements. Sophie se met à genoux devant lui et reçoit un ordre d'une voix ferme :
— Allez, vas-y, suce, ma belle.
Sophie sourit et commence à le sucer. De là où j'étais, je voyais très bien. Je voyais sa bouche sur lui, le mouvement de sa tête blonde, sa main qui remontait lentement le long de sa cuisse. Pendant six minutes, à en juger par les gémissements d'Adama, elle savait y faire. Les murs de mon appartement n'étaient pas très épais — les voisins pouvaient sûrement entendre — mais à ce moment-là, ça m'importait peu.
Après la fellation, Adama leva Sophie, lui ôta sa nuisette en moins de dix secondes, l'allongea sur le canapé et lui mangea directement la chatte. Ma copine commença à jouir fort. Puis, après quatre minutes, Adama s'arrêta et la pénétra d'un coup. Tellement c'était brusque que j'ai entendu ma copine lâcher :
— Ah oui, Adama, t'arrêtes pas, plus fort, c'est trop bon, oh putain, encore.
Adama sourit et dit :
— Oh putain, tu aimes ça, te faire baiser par un autre mec que le tien ? Vas-y, dis-le.
— Ah oui, Adama, j'adore ça, me faire baiser par toi. Ah oui, encore, encore.
— Ah oui, Adama, j'adore ça, me faire baiser par toi. Ah oui, encore, encore.
Les bruits étaient assez forts pour que tous les voisins entendent. Il y en a un qui a dû apprécier, j'en suis sûr.
Après l'avoir prise par devant, Adama la retourna, la mit à quatre pattes et commença à la prendre par le cul. Il prit son temps, cette fois — je le voyais ajuster sa prise, poser les mains larges sur ses hanches, sentir Sophie se crisper puis s'abandonner. Les gémissements des deux côtés étaient très forts. Je pouvais voir Sophie en saliver. Les coups de reins claquaient fort. Je vis Adama l'attraper par les cheveux pour mieux la prendre. Au bout de dix minutes, il jouit dans son cul, se retira lentement, puis dit :
— Putain, que c'est bon. Dire que t'as le même âge que ma fille. Sacrée cochonne.
Sophie s'assoit sur le canapé à côté de lui et dit avec un sourire épuisé :
— Tu m'as tellement fait jouir, c'est trop bon. J'ai cru que tu allais me faire un enfant.
Adama dit :
— Tu aurais aimé un petit métis que ton cocu de mec aurait élevé ?
Sophie rit, et ils s'embrassèrent longuement.
Il était vingt-deux heures trente. Sophie me regarda et me dit :
— Bon. Adama dort dans la chambre avec moi — et je pense qu'on ne va pas que dormir. Toi tu auras qu'à prendre le canapé.
— Attends, tu ne m'avais pas dit qu'il dormait ici.
— Je te rappelle qu'il n'a pas d'appartement, donc c'est normal qu'il dorme ici.
— Attends, tu ne m'avais pas dit qu'il dormait ici.
— Je te rappelle qu'il n'a pas d'appartement, donc c'est normal qu'il dorme ici.
J'acceptai. Les deux partirent dans la chambre et laissèrent la porte entrouverte. Je les entendis faire l'amour encore — ils s'y reprirent à trois reprises avant que le silence ne s'installe passé minuit. Je m'allongeai sur le canapé avec un drôle de sentiment : une sorte de frustration sourde, oui, mais aussi autre chose — quelque chose qui ressemblait presque à de la fierté, ou peut-être à de la honte, et je n'aurais pas su faire la différence. Ce mélange-là m'empêcha de m'endormir facilement.
Quand le jour se leva, mon réveil fut brusque après une nuit à moitié blanche. Je vis Adama assis à la table de la cuisine, en train de prendre son petit-déjeuner. La lumière du matin était grise, il tenait sa tasse des deux mains. Pas de Sophie. Je lui demandai :
— Tu sais où est Sophie ?
Il me regarda avec un sourire et pointa ses doigts vers le bas, sous la table. Je regardai. Sophie était là, à genoux sur le carrelage froid, en train de le sucer tranquillement pendant qu'il finissait son café. Elle ne leva pas les yeux vers moi. Adama reprit sa tasse, serein, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Je restai debout dans l'encadrement de la porte sans trop savoir quoi faire de mes mains.
Après le petit-déjeuner, Adama repartit en embrassant une dernière fois Sophie. Elle prit une douche, se prépara et partit travailler. Moi j'étais de repos — j'en profitai pour me reposer et repenser à la nuit. Puis je descendis chercher le courrier.
En remontant, je croisai mon voisin : un homme de soixante-trois ans, un mètre quatre-vingts, chauve avec un peu de cheveux sur les côtés, gros bide, pas très beau. Il me regarda et dit avec un sourire :
— Alors comme ça, on aime offrir sa copine à d'autres personnes. Coquin.
Il repartit faire ses courses. Je rentrai chez moi sans trop chercher à comprendre.
À dix-neuf heures, ma copine rentra et me sortit :
— Devine qui j'ai croisé. Le vieux, là. Il me regardait comme si j'étais une salope.
— Je l'ai croisé aussi en allant chercher le courrier. Il a entendu ce qui s'est passé hier.
— Je l'ai croisé aussi en allant chercher le courrier. Il a entendu ce qui s'est passé hier.
Sophie sourit avec un air coquin et dit :
— En vrai, il n'est pas très beau, il ne m'attire pas — et j'ai bien envie de coucher avec lui.
— Quoi ? Tu rigoles ? Hors de question. Je ne peux pas voir celui-là, je refuse.
— Quoi ? Tu rigoles ? Hors de question. Je ne peux pas voir celui-là, je refuse.
Elle me regarda et dit que ce serait juste une fois, et qu'au pire il ne la ferait même pas jouir. Je lui dis bon, d'accord, mais juste une fois. Elle me dit de ne pas m'inquiéter, et me proposa de ne pas le faire chez lui — on l'inviterait ici pour un apéritif. Je dis OK. Elle repartit voir le voisin.
Vingt minutes plus tard, elle revint. Je lui dis :
— T'as été longue. Pourquoi ça t'a pris autant de temps juste pour l'inviter ?
Elle sourit et dit :
— Bah, quand je suis arrivée pour l'inviter pour l'apéritif, il m'a ouvert en caleçon. Et j'ai pu voir, à travers le tissu, qu'il avait l'air d'être bien membré pour son âge.
— Ah bon. Et quand tu lui as dit pour demain ?
— Il a souri et m'a dit qu'il allait bien s'occuper de moi — et que toi, il allait bien te dresser.
Je n'avais pas très bien compris ce que ça voulait dire. Mais je me dis que j'allais découvrir ça le lendemain.
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